CONTACT #66 | Pourquoi être communiste en 2024 ? – Fabien Roussel (par Stéphan Bureau)

Ne manquez pas les prochaines vidéos. Abonnez-vous à @contactpodcast

Le Parti communiste n’a pas la même attraction auprès des électeurs français qu’à une certaine époque, mais il continue d’exister dans le paysage politique. Alors que la gauche s’occupe de plus en plus des combats sociétaux, les communistes ne renoncent pas au champ social.

En d’autres temps, nous aurions parlé de la lutte des classes !

Continuer la lecture de CONTACT #66 | Pourquoi être communiste en 2024 ? – Fabien Roussel (par Stéphan Bureau)

Crise agricole : un projet de loi d’orientation au service de l’agriculture intensive

Présenté en Conseil des ministres, ce mercredi 3 avril, le texte législatif censé éteindre la colère des producteurs ne parle que de « simplification », au détriment de l’environnement.

La colère paysanne aura-t-elle suffi à faire entendre raison au gouvernement ? En tout cas, ce mercredi 3 avril, l’exécutif aura à cœur de discuter, en Conseil des ministres, de la présentation de la loi « d’orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en agriculture », très attendue par le secteur.

Prévu à l’automne 2023 avant d’être présenté une première fois à la presse en décembre et remanié à la suite de la crise agricole, le texte doit réussir un numéro d’équilibriste : trouver les clés pour s’adapter au réchauffement climatique, préserver la biodiversité et donner des gages aux agriculteurs de renouvellement des futures générations alors que 100 000 exploitations ont mis la clé sous la porte en dix ans. Continuer la lecture de Crise agricole : un projet de loi d’orientation au service de l’agriculture intensive

Commémoration en Hommage aux résistants de la 8ème compagnie devant la stèle « Demeurs » + Livre sur les FTP

Allocution de M. Laurent Robène,

Monsieur le secrétaire général,

Madame Marie Castro, vice-présidente du Conseil Régional, représentant Madame Carole Delga, Présidente du Conseil Régional

Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux,

Monsieur le Président du Conseil Départemental, Mesdames et Messieurs les Conseillers Départementaux,

Messieurs les Maires, Mesdames et Messieurs les élus-es,

Messieurs les Présidents d’Association, M. Maximilien Reynès-Dupleix représentant le PCF,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Sont excusés-es Monsieur Pierre Bressoles, sous-préfet, Madame Aline Simon, directrice de l’ONaCVG, Messieurs Philippe Bon, président de la Société des membres de la Légion d’Honneur, Erick Lebrun, Président de l’Association des membres de l’Ordre National du Mérite, Henry Desseaux, Président de l’Union Départementale de la Médaille Militaire, et notre ami Robert Delbès, que la convalescence retient encore chez lui, mais croyez bien qu’il est avec nous par la pensée.

L’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance et le Souvenir Français tiennent à remercier Jean Benois, maire de Montagudet de nous recevoir sur le territoire de sa commune et Monsieur Jacques Barthélémy, propriétaire de l’hôtel Le Belvédère pour nous accueillir dans le parc de son établissement.

Nous avions inauguré ensemble la remise en état de ce monument l’année dernière au mois de juin. A partir de cette année, la cérémonie d’hommage se déroulera, comme par le passé, au mois de mars. Continuer la lecture de Commémoration en Hommage aux résistants de la 8ème compagnie devant la stèle « Demeurs » + Livre sur les FTP

Élections européennes : extrême droite, droite, gauche… qui vote quoi au Parlement européen ?

Les eurodéputés français votent très différemment selon qu’ils sont de gauche ou de droite au Parlement européen. À quelques mois des prochaines élections, prévues le 9 juin, l’analyse des scrutins clés permet aussi de dévoiler un double discours, dont le RN est spécialiste.

Début mars, la cheffe de file des macronistes pour les élections européennes, Valérie Hayer, a lancé que son concurrent de la liste socialiste, Raphaël Glucksmann, votait « à 90 % » comme les eurodéputés Renaissance. « Le chiffre exact, c’est 80 %. Je vote aussi à 86 % avec Marie Toussaint et les Verts, et même à 76 % avec Manon Aubry et la France insoumise », lui a répondu le fondateur de Place publique. Mais alors, les députés européens voteraient-ils en grande partie de la même façon, quelle que soit leur appartenance politique ?

D’un point de vue statistique, on pourrait en avoir l’impression. La diversité et la masse des sujets abordés à Strasbourg expliquent cette large part de votes en commun. Mais la quantité ne fait pas la qualité. Et c’est en examinant les grands dossiers, forcément les plus clivants, que des différences très nettes apparaissent entre les différentes familles politiques. Continuer la lecture de Élections européennes : extrême droite, droite, gauche… qui vote quoi au Parlement européen ?

Notre campagne européenne! Par Hélène Bidard + vidéo

 

Extraits de son intervention où il est question de la nouvelle étape de la campagne. Dans le prochain numéro nous reviendrons sur le rapport de Christian Picquet et la question du programme.

Nous sommes désormais à environ dix semaines du scrutin. Le pouvoir voudrait bien éloigner une partie de nos concitoyens des urnes et certaines forces entretiennent des fausses informations sur la nature de l’élection.

À l’heure d’engager une nouvelle étape de notre campagne, il faut avant tout faire la clarté sur les enjeux du scrutin.

Premièrement, réaffirmons-le, il n’y a pas de prétendu « vote utile » aux élections européennes. Le seul vote utile, c’est le vote pour ses idées. Il faut le dire et redire : c’est une élection à un tour et à la proportionnelle, en ce sens d’ailleurs, et paradoxalement, c’est une élection plus démocratique que d’autres ! Le sujet démocratique de ces élections, c’est ce seuil de 5 % qui n’existe pas dans d’autres pays. Mais pour le reste, c’est un scrutin proportionnel, de liste paritaire à un tour, c’est-à-dire le type de scrutin en réalité parmi les plus démocratiques. Continuer la lecture de Notre campagne européenne! Par Hélène Bidard + vidéo

Chômage : les sept mensonges du gouvernement pour s’attaquer encore et toujours aux droits des chômeurs

Au nom du plein-emploi, l’exécutif prépare les esprits à une cinquième réforme de l’assurance-chômage depuis 2017, sans lésiner sur les contre-vérités. Décryptage des grosses ficelles du gouvernement pour mieux stigmatiser les chômeurs.

Des allées du Forum de Davos aux plateaux de BFMTV, des travées de l’Assemblée nationale aux sorties sur le terrain, le pouvoir macroniste poursuit son offensive tous azimuts contre les demandeurs d’emploi. Pour préparer les esprits à une nouvelle réforme de l’assurance-chômage (la cinquième depuis 2017), les ministres et le chef de l’État déversent leurs éléments de langage, quitte à se voir accusés par les cinq principaux responsables syndicaux du pays de mener une « stigmatisation populiste des chômeurs », dans une tribune commune.

1. « On est à plus de 7 % de chômage, mais vous ne pouvez pas vous déplacer quelque part sans rencontrer un patron qui dit chercher à recruter. » Gabriel Attal, 27 février 2024

Cet argument ne repose sur aucune donnée chiffrée (en dehors du taux de chômage), mais induit l’idée selon laquelle les chômeurs, s’ils le voulaient vraiment, pourraient décrocher un emploi. Il s’agit d’un lointain écho à la fameuse sortie macronienne de 2018 (« Je traverse la rue et je vous trouve un travail »). Regardons les chiffres. Au 4e trimestre de 2023, la France comptait 331 700 emplois vacants, en baisse de 6 % (dernière estimation connue). Rapporté à l’ensemble des emplois en France, cela nous donne un taux de 2,07 %. Pas exactement un raz-de-marée. Continuer la lecture de Chômage : les sept mensonges du gouvernement pour s’attaquer encore et toujours aux droits des chômeurs

Les agents EDF refusent l’utilisation des centrales pour la guerre + communiqué

Courrier adressé ce jour à Mr Salha Directeur d’EDF R&D, et Mr Rémont PDG d’EDF

Par le syndicat CGT EDF R&D
EDF ne doit pas devenir une entreprise d’armement!
Mr Salha, Mr Rémont,
Le syndicat CGT de la R&D d’EDF a pris connaissance hier lundi 18 mars du communiqué de presse d’EDF suite à la visite du ministre de l’Armée à la centrale de Civaux.
Cette visite avait pour objet d’acter l’utilisation de nos réacteurs nucléaires pour fabriquer du tritium à visée militaire, pour les armes nucléaires.
Nous réaffirmons notre attachement syndical historique à la paix : nous sommes contre la guerre, fruit de politiques capitalistes effrénées, dont les peuples et les salariés sont les premières victimes.
Que ce soit en Ukraine ou à Gaza nous nous prononçons à nouveau pour le Cessez-le-feu et pour l’arrêt de la livraison d’armes. Nous soutenons les syndicats de dockers qui, de par le monde, refusent de charger les bateaux transportant de l’armement. Plus largement nous sommes pour l’adhésion de la France au traité d’interdiction des armes nucléaires.
Dans le contexte actuel de crise économique, sociale et environnementale, aggravée par les récentes annonces bellicistes de Mr Macron évoquant jusqu’à l’envoi de troupes en Ukraine, et à la veille des élections européennes, cette annonce à Civaux est très préoccupante.
Nous sommes des agents du service public, de la production d’électricité, et nous ne sommes pas là pour aider à fabriquer des bombes…
Nous, syndicat CGT d’EDF R&D, n’accepterons pas d’être amalgamés avec des va-t-en-guerre. Nous refusons qu’EDF contribue directement à la fabrication d’armes et signe cette convention militaire entre l’Etat, le CEA et EDF.
Par ailleurs, nous faisons le lien entre la brutalité de cette décision prise dans le plus grand secret, et la précipitation avec laquelle le gouvernement organise la fusion de l’IRSN et de l’ASN, engendrant la perte de compétences et de transparence sur la sûreté nucléaire, y compris sur les enjeux liés à l’armement nucléaire.
Non, EDF n’est pas une entreprise d’Etat et rien dans sa raison d’être ne justifie qu’elle devienne une entreprise d’armement.
Voté à l’unanimité du syndicat CGT EDF d’EDF R&D réuni ce jour en commission exécutive à Chatou
Lire aussi le communiqué de la FNME-CGT:

Portons une grande ambition pour la jeunesse et l’école ! + vidéo

 

La campagne pour les élections européennes est bien lancée. Les militants communistes de la section de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serres ont choisi de travailler par thématiques, en commençant l’éducation. Ainsi depuis trois semaines ils sont allés rencontrer les élèves à la sortie des lycées de Castelsarrasin, Valence d’Agent et Beaumont de Lomagne pour engager le débat avec la jeunesse.

« Les déclarations de la ministre de l’Éducation ont révélé le projet du gouvernement de mise en concurrence de l’école publique avec le privé et d’ouverture au marché de l’accès aux savoirs. Il nous semble important d’alerter les lycéens alors que beaucoup d’entre eux ont 18 ans cette année et vont pouvoir voter aux élections européennes », explique Maximilien Reynes Dupleix, secrétaire de la section locale du PCF et enseignant à la retraite.

« L’école publique doit être l’école de toute la jeunesse. Il faut pour cela lui en donner les moyens et revenir à 7,5% du PIB pour l’enseignement public. La question de la réunification de l’école dans un grand service public national est posée pour mettre un terme au séparatisme social et aux logiques de marchandisation de l’école », détaille pour sa part Julien Sueres, représentant des parents d’élèves au lycée Jean de Prades et membre du comité exécutif du PCF 82.

« Nous devons sortir l’Education nationale de la crise dans laquelle la politique du gouvernement l’enfonce ! Les enseignants ont perdu en 20 ans près de 25% de pouvoir d’achat », conclut Franck Cimpello, responsable du PCF à Valence d’Agen.

Avec leur tête de liste Léon Deffontaines, les communistes entendent donc bien utiliser les élections européennes pour faire émerger leurs propositions en matière d’éducation : décréter un moratoire sur les fermetures de classes, limiter les effectifs de 20 à 25 élèves par classe de la maternelle au lycée, revaloriser les métiers de l’éducation, titulariser les enseignants contractuels et les AESH ou encore pré́-recruter en urgence 20 000 étudiants sur des postes d’enseignants.

Le tract est à disposition ICI


Je souhaite participer à la campagne de Léon Deffontaines

← Retour

Merci pour votre réponse. ✨

Europe agricole : peut-on en finir avec les absurdités ?

Des accords de libre-échange permettant à des pays tiers de faire croître les exportations de viande de leurs gros élevages vers l’Europe font chuter les prix payés à nos paysans. Alors que la production européenne recule en volume, la Commission et le Parlement européen légifèrent pour limiter la taille des élevages hors sols de porcs et de volailles dans les pays membres de l’Union, ce qui favorise à nouveau les importations.

 

Selon certaines enquêtes d’opinion, environ 86% des consommateurs français souhaitent voir figurer sur les emballages l’origine des produits au moment de faire leurs courses en magasin. Ils sont aussi 59% à considérer que cela permet plus facilement de soutenir les producteurs locaux. Mais les informations lisibles sont encore trop rares dans ce domaine. Continuer la lecture de Europe agricole : peut-on en finir avec les absurdités ?

« Il est temps de relever la tête » : à Lille, Léon Deffontaines harangue la « France du travail » + Vidéo

En meeting dans le Nord, terre ouvrière et de luttes, la tête de liste communiste aux européennes, Léon Deffontaines, a tenu à se montrer comme seul représentant de la « France du travail » qu’il appelle à « reprendre la main ».

 

À 50 ans, Ismaël enchaîne les premières fois. Il y a près d’un an, à Arras, il découvrait les cortèges des manifestations. À l’époque contre la réforme des retraites. Ce vendredi, à Lille, c’est au tour des meetings. En l’occurrence, celui de Léon Deffontaines, tête de liste communiste pour les élections européennes du 9 juin prochain. « Ça m’intéressait de venir l’écouter en vrai, confie le chef opérateur en maintenance industrielle originaire de Meurchin. J’en peux plus de voir autour de moi la galère des jeunes en intérim, en CDD, à temps partiel, et des plus âgés comme moi qui s’épuisent au travail pour trop peu. Il faut parler travail ! ». Continuer la lecture de « Il est temps de relever la tête » : à Lille, Léon Deffontaines harangue la « France du travail » + Vidéo