Catégorie : Départementales et régionales 2028
« Même le régime de Vichy n’a pas osé le discuter »
Comment le gouvernement bafoue les principes républicains et propulse le RN en s’attaquant au droit du sol
Tandis que François Bayrou souhaite engager un débat public sur ce qu’est « être français », son ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, en a donné une vision basée sur la religion et la couleur de peau. Une rupture profonde avec les principes républicains.

© Elodie Gregoire / ABACA
Le pire est sans doute que cela ne choque plus. Qu’un ministre classe des êtres humains en fonction de leur apparence ou de leur culte ne suscite en 2025 aucun appel massif à la démission, à peine une indignation. C’est pourtant bien ce qu’a développé le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, jeudi sur LCI, pour justifier sa volonté de restreindre le droit du sol sur tout le territoire français : « Là (à Mayotte – NDLR), vous avez un exemple, sur un petit territoire, d’une société totalement déséquilibrée par les flux migratoires. Or, ce sont des musulmans, ils sont noirs… Voilà. C’est simplement qu’aucune société, quelle que soit la culture, ne peut supporter une proportion où il y a, comme disait le premier ministre, une submersion. » Continuer la lecture de « Même le régime de Vichy n’a pas osé le discuter »
DE QUOI LA DÉMOCRATIE EST-ELLE LE NOM : CENSURE OU PAS CENSURE ? par Jean Paul Legrand

Pour une analyse de classe afin de rompre avec l’illusion institutionnelle et la dépasser pour construire une vision cohérente de la lutte pour le socialisme, nous dit Jean paul Legrand. Il y a dans cette terrible période des gens entre qui s’est construit une confiance (c’est comme les allumettes ça ne sert qu’une fois) parce qu’ils sont simplement prêts à agir au-delà de leur nombril, de leurs médiocres intérêts. Ils tiennent bon au-delà de toute raison et là où ils sont font ce qu’ils peuvent. Ils sont isolés encore mais partout en France présents, ce sont les communistes. Merci Jean Paul, merci à tous ceux qui tiennent bon et refusent l’autodestruction. Comparez ce discours avec celui de ceux qui vous vantent l’oportunité boursière de la mise à sac de l’industrie française, de quel côté ave-vous envie de vous battre ? (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Jean-Paul LEGRAND à BLEITRACH Danielle,
DE QUOI LA DÉMOCRATIE EST-ELLE LE NOM : CENSURE OU PAS CENSURE ?
Pour une analyse de classe afin de rompre avec l’illusion institutionnelle et la dépasser pour construire une vision cohérente de la lutte pour le socialisme.
La question de la censure du gouvernement, bien que symboliquement importante, ne saurait constituer l’alpha et l’oméga du combat politique. Pour saisir les limites de ce débat parlementaire, il faut le replacer dans le cadre plus large de la « lutte des classes » et de la nature de l’État capitaliste. Continuer la lecture de DE QUOI LA DÉMOCRATIE EST-ELLE LE NOM : CENSURE OU PAS CENSURE ? par Jean Paul Legrand
L’ÉMOTION DE CENSURE, par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF + CR du conseil national PCF

En gros je résume : c’est la catastrophe imminente sans moyens de la conjurer, faut sauver les meubles face à l’inondation et les monter à l’étage supérieur au lieu de se disputer… Et pourquoi me reviennent ces insultes adressées au jeunes militants de l’UEC dans les facs, tous ceux qui aujourd’hui se sont ruées dans les allées des courtisans de tous les pouvoirs nous accusaient de ne plus être des révolutionnaires. Nous chantions « des gommes, des crayons nous sommes infatigables! » Nous défendions l’accès à l’université, au savoir des couches populaires… Pourquoi ai-je toujours en tant qu’intellectuelle individualiste, inapte à toute pratique collective, confiance en ce mode d’ancrage du PCF, à cette forme de désintéressement et à ce véritable respect de chacun ? Effectivement il y a les « mots simples » et les « doutes sérieux », la bienveillance et le choix de la vie, de soulager la peine… Maintenant cela ne saurait suffire, il faut se donner les moyens d’acquérir des « certitudes » pas contre la finance, le capitalisme, là il y a foule, de Hollande à Mélenchon, non la certitude c’est de se battre pour le socialisme à la française dans un bouleversement géopolitique comme il n’y en a pas eu depuis un siècle. Au fait le secrétaire du PCF serait-il devenu marxisto-lacanien dont l’inconscient fonctionne comme un langage de witz en witz? En passant par l’armée rouge libérant Auschwitz ?. (note de Danielle Bleitrach )

Avec des mots simples et des doutes sérieux, nos concitoyens s’inquiètent d’une énième séquence de 49.3 et de motions de censure.
L’émotion est grande. Les motions sont nombreuses. Alors que la situation de l’emploi, la grande braderie de notre tissu industriel, les questions de salaires et de pouvoir d’achat, l’avenir de nos écoles, de nos hôpitaux, de notre justice, de la culture devraient être au cœur du message politique. Continuer la lecture de L’ÉMOTION DE CENSURE, par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF + CR du conseil national PCF
Jean-Pierre Garel : pour une EPS inclusive In Caf. Péda.
L’EPS « assure l’inclusion, dans la classe, des élèves à besoins éducatifs particuliers ou en situation de handicap », si l’on en croit les programmes scolaires du cycle 4. C’est la seule discipline qui y est mentionnée pour un bénéfice n’allant pas de soi. Il passe notamment par des actions conjuguant une attention à construire du commun entre les élèves et à prendre en compte leurs singularités. Avant d’aborder le rapport entre ces deux aspects dans une perspective inclusive, quelques mots sur des références guidant la réflexion.
Agrégé d’EPS retraité, formateur pendant plus de 20 ans au CNEFEI (aujourd’hui INSEI), actuellement chercheur associé au laboratoire Cultures-Éducation-Société (université de Bordeaux), codirecteur, avec Didier Séguillon, de « Les élèves à besoins éducatifs particuliers et les autres en EPS : la construction d’un commun » (coédition INSEI/Revue EP&S, juillet 2024), Jean-Pierre Garel invite à concevoir l’inclusivité de l’EPS à partir d’un regard croisé sur le commun et le singulier. Continuer la lecture de Jean-Pierre Garel : pour une EPS inclusive In Caf. Péda.
La fantastique présidente mexicaine Claudia Sheinbaum s’adresse à Trump
La partie a commencé et elle ne s’arrêtera pas là… Il y a sans doute plus de forces du côté de l’Amérique latine que de toute l’Europe réunie… Le spectacle français avec les caprices sociaux-démocrates de Mélenchon au PS face à l’incroyable Macron disent ce que pour le moment on peut « désespérer » de la France… Qui n’a pas la moindre idée des enjeux planétaires, seul les caprices des petits chefs entre eux les passionnent… (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Alors vous avez voté pour construire un mur… Eh bien chers américains même si vous ne comprenez pas grand chose à la géographie vu que l’Amérique est votre pays pas un continent il est important que vous découvriez avant la pose de la première brique qu’au-delà de ce mur il y a 7 milliards de gens. Continuer la lecture de La fantastique présidente mexicaine Claudia Sheinbaum s’adresse à Trump
Handicap : pourquoi le PCF veut inscrire l’accessibilité dans la Constitution
Le Conseil national du PCF met régulièrement à jour son programme. Lors d’une réunion samedi 1er février à Paris, les mesures pour l’accessibilité et l’égalité réelle des personnes handicapées ont été adoptées.

© ANDBZ/ABACA
Le PCF peaufine son programme, conseil national après conseil national. Samedi 1er février, les dirigeants de la formation de gauche ont planché sur des propositions pour l’égalité réelle des personnes handicapées, qui seront publiées dans un livret et présentées lors d’une soirée, le 11 février prochain. Continuer la lecture de Handicap : pourquoi le PCF veut inscrire l’accessibilité dans la Constitution
Marché cassé, hausse des prix, désengagement de l’État… Les 5 raisons de la crise du logement
Jamais, depuis des années, le manque d’habitations disponibles n’a été aussi criant, repoussant davantage les plus précaires dans une position d’extrême fragilité. Une situation qui n’entraîne aucune remise en question du désinvestissement de l’État et de la foi dans les « vertus » du marché.

© Laurence Geai/MYOP
La question est presque absente du débat politique. Pourtant, le décalage entre l’offre et la demande de logements ne cesse de se creuser, plongeant un nombre croissant de personnes dans des situations de mal-logement, voire les privant de toit.
« On voit que la France s’enfonce dans la crise et les pouvoirs publics donnent l’impression de chercher des boucs émissaires plutôt que des solutions », résume Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le logement des défavorisés (FLD – ex-Fondation Abbé-Pierre). À l’occasion de la présentation du 30e rapport annuel de l’organisation, rendu public ce 4 septembre, il a appelé à « une large mobilisation transpartisane » sur ce thème. Continuer la lecture de Marché cassé, hausse des prix, désengagement de l’État… Les 5 raisons de la crise du logement
Un tiers des établissements (seulement!) ont tous leurs enseignants
Le SNPDEN- UNSA tire la sonnette d’alarme lors d’une conférence de presse du 31 janvier : seulement 10% des établissements ont tous leurs personnels nommés ou remplacés. Il manque au moins 1 enseignant dans 2/3 des établissements d’après une enquête flash du syndicat majoritaire des personnels de direction.
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Louis Boyard ne réussit pas son pari de remporter Villeneuve-Saint-Georges + réactions
Au second tour de l’élection municipale anticipée à Villeneuve-Saint-Georges, la liste de la candidate LR Kristell Niasme a remporté 49 % des voix, devant le sortant Philippe Gaudin (12 %) et la seule liste de gauche restée en lice, celle de l’insoumis Louis Boyard (38,8 % des voix). Plusieurs raisons expliquent cet échec.
Gaël De Santis
L’élection municipale à Villeneuve-Saint-Georges avait valeur de test national pour la France insoumise. C’est un échec. Le député de la circonscription Louis Boyard n’a pas réussi son pari de remporter cette ville val-de-marnaise de 36 000 habitants. Sa liste ne recueille que 38,8 % des voix, loin derrière celle de Kristell Niasme (Les Républicains) vainqueure avec 49 % des voix (contre 22,7 % au premier tour). La participation était de 39 %.
Le maire sortant de droite, Philippe Gaudin qui avait maintenu sa candidature au second tour ne fait que 12,3 %, un peu moins que son score de premier tour (15,5 %). C’est un salut nazi, qu’il avait fait dans un conseil qui est à l’origine de la démission d’une partie du conseil municipal qui a conduit à cette élection anticipée.
La France insoumise n’a pas mis toutes les chances de son côté pour reprendre la ville à la droite. Il y a deux semaines encore, Louis Boyard disait au reste de la gauche « ne rêvez pas » à la perspective d’une fusion des listes de gauche, car la sienne l’emporterait dès le premier tour. Dimanche 26, sa liste faisait 24,9 % des voix, celle de l’union de la gauche (PCF, PS, Verts, GRS) menée par le communiste Daniel Henry totalisait, elle, avec 176 voix de moins, 20,7 % des suffrages.
Mardi dernier, la FI avait repoussé la proposition de la liste d’union de la gauche d’une fusion sur la base de la proportionnelle. Un temps, Louis Boyard avait indiqué vouloir l’union, mais le PS a dit refuser une fusion si se maintenait sur la liste un candidat ayant rédigé des publications favorables au Hamas sur les réseaux sociaux.
La liste d’union de la gauche s’était retirée
Faute de fusion possible respectueuse des résultats du premier tour, la liste d’union de la gauche s’était, par esprit de responsabilité retirée, appelant à battre la droite en votant pour la liste FI. « Kristell Niasme est largement élue maire de Villeneuve-Saint-Georges. Les Villenevois.es sont les grands perdants de la division de la gauche, imposée d’en haut. Face à la droite, la gauche, les écologistes et les citoyens doivent agir avec et pour les Villeneuvois.es », a réagi après l’annonce des résultats Daniel Henry.
« L’élection de Kristell Niasme constitue une très mauvaise nouvelle pour les Villeneuvois·es. Première adjointe du maire sortant, la nouvelle maire est comptable et complice des mauvais coups portés aux habitant·es et aux services publics. Elle a participé à la crise de pouvoir, à gaspiller l’argent public et à dégrader l’image de notre ville », a prévenu dans un communiqué le collectif qui soutenait sa liste, Ensemble pour Villeneuve, qui annonce des « initiatives, dans les prochains jours pour rester sur le terrain ».
Une hausse de la participation qui bénéficie à la droite
La non-fusion de la gauche n’est pas seule en question. Kristell Niasme a bénéficié des reports de voix du candidat UDI Eric Colson au premier tour (13,6 %). L’électorat de droite s’est massivement mobilisé au second tour pour faire barrage à la gauche. Les deux candidats de droite font 820 voix de mieux que le camp conservateur au premier tour, tandis que celui de la gauche baisse de vingt voix. La hausse de la participation a avant tout bénéficié à la droite ; le nombre d’électeur est passé de 4291 électeurs dimanche dernier à 5 080 ce 2 février.
La liste de la FI « augmente le score de la gauche de plus de 10 points par rapport à l’élection municipale de 2020, se félicite Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise sur le réseau X. Malheureusement, la mobilisation conjointe des macronistes au Rassemblement national jusqu’au ministre de l’Intérieur lui-même ne lui permet pas de l’emporter ». Le dirigeant insoumis égratigne également ses alliés nationaux : « Les déclarations du PS, reprenant les campagnes de dénigrement des médias fascistes contre la liste de Louis Boyard, auront contribué au maintien au pouvoir de la droite la plus extrême ».
Des critiques partagées plus tard dans la soirée par le tête de liste. « Je sais que la France nous écoute ce soir. Je sais que les opprimés nous regardent et que, comme nous, eux aussi ils ont envie de mener la bataille des élections municipales en 2026. Oui nous avons fait mieux. Mais encore pas assez. Alors bien sûr, demain matin n’est pas à la fête. Mais nous allons continuer de lutter, lutter, lutter. Et nous donner le droit et l’espoir de recommencer. », a déclaré Louis Boyard
Ce scrutin partiel est l’un des derniers avant les élections municipales, dans les 36 000 communes de France, programmées l’an prochain, au cours duquel la FI souhaite conquérir plusieurs communes de l’ancienne banlieue rouge, en Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne. L’occasion de futurs déchirements pour la gauche.
De Denis Ömür Öztorun
Élections municipales partielles à Villeneuve-Saint-Georges
Mes premiers mots à chaud…
Non Monsieur Mélenchon !
Nos concitoyens ne sont pas des cobayes de laboratoires !
Les résultats des élections municipales de Villeneuve-Saint-Georges sont tombés.
Le résultat est sans appel. La droite malgré ses divisions et son incompétence a réussi à battre Boyard.
Mes pensées vont à ces 35000 habitants de Villeneuve qui vont subir encore 14 mois de gestion de droite ; une gestion qui va les abîmer. Mes pensées vont à tous ces militants et toutes ces militantes de gauche et écologistes qui vont devoir se battre contre la déception causée par cette défaite en plus de devoir construire un programme.
Ma colère va contre les insoumis. Ces insoumis et leur grand gourou qui a pris les Habitants de Villeneuve pour des cobayes de laboratoire en voulant tester leur propre force en évinçant le reste de la gauche et qui les ont condamnés à la droite pour encore 14 mois.
Ma colère va contre ces bompard, Boyard, etc… qui pensent que nous sommes des petits pions et qu’ils ont tous les droits sur nous. En fait ils ne sont que la réincarnation d’une bureaucratie nauséabonde qui se croit au-dessus des autres, une sorte de noblesse nouvelle génération.
Ma colère va contre ces pauvres jeunes gens qui les ont suivi en pensant que la reconnaissance sociale viendrait par l’écharpe en oubliant qu’avant l’écharpe, il y a la vie des gens…
Ma colère va contre ces politiciens comme melenchon qui participent du dégoût de la Politique qui gagne la Grande majorité de nos Concitoyens.
Mon espoir se repose sur ces dizaines de militantes et militants que j’ai Côtoyé à Villeneuve-saint-Georges. Communistes, socialistes, écologistes, non-encartés, qui sont décidés à rendre la Vie meilleure à leurs habitants. Ils peuvent compter sur notre solidarité et notre fraternité.
Nous avons 14 mois de bataille à mener. Chaque jour, nous allons convaincre.
