Accès à la santé des immigrés: le rôle des centres de santé… Par Dr Eric May

 

La question de l’accès à la santé des immigrés, et plus précisément, celle de leur accès au système de soins et de protection sociale réapparaissent régulièrement dans le débat public en France. Elles sont portées idéologiquement de façon accusatrice par le camp des droites les plus extrêmes  mais aussi par les femmes et hommes politiques qui ont besoin d’occuper le terrain médiatique et qui pensent flatter – et séduire – une partie de l’électorat: la droite dénonce ainsi depuis longtemps son coût et l’appel d’air que constituerait le modèle social et sanitaire français trop généreux. Les débats fumeux s’appuient souvent sur des données fausses, mal expliquées et en fait ignorent tout simplement la réalité, le vécu des personnes immigrées et de leurs soignants.

Tout d’abord, rappelons que tout être humain a le droit d’être soigné quand il est malade. Du serment d’Hippocrate à la constitution de l’OMS[1], en passant par la déclaration de Genève de l’Association Médicale Mondiale en 1948, le droit de toutes et tous à accéder aux meilleurs soins est une obligation déontologique qui s’impose à tous les médecins et de ce fait à toutes les structures qui les emploient[2]. Ce point de vue éthique n’est pas négociable aujourd’hui. Ceci règle en grande partie la question de savoir si un immigré – particulièrement sans papier – a le droit à l’accès aux soins. Évidemment, les professionnels de santé le constatent chaque jour, le pouvoir politique utilise depuis toujours d’autres subterfuges pour contourner ces obligations qui lui sont faites et réduire, contrôler, limiter cet accès.  Ainsi l’Aide Médicale d’Etat (AME), dont l’obtention est un parcours du combattant pour beaucoup, n’ouvre pas droit à tous les soins.

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Dans le Sud-Ouest, des milliers de porcs, deux présidents, et un ancien camp de concentration … in REPORTERRE + Lettre de MER

Celia Izoard (Reporterre)

Dans le Tarn-et-Garonne, l’extension d’une porcherie industrielle là où furent internés des républicains espagnols à la fin des années 1930 rencontre une farouche résistance. D’une part, pour la préservation de ce lieu de mémoire ; de l’autre, contre l’élevage intensif, qui soulève ici un parallèle historique plus que morbide.

Lundi 15 mars, Emmanuel Macron se rendra à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, pour une rencontre au sommet avec Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol. Ce sera certainement pour les deux chefs d’État l’occasion de se recueillir sur la tombe de Manuel Azaña, président de la République espagnole de 1936, mort en exil à Montauban en 1940, un an après la défaite contre Franco.

Emmanuel Macron ne le sait peut-être pas, mais il s’apprête à mettre le pied dans une situation où il pourrait lui être difficile de célébrer tranquillement la mémoire de l’Espagne républicaine. Depuis quelque temps, sur les marchés du Tarn-et-Garonne, surgissent des personnes affublées de masques de cochon qui entonnent à pleine voix les célèbres chants de la Guerre d’Espagne : El ejército del Ebro! Rum balarum balarum bam bam! Cette vision loufoque reflète en miroir l’obscénité d’un projet qui voit le jour à trente kilomètres de Montauban : un élevage intensif de porcs sur un ancien camp d’internement de républicains espagnols.

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Appel des communistes: L’urgence d’un nouveau monde ! (PCF82)

Soyons Clairs !

Face à la pandémie qui nous menace au quotidien et nous angoisse tant, le capitalisme est incapable de répondre à l’intérêt général et aux besoins vitaux des populations. Il plonge de plus en plus l’humanité dans le chaos social et écologique.

Les politiques d’austérité successives fragilisent depuis trop d’années les services publics et leurs emplois. Ce sont eux pourtant avec leurs salariés qui sont au quotidien sur le pont.

La pauvreté, le chômage, la précarité, le désespoir des jeunes, étudiants et précaires, se répandent largement.

Or, dans le même temps et en pleine crise sanitaire, l’indice CAC des 40 principales valeurs privées s’envole de 26,37 %. En Europe, les milliardaires ont vu leur fortune bondir de 14 %, de 25 % aux Etats-Unis. Les actionnaires s’enrichissent alors que le chômage s’envole.

Ce capitalisme financier affaiblit et déstructure nos capacités industrielles et de recherche.

Preuve en est le scandale Sanofi. Cet ancien fleuron français de la santé et du médicament est incapable aujourd’hui de fournir un vaccin anti-covid. Il a bénéficié de beaucoup d’argent public via le Crédit impôts recherche. Pourtant le groupe a licencié la moitié de ses chercheurs en France et dans le monde. Il ne reste plus que trois laboratoires de recherche sur les onze que comptait l’entreprise. La direction Sanofi et le gouvernement refusent toujours que ses chaînes de production sous-traitent la fabrication de vaccins conçus ailleurs…

Soyons Convaincus !

Des alternatives existent mais il faut choisir : servir la rapacité des actionnaires où l’intérêt général ? De partout, montent les exigences de bien public, de mise en commun, de partage des richesses, de propriété collective, de coopération, de vivre ensemble, de solidarité…

Des valeurs sur lesquelles se fondent les véritables propositions transformatrices :

  • Versement d’argent public sous condition d’utilité sociale et environnementale, l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui ont bénéficié de ces versements,
  • Revalorisation des minimas sociaux et des bas salaires, des agents de la fonction publique,
  • Mise en œuvre d’un véritable impôt sur les fortunes,
  • Création de nouveaux services publics dans les domaines de la santé, du médicament, de l’eau…

C’est avec combativité que les élus communistes au plan régional ou local agissent pour la gratuité des transports collectifs, pour la création de centres publics de santé dans les territoires…

Soyons Combatifs !

Malgré les contraintes sanitaires et sociales difficiles qui pèsent sur la vie quotidienne, nombreux sont les salariés qui ne baissent pas les bras et luttent courageusement contre l’austérité infligée aux services publics, contre la casse des entreprises et des emplois, contre la mal-vie. C’est le cas des personnels EDF unanimement opposés avec tous leurs syndicats au projet Hercule de démantèlement de l’entreprise publique de l’énergie. C’est le cas aussi des enseignants, des personnels de santé, des étudiants, des salariés des entreprises de logistique…

Il n’y aura pas de changements ni de progrès durables sans des mobilisations multiformes et des débats sur les mesures urgentes à imposer qui doivent accompagner ces mobilisations.

Les communistes s’engagent à participer à toutes les initiatives à venir contre l’austérité, pour plus de solidarité, pour une meilleure répartition des richesses et pour l’accès de tous à une vie décente. Ils appellent les citoyens attachés aux valeurs de gauche à les rejoindre au-delà des échéances électorales dans les combats quotidiens.

Ensemble et unitaire, bâtissons ce nouveau monde !

 

Vous pourrez rencontrer les communistes :

Samedi 13 à Beaumont de Lomagne dés 10h30 sur le marché

Dimanche 14 à Moissac dés 10h30 sur le marché

Mardi 16 à Valence d’Agen dés 10h30 sur le marché

 


Ensemble et unitaire, bâtissons ce nouveau monde !

Je suis d’accord sur les propositions faites, je souhaite être contacté (e) et participer

Nom : ……………………………………

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Adresse : ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Tél : ……………………………………….

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J’ai des propositions, je les exprime :

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Contacts PCF Espace Métais 24, rue de la Révolution 82100 Castelsarrasin 06 .85.73.52.10 Pages dédiées sur FaceBook®

 

Féminisme. Ce 8 mars, « on était sûres qu’il y aurait du monde »

Lundi, une vague violette et déterminée a déferlé dans les rues de la capitale, à l’appel de 37 organisations féministes et syndicales. © Bertrand Guay/AFP

Lundi, une vague violette et déterminée a déferlé dans les rues de la capitale, à l’appel de 37 organisations féministes et syndicales. © Bertrand Guay/AFP

Des dizaines de milliers de manifestantes et manifestants ont défilé pour les droits des femmes à Paris. Un parcours marqué par différents arrêts pour rendre hommage aux premières de corvée et aux victimes de violences.

Derrière les barreaux, des visages se dégagent : le ministre Gérald Darmanin, les acteurs Gérard Depardieu et Richard Berry, le réalisateur Roman Polanski, le journaliste Patrick Poivre d’Arvor, l’élu Georges Tron, le juriste Olivier Duhamel… Tous accusés de viols par des témoignages récents, qui ont permis d’ouvrir des enquêtes, de faire changer la loi. Mais les portraits sont en papier, la prison est en carton, et autour de ce castelet improvisé devant le vrai Palais de justice, les Rosie entament une nouvelle version de l’hymne des femmes : « MeToo, la délivrance des femmes/Hashtag qui brise les tabous/On libère nos paroles, les femmes/“El violador eres tu”. » La foule reprend en boucle : « Violeur, à toi d’avoir peur. »

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Éducation. InserJeunes, la voie pro livrée à la concurrence (Dossier)

L’apprentissage pratique un tri social non avoué, mais bien réel, qui, au final, dope ses résultats en termes d’insertion. Christophe Morin/IP3

L’apprentissage pratique un tri social non avoué, mais bien réel, qui, au final, dope ses résultats en termes d’insertion. Christophe Morin/IP3

Au motif d’aider à l’orientation des jeunes élèves de troisième, le gouvernement a ouvert un site aux informations orientées, qui veut pousser les jeunes vers l’apprentissage au détriment du lycée professionnel.

Le site s’appelle InserJeunes (1). Il a été lancé le 9 février par les ministères de l’Éducation nationale et du Travail. Le but, selon la communication de la Rue de Grenelle : apporter « une aide aux élèves de troisième qui envisagent une orientation en voie professionnelle », et favoriser leur insertion sur le marché du travail. Rien que de très louable en apparence. Surtout quand on sait les difficultés des familles à s’y retrouver dans la jungle des offres de formation, en particulier depuis la fermeture des CIO (centres d’information et d’orientation) par ce même gouvernement.

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Dépêche du Midi : Mais en êtes-vous capable…

DDM du 7 mars 2021

le rédacteur de la dépêche ne se grandit pas : additionner les bassesses et jeter l’opprobre sur une personne de gauche est plus facile que combattre les effets délétères de la politique RN de M. Lopez.

Et ce d’autant plus que le billet de ce dimanche ne porte pas de signature et a valeur de « blague de comptoir ». Vivement que les cafés rouvrent, cela laissera à M. le fâcheux le temps de transposer ses indiscrétions en bons mots pour quidam aviné.

Au demeurant, il est évident que la dernière séquence qui a vu M. Le Rédacteur de la DDM épinglé par son propre syndicat pour son manque de déontologie dans la séquence « Barèges » a laissé des traces. Après avoir été mis à en difficultés par ses pairs (mais là pas d’indiscrétion) au cours au moins d’une réunion de rédaction, il ne doute pas une seconde que ses amalgames nauséabonds font le lit du RN dans nos contrées. Pour preuve, il y a quelques semaines, il fallut une intervention auprès du médiateur de la DDM pour que soient supprimés des commentaires diffamatoires à l’égard de M. Reynès-Dupleix qui ont depuis fait l’objet d’une plainte. M. Le Rédacteur a mis presque 2 jours avant de s’en excuser.

Ses diatribes répétées et son anti-communisme qui fleure bon les années passées, semblent être ses seules armes pour débattre. Son aveuglement est tel, qu’il va jusqu’à fragiliser le potentiel retour de son mentor sur la scène politique Tarn et Garonnaise, M. Baylet qui semble ne pas vouloir se lancer dans la bataille des départementales (nous l’apprenons ce dimanche soir mais cela est à vérifier !).

Tout à sa hargne, M. le Rédacteur en sait plus sur le fonctionnement du parti communiste que les militants qui le composent eux-mêmes. Il annonce des aspects minoritaires, se gausse de comparaisons inutiles pour finalement livrer la sentence : « il s’autolike » en parlant du responsable de gauche qui combat (et pas seul !) sur le terrain les effets de la politique du Rassemblement National et la désastreuse dérive libérale du gouvernement LREM.

Finalement, ses indiscrétions sont bien pratiques car elles ne permettent pas un droit de réponse et limitent le débat au niveau des poubelles si chères à M. Lopez. Encore un point qui les rassemble tous les deux. Au moins nous comprenons la modification des choix d’abonnements à la bibliothèque de la ville de Moissac ou la Dépêche trône désormais entre le Petit Journal et le Figaro puisque le Monde, entre autres, a été jugé inutile en ce lieu (peut-être trop à gauche ?).

Enfin, sachez M. le discoureur du dimanche, que le poids d’une action politique ne se mesure pas à l’aune d’une élection mais plutôt à l’émergence d’idées et d’outils de compréhension et d’actions mis à disposition de nos concitoyens-nes pour leur propre émancipation. L’école et la santé, sécurité au travail de ses acteurs, la santé avec la défense de l’hôpital et la création de Centres de Santé Publics, la défense de l’environnement avec le combat contre les décharges sauvages et les nuisances industrielles, l’action culturelle et le soutien aux travaux de mémoires et d’histoire… sont autant d’éléments qui pèsent sur la vie publique et qui confortent les actions collectives dans lesquelles le « Che Guevarra », comme vous dites, prend toutes ses responsabilités.

Merci de braquer le projecteur ainsi, il met en lumière vos choix contestables, contestés et vous pouvez continuer à ménager le RN/FN qui vous le rend si bien, cela ne vous grandit pas. A force de couplets plus ou moins bien tournés, vous finissez par croire à vos propres écrits, c’est bien ! Mettre votre plume au service de combats plus nobles, contre l’ignorance, le populisme et la haine, serait mieux ! Mais en êtes-vous capable…

Maximilien Reynès-Dupleix, Responsable départemental et Secrétaire de la section PCF Castel/ Moissac/Pays de Serres, Syndicaliste FSU, Libre Penseur

autre exemple de ce même jour:

Lire aussi:

« Dépêche du Midi »: Arrangements… Par Alain Raynal in Les nouvelles 82 N°605

Un billet indigne à «La Dépêche du Midi»: Pas en notre nom, ni en celui de la démocratie! (SNJ)


Pour accéder à une presse libre, lisez les nouvelles du Tarn et Garonne

Table ronde. Quels sont les combats féministes pour aujourd’hui ?

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Rappel des faits La lutte pour l’égalité des droits entre les hommes et les femmes constitue une composante essentielle de celle pour l’émancipation, qui concerne l’humanité entière et se mène sur tous les terrains. Avec Fatima-Ezzahra Cofondatrice de l’association les Effronté-es Benomar Martine Storti Journaliste et écrivaine (1) Hélène Bidard Adjointe PCF à la maire de Paris chargée de toutes les questions relatives à l’égalité femmes-hommes

Quel état des lieux dressez-vous de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes dans nos sociétés ?

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atima-Ezzahra Benomar Dans le monde du travail, dont on a l’impression qu’il est devenu un univers mixte, la moitié des femmes actives en France sont cantonnées dans seulement 12 des 85 catégories socioprofessionnelles répertoriées par l’Insee : femmes de ménage, femmes de chambre, caissières, vendeuses, infirmières, secrétaires, des métiers dont la pénibilité est souvent ignorée, les contrats précaires, les salaires bas, le temps partiel non choisi, et qui aboutissent à des pensions de retraite modiques. Sans compter que cette situation les expose aux violences, en témoigne le cas des femmes de chambre grévistes de l’hôtel Ibis Batignolles.

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Quelle(s) politique(s) culturelle(s) dans les municipalités Front/Rassemblement National ? Et à Moissac?

« NDLR de MAC: suite a l’annonce municipale RN de Moissac de la fin du « Festival des voix, des lieux et des mondes » qui disparait de fait avec le non renouvellement de la subvention à MCV (Moissac Culture Vibrations) et la reprise en main de toute la programmation culturelle, il est intéressant de se pencher sur le bilan culturel effectué en juin 2020 dans les 11 communes tenues depuis 2014 par le RN. L’article parut sur le site Culture G est a ce titre édifiant et laisse présager les mêmes dérives pour la commune de Moissac et ses habitants: la mise en place d’une culture dévoyée au service de la cause identitaire de la nouvelle majorité municipale. Ici pas de « fête du cochon » mais un recentrage sur des valeurs locales : le Chasselas et uniquement le Chasselas!

Et dire que certains contradicteurs vont encore applaudir la fin de la diversité culturelle qui fait la richesse des rencontres. Moissac se recroqueville sur elle même et perd petit à petit sa splendeur culturelle…. Quel appauvrissement et M. Lopez n’a même pas pour lui la palme de l’originalité! »

 

 

Hôtel de ville d’Hayange, dans le Grand-Est

 

Au dernières Municipales, le Front/Rassemblement National rafle la mise avec 11 mairies. Observés à la loupe pendant les six dernières années, ces maires ont cherchés à marquer la ville de leur empreinte non sans scandale. Souvent oubliées les politiques culturelles sont pourtant un excellent biais pour analyser les politiques publiques et leur politisation et instrumentalisation. Qu’en est-t-il à Hénin-Beaumont, Hayange, Mantes-la-Ville ?

En 2014, au lendemain du premier tour des élections municipales à Avignon qui place le candidat Front National (FN), Philippe Lottiaux, de quelques centièmes de points devant la candidate union de gauche (PS-EELV), Cécile Helle, en tête (29,63% contre 29,54%), Olivier Py, directeur du Festival d’Avignon déclare à France Info (24 mars 2014) “Je ne me vois pas travailler avec une mairie Front national. Cela me semble tout à fait inimaginable. Donc je pense qu’il faudrait partir. Il n’y aurait aucune autre solution”. Olivier Py complète sa pensée lors d’un entretien donné au Nouvel Observateur le 26 mai 2014 : “rester, travailler avec le Front national, c’est le cautionner. Je ne le ferai pas, je ne prendrai pas la responsabilité historique d’asseoir Marine Le Pen et Jean Vilar à une même table. Oui, j’ai du mépris pour les idées du FN. Front national, ce nom veut bien dire quelque chose, non ?”.

Avec cette déclaration, Olivier Py s’engage fortement. Il marque une rupture entre le monde culturel et le Front National, et questionne de fait la relation qu’entretient le Front National avec les politiques culturelles. Continuer la lecture de Quelle(s) politique(s) culturelle(s) dans les municipalités Front/Rassemblement National ? Et à Moissac?

5 rappels historiques pour nos diplomates qui aiment taper sur la Commune de Paris

Capture d'écran des échanges de Gérard Araud et Etienne de Poncins sur Twitter.

Capture d’écran des échanges de Gérard Araud et Etienne de Poncins sur Twitter.

Gérard Araud, ancien ambassadeur aux États-Unis, et Étienne de Poncins, qui représente la France en Ukraine, s’en prennent à la révolution de 1871 sur Twitter, au plus grand mépris de l’histoire. Cent-cinquante ans après, l’esprit versaillais est toujours là…

La Commune de Paris reste une période méconnue. Même les plus hauts diplomates en ont une vision, disons, erronée. Pour les 150 ans de cette révolution, voilà que l’ancien ambassadeur de la France aux États-Unis, Gérard Araud, la qualifie d’« insurrection armée contre une Assemblée qui vient juste d’être élue au suffrage universel, qui incendie par esprit de destruction les monuments de la ville, le tout sous l’œil de l’ennemi qui sable le champagne ».

Un tweet que notre ambassadeur en Ukraine, Étienne de Poncins, commente ainsi : « La Commune est aussi une préfiguration du totalitarisme communiste soviétique par la terreur et les massacres accomplis. Sur le plan politique, c’était une référence permanente de Lénine pour 1917. »

Seule la dernière phrase tombe juste. Pour le reste, il conviendrait de traiter cette période avec plus de rigueur et moins de mépris.

  • Un : la Commune s’est insurgée le 18 mars 1871 car Thiers tentait de s’emparer des 227 canons de la garde nationale.
  • Deux : l’Assemblée élue en février l’a été lors de législatives réclamées par l’Empire allemand, dont l’armée occupait plus de 40 départements français et retenait près de 400 000 prisonniers. Le Journal officiel ne publie d’ailleurs ni le nombre d’inscrits, ni celui de votants. Et les monarchistes remportent l’élection non pas car les citoyens adhèrent à leur régime, mais parce qu’ils apparaissent comme les garants de la paix (en échange de 5 milliards de francs-or, et de la session de l’Alsace-Moselle).
  • Trois : Paris se révolte, et la Commune adopte en 72 jours toute une série de mesures progressistes.
  • Quatre : Thiers la fait massacrer, après avoir demandé à Bismarck la libération de soldats uniquement dans ce but. L’ennemi peut sabler le champagne !
  • Cinq : les versaillais font bombarder la capitale et liquider plus de 17 000 personnes. Dans le chaos, des communards, sans l’aval de leur gouvernement, exécutent une centaine d’otages et brûlent des monuments. C’était une faute. Mais que dire des versaillais…

L’Humanité vous propose
un hors-série exceptionnel pour célébrer
les 150 ans de la Commune de Paris.

Revivez ces 72 jours de révolution, l’histoire de leurs acteurs
et la richesse des débats qui leur succédèrent.

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The Voice : Luc Laversanne, la voix des partisans

De sa voix grave et profonde, Luc Laversanne a interprété l'hymne de la Résistance devant 5,4 millions de téléspectateurs. © Lionel Guericolas/ITV/B233

De sa voix grave et profonde, Luc Laversanne a interprété l’hymne de la Résistance devant 5,4 millions de téléspectateurs. © Lionel Guericolas/ITV/B233

Samedi soir, sur le plateau de l’émission de TF1, le tromboniste de 30 ans a entonné le Chant des partisans. Et appelé humblement à plus d’amour et de solidarité.

Il est si rare d’entendre l’Histoire – la grande – résonner sur TF1 un samedi soir. Mais ce sont bien les mots écrits par Joseph Kessel et Maurice Druon qui ont touché les 5,4 millions de téléspectateurs du télé-crochet The Voice : «  Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines/Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne. » Ici magnifiquement interprétés par Luc Laversanne, ces deux vers du Chant des partisans, l’hymne de la Résistance, auront suffi pour que Marc Lavoine, fils de communistes, se retourne :  « Grâce à ces chansons, on comprend d’où l’on vient et où on doit aller », a salué le coach, visiblement ému, autant par « l’engagement » du jeune homme de 30 ans que par sa voix grave et profonde.

Icon VideoVoir la vidéo de sa prestation.

« Il me semble important de rappeler aux jeunes générations qu’on a un passé et qu’il faut s’y intéresser », a expliqué Luc Laversanne à 20 Minutes, pour justifier cet audacieux choix de chanson dont « les paroles correspondent à ce que l’on vit en ce moment ». Et son vécu personnel et difficile permet d’éclairer l’intensité de sa prestation : « J’ai vécu une enfance normale, mais à l’âge de 19 ans, j’ai eu beaucoup de mal à vivre mon homosexualité dans ma famille », s’est-il livré. Se sont ensuivi six années à vivre dans la rue à « survivre comme (il) pouvait ». Alors, sous les projecteurs de The Voice, il est humblement venu dire que « cette période est compliquée », donc « aidez-vous les uns et les autres et surtout aimez-vous ».