D’après une enquête IFOP menée auprès des 11-24 ans, un jeune français sur six pense que la Terre est plate. Les résultats de cette enquête commandée par la fondation Jean-Jaurès et la fondation Reboot révélés jeudi dernier ne peuvent que susciter l’inquiétude voire la consternation.
Quand l’étude demande aux jeunes : D’une manière générale, avez-vous l’impression que la science apporte à l’homme plus de bien que de mal, plus de mal que de bien ou à peu près autant de mal que de bien ? A peine 33% répondent par la positive. Quand on découvre la suite de cette étude édifiante, on y lit que plus de 2/3 des jeunes croient à au moins une contre-vérité scientifique du type : les Américains ne sont jamais allés sur la lune, le réchauffement climatique est avant tout un phénomène naturel contre lequel on ne peut rien faire … Continuer la lecture de La mésinformation gagne du terrain : le combat déloyal entre Tik-Tok et l’école
Réunie au siège de Solidaires ce jeudi soir pour donner une suite aux manifestations du jour qui ont rassemblées plus de 2 millions de personnes, l’intersyndicale appelle à manifester de nouveau quelque jours avant le début de l’examen du projet de loi en séance à l’Assemblée nationale, le 6 février. D’ici-là, la CGT devrait mobiliser dans des secteurs clefs.
L’intersyndicale espérait un million de manifestants et de grévistes pour cette première journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Ce jeudi 19 janvier, ils étaient plus de 2 millions à défiler partout en France, selon la CGT, dont 400000 à Paris, 140000 à Marseille et 40000 à Lyon. «Les chiffres nous ont surpris, mais cela démontre que le mouvement est populaire», assure Catherine Perret, secrétaire confédérale CGT. Les villes moyennes ont elles-aussi connu une affluence record: 12 000 à Saint-Nazaire, 6 000 à Troyes ou encore 3000 à Montargis. «Des niveaux de mobilisation qui correspondent au plus fort de la contestation de 2010», mesure Catherine Perret, alors que les représentants des huit organisations de travailleurs arrivaient au siège de Solidaires pour évaluer le mouvement social et lui donner une suite. Fort du succès du jour, l’intersyndicale a annoncé une nouvelle date de manifestations et de grèves interprofessionnelles: le lundi 31 janvier. Continuer la lecture de Retraites : les syndicats appellent à une nouvelle mobilisation le 31 janvier + Video intervention G. Mangenot (FSU)
40 à 50 000 personnes ont manifesté à Toulouse, ce jeudi matin.Photo DR
Tous les syndicats appellent à une journée de grève et de manifestations contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Les cortèges de la matinée semblent avoir fait le plein de manifestants. Le point à la mi-journée.
Non à la retraite à 64 ans et à une durée de cotisation de 43 ans dès 2027. Pour dire leur opposition au projet de réforme du gouvernement, des centaines de milliers de Françaises et de Français ont défilé ce jeudi matin en régions. La manifestation parisienne doit commencer en début d’après-midi. L’ensemble des syndicats ont appelé à la mobilisation. Faisons le point ce jeudi à la mi-journée.
Colère, incompréhension, refus, de nombreux communistes ont été meurtris du vote par nos députés de la résolution 390 le 30 novembre 2022. Ce vote n’est pas le nôtre.
Cette résolution, sous prétexte de solidarité avec l’Ukraine, appelle à renforcer les sanctions contre la Russie et à poursuivre les livraisons d’arme à l’Ukraine, à construire une défense européenne en coopération avec l’OTAN et se félicite de l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN qualifiée d’organisation essentielle et efficace. Elle n’a donc pas pour but de construire la paix mais de rajouter de la guerre à la guerre au risque de mondialiser le conflit et de favoriser l’usage d’armes de plus en plus dangereuses jusqu’à l’arme atomique.
Le PCF condamne la course aux armements et l’agressivité de l’OTAN au service des seuls intérêts US. Il a condamné l’intervention de Vladimir Poutine en Ukraine. Il doit aujourd’hui faire entendre une autre voix, celle de la paix et des négociations. Continuer la lecture de Il est urgent d’oser la paix + Pétition nationale
Les « cacographies » ont précédé la dictée au tout début du XIX° siècle et ont eu beaucoup de succès vers la fin du premier Empire. Il s’agissait d’ouvrages comprenant des mots, des phrases et des textes à rétablir dans leur orthographe juste. On faisait valoir que ce type d’exercice favorisait une attitude active voire réfléchie de la part des élèves plutôt que la mise en œuvre d’automatismes non éclairés. Mais, à partir des années 1830, les « cacographies » sont pourchassées (au profit de la dictée), car l’on invoque alors les risques de mémorisation de l’erreur plutôt que la correction. Continuer la lecture de L’étrange histoire de la focalisation sur la dictée in Caf. Péda.
L’engagement des communistes pour leur 39ème congrès se poursuit, avec la publication le 6 janvier de 5 nouvelles contributions.
La tonalité dominante de ses contributions se confirme jour après jour.
Il s’agit tout d’abord de confirmer et de développer les orientations du 38ème congrès et non de les requestionner. Ensuite, il y a une volonté puissante de travailler ensemble, dans un cadre respectueux et clair. La contribution de la camarade Maïté Pinero-Muller, sur ce point soulève des enjeux clés : « Comment améliorer nos débats, donner à voir notre ambition de démocratie, aider à parfaire le besoin d’unité dans la réflexion et l’action ? Dans quelles conditions et à quelles conditions ? Comment éviter que cela cristallise les divergences, les déguise en combats de clans et de notoriétés, sème la confusion au lieu de permettre l’énoncé précis des interrogations et des réponses, mise en clarté et approfondissement, pour faciliter la participation de chaque militant ? » Et elle questionne le statut d’un “texte alternatif”, préparé et amorcé en parallèle du travail de la commission de rédaction, qui associait pourtant toutes les sensibilités.
Comment préserver notre qualité de débat, de fraternité et d’élaboration collective dans les divergences (« on a des questions communes et des réponses différentes », dit aussi la camarade), comment rester, sur ce plan aussi, communistes, à l’opposé des partis sociaux-démocrates où le choix des chefs et leur pouvoir domine sur l’élaboration collective et la sincérité des débats ?
L’enjeu de la démocratie interne monte. A nouveau, la question est posée : quel sens y-a-t-il à la démocratie interne si des élus, des dirigeants considèrent que les décisions prises démocratiquement par les adhérents (comme la présentation d’une candidature du parti à une élection) ne les concernent pas et suivent leur propre chemin sans considération aucune pour leur parti ? Quel sens y-a-t-il si le but d’un congrès est de tenter de renverser les décisions du congrès précédent ou de reposer des questions déjà tranchées par les adhérents ? Continuer la lecture de 39ème congrès du Parti Communiste Français : les contributions du 6 et 10 janvier 2023 (1/2)
Depuis le début du mois, Pap Ndiaye fait feu de tout bois, annonçant une série de mesures allant du primaire au collège. Derrière les éléments de langage, une réalité se dessine pour le futur de l’école. Et elle n’est pas rassurante.
Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé, le 6 janvier, la généralisation de la « 6e tremplin ». L’enseignement de la technologie en fera les frais. Patrick Batard/Abaca
Petit à petit, le paysage éducatif de cauchemar entrevu sous Jean-Michel Blanquer se précise: une école au moindre coût, chassant devant elle les professionnels qualifiés pour proposer aux classes populaires et moyennes l’aumône d’un enseignement dévalorisé, vers un avenir de bullshit jobs. Celles et ceux qui auraient, de bonne foi, fondé quelques attentes sur l’arrivée de Pap Ndiaye Rue de Grenelle risquent de passer très vite de l’espoir à la colère. Les annonces faites depuis la rentrée de janvier, qui visent principalement – mais pas seulement – le collège, ne font que confirmer la tendance. « L’homme malade du système », tel que l’a stigmatisé en septembre le ministre lui-même, ne se voit en vérité proposer que des remèdes de grand-mère ou d’apothicaire à la Molière, du genre qui tuent le malade plus sûrement qu’ils le soignent. Continuer la lecture de Des remèdes de grand-mère pour le collège
Ces 4 et 5 janvier 2023, 9 contributions ont été publiées.
Je développerai particulièrement (ci-après) celle intitulée « L’humanité, porteur de communisme » , des camarades Nathalie Simonnet, Isabelle de Almeida, Thierry Aury, Gilbert Garrel et Hervé Bramy :
Les autres contributions sont :
Le temps d’après « les jours heureux », du camarade Alain Boutroue, de l’Oise, aborde l’évolution sociale avec un regard de longue période et s’interroge : « Les crises de 1968, 1973, 2008, 2019, devenues incessantes, nous rappellent, que tout notre peuple et nous même devons reconsidérer le monde libéral, l’économie du grand capital. Sinon, nous ne parviendrons pas à changer durablement cette société. » Il soulève et apporte des éléments de réponses à 3 questions : Continuer la lecture de 39ème congrès du PCF, les contributions des 4 et 5 janvier : le débat sur l’Huma resurgit
Selon le site fémina-fr : « Une décision du ministère de la Culture qui intervient sans surprise après l’autorisation de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture jeudi 8 décembre, ainsi que l’avis favorable de la Ville de Paris (2011)… La basilique du Sacré-Cœur est en effet depuis toujours au cœur d’un conflit mémoriel pour son lien avec la Commune de Paris. Le monument a été édifié à partir de 1877 sur la butte de Montmartre, lieu qui a également été le théâtre de la répression sanglante qui a mis fin à la Commune quelques années plus tôt. À gauche, beaucoup y voient le symbole de l’« ordre moral » répressif de l’époque. »
Les lois de décentralisation se succèdent. La gestion de proximité est mise à l’honneur. Mais concrètement peu de choses changent sur le terrain. C’est ce que l’Inspection générale montre dans un rapport qui dénonce le grand flou de la réforme territoriale et , par suite, le caractère toujours très descendant des circulaires et du dialogue de gestion. Recteurs et recteurs régionaux se coordonnent mal. Le ministère continue d’entretenir un dialogue abondant mais monocorde avec les académies. Le rapport milite pour une décentralisation aboutie et un pas supplémentaire vers une éducation moins nationale. Affaire à suivre…
Une contractualisation de façade
« Il est nécessaire de transformer le pilotage du système éducatif vers un mode de management ouvert et interactif dans une logique de subsidiarité affirmée et porteuse de valeur ajoutée à tous les niveaux ». C’est le credo de Déborah Bé et Emilie-Pauline Gallié, qui signent ce rapport sur « les relations entre les administrations centrales, les services déconcentrés et les opérateurs dans le champ de l’enseignement scolaire, de la jeunesse et des sports et de l’enseignement supérieur ». Or force est de constater que, pour elles, on reste loin de cet objectif pourtant affirmé avec continuité à travers les réformes.