Ultrariches : comment les 378 contribuables les plus fortunés ne paient que 2 % d’impôts ?

Quels impôts les milliardaires paient-ils ? Très peu, à en croire une étude de l’Institut des politiques publiques. Le taux d’imposition, progressif jusqu’au 0,1 % des foyers fiscaux les plus riches, régresse ensuite… pour ne représenter qu’une toute petite part des revenus des ultrariches. 

© Valery Hache/AFP

© Valery Hache/AFP

Les ultrariches paient-ils autant d’impôts qu’ils le devraient ? La réponse est non, selon une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP), publiée le 6 juin.

Alors que les questions de justice fiscale reviennent régulièrement dans les débats, cette étude démontre que, au lieu de progresser, le taux d’imposition est dégressif à mesure que l’on monte dans l’échelle des plus hauts revenus.

Pour la première fois, les données de l’impôt sur les revenus sont combinées à celles de l’impôt sur les sociétés

Ces résultats sont le fruit d’un travail de recherche mené dans le cadre de l’évaluation de la réforme de la fiscalité du capital enclenchée en 2017. Pour la première fois, les données de l’impôt sur les revenus sont combinées à celles de l’impôt sur les sociétés, pour mesurer un « taux d’imposition global » (1) pour ces ménages. Continuer la lecture de Ultrariches : comment les 378 contribuables les plus fortunés ne paient que 2 % d’impôts ?

Réforme des retraites : entre 900 et 3000 manifestants ce matin à Montauban (Vidéo)

900 pour la police, 3 000 pour l’intersyndicale… La vérité se situe entre ces deux pôles. La 14e journée de mobilisation contre la réforme des retraites a montré que la contestation restait forte.

Sans atteindre les sommets de quelques manifestations mémorables, la 14e journée de lutte contre la réforme des retraites (si l’on compte le 1er mai), a rallié beaucoup de monde hier matin au départ de l’esplanade des Fontaines à Montauban. Malgré la promulgation précipitée de la loi et des décrets qui vont avec.

900 manifestants selon la police, 3 000 à en croire les représentants de l’intersyndicale, chacun a fait ses comptages avec un strabisme divergent de bon aloi. Mais les « meilleurs » étaient là selon la formule consacrée. Continuer la lecture de Réforme des retraites : entre 900 et 3000 manifestants ce matin à Montauban (Vidéo)

Enseignement privé : 8 milliards de fonds publics et pas de contrôles in Caf. Péda.

En campagne permanente pour les jours heureux…

« Nous sommes en campagne permanente toute l’année au parti communiste, sans relâche », a lancé d’emblée Ian Brossat lors de son discours à la fête de l’Humanité à Toulouse le weekend dernier. Des mots qui résument bien la stratégie du PCF depuis la campagne des « Jours Heureux » de Fabien Roussel aux élections présidentielles.

Et le désespoir est grand dans le pays. Comme ici dans notre département où plus d’un tiers de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté. Jadis synonyme de bien-vivre, le travail aujourd’hui permet souvent de survivre juste un peu mieux que ceux qui n’en ont pas. La vie est chère et les difficultés nombreuses. La startup nation promise par Macron s’est avérée un véritable cauchemar. Le parti communiste doit participer à rebâtir un horizon d’espoir pour le monde du travail. Il y a urgence !

Des pans entiers de populations du Tarn et Garonne sont en déshérence économique, sociale et politique. L’extrême-droite y trouve un terrain fertile pour propager ses idées et tenter de se faire le réceptacle de la colère. Plus que jamais la question du travail, accessible à tous et bien payé, doit être au centre du débat public. De même que l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minimas sociaux.

Cela passera par une prise de conscience du plus grand nombre. C’est tout le sens d’une campagne permanente pour de « Nouveaux Jours Heureux ». La bataille pour les retraites l’a clairement démontré, l’antagonisme qui règne dans ce pays dépasse les questions de partis politiques. C’est l’opposition frontale entre ceux qui ne vivent que de leur travail et ceux qui vivent du travail des autres. Cela porte un nom : la lutte des classes. Elle est permanente elle aussi, car comme le disait Ambroise Croizat « le patronat ne désarme jamais ».

J.S.

A propos de l’Affaire Salah Hamouri

Nadir Dendoune est journaliste. Son documentaire L’affaire Salah Hamouri sera projeté au cinéma Le Luxy d’Ivry sur Seine ce vendredi 2 juin à 20h.

L'avocat franco-palestinien Salah Hamouri à Paris, le 20 janvier 2023.

L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri à Paris, le 20 janvier 2023.
© Joël Saget/AFP

Depuis son expulsion en France par l’Etat d’Israël le 22 décembre 2022, l’avocat franco-palestinien, Salah Hamouri fait l’objet d’une campagne d’intimidation et de calomnie de la part d’associations communautaires défendant la politique coloniale israélienne, avec un objectif clair : le faire taire.  

Je suis naïf, enfin très con. J’étais persuadé que l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, expulsé à vie de sa terre natale, la Palestine, un déchirement pour quiconque, ses dix ans de placard en Israël, son épouse bannie elle aussi du territoire depuis 2016, avait déjà assez payé et que les soutiens inconditionnels de cet état colonial lui lâcheraient la grappe. Je m’étais trompé.

Depuis de son retour forcé en France en décembre dernier, ils tentent de le faire taire par tous les moyens, en tentant d’annuler ses conférences en amont, en faisant pression sur les politiciens des villes où il est attendu, prétextant un danger de trouble à l’ordre public, peu importe si entre 2012 et 2022,  Salah Hamouri a participé à plusieurs centaines de débats en France mais aussi à l’étranger, a été reçu aux Nations-Unies, au Sénat français, sans qu’aucun incident n’ait eu lieu.  Continuer la lecture de A propos de l’Affaire Salah Hamouri

Cannes. La Macronie ne décolère toujours pas contre Justine Triet

Lauréate de la Palme d’or à Cannes, la réalisatrice Justine Triet subit depuis samedi 27 mai les attaques des soutiens du président, dont elle a critiqué la politique.

La cinéaste Justine Triet a été primée pour son film «Anatomie d’une chute».

La cinéaste Justine Triet a été primée pour son film «Anatomie d’une chute».
Christophe Simon/AFP

Il n’a fallu qu’une petite minute dans son discours pour que Justine Triet change de statut. Une minute pour passer de réalisatrice récompensée de la Palme d’or par le plus grand festival de cinéma au monde à ennemie publique numéro 1. Une minute à l’issue de laquelle le Festival de Cannes a laissé place au festival du n’importe quoi politique.

À la tête d’un jury informel quasi exclusivement composé de responsables macronistes et de droite, la ministre de la Culture Rima Abdul Malak s’est dite, à propos de la lauréate, « estomaquée par son discours si injuste » dans lequel elle perçoit « un fond idéologique d’extrême gauche ». Continuer la lecture de Cannes. La Macronie ne décolère toujours pas contre Justine Triet

L’Écho des cocos: numéro 3 spécial « Jours Heureux »

Et bientôt sur les marchés….

Retrouvez le 3ème numéro de L’Echo des Cocos, le journal des communistes de l’ouest du Tarn et Garonne. Un numéro spécial en 4 page consacré au programme du parti communiste: les Jours Heureux !

L’édito de ce 3ème numéro:

Toutes les «  réformes  » du chef de l’État s’efforcent de défaire méthodiquement le programme du CNR. Et pourtant, le  » président des riches  » se verrait bien «  en même temps  » incarner le successeur des résistants. On mesure aujourd’hui le fossé immense qui sépare les hommes de la Libération, attelés dans la nuit la plus noire à relever la nation autour d’un même idéal de justice, et l’entreprise de démolition d’un président minoritaire dont le «  CNR  » de pacotille n’a trompé personne.

Tandis que le programme des «  jours heureux  » résonne toujours de façon incroyablement moderne aujourd’hui, Emmanuel Macron et son gouvernement s’évertuent à détruire ce qu’il en reste. Retraites, assurance-chômage, sécurité sociale solidaire, les attaques sont multiples pour établir le règne des grandes fortunes et des actionnaires. Pourtant, les ressources, plus abondantes en 2023 qu’en 1945 rendent les «  jours heureux  » à portée de main. Mais comme à l’époque, ils n’adviendront qu’avec le courage de femmes et d’hommes prêts à surmonter leurs désaccords pour ouvrir une perspective de progrès au peuple français.

 

80e anniversaire du CNR

Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat

On connaît les vers célèbres d’Aragon écrits à l’été 1942 et successivement publiés à Marseille puis à Genève, en 1943, avant d’être repris dans La Diane française. Ils figurent dans cette ode à l’unité nationale face à l’occupant nazi qu’est « La Rose et le Réséda », dédiée « à Gabriel Péri et d’Estienne d’Orves », auxquels s’ajoutèrent, les massacres succédant aux massacres, « Guy Môquet et Gilbert Dru ». « Celui qui croyait au ciel » côtoie ainsi « Celui qui n’y croyait pas » dans la lutte pour la libération nationale et le chant qu’Aragon en propose. Continuer la lecture de 80e anniversaire du CNR

PCF: Le 6 juin, montrer notre détermination + vidéo

Extraits du rapport de Véronique Mahé, responsable du secteur « Vie du Parti », à la réunion des secrétaires départementaux.

Lors de son passage au 20 h de TF1 lundi 15 mai, Emmanuel Macron a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie pour tourner la page de la crise des retraites. Découvrant qu’« on doit mieux gagner sa vie lorsqu’on travaille », il a appelé les entreprises à « animer le dialogue social » et promis de nouvelles réductions de la fiscalité pour les « classes moyennes ».

Comme l’on pouvait s’y attendre, Emmanuel Macron n’a pas reculé, mais il a réaffirmé la nécessité d’une telle loi ; il s’est même défendu d’être «méprisant».

Selon lui, « le pays avance ». Pour nous le décalage est toujours là, et ce ne sont pas les annonces de Bruno Le Maire sur le projet de loi « Industrie verte » (et le coup de pouce du milliardaire Elon Musk) qui vont permettre au Président de la République de récupérer la confiance des Français. Plus qu’impopulaire, Macron est minoritaire. Il méprise 9 actifs sur 10, tous les syndicats et l’Assemblée nationale. Continuer la lecture de PCF: Le 6 juin, montrer notre détermination + vidéo

« Ferme France », une loi pour irriguer l’agrobusiness

Pesticides réautorisés, retenues d’eau encouragées, enjeux sanitaires évacués… La proposition de loi « pour un choc de compétitivité en faveur de la ferme France », soumise au vote ce mardi au Sénat, affiche de nombreux reculs environnementaux.

Pour Générations futures, la proposition de loi «   va totalement à l’encontre de l’objectif de réduction des pesticides porté par l’Union européenne et la France depuis quinze ans    ». Jean-François Monier/AFP

Pour Générations futures, la proposition de loi « va totalement à l’encontre de l’objectif de réduction des pesticides porté par l’Union européenne et la France depuis quinze ans ». Jean-François Monier/AFP

C’est un véritable cheval de Troie de l’industrie agroalimentaire. Portée par les trois sénateurs Laurent Duplomb (LR), Pierre Louault (Modem) et Serge Mérillou (PS), la proposition de loi « pour un choc de compétitivité en faveur de la ferme France », qui doit être votée ­solennellement ce mardi 23 mai au Palais du Luxembourg, après l’examen en première lecture, est aussi régressive que néfaste pour l’agriculture et la santé des consommateurs.

Un texte sur mesure pour les lobbies phytosanitaires…

Premier exemple, des pesticides 2.0, épandus à coups de drones : l’article 8 de ce texte autorise, via des dérogations, l’usage « d’aéronefs télépilotés ou contrôlés par intelligence artificielle pour la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques ». Pourtant, l’épandage aérien est interdit depuis 2009 par une directive européenne du fait de risques élevés de dispersion dans l’air à proximité des habitations. Continuer la lecture de « Ferme France », une loi pour irriguer l’agrobusiness