Retraites. Le simulateur qui vous montre vraiment ce que la réforme changerait pour vous

Le 10 janvier, la Première Ministre a levé le voile sur la reforme des retraites que le gouvernement veut mettre en œuvre avant l’été.

L’âge légal de départ sera repoussé progressivement pour atteindre 64 ans en 2030, contre 62 ans aujourd’hui. Pour une retraite à taux plein, il faudra avoir cotisé 43 ans dès 2027 au lieu de 2035 comme le prévoyait la réforme Touraine votée en 2014. La réforme des retraites prévoit donc d’accélérer l’allongement de durée de cotisations.

Icon Add Notre décryptage des annonces.

Pour savoir ce que cela change pour vous, nous vous proposons de retrouver ici le simulateur de retraite mis au point par le collectif Nos Retraites.

©Nos retraites

©Nos retraites

Beaucoup plus parlant que le simulateur du gouvernement : découvrez concrètement les effets de la réforme annoncée le 10 janvier sur votre future retraite.

Rentrez dans le simulateur (sur mobile, scrollez vers le bas dans le module ci-dessous) les informations vous concernant : année de naissance, âge de début de carrière, nombre d’enfants… Continuer la lecture de Retraites. Le simulateur qui vous montre vraiment ce que la réforme changerait pour vous

Niche RN à l’Assemblée : fond réac et petits pièges 

À l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, jeudi, le groupe d’extrême-droite met sept textes sur la table, dont la présomption de légitime défense et l’uniforme à l’école, et reprend aussi à son compte des propositions revendiquées par la gauche.

L'un des objectifs poursuivi par le groupe RN avec sa niche parlementaire: reprendre à son compte des propositions revendiquées par la gauche pour la mettre dans l'embarras.

L’un des objectifs poursuivi par le groupe RN avec sa niche parlementaire: reprendre à son compte des propositions revendiquées par la gauche pour la mettre dans l’embarras. JULIEN DE ROSA / AF

Un fond réactionnaire et des manœuvres stratégiques. Voilà, en résumé, l’esprit des sept propositions inscrites dans la niche parlementaire du Rassemblement national (RN), qui aura lieu le 12 janvier.

D’abord, il y a quelques idées phares du programme de Marine Le Pen, comme la présomption de légitime défense, proposition partagée avec Eric Zemmour lors de la dernière présidentielle. Avec une telle loi, un policier, un gendarme ou un militaire ne serait plus pénalement responsable si « pour se défendre ou défendre autrui contre une atteinte injustifiée, il s’est trouvé dans l’obligation d’utiliser son arme », y compris si cet usage donne la mort. Un texte qui piétine l’Etat de droit, notamment en retirant la notion de « proportionnalité », qui exige que la réponse à une attaque soit égale à sa gravité. Continuer la lecture de Niche RN à l’Assemblée : fond réac et petits pièges 

A toutes celles et à tous ceux que le classement de la basilique du Sacré –Cœur de Montmartre en « monument historique » révolte et qui veulent agir

 

DECLARATION

Selon le site fémina-fr : « Une décision du ministère de la Culture qui intervient sans surprise après l’autorisation de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture jeudi 8 décembre, ainsi que l’avis favorable de la Ville de Paris (2011)… La basilique du Sacré-Cœur est en effet depuis toujours au cœur d’un conflit mémoriel pour son lien avec la Commune de Paris. Le monument a été édifié à partir de 1877 sur la butte de Montmartre, lieu qui a également été le théâtre de la répression sanglante qui a mis fin à la Commune quelques années plus tôt. À gauche, beaucoup y voient le symbole de l’« ordre moral » répressif de l’époque. »

Toutes les contorsions grotesques de la Mairie de Paris, alliée au pouvoir macroniste en cette circonstance n’y changeront rien : cet acte éminemment politique est le deuxième assassinat de la Commune de Paris. Continuer la lecture de A toutes celles et à tous ceux que le classement de la basilique du Sacré –Cœur de Montmartre en « monument historique » révolte et qui veulent agir

NON A LA FERMETURE DE L’ECOLE MARCEL PAGNOL DE MONTAUBAN (Pétition)

PETITION: PAS TOUCHE A NOTRE ECOLE – NON A LA FERMETURE DE L’ECOLE MARCEL PAGNOL DE MONTAUBAN

L’inspection académique, avec l’accord de la municipalité, prévoit la fermeture de l’école Marcel Pagnol. Cela entraînera une augmentation des effectifs dans les écoles environnantes et une dégradation des conditions d’apprentissage pour tous nos enfants.

L’ensemble des parents d’élèves, enseignants et leurs atsem, habitants du quartier, se mobilisent afin que le projet de fermeture n’aboutisse pas.

NOUS REFUSONS LA FERMETURE DE NOTRE ECOLE

Merci pour votre mobilisation.

NOS ENFANTS COMPTENT SUR VOUS

 

PETITION: PAS TOUCHE A NOTRE ÉCOLE

Les Déferlantes : Indochine et Louise Attaque menacent d’annuler leur venue

Pour des raisons logistiques, le festival de musique les Déferlantes devrait se tenir à Perpignan plutôt qu’à Céret (Pyrénées-Orientales). Les deux groupes pourraient annuler leur venue dans la commune dirigée par l’élu RN Louis Aliot.

Le groupe de rock Indochine lors d’un concert à Paris, le 8 mars 2022. © Julien De Rosa

Le groupe de rock Indochine lors d’un concert à Paris, le 8 mars 2022. © Julien De Rosa

La normalisation de l’extrême droite n’a pas encore contaminé le rock français. Comme Indochine, ce week-end, le groupe Louise Attaque a annoncé mardi qu’il ne se rendrait pas au festival Les Déferlantes si celui-ci avait bien lieu à Perpignan, ville administrée par le RN Louis Aliot.

Le festival, qui met notamment à l’affiche les deux groupes les 8 et 9 juillet prochains, se tient traditionnellement à Céret, à 30 kilomètres de Perpignan.

Mais l’événement a pris de l’ampleur et, l’an passé, alors que 100 000 festivaliers ont participé à l’événement, le public s’est plaint des difficultés de déplacements pour gagner et quitter la petite ville. Continuer la lecture de Les Déferlantes : Indochine et Louise Attaque menacent d’annuler leur venue

CARTE. LGV Toulouse-Bordeaux : allez-vous devoir payer cette nouvelle taxe pendant 40 ans ? In DDM

NDLR de MAC: pour certains habitants, cela va  confiner à la double peine à minima, soit une taxe de plus et les nuisances du chantier comme des traversées quotidiennes…
Un TGV en gare de Toulouse-Matabiau.
Un TGV en gare de Toulouse-Matabiau. Photo DDM archives, Frédéric Charmeux

 

Les habitants de 2340 communes d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine devront payer une nouvelle taxe dès cette année 2023 pour financer la future ligne ferroviaire à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.

Les contribuables d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine vont devoir mettre la main à la poche pour financer une partie de la future ligne ferroviaire à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.

Le programme chiffré à 13,5 milliards d’euros sera financé à 40 % par l’Etat, 40 % par vingt-six collectivités locales d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine et 20 % par l’Union européenne, selon le plan de financement publié le 15 février 2022 par l’Etat.

Cet impôt nouveau, appelé « taxe spéciale d’équipement » financera la société du grand projet Sud-Ouest (GPSO) et rapportera 29,5 millions d’euros par an maximum. Le montant exact de la nouvelle taxe n’est pas connu : il est estimé entre 4 et 8 € par foyer ou par entreprise chaque année. Ces nouvelles taxes s’appliqueront pendant quarante ans. Les foyers et entreprises qui devront payer cette nouvelle taxe sont déjà assujettis :

Culture: le déni RN de Moissac

NDLR de MAC: nous publions avec plaisir la réaction de Chantal Fraisse, co-auteure d’un ouvrage de référence sur Le Cloitre et le Portail de l’abbatiale de Moissac à paraitre le 6 janvier et qui est ostracisée par la mairie RN de Moissac. C’est vrai que lorsque l’on parle culture, le RN parle traditionalisme!

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Ce que je vais vous narrer n’est pas un conte de Noël ni une… blague !

Depuis plusieurs années la boutique du cloître ne pouvait plus proposer aux visiteurs d’ouvrage de référence décrivant et expliquant tous les chapiteaux du cloître et toutes les sculptures du portail de l’église de l’abbaye célèbre, bien UNESCO. Un ancien ouvrage, de cet ordre, était épuisé.

Voilà 3 ans environ deux historiennes commencèrent donc à travailler pour pallier ce manque : la nouvelle somme devait renouveler la compréhension du monument tout en proposant les 400 nouvelles illustrations nécessaires. Le travail terminé il fallait trouver un éditeur qui veuille bien se lancer pour prendre le risque de fabriquer le « beau livre ». Ainsi l’éditeur pressenti demanda à la mairie de Moissac – qui gère la boutique-librairie du cloître – un pré-achat d’une centaine d’ouvrages à un tarif préférentiel (et non une subvention !!) : c’est ce qui se pratique dans tous les sites touristiques. Soyons clairs : l’éditeur vendait à la mairie 100 ouvrages à 30 € qui allait les revendre à 45€, bénéfice pour la commune : 1500 €. Précisons à ce stade que les auteurs touchent 8% sur la vente de leurs ouvrages : à 2 cela revient à 4% pour nos deux autrices (pour trois ans de travail).

« Et la réponse de la mairie tomba : refus !

Surprise : « pourquoi donc ce refus, monsieur le maire ? »

La vraie surprise fut en réalité la réponse : selon M. Romain Lopez le pré-achat se ferait à la condition que le nom d’une des autrices – la moissagaise 😊 – disparaisse de la couverture de l’ouvrage futur !

Diantre ! Vous m’en direz tant ! C’est une blague ? »

Quelques fous-rires plus tard on devait apprendre que l’autrice moissagaise avait déplu… (à la décharge de M. le maire elle n’a jamais fait mystère de son aversion pour les thèses frontistes).

L’historienne moissagaise en question ne témoigne pas pour faire pleurer sur son sort mais dans un seul objectif, celui de poser cette question : qui, à part un esprit pétri d’idéologie frontiste, peut penser à punir un historien – et en réalité un livre – pour divergence d’opinion ?

Ah ! J’oubliais : la même autrice a été évincée par la mairie actuelle du Comité scientifique qui conseille les architectes pour la restauration du monument historique moissagais (restauration déclenchée et préparée avec la DRAC par les municipalités précédentes car l’équipe actuelle a seulement la chance de voir se réaliser un projet qui n’est en rien de son fait) : au moins M. Lopez est cohérent !

Le happy end de cette histoire est un magnifique ouvrage qui sera en vente en librairie le 6 janvier 2022, paru grâce à une souscription qui fut un succès et à l’appui des Conseils départemental et régional. La communauté de communes « Terres de Confluences » a courageusement renoncé à répondre aux divers courriers de l’éditeur.

Bonne année à Moissac 2023,

Chantal Fraïsse (dont on ne peut pas écrire le nom 😊), conservateur, enseignante à l’université émérite.

 


Pour celles et ceux qui aiment profondément Moissac et son art roman, MAC vous invite à vous inscrire ci dessous avec vos coordonnées pour commander un ouvrage, coordonnées que nous transmettrons à Chantal Fraisse qui se fera un plaisir de vous le dédicacer comme sa co-autrice.

L’article de la DDM (Excellent C. Laguille) pour la présentation du livre

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Éducation : drôles d’étrennes pour les AED et AESH 

À partir de ce mois de janvier les assistants d’éducation et accompagnants d’élèves et situation de handicap ont enfin accès aux primes d’éducation prioritaire. Mais avec des montants inférieurs aux autres personnels.

Une manifestation d'AESH à Paris le 5 avril 2022. © Pierrick Villette / ABACA

Une manifestation d’AESH à Paris le 5 avril 2022. © Pierrick Villette / ABACA

Les ministres changent, les (sales) habitudes demeurent : pour faire respecter ses droits par le ministère de l’Education nationale, il faut lui tordre le bras. La bonne nouvelle, pour les AED (Assistants d’éducation) et les AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap), c’est qu’à compter de ce mois de janvier 2023, celles et ceux qui exercent en réseaux d’éducation prioritaire et d’éducation prioritaire renforcée (REP et REP+) pourront enfin percevoir la prime à laquelle ils auraient dû avoir droit depuis bien longtemps.

Cette indemnité de sujétion a en effet été créée en 2015, avec un double but : compenser les exigences particulières des postes exercés en REP et REP+… tout en incitant les personnels à les pourvoir – et à s’y maintenir, les territoires concernés faisant l’objet d’un turn over plus important qu’ailleurs. En REP, elle se monte à 1734 euros bruts annuels ; en REP+, elle atteint 5114 euros. Vient s’y ajouter une faible part variable de 234, 421 ou 702 euros bruts annuels, dont le principe est très contesté par l’ensemble des organisations syndicales. Tous les personnels, enseignants comme non-enseignants, y ont droit, jusqu’aux inspecteurs. Continuer la lecture de Éducation : drôles d’étrennes pour les AED et AESH 

2023, une année d’engagements pour des jours heureux!

2023, une année d’engagements par Maximilien Reynès-Dupleix

Le Tesa, cet outil de précarité agricole

Ce titre d’emploi simplifié instaure une instabilité accrue et de faibles rémunérations, tout en permettant d’importantes exonérations fiscales.

Dans l’agriculture, parmi les CDD, 96 100 équivalents temps plein sont des Tode (dispositif d’exonération de cotisations patronales pour les travailleurs occasionnels), selon la Fnaf-CGT. © Valentine Vermeil / Réa

Dans l’agriculture, parmi les CDD, 96 100 équivalents temps plein sont des Tode (dispositif d’exonération de cotisations patronales pour les travailleurs occasionnels), selon la Fnaf-CGT. © Valentine Vermeil / Réa

Pour le réveillon de Noël, accompagnant une dinde aux marrons ou la bûche de chèvre partagée en famille, vous avez sans doute savouré un Côtes-du-rhône ainsi qu’une salade verte. Des produits du terroir qui nécessitent une main-d’œuvre le plus souvent précarisée. Théophile et Constance en font partie. Elle, est devenue maraîchère agricole, après une reconversion professionnelle. Lui, travaille dans les vignobles. Leur point commun ? Avoir travaillé la terre sous le régime du titre d’emploi simplifié agricole (Tesa) durant de longues années. « C’est une offre des pouvoirs publics, en l’espèce la Mutualité sociale agricole (MSA), en matière de déclaration, explique Martin Abry-Durand, enseignant-chercheur en droit privé. Pour les entreprises non dimensionnées à la gestion des paies, il permet de simplifier les droits des salariés et d’assurer le bon encaissement des cotisations. » Le Tesa n’est pas un contrat à proprement parler, comparable au CDD ou au CDI. « C’est un titre d’emploi censé être réservé aux salariés occasionnels du monde agricole », pour les exploitations n’excédant pas 20 personnes, poursuit le chercheur. Mais, selon Constance, « le Tesa nous contraint à une précarité à vie ». Continuer la lecture de Le Tesa, cet outil de précarité agricole