Droits de douane UE – USA Face à l’impérialisme américain, dans la diversité de nos opinions : RÉSISTONS!

Publié le 30 juillet 2025

Des droits de douane multipliés par neuf pour atteindre 15%, une obligation d’achat de 750 milliards de dollars d’hydrocarbures ultra-polluants et d’armements US, 600 milliards d’investissements outre-Atlantique qui n’auront donc pas lieu en Europe, un vague espoir de réouverture du marché US de l’acier à condition que l’UE aide les États-Unis à y affronter les pays émergents, des clauses géostratégiques inconnues dont on ne doute pas qu’elles visent à enrôler encore plus les États européens derrière les entreprises belliqueuses de l’impérialisme étasunien… le prétendu « accord » entre Ursula Von der Leyen et Donald Trump est d’une violence rare et constitue une véritable déclaration de guerre contre les peuples européens, contre la paix, contre l’environnement. Nous devons résister et bâtir un large front des nations et des peuples pour empêcher sa mise en œuvre, pour bloquer Trump une bonne fois pour toute. Que les peuples reprennent la main !

En effet, la présidente de la Commission européenne offre une victoire politique à Donald Trump et un encouragement à tous les nationalistes, apprentis fascistes qui, de ce côté de l’Atlantique, rêvent de l’imiter. Le Premier ministre François Bayrou et son ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau peuvent verser des larmes de crocodile, ils portent la responsabilité de cette déroute en ayant soutenu Ursula von der Leyen à la tête de la Commission et accompagné les fermetures en France d’entreprises stratégiques. De même, le grand patronat français, Bernard Arnault en tête, tout comme l’extrême droite soutiennent cette politique et sont prêts à toutes les compromissions avec le nationaliste Trump.

Unissons-nous dans notre diversité ! C’est essentiel pour empêcher que les travailleurs, notre industrie, nos PME, notre agriculture et tous les activités qui y sont liées soient les premiers à pâtir de ces mesures. A part une minorité de financiers, c’est toute la société qui sera impactée.

Refusons des mesures dévastatrices pour le coût de la vie, l’emploi et le climat.

De telles mesures pourraient conduire tout droit l’Europe à la récession, augmenteraient le coût de la vie pour les salariés européens, amplifieraient « le chacun pour soi » entre Etats membres de l’UE et seraient dévastatrices pour l’emploi, pour la paix et le climat !

Elles renforceraient les orientations stratégiques des grands groupes pour soutenir les profits contre les salaires et l’emploi et viendraient justifier de nouveaux plans de licenciements, fermetures de sites et délocalisations. De nombreuses PME, des exploitations agricoles seront mises en difficulté par la baisse d’activité, le coût élevé de l’énergie et la baisse des investissements en France.

Beaucoup de secteurs seront aussi lourdement taxés, telle la métallurgie.

Surtout la guerre énergétique que nous mène Trump pèsera sur notre économie. Le coût de l’électricité et du gaz restera élevé pour les ménages comme pour les entreprises. L’achat de 250 milliards par an d’énergie aux Etats-Unis conduira aussi à un immense recul écologique conduisant à l’abandon des objectifs français et européens de réduction de l’utilisation des énergies fossiles, gaz et pétrole. De plus, la production américaine de gaz de schiste émet beaucoup plus de CO2 que l’utilisation du gaz conventionnel !

Avec un tel accord, le solde de la balance commerciale française va encore plonger !

L’impérialisme américain n’a pour autre objectif que de liquider l’économie européenne !

Il sera impossible de redresser les comptes de la nation avec un tel accord ! Idem en Allemagne et dans tant d’autres pays.

Enfin, ces mesures renforcent la dépendance technologique et militaire, voire la soumission, des Etats du continent pour un plat de lentilles, les profits de quelques multinationales apatrides.

Il est temps de résister et de siffler la fin de la récréation !

Pour le PCF, l’échange entre la Présidente de la Commission européenne et le Président des Etats-Unis ne peut constituer un « accord » dont Madame Von der Leyen n’a pas le pouvoir !

Nous refusons ce déni démocratique aux conséquences gravissimes pour les peuples, pour les travailleurs et travailleuses de part et d’autre de l’Atlantique qui paieraient ainsi très cher ces mesures si elles se concrétisaient.

La France, par la voix de son président, doit exiger la tenue d’un conseil européen exceptionnel. De même, la France et ses parlementaires européens comme nationaux doivent appeler à convoquer les parlements au plus vite. Chaque nation de l’UE, comme pour la ratification d’un traité, a le pouvoir de dire NON !

C’est maintenant qu’il faut agir contre cette politique américaine qui s’en prend à tous les continents. D’autres pays résistent tels le Brésil, le Mexique ou la Chine. La France doit aussi s’engager et résister en refusant cet accord.

Nous appelons à un large mouvement de résistance des nations et des peuples de tous les continents face à l’impérialisme américain.

En France, n’ayons pas peur de redonner la parole au peuple et à s’appuyer sur sa légitimité pour refuser un tel accord.

L’heure est à reprendre la main sur nos choix, sur notre politique pour ne pas laisser la Commission européenne décider à notre place.

Travaillons aussi à unir les pays de l’Union européenne qui vont souffrir d’un tel accord.

Entre l’UE et le Sud global, il est temps d’engager le dialogue et de résister ensemble à l’administration Trump et ses alliés nationalistes !

Il faut siffler la fin de la recréation.

Ne rien faire, c’est laisser faire.

Alors agissons, ensemble, dans la diversité de nos opinions. L’avenir de la France, de notre République est en danger.

Construisons l’arc de la résistance le plus large et le plus populaire possible.

Paris, le 31 juillet 2025

Parti communiste français.



Retrouvez les 5 propositions et les 3 négociations internationales portées par le PCF dans sa déclaration du 17 mai dernier.

Patrimoine des 500 plus grandes fortunes : mettons fin à cette milliardocratie ! (Fabien Roussel)

Publié le 26 juillet 2025

Le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France est au plus haut depuis 1996 ! Avec 1128 milliards d’euros de patrimoine, les 500 fortunes de France, souvent des familles qui transmettent leur patrimoine de génération en génération, n’ont jamais été aussi riches. Les caisses de l’Etat sont à sec mais la France reste la championne d’Europe des millionnaires avec 2,9 millions de millionnaires, devançant même l’Allemagne et la Grande Bretagne !

« Cocorico » titre le magazine CHALLENGES ; mais pour les Françaises et les Français, c’est plutôt la nausée et la colère qui montent !

La nausée devant des chiffres qui illustrent comment ces fortunes explosent depuis 2017 en bénéficiant de toutes les largesses que le président des riches et tous ses gouvernements ont mis en place depuis : ils ont siphonné les caisses de l’Etat avec la suppression de l’ISF, la baisse des impôts sur les dividendes, sur les revenus financiers, les niches fiscales au profit des plus riches.

Pire, ces 500 familles sont celles qui bénéficient le plus de toutes les aides publiques aux grandes entreprises estimées à 211 milliards d’euros par an comme l’a révélé la commission d’enquête parlementaire de notre camarade sénateur Fabien Gay ; non seulement elles payent moins d’impôts que les autres ménages mais en plus, l’Etat leur verse de l’argent par milliards ; certaines d’entres elles se félicitent même que la France devienne un vrai paradis fiscal !

Oui, tout cela donne de la nausée car cette fortune est indécente quant la pauvreté augmente en France, quand les travailleurs pauvres se développent, quand nos étudiants font la queue pour l’aide alimentaire.

La colère ensuite car si les finances publiques vont mal et sont dans le rouge, c’est bien à cause d’eux et à cause de tous les cadeaux fiscaux dont ils bénéficient !

Mais c’est à nous, aux salarié·es, aux rétraité·es, aux classes moyennes et même aux plus pauvres de notre pays que ce gouvernement demande de mettre encore une fois la main à la poche.

Ce gouvernement propose même de supprimer des jours fériés, de taxer les retraité·es, les malades pour payer les cadeaux aux riches et pour financer la politique guerrière de Trump sous l’égide de l’Otan !

Les industriels de l’armement se frottent les mains comme jamais.

Comme je l’ai écrit dans mon livre « Le parti pris du travail », ces 500 familles sont de vraies sangsues qui pompent notre sang, nos vies, notre argent, avec un gouvernement à leur botte, composé de millionnaires – ils sont 20 selon la HATVP – qui protègent d’abord leur capital comme ils défendent leur classe.

Et c’est bien là le cœur du sujet : la lutte des classes existe et ce sont bien eux qui la mènent cruellement et la gagnent aujourd’hui contre la classe des travailleurs, contre les catégories moyennes et populaires avec une brutalité féroce, en s’en prenant à notre pouvoir d’achat, à notre sécurité sociale, à nos écoles et nos enfants jusqu’à notre sécurité dans nos villes et nos quartiers.

C’est un vrai braquage organisé par la finance contre le peuple, contre l’État, contre la République !

C’est pourquoi, à l’occasion du budget 2026, nous n’accepterons pas qu’un seul euro soit pris dans les poches des Français·es, dans nos services publics, dans nos communes, dans notre protection sociale pour payer les yachts des riches et financer leurs guerres !

La dictature de la finance, à coup de 49-3, c’est fini !

Nous appelons à mettre fin à cette milliardocratie et à la mobilisation pour prendre le pouvoir partout dans le pays, dans les banques, dans les multinationales !

Nous voulons vivre de notre travail, vivre en paix et bâtir une France des Jours heureux, de l’égalité et de la fraternité qui place l’être humain et son bonheur au cœur de tous nos choix.

Nous appelons à participer aux mobilisations syndicales, associatives et citoyennes de la rentrée prochaine pour mettre un coup d’arrêt à cette politique brutale, inhumaine et obtenir le changement de cap tant attendu.

Paris, le 26 juillet 2025

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

Ducs de Gascogne, une entreprise historique menacée… par Jean-Paul Legrand

Dans LIBERTES ACTUS, un historique complet sur la situation de l’entreprise Ducs de Gascogne de Gimont (32) ET LES PROPOSITIONS COMMUNISTES POUR SAUVER L’ENTREPRISE.
Dans le Gers
Entreprise emblématique du Gers, Ducs de Gascogne est aujourd’hui au bord du gouffre. Placée en redressement judiciaire depuis mai 2025, elle pourrait être liquidée dès novembre. Une chute brutale qui soulève une question plus large : comment une PME patrimoniale enracinée dans son territoire a-t-elle pu devenir, en quelques années, une coquille vidée par la logique financière ?
En 2017, Marie et Cyril Jollivet reprennent l’entreprise à Pierre Dubarry, figure historique de l’agroalimentaire local. À l’époque, l’entreprise compte 75 salariés, produit trois millions de boîtes de foie gras et réalise 11 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les nouveaux propriétaires parlent alors d’une « belle endormie à réveiller ». Continuer la lecture de Ducs de Gascogne, une entreprise historique menacée… par Jean-Paul Legrand

Droits de douane : face à la guerre commerciale de Trump, l’Union européenne capitule

Donald Trump et Ursula von der Leyen ont dévoilé, dimanche 27 juillet, l’accord commercial négocié entre les États-Unis et l’Union européenne (UE). Avec des droits de douane de 15 % sur les produits européens importés, la Maison Blanche sort grand vainqueur de sa guerre économique, tandis que les Vingt-Sept doivent se contenter du moins pire.

Le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à l’issue de leur rencontre, à Turnberry, dans le sud-ouest de l’Écosse, le 27 juillet 2025.
© Brendan SMIALOWSKI / AFP

 

Malgré son poids dans un bras de fer qu’elle aurait pu assumer, l’Union européenne (UE) s’est pliée aux exigences des États-Unis. L’accord douanier révélé, grands sourires, par Donald Trump et Ursula von der Leyen tourne à l’avantage de la Maison Blanche, laissant Bruxelles accuser le coup d’un conflit commercial qu’elle a voulu éviter. Comme un symbole, le président républicain – malgré sa venue en Écosse – se trouvait à domicile, la rencontre s’étant déroulée dans son complexe de golf situé à Turnberry. Continuer la lecture de Droits de douane : face à la guerre commerciale de Trump, l’Union européenne capitule

Pétition intersyndicale : Monsieur Bayrou, écoutez la voix des salarié·es!

Publié le 23 juillet 2025

Le PCF salue la riposte intersyndicale au projet de budget 2026 par le lancement de la pétition « Budget : les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit » qu’il invite à signer largement.

JE SIGNE LA PÉTITION

Nous partageons le constat d’un budget d’« une brutalité sans précédent » contre les travailleurs et les travailleuses du pays et l’idée qu’« il existe des solutions qui intègrent les plus hauts revenus comme la contribution des entreprises ».

Le Premier ministre et le gouvernement doivent entendre ce message. Le pays a besoin d’un autre budget.

Le PCF se tient aux côtés des organisations syndicales pour contribuer, dans le respect de nos rôles respectifs, à une riposte populaire d’ampleur à ce projet de budget. Nous appuierons toute date de mobilisation décidée par les organisations syndicales.

A l’opposé de la politique du pouvoir, nous proposons d’augmenter les salaires et les pensions, baisser le prix de l’électricité, garantir tout de suite l’égalité professionnelle, l’emploi et la formation pour tous et pré-recruter des dizaines de milliers d’agents pour nos écoles, nos hôpitaux, nos trains, nos commissariats et nos tribunaux, développer l’industrie et l’agriculture pour répondre aux besoins, relever les défis énergétique, climatique et alimentaire, et agir pour la paix par la diplomatie et le respect du droit international, en Ukraine et à Gaza !

Face au braquage inédit de nos richesses, l’heure est à prendre le pouvoir sur l’argent et sur les choix des entreprises et du pays :

  • Nationaliser ou mettre en coopérative les grandes entreprises stratégiques, avec des pouvoirs d’intervention de l’Etat, des collectivités, des salariés et de leurs représentants qui doivent avoir un droit de veto et de contre-propositions
  • Créer un pôle public bancaire
  • Instaurer des critères et un contrôle sur les 211 milliards d’aides aux entreprises
  • Faire davantage contribuer le capital et les grandes fortunes
  • Engager un réel plan de lutte contre la fraude fiscale.

JE SIGNE LA PÉTITION

Paris, le 23 juillet 2025

Parti communiste français

« Nous décrétons l’état d’urgence culturelle » : l’appel pour de nouveaux états Généraux de la culture

Appel

À la suite d’une réunion publique tenue en mairie d’Avignon le samedi 19 juillet, un appel est rendu public pour défendre le monde de la création. Prochain rendez-vous dimanche 14 septembre à la Fête de l’Humanité, à 14 h 30, à l’Espace Jack Ralite.

Nous décrétons l’état d’urgence culturelle.

Ferments essentiels de la démocratie, les politiques publiques de la culture et l’audiovisuel public sont furieusement attaquées par les intégristes du libéralisme et les fanatiques du marché, avec une volonté d’accaparement. Elles le sont aussi par l’extrême droite qui cherche à installer son horizon populiste, nationaliste, autoritaire, masculiniste ou encore xénophobe. Continuer la lecture de « Nous décrétons l’état d’urgence culturelle » : l’appel pour de nouveaux états Généraux de la culture

Loi Duplomb : le point de vue de la commission écologie du PCF

Communiqué du groupe de travail « Pollution-Santé-Environnement » de la commission Ecologie du PCF.

Comme les syndicats agricoles Confédération paysanne et MODEF, la commission écologie du PCF dénonce le caractère mortifère pour l’agriculture, l’environnement et la santé publique, de la proposition de loi du sénateur LR Laurent Duplomb. Votée en juillet 2025 par le Parlement et visée par une pétition pour son abrogation ayant déjà recueillie 1 million de signatures, cette proposition de loi affiche le but populiste de « Lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » au prix de reculs environnementaux et sanitaires majeurs et d’une main mise sur les moyens de contrôle de l’État.

PETITION

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La pétition contre la loi Duplomb réunit près d’un million de signatures

Une étudiante, Éléonore Pattery, est à l’origine de cette pétition contre le texte controversé qui réautorise certains pesticides mortifères. Le seuil de 500 000 signatures a été dépassé. Dimanche 20 juillet, elle en affichait 960 000. Yaël Braun-Pivet s’est dit « favorable » à un débat mais affirme qu’il « ne pourra en aucun cas revenir sur la loi votée ».

Banquet paysan pour protester près du Sénat contre la loi Duplomb avant son examen par la commission mixte paritaire, le 30 juin 2025.
© Raphael Lafargue/ABACAPRESS.COM

 

Le 10 juillet dernier, une étudiante inconnue du grand public, Éléonore Pattery, 23 ans, déposait en ligne sa pétition « Non à la loi Duplomb ». Elle a atteint rapidement les 100 000 signatures, palier nécessaire pour être publiée sur le site de l’Assemblée. Suite à cela, la pétition est devenue virale, atteignant 200 000 signatures dans les trois jours suivant. Continuer la lecture de La pétition contre la loi Duplomb réunit près d’un million de signatures

Budget d’austérité : face à ce braquage inédit de nos richesses, j’appelle le pays à résister et à se mobiliser ! (Fabien Roussel)

Publié le 15 juillet 2025

Le Premier Ministre vient d’annoncer une cure d’austérité historique – inédite depuis des décennies – décidée avec Emmanuel Macron. Cette politique vise à financer les profits des actionnaires des grands groupes et à nourrir la guerre par la militarisation.

D’un côté, c’est tout le pays qui doit se serrer la ceinture. Année blanche qui frappera d’abord les plus modestes avec des hausses d’impôts, moins de services, et des baisses de pensions et de prestations sociales, suppression de 3000 agents publics et non remplacement d’un fonctionnaire sur trois qui affaibliront nos services publics, 5 milliards de coupes dans la santé dont le doublement de la franchise sur les remboursements de médicaments et le moindre soutien aux patients souffrant d’ALD, suppression de 2 jours fériés, 5,3 milliards de coupes dans les dépenses des collectivités… c’est un programme de combat contre le monde du travail presenté par le Premier Ministre.

De l’autre, pour les actionnaires, le Premier Ministre avoue ne pas compter !

En effet, face au scandale des 211 milliards d’euros d’aides publiques aux multinationales sans critère qui pourraient être réduites : François Bayrou « ne comptabilise pas ». Et 6,7 milliards d’euros supplémentaires pour les industriels de l’armement en 2026 si la LPM est renforcée. Combien de temps encore ce pouvoir va-t-il s’aligner sur les exigences de Trump qui impose la hausse des dépenses militaires et sur les dogmes néolibéraux de la Commission européenne ?

La guerre aux salarié·es et aux retraité·es plutôt qu’aux profiteurs, la guerre aux chômeurs plutôt qu’au chômage, la guerre tout court, voilà le seul horizon de leur système capitaliste en faillite. Loin de renforcer la souveraineté de la France, cette politique la soumet au diktat des financiers !

Lorsqu’on y ajoute les projets de réformes de l’assurance chômage et du marché du travail et le scandaleux projet d’aide sociale unifiée qui a pour seul objectif de diminuer les prestations, ce n’est plus un budget mais une contre-révolution que propose François Bayrou qui vise à détruire les piliers de notre modèle social : les droits des salarié·es, les services publics de l’État et de nos collectivités locales et la sécurité sociale. En outre, en annonçant de nouvelles ordonnances prétendument « de simplification », le Premier Ministre veut à nouveau contourner le Parlement.

Ce plan gouvernemental aura un effet désastreux pour la France. Il mène la nation droit à la récession, à l’effondrement industriel, au creusement des inégalités en tout domaine !

L’avenir de la France se joue maintenant, dans notre capacité à résister à cette fuite en avant austéritaire et militariste, à un sursaut collectif pour prendre le pouvoir sur les grands choix qui engagent le pays.

Face à ce budget d’austérité Bayrou – Macron qui est un braquage inédit de nos richesses, j’appelle le pays à résister et à se mobiliser : refusons la guerre de tous contre tous, l’économie de guerre, les reculs sociaux, écologiques et démocratiques !

Construisons ensemble un pacte pour l’avenir de la France qui favorise le travail, s’attaque à la vie chère, défend les services publics, l’industrie et garantit une énergie moins chère, décarbonée, pour le climat et notre pouvoir d’achat.

L’heure est à prendre le pouvoir sur l’argent et sur les choix des entreprises et du pays pour augmenter les salaires et les pensions, baisser le prix de l’électricité, garantir tout de suite l’égalité professionnelle, l’emploi et la formation pour tous et pré-recruter des dizaines de milliers d’agents pour nos écoles, nos hôpitaux, nos trains, nos commissariats et nos tribunaux, développer l’industrie et l’agriculture pour répondre aux besoins, relever les défis énergétique, climatique et alimentaire, et agir pour la paix par la diplomatie et le respect du droit international, en Ukraine et à Gaza !

Paris, le 15 juillet 2025

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF.


Lire aussi: Appel de Fabien Roussel : c’est juste mais comment on fait ?

Discours aux armées d’Emmanuel Macron : refusons la fuite en avant belliciste !

Publié le 14 juillet 2025

Le président de la République s’est voulu martial dans son discours aux armées en appelant à une mobilisation de la nation face aux « menaces ». En réalité, toutes ses propositions entérinent la soumission de la politique de défense de la France aux diktats de Trump formalisés lors du sommet de l’OTAN de La Haye, ainsi qu’aux intérêts des actionnaires des industries d’armement. La France doit au contraire porter une voix indépendante pour la paix et la sécurité collective. Elle doit agir immédiatement pour une paix juste et durable en Ukraine et à Gaza.

Le PCF appelle nos concitoyens et concitoyennes à refuser les logiques de guerre qui pourraient entraîner la France vers une confrontation globale meurtrière. La défense de la France ne saurait se confondre avec la subordination à la stratégie belliciste des États-Unis. Elle doit être au service de la nation et placée sous son contrôle de la nation. Emmanuel Macron fait l’inverse. Un « pilier européen de l’OTAN » est une farce, l’OTAN n’étant que le bras armé des Etats-Unis. Le programme SAFE de l’Union Européenne dépend des marchés financiers et finance l’industrie d’armement extra-européenne. Le rapprochement nucléaire entre la France et le Royaume-Uni compromet la souveraineté de la France dès lors que la force nucléaire britannique dépend des Etats-Unis.

Le PCF réaffirme que :

– La résolution des conflits dans le monde passe d’abord par la recherche de solutions diplomatiques. Face aux menaces qui peuvent la viser, la France se doit de privilégier, en toute indépendance de l’OTAN et des Etats-Unis, les initiatives politiques et diplomatiques. Au lieu de démanteler le corps diplomatique français comme le fait Emmanuel Macron, il doit être renforcé. La France doit rompre avec le deux poids, deux mesures dans l’application du droit international. Elle sortir de l’OTAN, en commençant par quitter le commandement intégré de l’alliance.

– Il est urgent de cesser le démantèlement des industries stratégiques qu’Emmanuel Macron et ses prédécesseurs ont massivement privatisées et vendues à la découpe. Le PCF appelle à la reconstruction d’une base industrielle et technologique de défense sous contrôle de la nation, en articulation avec les besoins civils et militaires.

– Les questions d’orientation de la politique budgétaire et de défense doivent revenir au Parlement. Le césarisme macronien, doublé d’attaques contre le travail parlementaire, accélère la dérive du pouvoir exécutif en dehors de tout contrôle par le Parlement et par la nation.

– Les besoins capacitaires et budgétaires alloués aux armées doivent être concentrés sur les besoins stricts de la défense nationale autour d’un outil modernisé placé sous contrôle de la nation. Ils ne peuvent pas être utilisés comme prétexte pour mener une politique renforcée d’austérité de démantèlement des droits sociaux, des services publics et de reculs écologiques.

Paris, le 14 juillet 2025

Parti communiste français