“On a fait le choix historique de réinvestir massivement dans l’Ecole de la République… L’humain c’est le cœur de ce budget exceptionnel”. Gabriel Attal a présenté le 27 septembre le budget 2024 de l’Education nationale. Le ministre se décerne les félicitations avec un budget en hausse de 6.5%, une amélioration de l’encadrement des élèves, de leurs résultats et un effort de rénovation du bâti. Pourtant l’ancien ministre du budget n’était pas capable de donner les plafonds d’emploi par degré d’enseignement pour 2024. Bercy lui les connait : en pleine crise du recrutement 2511 postes sont supprimés au budget 2024 pour ces deux niveaux dont 501 dans le privé. Finalement ce budget rappelle les précédents…
Un budget en hausse pour un Etat qui fait des économies
“Ce budget je l’ai travaillé d’un coté et de l’autre de la Seine. Ancien ministre du Budget, je suis aujourd’hui à la tête d’un ministère dont le budget est le premier de la nation“, explique Gabriel Attal le 27 septembre. Accompagné de Prisca Thévenot (Carole Grandjean est absente pour cause de covid), Il a tenu à présenter lui-même le budget de l’Education nationale car “tout budget est un acte politique“. Continuer la lecture de Education…. Budget 2024 : 2500 postes supprimés
La dynamique est nette.

Pour une jeunesse plus sportive, il faut investir fortement dans l’EPS, « en faire un axe prioritaire des politiques éducatives et reconnaitre cet enseignement sur l’ensemble du parcours scolaire des élèves ». « Pour l’heure, il manque un engagement politique à la hauteur des enjeux qui sont face à nous » selon Coralie Benech.
C’est décidé et écrit noir sur blanc puisque c’est paru par écrit dans la tribune que le nouveau ministre de l’Éducation nationale a écrit pour « Le Monde » de ce 15 septembre. Gabriel Attal n’a même pas attendu son baptême d’immersion de trois jours dans un lycée. Il sait et il décide par écrit sans autre forme de procès ou de processus, dans la presse.


Reçues par le Ministre mercredi 13 septembre dans le cadre d’une concertation sur l’attractivité du métier, les organisations syndicales ont au préalable tenu à rappeler collectivement les maux dont souffre l’École. Près de 3 000 postes non pourvus, manque de AESH, de CPE, de PsyEN, d’AED, de personnels de santé… dégradent les conditions de travail de toutes et tous ont-elles déclaré. « Monsieur le ministre, vous prenez vos fonctions dans un contexte très particulier pour l’Éducation nationale : pénurie de personnels alors même que les besoins de recrutements à court et moyen terme sont importants – 329 000 enseignants à recruter d’ici 2030 selon la DARES, fossé grandissant entre la réalité que les personnels vivent et les déclarations ministérielles, présidentielles, ce qui alimente une défiance grandissante envers la parole politique… L’Éducation nationale ne peut se gouverner sans ou contre les personnels et leurs représentants ». 