Guerre en Iran : « Il s’agit d’une violation indéniable et claire du droit international », estime le juriste Jan Fermon

Le juriste Jan Fermon estime que les États-Unis et Israël violent la Charte de l’ONU, car ils ne se trouvent pas dans une situation d’autodéfense.

Le pouvoir judiciaire iranien a fait état d’au moins 148 morts dans une école de filles. © Mehr News Agency/Handout via Xinhua/ABACA

Avocat belge, membre du bureau de l’Association internationale des juristes démocrates (AIJD), dont il était encore récemment le secrétaire général, Jan Fermon dénonce l’attitude des États-Unis et revient sur l’application du droit international.

Comment l’Association internationale des juristes démocrates regarde-t-elle cette nouvelle guerre ? Continuer la lecture de Guerre en Iran : « Il s’agit d’une violation indéniable et claire du droit international », estime le juriste Jan Fermon

L’appel de la CGT et de la CFDT à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite

À deux semaines des municipales, des responsables associatifs et syndicaux signent une tribune invitant à refuser « toute complaisance » avec l’extrême droite

Par Le HuffPost avec AFP
L’appel de Sophie Binet (CGT, à droite) et de Marylise Léon (CFDT, à gauche) à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite (photo d’archive pris en août 2025).

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
L’appel de Sophie Binet (CGT, à droite) et de Marylise Léon (CFDT, à gauche) à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite (photo d’archive pris en août 2025).

Des responsables syndicaux et associatifs, en tête desquels les cheffes de la CGT Sophie Binet et de la CFDT Marylise Léon, ont appelé samedi 28 février dans l’hebdomadaire La Tribune Dimanche à refuser « toute complaisance » avec l’extrême droite lors des élections municipales des 15 et 22 mars. Et pour cause : « La mairie, c’est la première porte de la République », expliquent les signataires du texte. Continuer la lecture de L’appel de la CGT et de la CFDT à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite

Frappes israélo-américaines en Iran : réactions internationales.

Voici les principales réactions internationales : du soutien à la désapprobation, avec une grande inquiétude face aux risques d’escalade. Nous empruntons cette description, la plus complète de toutes celles que nous avons pu lire, au journal israélien en langue française Times of Israël parce que, quoiqu’on en dise en Israël et ses fanatiques du CRIF, même l’opération voulue par Netanyahou et dans laquelle Trump apparaît comme le subordonné en appui d’un acte totalement illégal, inquiète et pas seulement le parti communiste israélien qui s’est prononcé contre. Comme nous l’affirmons par ailleurs cette opération risque de virer au fiasco et accentuer un peu plus la multipolarité autour de la Chine et de la Russie sinon dans l’immédiat ou du moins dans ses conséquences. Si elle table sur un petit corps de jeunes « occidentalisés » et vrais fascistes, la quasi totalité des peuples, des paysans, ouvriers, et patriotes ne peut accepter un tel alignement, même en misant sur les divisions internes qu’a produit le « ruissellement » impérialiste. C’est exactement ce que nous définissons comme le Zugzwang. Les deux grandes puissances que sont la Russie et la Chine, qui se sont jusqu’ici toujours prononcées pour une solution à deux États, et ont malgré tout représenté une garantie de la survie d’Israël, risquent d’être convaincus du caractère nocif de celui-ci. Et si le monde multipolaire doit faire avec les Etats-Unis qui ne seront pas différents de ce qu’ils sont sur une longue période, ils peuvent considérer qu’il n’en est pas de même d’Israël qui comme l’UE risquent d’être les maillons faibles sacrifiés comme l’ont toujours été les « alliés » (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

Par Times of Israel Staff et AFP

Les Etats-Unis et Israël ont annoncé samedi avoir lancé des frappes sur l’Iran, exhortant les Iraniens à prendre le pouvoir. L’Iran a promis de « répondre fermement » à ces attaques et a répliqué par des tirs de missiles en direction notamment d’Israël.

Liban

Le Liban n’acceptera pas d’être « entraîné » dans le conflit avec l’Iran, a affirmé son Premier ministre, alors que les autorités craignent une implication du Hezbollah pro-iranien.
« Je réitère que nous n’accepterons pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité », a affirmé Nawaf Salam sur le réseau social X. Continuer la lecture de Frappes israélo-américaines en Iran : réactions internationales.

Salon de l’agriculture : les Amap redonnent le pouvoir aux agriculteurs et agricultrices

 

Par Pascale Bueno Merino, Directrice de la Recherche, Enseignant-Chercheur en Management Stratégique, Pôle Léonard de Vinci; Hamdi Hamza, Docteur en sciences de gestion, Université Le Havre Normandie; Samuel Grandval, Professeur des Universités en sciences de gestion, Université Le Havre Normandie et Sonia Aissaoui, Maître de Conférences en Sciences de Gestion, Université de Caen Normandie

À l’occasion du Salon international de l’agriculture de Paris, une étude met en lumière le double bénéfice des associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, dites Amap : renforcer l’autonomie des agriculteurs et permettre aux bénévoles d’être des entrepreneurs… collectivement.


L’importance des échanges citoyens pour mettre en œuvre une agriculture durable est au cœur du programme de conférences du Salon international de l’agriculture. Les interrogations sur le « comment mieux manger ? » ou sur le « comment produire autrement ? » continuent de retenir l’attention.

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Mort de Susan George, figure altermondialiste et écologiste visionnaire

Susan George s’est éteinte le 14 février. En lutte contre « la classe de Davos », elle avait dénoncé les effets de la révolution verte dans les pays du Sud et mis au jour la fusion entre néolibéraux et néoconservateurs.

Geneviève Azam est économiste, essayiste et membre d’Attac.

Susan George (1934-2026), une voix majeure et une âme inspirante de l’altermondialisme, s’est éteinte le 14 février. Elle était présidente d’honneur de l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) qui lui a rendu hommage dans un communiqué, retraçant les étapes essentielles de son engagement contre ce qu’elle nommera plus tard, « la classe de Davos ». Continuer la lecture de Mort de Susan George, figure altermondialiste et écologiste visionnaire

Inondations : nos communes en première ligne… et des responsabilités à assumer (Communiqué)

Personne ne conteste la gravité des épisodes climatiques ni la nécessité de protéger nos habitants. Mais il faut nommer les responsabilités. Depuis 2017, les gouvernements d’Emmanuel Macron, soutenus localement par Jean-Philippe Bésiers, ont réduit les moyens des collectivités tout en leur transférant toujours plus de charges. Moins de dotations, plus de compétences non financées : c’est dans ce contexte qu’a été instaurée la GEMAPI en 2022, déjà dénoncée par les élus de gauche comme insuffisante.

Aujourd’hui, écrire au Préfet pour dénoncer une situation que l’on a accompagnée politiquement pendant des années a un goût amer. D’autant plus qu’en 2022, lors des intempéries qui ont durement touché Castelsarrasin, le maire n’avait jamais tenu ce type de discours ni dénoncé le désengagement de l’État. Ce revirement soudain interroge et renforce le sentiment d’un positionnement avant tout électoraliste.

Et que dire de Cyril Jannic, soutenu par le RN, dont la colistière et députée Marine Hamelet a voté, à l’Assemblée nationale, les baisses de dotations aux collectivités, encore récemment lors du PLF 2026 ? On ne peut pas affaiblir les communes à Paris et jouer les défenseurs des territoires ici.

La vérité, c’est que les communes ne peuvent pas faire face, seules, à des investissements qui se chiffrent en millions d’euros. Face aux catastrophes climatiques, la solidarité nationale doit pleinement jouer : l’État doit être aux côtés des territoires, garantir des financements durables et assurer l’égalité entre les citoyens, où qu’ils vivent. C’est ce que la gauche porte avec constance : donner aux collectivités les compétences et les moyens d’agir, et faire vivre une véritable solidarité entre la Nation et ses territoires.

Depuis les lois de décentralisation jusqu’aux positions récentes de Carole Delga, cette ligne est claire : protéger les habitants, soutenir les communes et investir dans l’avenir.

À Castelsarrasin, nos habitants méritent mieux que des postures à un mois des élections. Face aux défis climatiques, ils attendent de la cohérence, du courage politique et des solutions durables.

Les 15 et 22 mars prochains, voter à gauche sera la meilleure façon d’envoyer un signal clair : celui de la défense de nos territoires, de nos communes et des services publics de proximité.

 


Lire aussi:

 

Extrême droite radicale et chef d’entreprise, Axel Loustau poursuivi pour plusieurs entraves aux droits syndicaux

Ancien du GUD, ce proche de Marine Le Pen est accusé d’avoir organisé des élections professionnelles « factices » dans son entreprise Astoria Sécurité. Un procès était organisé mercredi 18 février, à Paris.

Axel Loustau, au tribunal de Paris, lors du procès sur le financement des campagnes du Front National, le 6 novembre 2019. © Patrice Pierrot/ABACAPRESS.COM

La carrure est imposante, le costume ajusté. C’est pourtant un homme d’affaires dans ses petits souliers qui s’est présenté, mercredi 18 février, devant la 31e chambre correctionnelle du Tribunal judiciaire de Paris. Le militant d’extrême droite Axel Loustau, 55 ans, fondateur et dirigeant de la société Astoria Sécurité, y était poursuivi pour quatre « entraves » au droit syndical, des infractions rarement débattues dans le cadre d’un procès. Continuer la lecture de Extrême droite radicale et chef d’entreprise, Axel Loustau poursuivi pour plusieurs entraves aux droits syndicaux

Pourquoi les Français ne se révoltent pas (encore)

 

C’est plus simple qu’il n’y paraît de répondre à cette question, il y a en effet deux réponses : la première est que, comme les USA, avec la destruction du PCF, celle du potentiel industriel, il y a eu la fin d’une contreculture, celle des « producteurs », est alors montée comme une illusion, une culture de la consommation et du gadget avec ses bobos à qui on a laissé le « jouet » d’être les maitres du libéralisme libertaire qui permettait un néocolonialisme de fait et l’anticommunisme, la xénophobie baptisée haine des dictatures et avec une répression toujours plus forte des droits du travail et la destruction du service public. Nous sommes donc devant un monde mediatico-politique de danseurs de corde qui cache mal la violence de ses bailleurs de fond. Le cas Macron est exemplaire, bien fol est celui qui sait où il va retomber dans la minute suivante mais que l’on ne se fasse pas d’illusion ce n’est jamais très loin de la caresse espérée du maître US. La seconde raison va dans le même sens, la situation est révolutionnaire mais pour faire la révolution il faut avoir un minimum de confiance en des chefs, des organisations et il est évident qu’il n’y a plus en occident la moindre confiance en quiconque et on les comprend. Il n’est même plus besoin d’aller chercher ses exemples dans la géopolitique, il suffit de voir la manière dont dans ce qui est devenu à Lyon, laboratoire de l’exaspération de toutes les forces politiques à commencer par l’extrême-droite dans ses aspects les plus nazis et royalistes unifiés, mais également les outrances de la droite, celles d’une gauche qui a perdu la boussole, la situation se traduit par une aide manifeste à la montée de l’escroquerie qu’est Bardella. Je ne parlerai pas de Marseille mais ce n’est pas triste (1) (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

Carole Augé

La France est en colère. Les sondages le montrent, les conversations privées le confirment, les urnes le murmurent à chaque élection. Colère contre la pression fiscale, contre le déclassement social, contre la perte de souveraineté, contre un pouvoir jugé arrogant et sourd. Et pourtant, rien. Pas de révolution. Pas de soulèvement massif. Pas même une contestation durable capable de faire plier l’exécutif. Comment expliquer ce paradoxe français : un peuple politiquement conscient, historiquement rebelle, mais aujourd’hui immobile ? Continuer la lecture de Pourquoi les Français ne se révoltent pas (encore)

Doliprane, Biogaran… Comment l’État brade nos médicaments aux fonds d’investissement

Doliprane, Biogaran… Le gouvernement valide sans ciller la vente d’actifs stratégiques à des fonds d’investissement. Une commission d’enquête se penche enfin sur les risques soulevés et sur le double discours de l’exécutif.

Le problème, c’est que les fonds se soucient comme d’une guigne de souveraineté sanitaire, d’où les hauts cris poussés à chaque fois qu’un de ces monstres financiers avale des actifs aussi stratégiques que le Doliprane (300 millions de boîtes écoulées tous les ans en France).
© FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Souvenez-vous, c’était il y a presque six ans, en pleine crise du Covid – une éternité. En visite officielle sur un site de Sanofi, Emmanuel Macron lançait un vibrant hommage à son « cher Paul Hudson », le PDG du groupe, qui avait continué à investir en France pendant la pandémie. Et qui épaulait désormais le chef de l’État dans sa volonté de relocaliser nos médicaments. « On pourra, par exemple, pleinement reproduire, conditionner et distribuer du paracétamol (principe actif du Doliprane) en France, s’enflammait le président. Il nous faut retrouver la capacité à faire cela ! » Continuer la lecture de Doliprane, Biogaran… Comment l’État brade nos médicaments aux fonds d’investissement

« Bolloré a infusé la haine raciale dans l’espace public », alerte l’historien du journalisme Alexis Lévrier

Le réseau des Relay, arme de distribution massive dont s’est emparé le milliardaire d’extrême droite, lui offre champ libre pour distiller ses idées dans la vie quotidienne des Français, estime l’historien Alexis Lévrier.

« Ce qui est frappant dans le cas de l’empire Bolloré, c’est qu’il y a des concentrations à la fois horizontales et verticales. Les activités sont complémentaires les unes des autres : un empire de presse, un empire d’édition et, avec Relay, un empire de distribution », analyse l’historien.
© Corre S/Alpaca/Andia.fr

Devenus une vitrine pour les auteurs de la bollosphère, les Relay sont le reflet du caractère cohérent de l’offensive réactionnaire menée par le milliardaire breton, à la tête de Lagardère, affirme Alexis Lévrier. Le spécialiste de l’histoire du journalisme déplore « l’étrange défaite » politique qui a conduit cet empire médiatique à avoir le champ libre dans sa guerre idéologique. Au risque d’un effondrement démocratique. Continuer la lecture de « Bolloré a infusé la haine raciale dans l’espace public », alerte l’historien du journalisme Alexis Lévrier