Après plus de dix-neuf années de travail et d’engagement au Théâtre la Belle Étoile, la compagnie se voit évincée par la municipalité socialiste. Retour sur les prémices de ce lieu singulier.
Les comédiens du théâtre la Belle Étoile s’activent. Sous sa veste violette, une technicienne empile des chaises avant de réparer des spots lumineux. Au-dessus de sa tête s’étend une guirlande qui éclaire de tout son long un drapeau rouge ainsi qu’une pancarte où est inscrite « Une seule patrie : l’humanité ! ». De l’autre côté, un bar tapissé de photographies, de tracts, d’un portrait de Louise Michel, d’une bande dessinée sur Madeleine Riffaud. Accoudée au comptoir, une comédienne sert des cafés à ses collègues et amis de la compagnie Jolie Môme. Comment croire que ce théâtre aussi vivant était autrefois une salle des fêtes en ruines ?
« En 2004, quand Jolie Môme est arrivée à Saint-Denis, le bâtiment était aussi délabré et laissé à l’abandon que le quartier. Le pire, c’était le sous-sol », explique le fondateur de la compagnie, Michel Roger. Matelas et seringues jonchaient le parquet craquelé. « On a nettoyé toute la crasse de cet ancien squat avec nos mains », continue l’homme au feutre gris en arpentant le tiers-lieu. Du hall d’entrée à la salle de représentation, tout a été refait à neuf et transformé en théâtre. Un travail titanesque, réalisé par la compagnie. Continuer la lecture de La compagnie Jolie Môme virée de son théâtre à Saint-Denis
La journaliste Barbara OLIVIER-ZANDRONIS ne présentera plus de journal sur RCI Guadeloupe jusqu’à nouvel ordre, à l’antenne de RCI Guadeloupe après avoir interviewé Jordan BARDELLA, président du Rassemblement National ( ex FN), vendredi 8 décembre sur le média radio RCI Guadeloupe.
En tant que fervents défenseurs de la liberté d’expression et du respect pour l’histoire coloniale récente de la Guadeloupe, nous, Guadeloupéens, sommes profondément troublés par la suspension de Barbara OLIVIER-ZANDRONIS.
Large leader avec 50,3% de part d’audience, RCI Guadeloupe est un média de référence, important dans le paysage médiatique de nos îles. Cette suspension sonne comme une menace pour la liberté d’expression et de la presse en France et particulièrement en Guadeloupe. La censure est un problème grave qui touche à l’un des fondements les plus importants de notre démocratie : le droit à la parole libre et sans entrave.
Selon Reporters sans frontières, la France se classait 34ème au monde pour la liberté de presse en 2021. Il est triste que dans un pays qui se targue d’être le berceau des droits de l’homme, nous devons nous battre pour que chaque voix soit entendue, surtout celles qui osent poser des questions difficiles.
En tenant compte du passé colonial récent en Guadeloupe, il est essentiel que nous soutenions les journalistes qui cherchent à donner une voix à tous les aspects politiques et sociaux qui affectent notre communauté.
Pour rappel, de multiples membres du FN ( devenu RN ) ont écopé de condamnations pour incitation à la haine raciale.
SI au fil des années, les femmes ont de mieux en mieux pris leur place dans les instances dirigeantes du PCF, il reste du chemin à parcourir sur la voie de l’égalité. Partant de ce constat, la commission Droit des femmes et féminisme a lancé, samedi 9 décembre, la première « Assemblée des femmes » au siège du parti. Objectifs : créer un espace sororal et réfléchir aux outils à mettre en place pour garantir la parité à tous les échelons.
Des dizaines de femmes en responsabilité au PCF se sont retrouvées pour la première assemblée des femmes. DR
C’est une journée inhabituelle qui s’est tenue samedi 9 décembre, au siège du PCF, place Colonel-Fabien. Les femmes responsables de plusieurs fédérations départementales et des élues se sont réunies pour plancher sur la place des femmes dans l’organisation du parti. Une démarche qui s’inscrit dans la trajectoire du congrès de Marseille, où les communistes ont adopté dans leurs statuts la nécessité de renforcer la féminisation des instances dirigeantes. Un sujet qui figure désormais parmi les priorités de la formation, comme l’a rappelé Fabien Roussel dans son discours de clôture des travaux. « C’est le lancement de grands chantiers à ouvrir pour être un parti toujours plus féministe ”, a lancé le secrétaire national du PCF, reconnaissant qu’il reste des « progrès à faire » pour atteindre la parité partout. Continuer la lecture de Au PCF, la féminisation en débat
Le gouvernement s’entête à imposer une réforme inique et destructrice des lycées professionnels au mépris des lycéens, des personnels et des parents d’élèves.
Le projet dévoilé fin novembre par la ministre déléguée repose sur une nouvelle diminution des horaires pour les élèves, y compris hebdomadaires. Les heures ajoutées l’année de terminale pour les enseignements généraux, l’éco-droit/éco-gestion et la PSE sont à moyens constants. En conséquence, les élèves auront deux heures de cours en moins en seconde et première et les enseignements professionnels seront rabotés en terminale. Pourtant, le temps en atelier fait déjà cruellement défaut pour que les jeunes s’approprient des savoirs professionnels solides. Continuer la lecture de Réforme des lycées professionnels : les parents appellent à la mobilisation le 12 Décembre
Selon des révélations du « Canard enchaîné », le parquet de Valence mène l’enquête sur les fuites au sein de la police, dont des agents auraient livré à des militants d’extrême droite, pressés d’en découdre, la liste détaillée des suspects impliqués dans la mort de Thomas, à Crépol. Des faits qui révèlent la porosité entre police et extrême droite.
Après huit mois d’auditions et de réflexion, le Comité national pour le renforcement de l’éthique et de la vie démocratique dans le sport a rendu son rapport, ce jeudi 7 décembre, à la ministre, Amélie Oudéa-Castéra. Coprésidente de cette commission, l’ancienne ministre communiste Marie-George Buffet livre ses réflexions.
Avant le dévoilement des chiffres consolidés des violences faites aux femmes, le procureur de Montauban Bruno Sauvage a confirmé la tendance et ses axes d’action pour réduire ce fléau national.
Année après année, les chiffres des violences conjugales sont en hausse. Au niveau national, un doublement des plaintes est constaté entre 2016 et 2022.
Léon Deffontaines, tête de liste du PCF pour les élections européennes, s’est rendu ce 5 décembre sur le site de la mine d’Hambach, en Allemagne, pour dénoncer un « triple scandale » environnemental.
La mine d’Hambach, en Allemagne, est responsable de la hausse des émissions de gaz à effet de serre. Son exploitant, l’entreprise RWE Power, en émet trois fois plus à elle seule qu’un pays comme la Finlande. Rainer UNKEL/REA
En pleine COP28, Léon Deffontaines s’est déplacé sur le site de la plus grande mine de charbon à ciel ouvert d’Europe. La tête de liste du PCF pour les européennes de juin plaide pour le mix nucléaire renouvelable, afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050.
NDLR de MAC: Il sera présent aux côtés de Fabien Roussel les 12 et 13 décembre en Tarn et Garonne. L’occasion d’échanger avec lui! Le programme ici.
Pourquoi vous être rendu sur le site de la mine d’Hambach ?
Pour dénoncer le plus grand scandale environnemental d’Europe. Cette mine est responsable de la hausse des émissions de gaz à effet de serre. Son exploitant, l’entreprise RWE Power, en émet trois fois plus à elle seule qu’un pays comme la Finlande. En pleine COP28, nous alertons sur les conséquences de la sortie du nucléaire de l’Allemagne. Fermer des centrales nucléaires, c’est ouvrir des mines et centrales à charbon, au gaz et au pétrole. Continuer la lecture de Léon Deffontaines : « Les antinucléaires sont des écologistes du passé »
Cette fois, c’est une vraie chute de niveau qu’enregistre la nouvelle évaluation internationale Pisa organisée par l’OCDE. Elle concerne les jeunes âgés de 15 ans. Si presque tous les pays sont touchés par des conséquences négatives du covid, les élèves français chutent beaucoup plus que les autres. Et, pour la première fois, l’OCDE pointe directement la gestion du système éducatif. Depuis 2018, la France est, après le Cambodge, le pays où le nombre d’élèves touchés par le manque d’enseignants a augmenté le plus : 67% des élèves sont scolarisés dans des établissements où le chef d’établissement signale qu’il manque d’enseignants. Le système éducatif français reste marqué par l’importance des inégalités sociales de réussite scolaire. Gabriel Attal soulèvera t-il cet après-midi ces points dans ses annonces suite à la publication de Pisa ?
Une chute brutale des résultats en maths
Les résultats de l’évaluation internationale Pisa, réalisée par l’OCDE auprès de 7000 élèves âgés de 15 ans en France, dans 300 collèges ou lycées publics et privés, et près de 700 000 jeunes du même âge dans 81 pays ou territoires, sont particulièrement sévères pour le système éducatif français et sa gestion.Continuer la lecture de PISA 2022 : La chute… In Caf. Péda.
Une page s’est tournée pour la Maison du Peuple jeudi soir au conseil municipal de Montauban: la majorité a voté pour la désaffectation et le déclassement de ce bâtiment emblématique… ce qui ouvre la voie à sa mise en vente.DDM – ERIC THERON
l’essentiel Le déclassement de la Maison du peuple a cristallisé les débats au conseil municipal de Montauban, ce jeudi soir 30 novembre. L’opposition a voté contre après une salve de réactions hostiles. Une manifestation a même réuni une quarantaine de personnes devant les grilles de l’hôtel de Ville, essentiellement des membres de la CGT.
C’était attendu et on n’a pas été déçu. Alors que quelques représentants de la CGT battaient le pavé sous la pluie devant l’hôtel de ville de Montauban, l’ordre du jour du conseil municipal de ce jeudi 30 novembre a rapidement évoqué le sort futur de la Maison du Peuple. Fermé depuis le 1er septembre 2020 après le départ des syndicats (CGT, FO, UNSA), le bâtiment a longtemps fait l’objet d’un contentieux entre la mairie et la CGT.
Après avoir réalisé des travaux, notamment un désamiantage pour un coût de 1 à 2 M€ dixit Brigitte Barèges, il était question de faire du site un tiers lieu numérique. Mais devant le coût de la remise en état, la municipalité a renoncé au projet, préférant miser sur une location, vente totale ou partielle du bâtiment. Ce jeudi, il n’était pas encore question de location ou de vente mais de « constater la désaffectation de la Maison du Peuple », qui n’abritera plus de syndicats et de « prononcer son déclassement ».
La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute, considère Jeanine Meignan.
Malgré l’absence de Rodolphe Portoles, l’opposition l’a joué collective pour dénoncer ces décisions. À commencer par Cathy Philippe (Montauban Citoyenne). « Fermer les portes d’un bâtiment aussi symbolique n’est pas une bonne chose. La Maison du Peuple ne vous appartient pas. C’est un bien commun qui a été le poumon de notre démocratie. Vous enlevez à la ville l’un de ses derniers bâtiments publics pour l’offrir au privé. »
Jeanine Meignan a à son tour pris la balle au bond. « La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute. Ce n’est pas un bâtiment comme les autres. Il a été construit grâce à des dons d’un million de francs de l’époque offert par les habitants de la ville de Paris suite aux crues de 1930 pour créer des activités populaires. C’est pourquoi nous demandons de la conserver dans le bien commun. »
« Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? » demande Arnaud Hilion.
Arnaud Hilion, qui piaffait d’impatience, ne pouvait pas laisser passer ce dossier sans broncher. « C’est avec une certaine tristesse que je vous vois pousser cette logique contre la Maison du Peuple. Tout ne se vend pas, tout ne s’achète pas. Vous nous dites qu’elle est fermée depuis trois ans. Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? »
De la tristesse, on est passé à la colère dans la bouche d’Olivier Fournet. « La politique, c’est aussi des symboles et la Maison du Peuple représente la résilience de Montauban. C’était un lieu de rencontre et de lutte sociale et c’est là que vous avez fêté votre victoire de 2001… »
« Redonner un nouvel élan à ce bâtiment »
Étonnamment magnanime, Brigitte Barèges a répondu point par point aux allégations de ses opposants. « Je suis attachée au droit syndical, mais nous avons longtemps maintenu une coutume qui consistait à loger des syndicats départementaux alors que ce n’est pas une obligation légale. En 2001, la Ville était très endettée et nous avons dû vendre des bâtiments. Depuis, on a rénové et construit. M. Hilion vous êtes triste, M. Fournet vous êtes en colère, mais il y avait encore pour plusieurs millions de travaux à effectuer. Nous ne nous interdisons rien. Il manque une locomotive en centre-ville, des salles de réunion ou de conférence. Nous voulons donner un nouvel élan à ce bâtiment. Ce ne sera peut-être pas avec des galas de la CGT, mais la Maison du Peuple sera ouverte au public. »
Sans surprise, l’opposition a voté contre à l’unisson. Une page d’histoire locale s’est définitivement tournée ce jeudi soir.
Manifestation devant la mairie de Montauban : « Non à la vente de la Maison du Peuple »
Pas trop de monde, mais de la colère, beaucoup d’amertume et aussi de la nostalgie.DDM – Hugues de LESTAPIS
l’essentiel Avant la séance du conseil municipal qui devait entériner la désaffectation et le déclassement du bâtiment de la Maison du Peuple, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies devant l’hôtel de Ville de Montauban. Pour réclamer que ce bâtiment symbolique reste un bien public.
À l’initiative de plusieurs organisations syndicales, l’UD CGT 82 en tête, puis relayée par les élus du groupe d’opposition L’alternative pour Montauban, une manifestation a eu lieu ce jeudi soir 30 novembre devant la mairie à 18 heures, à l’amorce du conseil municipal, pour dénoncer « la future vente » de la Maison du Peuple.
Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sous une pluie battante, pour dire en substance leur « stupeur » d’avoir appris que dans l’ordre du jour de ce conseil du 30 novembre, « Brigitte Barèges entendait faire voter une délibération lui donnant les pleins pouvoirs pour vendre la Maison du Peuple ». Et de rappeler, à qui l’ignorerait, que ce bâtiment historique a été construit avec les dons de la commune de Paris pour y héberger les organisations syndicales d’ouvriers et les associations venant en aide aux populations.
Un haut lieu de rassemblement
Les conditions qui ont permis la construction de la Maison du Peuple faisaient suite aux terribles inondations de 1930. L’endroit est devenu, « un haut lieu de vie et de rassemblement des Montalbanaises et Montalbanais, et bien au-delà. Depuis 1945, ce bâtiment a vu se dérouler toute l’histoire sociale, politique et associative du département. Un « forum » de construction des luttes syndicales, de manifestations culturelles, humanitaires, associatives, bref elle appartient à tous ! ».
Les drapeaux de la CGT étaient ce jeudi soir les plus visibles. Ce rassemblement a été aussi l’occasion, pour de vieux militants, de se remémorer des souvenirs politiques, dont la victoire de Louis-Jean Delmas à la mairie en 1965. « Lui, en tout cas, il aimait le peuple ».