Parcoursup : en finir avec la ségrégation sociale, faire le choix de l’émancipation !

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Aujourd’hui, comme chaque année depuis trois ans, des dizaines de milliers de futur·es bachelier·ères apprennent qu’ils n’ont aucune affectation dans l’enseignement supérieur à la rentrée prochaine, et ce avant même que les épreuves finales du Bac ne soient passées. Comme chaque année depuis 3 ans, des centaines de milliers de jeunes vont se retrouver dans une filière par défaut à la rentrée prochaine.

Parcoursup continue de trier les élèves en fonction de leur dossier scolaire et leur établissement d’origine par des fonctions d’algorithmes opaques avec, en fin de compte, un constat : ce sont les jeunes de milieux populaires qui sont le plus pénalisé·es, trié·es et qui se voient interdire de poursuivre des études. La mise en place, au lycée, du contrôle continu, qui pervertit la relation pédagogique entre élèves et enseignant·es, les épreuves de spécialités intervenant en mars, le non-remplacement de 15 millions d’heures de cours pénalisent déjà en premier lieu les jeunes de milieux populaires, celles et ceux qui n’ont que l’école pour apprendre. Continuer la lecture de Parcoursup : en finir avec la ségrégation sociale, faire le choix de l’émancipation !

A propos de l’Affaire Salah Hamouri

Nadir Dendoune est journaliste. Son documentaire L’affaire Salah Hamouri sera projeté au cinéma Le Luxy d’Ivry sur Seine ce vendredi 2 juin à 20h.

L'avocat franco-palestinien Salah Hamouri à Paris, le 20 janvier 2023.

L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri à Paris, le 20 janvier 2023.
© Joël Saget/AFP

Depuis son expulsion en France par l’Etat d’Israël le 22 décembre 2022, l’avocat franco-palestinien, Salah Hamouri fait l’objet d’une campagne d’intimidation et de calomnie de la part d’associations communautaires défendant la politique coloniale israélienne, avec un objectif clair : le faire taire.  

Je suis naïf, enfin très con. J’étais persuadé que l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, expulsé à vie de sa terre natale, la Palestine, un déchirement pour quiconque, ses dix ans de placard en Israël, son épouse bannie elle aussi du territoire depuis 2016, avait déjà assez payé et que les soutiens inconditionnels de cet état colonial lui lâcheraient la grappe. Je m’étais trompé.

Depuis de son retour forcé en France en décembre dernier, ils tentent de le faire taire par tous les moyens, en tentant d’annuler ses conférences en amont, en faisant pression sur les politiciens des villes où il est attendu, prétextant un danger de trouble à l’ordre public, peu importe si entre 2012 et 2022,  Salah Hamouri a participé à plusieurs centaines de débats en France mais aussi à l’étranger, a été reçu aux Nations-Unies, au Sénat français, sans qu’aucun incident n’ait eu lieu.  Continuer la lecture de A propos de l’Affaire Salah Hamouri

Comment Macron appauvrit (encore) les profs (Vidéo + schémas)

En tenant compte de l’inflation, le salaire réel des professeurs a stagné ou baissé, alors que les salaires du privé ont eux continué à monter. Les profs, qui étaient des classes moyennes « supérieures ou un peu supérieures » il y a 25 ans ont aujourd’hui dégringolé dans l’échelle sociale. Les profs ont subi un déclassement indéniable. La preuve avec les explications de Ludo, d’Osons Causer.

Le déclassement salarial

Quand on regarde l’évolution des rémunérations des enseignants depuis 25 ans, on pourrait croire que les profs sont de mieux en mieux payés. Continuer la lecture de Comment Macron appauvrit (encore) les profs (Vidéo + schémas)

Civitas contre la princesse prout-prout in Caf. Péda.

Comment Macron piétine l’héritage du Conseil national de la Résistance

Emmanuel Macron se réfère régulièrement aux Jours heureux du Conseil national de la Résistance, mais depuis 2017, il les démolit. Droit à la retraite, modèle démocratique et social, répartition des richesses, intérêts de la nation… Le chef de l’État mène une entreprise de casse programmée des conquis du CNR, dont la première réunion s’est tenue il y a 80 ans, le 27 mai 1943.

Manifestation à Lyon, lors du déplacement d'Emmanuel Macron pour les commémorations du 8 mai dernier. © Emrah Oprukcu/Nurphoto via AFP

Manifestation à Lyon, lors du déplacement d’Emmanuel Macron pour les commémorations du 8 mai dernier. © Emrah Oprukcu/Nurphoto via AFP

 

Le président de la République a commémoré, en catimini, les 80 ans de la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR). Emmanuel Macron n’a même pas pris la parole pour célébrer l’événement. Il n’a pas non plus respecté la véritable date de la réunion, le 27 mai 1943, mais préféré se rendre le 24 mai au 48, rue du Four, à Paris.

Sans doute avait-il mieux à faire trois jours plus tard. La réunion constitutive du CNR à cet endroit représente pourtant une date essentielle dans l’histoire de notre pays : les forces de la Résistance se donnaient alors pour objectif de vaincre l’Allemagne nazie, mais aussi de rétablir la République sur des bases démocratiques et sociales d’une ambition rare qui ont façonné notre modèle de société. Devant pareil souvenir, le président s’est contenté de déposer une gerbe. Un geste à la fois insuffisant, vu l’importance de la date, et insincère, vu la politique menée par Emmanuel Macron.

80e anniversaire du CNR

Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat

On connaît les vers célèbres d’Aragon écrits à l’été 1942 et successivement publiés à Marseille puis à Genève, en 1943, avant d’être repris dans La Diane française. Ils figurent dans cette ode à l’unité nationale face à l’occupant nazi qu’est « La Rose et le Réséda », dédiée « à Gabriel Péri et d’Estienne d’Orves », auxquels s’ajoutèrent, les massacres succédant aux massacres, « Guy Môquet et Gilbert Dru ». « Celui qui croyait au ciel » côtoie ainsi « Celui qui n’y croyait pas » dans la lutte pour la libération nationale et le chant qu’Aragon en propose. Continuer la lecture de 80e anniversaire du CNR

« Le pacte signe l’arrêt de mort du statut des professeurs » in Caf. Péda.

Mixité : un protocole gagnant pour le privé in Caf. Péda.

Réseaux sociaux, ce que nos traces révèlent

Les réseaux sociaux ne se substituent pas à nos liens sociaux mais ils les transforment. Qui y sommes-nous, et quid de nos traces numériques sur ces services avides de nos données ? Avec Serge Abiteboul, exploration d’un monde numérique qui doit rester le nôtre.

Le pseudonymat sur les réseaux sociaux permet de présenter différentes facettes de sa personnalité en les isolant les unes des autres.

Le pseudonymat sur les réseaux sociaux permet de présenter différentes facettes de sa personnalité en les isolant les unes des autres.
Getty Images

Dans le cadre du partenariat de l’Humanité Magazine avec l’Académie des sciences, des académiciennes et académiciens analysent et apportent leur éclairage sur les grands enjeux du monde contemporain au travers de questions scientifiques qui font l’actualité.

Serge Abiteboul est chercheur en informatique à l’Inria et à l’ENS, membre du collège de l’Arcep et de l’Académie des sciences.

Chercheur en informatique à l’Inria et à l’ENS, Serge Abiteboul est membre du collège de l’Arcep et de l’Académie des sciences. Ses travaux portent principalement sur les données, la gestion de l’information et des connaissances.
Il coanime Binaire, blog de vulgarisation sur l’informatique et le numérique.

Quand les ordinateurs personnels sont arrivés, chacun gardait ses données numériques localement. Avec Internet, il est devenu possible de les stocker sur des serveurs distants. Puis le Web a favorisé la publication de contenus textuels et multimédias auxquels tout le monde pouvait accéder. La diffusion d’informations restait pourtant assez classique, d’une entité vers une multitude de lecteurs.

Enfin, le Web 2.0 a conduit à la richesse des interactions des « réseaux sociaux numériques », où des centaines de millions de personnes (voire des milliards) échangent avec des centaines de millions d’autres. Continuer la lecture de Réseaux sociaux, ce que nos traces révèlent

Yannick Morez : « L’État nous a abandonné face à l’extrême droite »

Le maire démissionnaire de Saint Brévin, acculé par des groupuscules néofascistes, était entendu ce mercredi 17 mai par la Commission des lois du Sénat. Il dénonce une série de défaillances de l’État dans la gestion du projet de création, dans sa commune, d’un Centre d’accueil pour demandeurs d’asile.

Yannick Morez auditionné au Sénat. Le maire démissionnaire de Saint-Brévin date le début des menaces à son encontre de l'arrivée de militants d'extrême droite, qui avaient déjà sévi à Callac.

Yannick Morez auditionné au Sénat. Le maire démissionnaire de Saint-Brévin date le début des menaces à son encontre de l’arrivée de militants d’extrême droite, qui avaient déjà sévi à Callac.Image : Sénat

« On s’est retrouvés seuls à devoir affronter l’extrême-droite. » Yannick Morez, le maire démissionnaire de saint Brévin les pins, en Loire Atlantique, a exposé, devant la commission des lois du Sénat, ce mercredi 17 mai, au travers d’une minutieuse chronologie débutant en 2016, la cascades de défaillances de l’Etat et de ses représentants qui l’ont conduit, le 10 mai, a démissionner et a quitter le territoire de sa commune. L’Édile a dénoncé l’inaction des forces de gendarmeries, de la procureur de la république, du préfet et du sous-préfet, des ministres et même du président de la république tous sollicités, certains à plusieurs reprises, ces deux dernières années, depuis que le Collectif de préservation de la Pierre attelée et ses alliés de la fachosphère ont commencé de semer la terreur dans sa commune.

NDLR de MAC: Saint-Brévin : Rassemblés et unis le 24 mai en solidarité avec Yannick Morez (Fabien Roussel)