211 milliards d’aides aux entreprises : Michelin restitue 4,3 millions d’euros à l’État

Le géant industriel français Michelin a reversé 4,3 millions d’euros à l’État, confirme un arrêté paru vendredi 26 décembre au Journal officiel. Interpellée fin septembre par le sénateur communiste et directeur de « l’Humanité » Fabien Gay, l’entreprise rembourse finalement « le gain correspondant à ces crédits d’impôt » débloqués à la suite de l’acquisition de huit machines-outils, au départ destinées à son site de La Roche-sur-Yon, depuis fermé.

Par ce remboursement, Michelin prouve, contrairement aux affirmations du gouvernement, que le conditionnement des aides publiques versées aux entreprises peut être une réalité. ©  Flemal JL/Belpress/ANDBZ/ABACA

 

Comme annoncé début octobre, le géant français de la fabrication de pneus Michelin a reversé 4,3 millions d’euros sous forme de « don » à l’État français. La décision été entérinée vendredi 26 décembre, par un arrêté paru au Journal officiel.

Cette somme « correspond à des crédits d’impôt perçus par Michelin au titre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), un dispositif en vigueur en France de 2013 à 2021 », a rappelé le fabricant auprès de l’Agence France-Presse (AFP).

Lire aussi: Michelin rembourse 4,3 millions d’euros : une victoire communiste pour la justice et la responsabilité

 

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« Tant que l’abattage total ne sera pas abandonné, on restera ! » : à Tarascon-sur-Ariège, une mobilisation au-delà des clivages contre la DNC

À Tarascon-sur-Ariège, la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale dépassent leurs différences pour s’opposer au protocole d’abattage systématique lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Déçus par les rencontres syndicales avec le premier ministre « sans avancées significatives », les paysans ariégeois ont décidé de maintenir le blocage de cet axe stratégique de la RN20.

À Tarascon-sur-Ariège, le 18 décembre 2025, les éleveurs et agriculteurs bloquent un rond-point sur la N20. © Vincent NGUYEN / Riva Press

 

À Tarascon-sur-Ariège, les paysans ne lèveront pas le camp d’aussi tôt. Reçus ce vendredi à Matignon par le premier ministre Sébastien Lecornu, les syndicats agricoles espéraient une inflexion du protocole sanitaire lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Ils en sont ressortis amers. Si le gouvernement ne renonce en aucun cas au protocole actuel qui prévoit le « dépeuplement » (abattage) des troupeaux dès qu’une bête est atteinte, il souhaite accélérer la vaccination. « Près de 50 % du cheptel ariégeois est vacciné contre la DNC. Dans l’Aude, nous dépassons les 70 %, tandis que 100 % du cheptel est protégé dans les Pyrénées-Orientales. Au total, près d’un bovin sur cinq est vacciné dans les dix départements » du Sud-Ouest concernés par les mesures contre la DNC, se félicitait samedi Sébastien Lecornu.

Dans un courrier adressé aux syndicats agricoles, le premier ministre a indiqué avoir « demandé aux préfets d’interrompre tout contrôle d’agents de l’État dans les exploitations » en attendant de rencontrer de nouveau les représentants des agriculteurs « dans les premiers jours du mois de janvier ». Continuer la lecture de « Tant que l’abattage total ne sera pas abandonné, on restera ! » : à Tarascon-sur-Ariège, une mobilisation au-delà des clivages contre la DNC

MERCOSUR : le grand bluff Par Patrick Le Hyaric

Sous la pression des mouvements paysans, le Conseil européen a été contraint de reporter au 12 janvier prochain la signature du traité commercial entre l’Union européenne et les pays de la zone MERCOSUR – Brésil, Uruguay, Paraguay, Argentine, auxquels s’ajoute la Bolivie.

Cette petite mise en scène cache, une nouvelle fois, le fond d’un texte dont l’unique objectif est de renforcer la spécialisation de l’Amérique latine dans une agriculture industrialisée et « chimisée », le pillage de ses minerais rares et l’ouverture de ses marchés aux industries européennes, en particulier allemandes. Continuer la lecture de MERCOSUR : le grand bluff Par Patrick Le Hyaric

C’est quoi le féminisme municipal ? (video)

👉 C’est quoi, concrètement, le féminisme municipal ? On a posé la question à plusieurs camarades engagées dans les communes : qu’est-ce que ça veut dire mener une politique féministe à l’échelle municipale ?

👉 Services publics, urbanisme, transports, santé, petite enfance

👉 Lutte contre les violences sexistes et sexuelles

👉 Sécurité dans l’espace public

👉 Place des femmes en politique et dans les exécutifs locaux

👉 Émancipation, égalité réelle et accès aux droits À travers leurs réponses, une conviction se dégage :

➡️ le féminisme municipal, c’est transformer la ville pour qu’elle soit pensée pour toutes et tous.

➡️ renforcer les services publics, c’est une politique féministe.

➡️ Et pour beaucoup, le féminisme municipal rejoint le combat du communisme municipal.

📣 Une vidéo pour nourrir le débat, outiller les militant·es et préparer les batailles municipales à venir.

✊ Féminisme, communisme, services publics : mêmes combats.

Avec : Elsa Siffert, Sigrid Gérardin, Saïda Safir, Charlotte Blandiot-Faride, Shirley Wirden, Gladys Grelaud, Amandine Liard et Barbara Gomes

00:00 – Services publics et féminisme municipal

00:31 – Femmes, travail et charge mentale

01:05 – Santé publique et égalité d’accès

01:35 – Une politique municipale pensée pour les femmes

01:58 – Lutte contre les violences sexistes et sexuelles

02:31 – Accompagner l’émancipation des femmes

02:57 – Urbanisme féministe et sécurité

03:16 – Sortir les femmes des compétences assignées

03:38 – Femmes, pouvoir et responsabilités locales

04:00 – Combattre le sexisme en politique

04:22 – Transmettre d’autres modèles d’engagement

04:40 – Légitimité des femmes dans l’espace public

05:05 – Prévenir et protéger face aux violences

05:16 – Féminiser l’espace public et la mémoire collective

06:12 – Donner réellement le pouvoir aux femmes en politique

Halte à la frénésie belliciste ! (Le Comité de la Paix du Bruaysis et du Béthunois)

Qui pour relayer cet appel ? A part ce courageux comité de la région de Béthune, on entend peu de voix qui osent réellement lutter contre la guerre, pour la paix, en tenant un discours clair et compréhensible. En effet, il ne sert à rien de faire des proclamations pour la paix, tant que les coupables ne sont pas clairement désignés. Comme le dit la devise du Mouvement de la Paix, « Pour arrêter les guerres, il faut en comprendre les causes ». Encore faudrait-il passer des paroles aux actes ! (note de Marianne Dunlop pour histoire et société)

En 1981 déjà, à l’approche de l’élection présidentielle, des dirigeants politiques de droite, à l’instar de Michel Poniatowski, ex-ministre de l’Intérieur, nous exprimaient la crainte d’un déferlement de « chars russes à Paris », qui ne sait bien évidemment au final jamais produit.

A l’heure de la guerre en Ukraine qui a bien débuté en 2014 avec le bombardement des populations civiles russophones du Donbass par le régime de Kiev né du coup d’État du Maïdan, le même narratif s’impose dans nos médias aux ordres.

Pourtant largement encerclée par des bases américaines et confrontée, depuis la chute de l’URSS, à l’extension de l’OTAN vers l’est, la Russie serait paradoxalement « devenue une menace pour la France et l’Europe », selon Emmanuel Macron qui ne prend guère soin d’étayer sa démonstration de la moindre preuve.

Fabien Mandon, chef d’État-major de l’armée française, invite quant à lui le pays à se tenir prêt « à sacrifier ses enfants ».

Des messages largement relayés sur le plan européen par Friedrich Merz, chancelier allemand, Ursula Van der Leyen, présidente de la commission européenne, ou encore Kaja Kallas, haute représentante de l’Union européenne (UE) pour les affaires étrangères.

A l’heure où des perspectives d’un règlement pacifique du conflit en Ukraine se font jour, nos va-t-en-guerre attisent les tensions… au prix de dizaines de vies sacrifiées sur les champs de bataille.

Ne soyons pas dupes, cette hystérie des dirigeants de l’UE, cette frénésie belliciste face à une menace russe fantasmée poursuivent plusieurs objectifs :

  • imposer à nos populations, au détriment de la consolidation de nos services publics, des sacrifices dans le cadre d’une « économie de guerre », d’une militarisation à outrance. Celle-ci s’est récemment traduite par le vote au Parlement d’une hausse de 6, 7 milliards dans le budget 2026 des crédits de la mission de Défense, dans la perspective de porter ce budget à hauteur de 5 % du PIB à l’horizon 2035. Une explosion des dépenses qui ne profitera qu’aux marchands de canon.
  • étouffer la dissidence et discréditer toutes voix contrariant le discours officiel. Des voix discordantes aussitôt suspectées de faiblesse, d’angélisme, voire de « complicité avec l’ennemi ».
  • maintenir la population dans un état d’alerte et de peur permanent.

Aux antipodes de ces postures bellicistes et irresponsables pouvant nous conduire à une IIIe Guerre mondiale potentiellement exterminatrice, notre comité invite la population à se mobiliser en faveur d’une désescalade sur le front ukraino-russe et à un règlement du conflit sous l’égide de l’ONU dans le respect du droit des peuples à l’autodétermination et à vivre en paix.

Bruay-La-Buissière, le 14 décembre 2025

Le Comité de la Paix du Bruaysis et du Béthunois

Dermatose, Mercosur… On achève bien les vaches Par Patrick Le Hyaric

 

Voir les vaches et les veaux euthanasiés, chargés comme de vulgaires déchets par des camions-grues, installés au coin de l’étable, est une indescriptible tragédie pour les familles paysannes et leur entourage.

Entendre, à l’aube, des animaux souffrant, appelant au secours, est un déchirement.

L’émotion, le respect dû aux êtres doués de sensibilité, n’auraient jamais dû quitter l’action publique. Cela permettrait de mieux mesurer à quel point ce qui se passe dans les campagnes, avec la propagation de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse, est un terrible drame. Cette maladie extrêmement dangereuse et contagieuse pour les animaux*, transmise par les piqûres de mouches appelées stomoxes, ne se soigne pas. Déjouant les frontières, elle est passée par le continent africain, où elle a décimé une grande partie du cheptel, puis remontée vers les Balkans, avant de toucher l’Asie puis d’apparaître en Sardaigne et en Lombardie au printemps 2025 avant de pénétrer en France par la Savoie. Continuer la lecture de Dermatose, Mercosur… On achève bien les vaches Par Patrick Le Hyaric

Gabriel Perez : « On comprend le sentiment de désespoir qui frappe de nombreux collègues »

« Les réformes du lycée ont favorisé la concurrence entre élèves, enseignants et établissements, avec pour conséquence principale, un effondrement des collectifs de travail » déclare Gabriel Perez. L’auteur de l’ouvrage On achève bien l’école, Empêcher les professeurs d’enseigner et les élèves d’apprendre (Grasset) analyse les réformes Blanquer et leurs effets : évaluations, indicateurs, Parcoursup, réforme du lycée, réforme du baccalauréat, perte d’espaces collectifs… Continuer la lecture de Gabriel Perez : « On comprend le sentiment de désespoir qui frappe de nombreux collègues »

Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC): les communistes refusent l’abattage total et promeuvent un grand service public vétérinaire (Communiqué)

 

Publié le 15 décembre 2025

Cinq mois après l’apparition du premier cas de DNC en Savoie, 110 foyers détectés dans 10 départements et plus de 3 000 bovins abattus, l’Etat ne peut rester sourd aux revendications des éleveurs. Si les mesures d’abattage total auraient pu se justifier au début de l’épidémie, elles s’avèrent aujourd’hui non seulement inefficaces mais aussi dangereuses socialement et économiquement pour de nombreuses exploitations familiales et pour les territoires dans lesquels elles s’inscrivent.

Cette politique sanitaire ne tient pas compte du travail de sélection génétique effectué depuis des décennies – voire des générations – par les éleveurs. Un troupeau n’est pas un moyen de production comme un autre. Difficilement substituable car non standardisé, il est issu de longues années de relations de travail entre éleveurs et animaux, d’où une forte attache émotionnelle. Continuer la lecture de Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC): les communistes refusent l’abattage total et promeuvent un grand service public vétérinaire (Communiqué)

La Cour des comptes alerte sur la santé des professeurs : + 43 % d’arrêts de travail en 5 ans

Les absences pour raison de santé représentent désormais la principale cause d’absence des enseignants. Selon les derniers chiffres, entre 2018-2019 et 2023-2024, les congés de maladie ordinaires ont augmenté de 41,3 % tandis que les temps partiels thérapeutiques ont bondi de 250 %. Ces absences posent un – vrai – problème de remplacement, car elles concernent souvent des périodes de trois mois renouvelables. « Bien que les raisons de santé soient la première cause d’absence, le ministère de l’Education nationale ne conduit pas une politique de prévention structurée », constate la Cour des comptes dans son rapport publié vendredi 12 décembre qui pointe un manque de suivi des risques psychosociaux et l’absence de mesures adaptées pour les enseignants les plus âgés. Cette situation est particulièrement critique dans les établissements REP et REP+, où les élèves socialement fragiles subissent directement les conséquences de ces absences. Continuer la lecture de La Cour des comptes alerte sur la santé des professeurs : + 43 % d’arrêts de travail en 5 ans

Reprendre la main sur le logement : défendre et amplifier la loi SRU

Par Eddie Jacquemart, président de la confédération nationale du logement (CNL).

 

Le 13 décembre, la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) fête ses 25 ans.

Peu d’actualité lui fera de la place. Pourtant, l’oublier serait une faute. Cette loi porte l’un des principes les plus essentiels de notre République sociale : chaque commune doit garantir à toutes et tous l’accès à un logement digne. La mixité sociale n’est pas une option. C’est une condition démocratique pour vivre dignement. Continuer la lecture de Reprendre la main sur le logement : défendre et amplifier la loi SRU