Lucie Castets : « Je proposerai un gouvernement resserré et une orientation claire » + Vidéo Roussel/Castets

Dans un entretien à l’Humanité, suite à sa rencontre avec Emmanuel Macron à l’Élysée , Lucie Castets défend la nécessité de faire des compromis du fait de la majorité relative. Mais sans céder sur les « priorités » insiste-t-elle. Elle répond également à la Macronie et la droite qui jouent le blocage en menaçant d’une motion de censure immédiate dans le cas d’un Gouvernement comportant des ministres issus de LFI.
Ce vendredi, la candidate du Nouveau Front populaire à Matignon s’adresse aux communistes depuis leur université d’été de Montpellier.

 

À l’issue de sa rencontre avec le chef de l’État vendredi matin, accompagnée des dirigeants du Nouveau front populaire, Lucie Castets relève une évolution dans la posture d’Emmanuel Macron. Pas encore au point que celui-ci ne la nomme à Matignon la semaine prochaine.

Mais, dans un entretien accordé à l’Humanité au sortir du rendez-vous avec le chef de l’État, la candidate de la gauche assure être prête : elle détaille les mesures qu’elle prendra sitôt nommée et ce que sera la pratique du pouvoir de son gouvernement.

Avec les chefs de parti et les présidents de groupes parlementaires, vous avez été reçue par le président de la République. Que lui avez-vous dit pour le décider de vous nommer à Matignon ?

Je ne cherche pas à convaincre le président de me nommer à Matignon. C’est la logique des institutions qui veut que le président de la République désigne une Première ministre issue des forces politiques arrivées en tête des élections législatives. Le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête, et ce sont les organisations politiques qui le composent qui m’ont désignée pour diriger le futur gouvernement. Continuer la lecture de Lucie Castets : « Je proposerai un gouvernement resserré et une orientation claire » + Vidéo Roussel/Castets

Université d’été : pour le PCF, une rentrée pleine de paradoxes

En recul électoral aux législatives, le Parti communiste conserve une influence forte sur la vie politique, laquelle se trouve agitée par le refus d’Emmanuel Macron de confirmer la victoire de la gauche. C’est dans ce contexte qu’il tient son université d’été à Montpellier du 23 au 25 août.

 

L’université d’été du PCF s’ouvre ce vendredi, à Montpellier (Hérault), dans un contexte politique historique pour la gauche mais difficile pour les communistes. Le programme à lire ici!

Une rentrée qui n’est pas sans contradictions pour leur parti. Quatre députés communistes ont été battus lors des dernières élections législatives, dont le secrétaire national Fabien Roussel.

Ce recul électoral a également fait suite au scrutin européen du 9 juin, au cours duquel la liste conduite par Léon Deffontaines n’a pas franchi la barre des 5 %, score qui permet d’obtenir des élus à Strasbourg. Mais, dans la séquence des législatives anticipées et des suites de la victoire du Nouveau Front populaire, le PCF a joué un rôle moteur.

Alors que la gauche négocie le nom d’un (ou d’une) futur(e) premier(e) ministre, les communistes portent alors le nom d’Huguette Bello le 12 juillet, en accord avec les Écologistes et les insoumis. Le refus des socialistes ferme cette possibilité. Le 18 juillet, le président du groupe GDR, le communiste André Chassaigne, est le candidat à la présidence de l’Assemblée nationale au nom de la coalition mais échoue de peu à renverser Yaël Braun-Pivet, soutenue par les voix de la droite.

Et ce vendredi 23 août, à l’issue de la rencontre entre le président de la République et la gauche, c’est à Montpellier que la candidate à Matignon, Lucie Castets, se rend pour un échange avec Fabien Roussel devant les militants. Le PCF, tout en connaissant un affaiblissement électoral, conserve donc une véritable influence sur la vie politique française. Continuer la lecture de Université d’été : pour le PCF, une rentrée pleine de paradoxes

Mort de Catherine Ribeiro, étoile filante de la chanson

La chanteuse Catherine Ribeiro est morte à l’âge de 82 ans. Inclassable, irréductible, incorruptible, elle a chanté la passion, l’amour, la révolte. Elle est restée libre, jusqu’à son dernier souffle.

 

Elle aurait pu suivre cette route toute balisée empruntée par nombre de ses pairs à l’aune des années soixante. Elle figure d’ailleurs dans la « fameuse » photo de Jean-Marie Périer, photographe officiel de la génération yéyé. Mais déjà, peut-être instinctivement sent-elle qu’elle n’est pas à sa place, on la devine, au dernier rang, entre Hugues Auffray et Eddy Mitchell.

À peine la reconnaît-on. Elle ne sourit pas. Catherine Ribeiro refusera de jouer la carte de la jolie jeune fille qui se tient sage. En elle, ça bouillonne, ça tâtonne. Elle cherche, se cherche et, très vite, va bifurquer, laisser les chansons de midinettes pour midinettes. Elle rentre dans aucun moule, elle déborde, belle et rebelle, sauvage jusqu’au bout des mots des poètes dont elle va s’emparer, en catimini, ceux de Bob Dylan ou de Leonard Cohen. « La beauté insoumise de Catherine et sa colère chevillée à l’âme incommodent le show-business », disait d’elle Léo Ferré. Il avait tout juste. Continuer la lecture de Mort de Catherine Ribeiro, étoile filante de la chanson

NFP : ce que contient la lettre de Lucie Castets aux Français

À la veille de sa rencontre avec Emmanuel Macron, Lucie Castets adresse aux Français une lettre cosignée avec les représentants du Nouveau Front populaire. La candidate à Matignon affirme que « l’inaction du président de la République est grave et délétère ».

 

Lucie Castets est prête, et elle le répète aux Français. Dans une lettre publiée ce jeudi 22 août, la candidate du Nouveau Front populaire à Matignon et les représentants de l’union de la gauche affirment une fois de plus leur capacité à gouverner. À la veille de leur rencontre avec le président de la République, ce message est adressé « aux électeurs qui se sont mobilisés massivement » autour du NFP, et à ceux « qui n’ont pas voté pour nous, comme à ceux qui n’ont pas voté du tout ».

Majorité absolue ou non, l’heure est à l’action. « Qui refusera l’augmentation du pouvoir d’achat ? – Les parlementaires rendront compte de leurs votes, et les citoyennes et citoyens en seront témoins », écrivent-ils. Lucie Castets, Fabien Roussel (PCF), Marine Tondelier (Les Écologistes), Manuel Bompard (FI) et Olivier Faure (PS) rappellent que leur coalition est arrivée en tête et qu’ils ont pour devoir de « former un gouvernement, chercher des accords au sein du Parlement et [de] se mettre au travail. » Continuer la lecture de NFP : ce que contient la lettre de Lucie Castets aux Français

Front Populaire: Les mesures annoncées par les partis de gauche ? + vidéo(s)

Lors de la première conférence de presse du mouvement, ce vendredi 14 juin à Paris, les représentants des forces de gauche ont présenté un programme de gouvernement articulé autour de 3 temps : les 15 premiers jours, les 100 premiers jours et les mois suivants. Voici les principales mesures annoncées.

Les forces de gauche se sont accordées « pour faire front populaire » autour d’un programme partagé et soutenir des candidatures uniques. L’alliance rassemble les Écologistes, La France insoumise, le Parti communiste français, le Parti socialiste, Génération·s, le NPA et la Gauche républicaine et socialiste tout en poussant à une mobilisation des associations, des forces syndicales et des acteurs de la société civile.

Les mesures qui seraient prises dans les tout premiers jours :

Décréter l’état d’urgence sociale

  • Bloquer les prix des biens de première nécessité dans l’alimentation, l’énergie et les carburants par décret, et renforcer le bouclier qualité-prix pour les outre-mer
  • Abroger immédiatement les décrets d’application de la réforme d’Emmanuel Macron passant l’âge de départ à la retraite à 64 ans, ainsi que les réformes de l’assurance-chômage
  • Augmenter le minimum contributif (pension de retraite pour une carrière complète) au niveau du SMIC et le minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté
  • Augmenter les salaires par le passage du SMIC à 1 600 € net, par la hausse de 10 % du point d’indice des fonctionnaires (intégralement compensée pour les collectivités territoriales), augmenter les indemnités des stagiaires, le salaire des apprentis et des alternants
  • Engager les négociations commerciales en garantissant un prix plancher et rémunérateur aux agriculteurs et en taxant les superprofits des agro-industriels et de la grande distribution
  • Revaloriser les APL de 10 %

Relever le défi climatique

  • Décréter un moratoire sur les grands projets d’infrastructures autoroutières
  • Adopter un moratoire sur les mégabassines
  • Mettre en place des règles précises de partage de l’eau sur l’ensemble des activités

Défendre le droit au logement

  • Relancer la construction du logement social en revenant sur les coupes de Macron pour les organismes HLM de 1,4 milliard d’euros annuels
  • Créer les places d’accueil d’hébergement d’urgence permettant un accueil inconditionnel et procéder dans les situations d’urgence à la réquisition des logements vides nécessaires pour loger les sans-abri

Réparer les services publics

  • Organiser une conférence de sauvetage de l’hôpital public afin d’éviter la saturation pendant l’été, proposer la revalorisation du travail de nuit et du week-end pour ses personnels
  • Redonner à l’école publique son objectif d’émancipation en abrogeant le « choc des savoirs » de Macron, et préserver la liberté pédagogique
  • Faire les premiers pas pour la gratuité intégrale à l’école : cantine scolaire, fournitures, transports, activités périscolaires
  • Augmenter le montant du Pass’Sport à 150 euros et étendre son utilisation au sport scolaire en vue de la rentrée

Apaiser

  • Relancer la création d’emplois aidés pour les associations, notamment sportives et d’éducation populaire
  • Déployer de premières équipes de police de proximité, interdire les LBD et les grenades mutilantes, et démanteler les BRAV-M

Retrouver la paix en Kanaky-Nouvelle Calédonie

  • Abandonner le processus de réforme constitutionnelle visant au dégel immédiat du corps électoral. C’est un geste fort d’apaisement qui permettra de retrouver le chemin du dialogue et de la recherche du consensus. À travers la mission de dialogue, renouer avec la promesse du « destin commun », dans l’esprit des accords de Matignon et de Nouméa et d’impartialité de l’État, en soutenant la recherche d’un projet d’accord global qui engage un véritable processus d’émancipation et de décolonisation.

Mettre à l’ordre du jour des changements en Europe

  • Refuser les contraintes austéritaires du pacte budgétaire
  • Proposer une réforme de la Politique agricole commune (PAC)

Les grandes orientations pour répondre à « l’urgence de la paix »

Plusieurs mesures sont proposées visant à répondre à cette urgence, autour de trois axes :

    • Promouvoir une diplomatie française au service de la paix
    • Agir pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza et pour une paix juste et durable
    • Défendre l’Ukraine et la paix sur le continent européen

Le programme du Nouveau Front Populaire s’articule autour de trois temps :

  • 15 premiers jours : la rupture. « Une seule priorité pour le gouvernement du Nouveau Front Populaire dès son installation : répondre aux urgences qui abîment la vie et la confiance du peuple français. Nous en finirons avec la brutalisation et la maltraitance des années Macron. Nous adopterons immédiatement 20 actes de rupture pour répondre à l’urgence sociale, au défi climatique, à la réparation des services publics, à un chemin d’apaisement en France et dans le monde. Pour que la vie change dès l’été 2024. »
  • 100 premiers jours : l’été des bifurcations. « Passés les 15 premiers jours, une session extraordinaire s’ouvrira à l’Assemblée nationale, où les groupes du Nouveau Front Populaire sont majoritaires, puis une seconde à la rentrée, après la fin des Jeux Olympiques et Paralympiques. Le Parlement tient une place beaucoup plus importante dans le type de gouvernement promu par le Nouveau Front Populaire. Les députés sont particulièrement associés et/ou à l’initiative de 5 paquets législatifs pour amorcer les grandes bifurcations dont le pays a besoin. D’abord, à la suite des mesures d’urgence par décret, la présentation d’une grande loi permet de rattraper et d’améliorer la situation sociale des Français grandement paupérisés par 7 ans de macronisme et 3 ans d’inflation. Deux grandes lois permettront d’entamer la reconstruction des deux services publics les plus cruciaux : santé et éducation. Une loi énergie climat permettra de jeter les bases de la planification écologique. Enfin, le premier projet de loi de finances rectificative sera présenté pour abolir les privilèges des milliardaires. »
  • Les mois suivants : les transformations. « Une fois ces grands chantiers lancés, tout reste à faire pour tout changer ! Ce sera la tâche du gouvernement et des députés du Nouveau Front Populaire, en lien constant avec la société mobilisée, notamment les syndicats, associations, collectifs. L’ambitieux programme législatif de transformation que le Nouveau Front Populaire se fixe pour les mois suivants est largement issu des propositions et revendications produites par cette société mobilisée. Sa cohérence globale c’est l’application pleine et entière du programme suivant : liberté, égalité, fraternité. Son cap c’est l’harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature. »

Dans le préambule de ce programme, les formations de gauche expliquent : « Le Nouveau Front Populaire rassemble des femmes et des hommes issus d’organisations politiques, syndicales, associatives et citoyennes qui s’unissent pour construire un programme de rupture avec la politique d’Emmanuel Macron, répondant aux urgences sociales, écologiques, démocratiques et pour la paix.

Nous combattons le projet raciste et de casse sociale de l’extrême droite et voulons l’empêcher d’arriver au pouvoir. Nous refusons les attaques contre nos libertés démocratiques et la répression vis-à-vis des forces sociales et associatives, particulièrement bafouées ces dernières années.

Nous luttons contre la multiplication des discours de haine et contre la prolifération des menaces et des violences qui abîment notre démocratie.

C’est pourquoi notre majorité et nos parlementaires s’engagent à porter ces principes éthiques tout au long de la mandature en refusant la diffusion de fausses informations, la calomnie, le cyberharcèlement, et les incitations à la haine, y compris sur internet.

En donnant une majorité de députés au Nouveau Front Populaire, les Françaises et les Français écriront une nouvelle page de l’histoire de France. »

Union féministe contre l’extrême droite : Osez le Féminisme ! réagit à la crise politique actuelle

Le 9 juin 2024, alors que le Rassemblement National arrive en tête des élections européennes, doublant le score de la majorité présidentielle, le Président Emmanuel Macron annonce la dissolution de l’Assemblée nationale et la tenue d’élections législatives le 30 juin. Face à ce bouleversement politique, Osez le Féminisme ! réagit fermement.

 

Renaissance, le parti de la majorité présidentielle, ne constitue pas un rempart contre l’extrême-droite, mais en est un rouage et un promoteur. La politique menée par Emmanuel Macron depuis 7 ans a contribué à la destruction socio-économique de la France et affaibli toute perspective de justice sociale et d’émancipation. Cette dégradation des conditions de vie, en particulier pour les plus défavorisé·es, et l’augmentation des inégalités nourrissent le ressentiment, créant un terreau fertile pour l’extrême-droite. En négligeant les préoccupations des plus précarisé·es, le gouvernement a exacerbé la colère. Les partis d’extrême-droite exploitent ce mécontentement en légitimant des politiques racistes et en désignant des boucs émissaires, menaçant ainsi la cohésion sociale et la stabilité démocratique.

Les forces de droite qui normalisent les discours d’extrême-droite en reprenant des argumentaires racistes, xénophobes, impérialistes, classistes, antiféministes et validistes, ne sont pas des remparts contre l’extrême-droite. Au contraire, elles sont des complices zélées de sa montée. En adoptant des politiques restrictives en matière d’immigration, des mesures sécuritaires excessives et un langage stigmatisant à l’égard des minorités, elles légitiment les discriminations et la haine envers les étranger·es, les immigré·es, les féministes, les lesbiennes, les écologistes, les pauvres, les chômeur·euses et les personnes en situation de handicap. Elles normalisent et renforcent des attitudes et pratiques qui divisent la société.

L’extrême-droite n’est pas féministe. En créant l’épouvantail de l’homme migrant ou étranger violeur, elle détourne l’attention des violences sexuelles qui touchent toute la société. Cette manipulation ignore que l’impunité des agresseurs et la culture du viol sont des problèmes systémiques. 90% des victimes connaissent leurs agresseurs, ils existent dans toutes les sphères de la société. En focalisant le discours sur les migrants, l’extrême droite renforce les stéréotypes racistes et occulte la réalité des violences masculines.

L’extrême droite n’est pas féministe. Elle veut ramener les femmes à leurs rôles traditionnels et prône le démantèlement des services publics, exacerbant les inégalités femmes-hommes. Partout où l’extrême droite est au pouvoir, l’accès des femmes à leurs droits reproductifs et sexuels recule.

Nous appelons à une gauche unie sur des fondements féministes et une lutte commune contre toutes les formes d’oppression. L’union des gauches doit être basée sur des principes clairs : féministes, anti-racistes, décoloniaux, anti-classistes, contre la xénophobie, l’islamophobie et l’antisémitisme. Cette union doit être fondée sur des stratégies solidaires et concrètes avec les personnes concernées, en incluant celles à risque de précarité et celles en situation de pauvreté. Les personnes dans la ruralité, les quartiers populaires, les jeunes, ne doivent plus être considérées comme des stocks électoraux, mais comme des interlocuteurs à part entière. C’est ainsi que nous pourrons construire une alternative de justice sociale et d’émancipation pour toutes et tous.

Nous, féministes, refusons que des responsables politiques prétendant incarner la gauche promeuvent des mesures marginales sans véritable programme de justice sociale. L’union des gauches doit mettre fin à l’idéologie de certaines gauches qui sacrifient les analyses structurelles au profit des choix individuels. Cette idéologie conduit à un refus de protéger les femmes contre des formes extrêmes de violence, telles que la prostitution, la pornographie et la GPA.

L’absence d’une politique anti-raciste solide et la complicité ponctuelle dans des législations oppressives montrent une gauche divisée et incohérente. L’union des gauches doit porter un projet féministe et anti-raciste, en prenant en compte les violences policières systémiques, la stigmatisation de certaines communautés, et la colère des quartiers populaires. 

L’Union des gauches doit mettre fin aux comportements sexistes parmi les dirigeants et garantir une véritable égalité des sexes au sein des mouvements progressistes. Les violences sexistes et sexuelles au sein des partis doivent être condamnées fermement. Le harcèlement contre les femmes politiques est une tactique visant à les exclure du débat public et à réduire leur influence, ce qui porte atteinte à la démocratie elle-même.

Les communistes appellent à la formation d’un nouveau Front Populaire (Communiqués local et national)

Les communistes appellent à la formation d’un nouveau Front Populaire

La République telle que nous la connaissons est aujourd’hui menacée. En passant la barre des 30% aux élections européennes le Rassemblement National a totalement anéanti le peu de crédibilité qu’il restait de la politique menée par Macron. Deux quinquennats de casse sociale d’une intensité inédite ont poussé une majorité de français, et particulièrement en Tarn et Garonne, à sanctionner le Président Emmanuel Macron. Au pied du mur, celui-ci s’apprête désormais à donner les clés du pouvoir à l’extrême-droite. L’heure est d’une extrême gravité !

Réunis ce dimanche soir, les communistes de la section de Castelsarrasin, Moissac et Pays de Serres, prennent leurs responsabilités et se battront jusqu’au bout pour empêcher l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir. Plus que jamais il est urgent de réussir à rassembler le plus largement possible toutes les forces politiques et sociales de notre territoire pour bâtir un large rassemblement des forces de gauche progressistes, un nouveau front populaire, sans hégémonie, dans le respect de la diversité citoyenne.

Les militants communistes désignent Julien Sueres chef de file du PCF pour la 2ème circonscription en vue des élections législatives du 30 juin prochain. Ils le chargent avec la direction du PCF d’engager, dans les plus brefs délais, des discussions avec l’ensemble des forces de gauche du territoire afin de construire une candidature unitaire capable de rassembler largement nos concitoyens.

Castelsarrasin le 9 juin 2024 à 23h30


Construisons un front populaire pour l’avenir de la République et de la France.

Le Parti communiste français échange aujourd’hui avec toutes les forces vives de la gauche et du mouvement social.

Fort de son histoire, il met toute son énergie pour construire le front populaire large, capable de porter un espoir à gauche et de battre l’extrême droite.

Forces politiques de gauche et écologistes, forces syndicales, associatives, rassemblons-nous autour d’un pacte pour la France avec les mesures indispensables capables de répondre aux urgences sociales, écologiques et de paix. Construisons des candidatures uniques à gauche dans chaque circonscription pour une alternative à Emmanuel Macron et au Rassemblement national.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, Le 10 juin 2024.


Je veux être utile, je réponds à cet appel et je souhaite rejoindre le PCF

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Européennes 2024 : en meeting à Marseille, « rien n’est joué » pour La liste « Gauche Unie » + Video du Meeting

Léon Deffontaines a tenu son dernier grand meeting de campagne à Marseille, ce dimanche 2 juin. L’occasion de mobiliser les troupes militantes pour la dernière ligne droite de sa campagne pour « le monde du travail ».

 

Marseille (Bouches-du-Rhône), envoyé spécial.

« Tant que le coup de sifflet final n’a pas retenti, rien n’est joué. » Il reste une semaine de campagne et, pour les communistes, pas question de baisser la garde. Sigrid Gérardin, en deuxième position sur la liste conduite par Léon Deffontaines, mobilise donc pour la dernière ligne droite. Fabien Roussel insiste à son tour : « Chaque voix va compter. » Dans la friche de la Belle de Mai, les communistes ont battu le rappel.

Au moins 2 000 personnes font la queue une demi-heure avant l’ouverture des portes, tandis que les bus venus des villes des Bouches-du-Rhône et des départements alentour déposent militants et sympathisants venus écouter Léon Deffontaines pour ce dernier grand meeting. Quelque part, c’est aussi un peu l’heure du bilan de cette campagne, même si rien n’est joué d’ici le 9 juin. Continuer la lecture de Européennes 2024 : en meeting à Marseille, « rien n’est joué » pour La liste « Gauche Unie » + Video du Meeting

Européennes 2024 : Extrême droite et patronat, les prémices d’une romance mortifère

Le Rassemblement national profite de la campagne des européennes pour lancer une grande opération séduction des chefs d’entreprise, en vue des échéances électorales de 2027. Des rapprochements sont en cours entre le parti d’extrême droite qui veut parachever sa normalisation et des élites économiques opportunistes.

Jordan Bardella affiche le même sourire crispé, pour tenir le même discours. Devant les chefs d’entreprise, il vante son « pragmatisme » et assure que « le décideur ne sait pas mieux que l’entrepreneur », le tout pour « rassurer » les patrons. La campagne des européennes du président du Rassemblement national a été rythmée par ces rencontres avec les mouvements patronaux, peu médiatisées mais fondamentales dans la stratégie d’accession au pouvoir en 2027 du parti d’extrême droite. Au Medef, à la Confédération des PME, devant l’Union des entreprises de proximité (U2P), France Invest, Jordan Bardella s’est lancé dans une grande opération séduction des patrons. Continuer la lecture de Européennes 2024 : Extrême droite et patronat, les prémices d’une romance mortifère

Réunion publique de la Gauche Unie à Montech

 

Tarn et garonne - Réunion publique de la Gauche Unie à MontechA la tribune, Sigrid Gérardin, Pierre Lacaze Cécile et Jérémy

 

Par Julien Sueres – PCF 82, le 24 Mai 2024

La fédération Tarn et Garonne du Parti Communiste Français a tenu une réunion publique de campagne, salle Delbosc à Montech, dans le cadre des élections européennes. Plus de 60 personnes sont venues échanger avec Sigrid Gérardin et Pierre Lacaze, respectivement numéro 2 et 11 sur la liste « Gauche Unie pour le monde du travail », menée par Léon Deffontaines et soutenue par Fabien Roussel.

Issue du monde de l’enseignement professionnel, Sigrid Gérardin a développé les thèmes autour des services publics, et notamment l’éducation. Continuer la lecture de Réunion publique de la Gauche Unie à Montech