Fabien Roussel : « C’est le Front populaire dont nous avons besoin aujourd’hui »

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, appelle à la plus large mobilisation possible pour vaincre l’extrême droite et Emmanuel Macron le 30 juin et le 7 juillet. Et présente le programme de la gauche comme le seul à même d’améliorer le quotidien de toutes et tous.

 

Emmanuel Macron a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale. Que pensez-vous de ce choix fait alors que l’extrême droite est au plus haut ? S’agit-il d’un piège ?

Il n’y a pas de piège à redonner la parole au peuple. Enfin, les Français vont pouvoir s’exprimer clairement sur la politique du pays. Aux européennes, nous avons voté pour des choix concernant l’Europe. Mais beaucoup ont utilisé leur bulletin pour sanctionner le président de la République.

Cette fois, les citoyens vont pouvoir dire ce qu’ils veulent pour la France. N’ayons pas peur de confronter nos programmes ! Je regrette une chose : les conditions dans lesquelles sont organisées ces législatives anticipées, avec seulement vingt jours de campagne, avant les vacances d’été. Était-ce le meilleur moyen d’organiser un débat dans le pays ? J’y vois une volonté du président de semer le chaos dans les partis et chez les parlementaires… Mais les élections sont là, et il faut tout faire pour les gagner. Continuer la lecture de Fabien Roussel : « C’est le Front populaire dont nous avons besoin aujourd’hui »

CONTRAT DE LÉGISLATURE: Projet proposé par le PCF

Publié le 12 juin 2024

Au lendemain des élections européennes, la France comme le reste de l’Europe se retrouvent devant un défi historique.

L’heure est au sursaut. Elle est à empêcher l’extrême droite de faire main basse sur le pays, elle est à construire une alternative de progrès à Emmanuel Macron et à son gouvernement qui sont responsables du désastre qu’affronte le peuple de France. Elle est à créer une dynamique de victoire pour la gauche, en répondant aux besoins populaires.

Nous voulons permettre à nos concitoyennes et concitoyens de vivre dignement de leur travail, bâtir un nouveau mode de développement et de conquêtes sociales et démocratiques. Nous voulons relever, dans la justice sociale, le défi de la lutte contre le réchauffement climatique. Nous voulons que la France porte haut la voix de la paix, du refus des logiques de force, de la défense des droits des peuples, de l’instauration d’une nouvelle sécurité collective en France et dans le monde.

C’est l’objet du contrat de législature sur lequel nos candidates et candidats mèneront la campagne des élections législatives. Continuer la lecture de CONTRAT DE LÉGISLATURE: Projet proposé par le PCF

Pour notre école, le pire est possible !

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Éducation: Et si l’extrême droite prenait le pouvoir…

Législatives 2024 : « Nous appelons à la constitution d’un nouveau front populaire », annoncent les partis de gauche

Malgré une campagne européenne parfois houleuse, les formations progressistes entendent répondre à la demande de rassemblement venue du peuple de gauche. Les négociations ont débuté le 10 juin et doivent aboutir avant dimanche 16 juin. Dès lundi soir, le principe d’un « nouveau front populaire » a été acté ainsi que la volonté de « soutenir des candidatures uniques dès le premier tour » autour d’un « programme de rupture ». Reste à s’accorder sur ces candidatures et les « mesures à engager dans les 100 premiers jours du gouvernement ».

 

Depuis dimanche soir, 21 heures, une question taraude les électeurs du camp progressiste. Ils sont nombreux à avoir partagé leurs inquiétudes teintées d’espoir sur les réseaux sociaux : la gauche saura-t-elle s’unir pour affronter ensemble les périlleuses législatives des 30 juin et 7 juillet ? Le temps presse, les candidats ont jusqu’au dimanche 16 juin à 18 heures pour se manifester auprès des services de l’État.

Dès lundi soir un premier pas de géant a été franchi, après une journée de négociations marathon. « Nous appelons à la constitution d’un nouveau front populaire rassemblant dans une forme inédite toutes les forces de gauche humanistes, syndicales, associatives et citoyennes », ont annoncé les communistes, les socialistes, les insoumis et les écologistes, ainsi que Place publique, Génération.s et GRS, dans un communiqué commun publié dans la soirée. « Nous souhaitons porter un programme de ruptures sociales et écologiques pour construire une alternative à Emmanuel Macron et combattre le projet raciste de l’extrême droite », ajoutent les formations de gauche qui s’engagent à « soutenir des candidatures uniques dès le premier tour » dans « chaque circonscription ». Reste à s’accorder sur ces candidatures et sur les « mesures à engager dans les 100 premiers jours du gouvernement ». Continuer la lecture de Législatives 2024 : « Nous appelons à la constitution d’un nouveau front populaire », annoncent les partis de gauche

En Occitanie, le Rassemblement National vote contre des projets en mémoire aux guérilleros espagnols

Dans une lettre rendue publique ce 4 juin, Carole Delga, Présidente socialiste de la région Occitanie – Pyrénées-Méditerranée rapporte le refus des conseillers régionaux du groupe rassemblement nationale de voter des subventions pour soutenir des événements commérant l’engagement des guérilleros espagnols dans la Résistance en France.

 

Le révisionnisme, fer de lance de l’extrême-droite, a de nouveau frappé. Sa cible : l’Amicale des anciens guérilleros Espagnols en France. Dans le cadre du 80e anniversaire de la Libération, elle avait soumis au conseil régional d’Occitanie une demande de subvention pour l’organisation de journées de commémoration en mémoire des Républicains Espagnols dans la Résistance. Vendredi 31 mai, lors de l’examen du dossier, les 26 élus du Rassemblement national y ont opposé leur vote.

« Un déni d’histoire lamentable »

Par cet acte, d’une part, ils ne reconnaissent pas les guérilleros, martyrs du régime de Franco. Pour se justifier « ils ont invoqué la loi espagnole de 1977 qui amnistiait les crimes franquistes ; oubliant pour le coup les deux lois de Memoria democratica, signées en 2022 qui revoient sérieusement ce pacte de l’oublie », indique Raymond San Geroteo. Continuer la lecture de En Occitanie, le Rassemblement National vote contre des projets en mémoire aux guérilleros espagnols

L’EPS, le sport, la santé, les Jeux Olympiques

Européennes 2024 : en meeting à Marseille, « rien n’est joué » pour La liste « Gauche Unie » + Video du Meeting

Léon Deffontaines a tenu son dernier grand meeting de campagne à Marseille, ce dimanche 2 juin. L’occasion de mobiliser les troupes militantes pour la dernière ligne droite de sa campagne pour « le monde du travail ».

 

Marseille (Bouches-du-Rhône), envoyé spécial.

« Tant que le coup de sifflet final n’a pas retenti, rien n’est joué. » Il reste une semaine de campagne et, pour les communistes, pas question de baisser la garde. Sigrid Gérardin, en deuxième position sur la liste conduite par Léon Deffontaines, mobilise donc pour la dernière ligne droite. Fabien Roussel insiste à son tour : « Chaque voix va compter. » Dans la friche de la Belle de Mai, les communistes ont battu le rappel.

Au moins 2 000 personnes font la queue une demi-heure avant l’ouverture des portes, tandis que les bus venus des villes des Bouches-du-Rhône et des départements alentour déposent militants et sympathisants venus écouter Léon Deffontaines pour ce dernier grand meeting. Quelque part, c’est aussi un peu l’heure du bilan de cette campagne, même si rien n’est joué d’ici le 9 juin. Continuer la lecture de Européennes 2024 : en meeting à Marseille, « rien n’est joué » pour La liste « Gauche Unie » + Video du Meeting

Européennes 2024 : Extrême droite et patronat, les prémices d’une romance mortifère

Le Rassemblement national profite de la campagne des européennes pour lancer une grande opération séduction des chefs d’entreprise, en vue des échéances électorales de 2027. Des rapprochements sont en cours entre le parti d’extrême droite qui veut parachever sa normalisation et des élites économiques opportunistes.

Jordan Bardella affiche le même sourire crispé, pour tenir le même discours. Devant les chefs d’entreprise, il vante son « pragmatisme » et assure que « le décideur ne sait pas mieux que l’entrepreneur », le tout pour « rassurer » les patrons. La campagne des européennes du président du Rassemblement national a été rythmée par ces rencontres avec les mouvements patronaux, peu médiatisées mais fondamentales dans la stratégie d’accession au pouvoir en 2027 du parti d’extrême droite. Au Medef, à la Confédération des PME, devant l’Union des entreprises de proximité (U2P), France Invest, Jordan Bardella s’est lancé dans une grande opération séduction des patrons. Continuer la lecture de Européennes 2024 : Extrême droite et patronat, les prémices d’une romance mortifère

« Vous avez 15 minutes » : Grand oral de LCI avec Léon Deffontaines (Vidéo)

« Vous avez 15 minutes » : Grand oral de LCI avec Léon Deffontaines

Né à Amiens le 15 mars 1996 d’un père fleuriste et d’une mère psychothérapeute, Léon Deffontaines a grandi à Saint-Maurice, quartier populaire de la Préfecture de la Somme.

Il dit de sa ville qu’elle « l’a façonné » et reste très marqué par la désindustrialisation de son département notamment par le drame de la fermeture de l’usine Goodyear.

Issu d’une famille d’agriculteurs de la Somme, il nourrit très tôt le sens du travail, de la dignité et du respect de la terre et des travailleurs.

Après son baccalauréat, il entame des études de droit et de sciences de l’éducation tout en travaillant chez Subway. Parallèlement à cela, il s’engage dans une une association d’aide au devoirs pour les jeunes en difficultés.

Il rejoint le Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) dont il devient le secrétaire général en 2019. Très engagé·es sur les questions sociales et environnementales, ils se mobilisent notamment contre la loi Travail en 2016, la précarité étudiante et contre la réforme des retraites.

En 2022, il publie « Pour que jeunesse se fasse » aux éditions le Temps des cerises.

Il est le porte-parole de Fabien Roussel pendant la campagne présidentielle de 2022.

En octobre 2023, il est choisi par les adhérent·es du PCF pour être leur chef de file aux élections européennes.

Le 10 mars 2024, la liste qu’il mène est votée à plus de 90% par les communistes.