M. Lopez a le révisionnisme RN en écharpe (PCF Castel/Moissac/Pays de serres)

Le discours de R. Lopez lors de la célébration du 8 mai 1945 rendant hommage aux « résistants de la 1ere heure » a choqué. L’article du Petit journal titrant « Moissac se souvient du sacrifice des héros de la Résistance » résume en quelques gros traits et photos la chose, les écharpes tricolores de la République Française bien en vue.

Les extraits choisis laissent peu de doute sur le but et la teneur du discours. Réduire la Résistance aux nationalistes, royalistes et catholiques traditionalistes est bien entendu une vue de l’esprit. Effectivement, certains ont été résistants, à titre individuel, le gros de leurs troupes s’étant massivement rallié au régime de Vichy et au projet d’une Europe nazie.

Que le RN révise l’histoire de la guerre de 39-45 n’est pas nouveau et on ne peut décidément rien attendre de mieux de sa part. Mentionner dans la même phrase « l’Allemagne éternelle » et « l’armée de l’ombre » qui l’a combattue montre bien à quel point ce discours est une fraude. « L’Allemagne éternelle » n’existe que dans l’esprit malade des nazis et reprendre à son compte cette expression quand on est censé rendre hommage à la Résistance montre à quel point ce discours porte la trace indélébile de ses accointances idéologiques. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun résistant fut-il de droite ou catholique traditionaliste d’utiliser le terme d’« Allemagne éternelle » sans s’en distancier clairement. Le terme de « civilisation » qualifiant notre culture nationale fleure bon les discours de l’Action française, sans parler des « strates germaniques ou marxistes » … Ne se refait pas une virginité lexicale qui veut, quand bien même on se prétend diablement contemporain et finaud en optant pour un terme emprunté à la géologie…Quant à l’amalgame entre germanique et marxiste, il en rappelle un autre tristement célèbre. Je vous laisse deviner.

Toujours est-il que la présence de deux champs lexicaux contradictoires est si flagrante qu’elle prêterait à rire si les temps n’étaient pas si lourds de menaces. Ce qui frappe dans cette triste histoire est moins lié aux contrevérités historiques ou aux grands absents de cette commémoration qu’à la présence ostentatoire des écharpes tricolores ou du sous-préfet. Il est dorénavant clair que la politique nationale autorise non seulement tous les révisionnismes mais plus grave, qu’elle les prend également sous son aile. Le fascisme est historiquement la roue de secours du Capital, mais comme le disait Marx, « l’Histoire ne repasse pas les plats » et il n’est pas certain que cette roue de secours utilisée dans un proche avenir porte les stigmates habituels : une moustache ridicule ou un œil de verre.

Le combat contre le RN et ses représentants est bien une question de fond… 

Pour le PCF, Alexandra Tricottet

PCF Castelsarrasin/Moissac/Valence et Pays de Serres

 


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Victime d’un attentat d’extrême droite, abandonné par l’État, le maire de Saint-Brévin démissionne

NDLR de MAC: communiqué du PCF Saint-Brévin : Nous demandons en conséquence la dissolution immédiate de tous ces groupes d’extrême-droite violents

Après l’incendie criminel de sa maison en mars, par des militants fascistes mobilisés contre un projet de déplacement d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, Yannick Morez a décidé de démissionner de son mandat de maire et de quitter la ville, mercredi. Il n’a jamais reçu de protection policière ni le moindre soutien du ministre de l’Intérieur depuis cet attentat.

Dans une lettre postée sur les réseaux sociaux, le maire de Saint-Brévin dénonce l’inaction de l’Etat après l’incendie de sa maison.

Un stigmate effrayant du risque terroriste de l’extrême droite et du refus du gouvernement à le combattre. Yannick Morez est contraint de fuir la ville dont il est maire depuis 2017, un mois et demi après l’attentat dont il a été victime dans sa maison. À Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique) le projet de déplacement d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) près d’une école a suscité plusieurs manifestations de militants d’extrême droite s’y opposant, encore le 29 avril dernier. Des mobilisations peu suivies mais violentes. Le maire a ainsi été menacé de mort et, le 22 mars au matin, un cocktail molotov a été jeté devant sa maison, brûlant deux voitures et une partie de la bâtisse. Continuer la lecture de Victime d’un attentat d’extrême droite, abandonné par l’État, le maire de Saint-Brévin démissionne

Les black blocs, un point noir dans les cortèges

L’attaque du stand du PCF, le 1 er Mai, à Paris, rappelle la menace que font planer ces groupes autonomes sur la sûreté des manifestants depuis 2016. Les syndicats n’ont pas trouvé la parade.

À Paris le 1er Mai, trois militants de l’accueil sécurité du PCF ont été blessés par des black blocs.

À Paris le 1er Mai, trois militants de l’accueil sécurité du PCF ont été blessés par des black blocs.
GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

Comme un mauvais présage. Il est 14 heures, ce lundi 1 er Mai, quand la pluie se met à fortement frapper Paris. Non loin du métro Saint-Ambroise, sur le trajet principal de la manifestation parisienne, les militants communistes – et ceux venus distribuer l’Humanité dans le cortège – se réfugient sous les tentes rouges du point de rencontre du PCF. Puis, à l’approche du carré de tête, c’est l’apocalypse.

Des affrontements opposant 200 à 300 Black blocs à la police

Les militants du côté pair du boulevard Voltaire se retrouvent au milieu des affrontements opposant 200 à 300 Black blocs, surarmés et à l’allure de paramilitaires, à la police. Les bris de verre et les détonations des engins explosifs rajoutent du chaos à l’orage qui s’abat. Alors que la police fait usage de gaz lacrymogène, l’air devient irrespirable : les militants réussissent à s’abriter dans le hall d’un immeuble, avec des parlementaires. Continuer la lecture de Les black blocs, un point noir dans les cortèges

Des néonazis dans les rues en toute impunité + Moissac

NDLR de MAC: Ce sont les mêmes nationalistes que M. Lopez a mis à l’honneur lors de son discours du 8 mai à Moissac avec 80 ans d’écart. La bête immonde refait l’histoire en toute impunité. Un article à suivre sur le sujet.

 

 

 

 

 

Des militants de l’extrême droite ultraviolente ont manifesté sans contrainte, samedi 6 mai, à Paris, dans un contexte de multiplication des attaques – encore récemment – contre lesquelles le ministre de l’Intérieur ne paraît pas déterminé à agir.

Des croix celtiques, des bras tendus et des chants nationalistes, en plein Paris, le samedi 6 mai, des néonazis ont défilé sans contrainte et avec l'accord de la préfecture. © EMMANUEL DUNAND / AFP

Des croix celtiques, des bras tendus et des chants nationalistes, en plein Paris, le samedi 6 mai, des néonazis ont défilé sans contrainte et avec l’accord de la préfecture. © EMMANUEL DUNAND / AFP

Plus de 500 hommes en noir, parfois encagoulés, brandissant leurs croix celtiques et montrant leurs muscles, ont défilé en toute impunité dans les rues de Paris, samedi 6 mai. Ces militants fascistes, qui scandent « Europe, jeunesse, révolution » ont rendu, comme tous les ans autour du 9 mai, un hommage à Sébastien Deyzieu, 22 ans, membre du groupe pétainiste l’Œuvre française, mort en 1994 alors qu’il tentait de fuir la police en marge d’un défilé d’extrême droite interdit.

Une manifestation autorisée par la préfecture

La manifestation de samedi était, elle, bien autorisée par la préfecture, qui a simplement publié un décret autorisant l’usage de drones pour surveiller cette démonstration de force fasciste. La préfecture se défend en expliquant ne pas avoir été fondée à interdire la manifestation « qui n’avait occasionné, les années précédentes, aucun trouble à l’ordre public ». Le « maintien de l’ordre » était, lui, assuré par les groupuscules fascistes eux-mêmes, qui n’ont pas manqué d’entraver le travail des journalistes, tandis que quelques policiers restaient à distance. Continuer la lecture de Des néonazis dans les rues en toute impunité + Moissac

Loi Rist : « Ils sont en train de flinguer l’hôpital public »

À la suite du plafonnement des tarifs de l’intérim médical, de nombreux services hospitaliers ont vu leurs difficultés accrues par le départ de ces blouses blanches.

AFP

L’effondrement continue. Un mois après le décret d’application de l’article 33 de la loi Rist, le 3 avril, plafonnant le tarif de l’intérim médical à 1 390 euros pour 24 heures, les alarmes se multiplient.

Selon le Syndicat national des médecins hospitaliers remplaçants (SNMHR), au 23 avril, 214 structures de soins et plus de 365 services étaient concernés par de grandes difficultés, des perturbations de fonctionnement ou des fermetures.

« C’est dramatique ! » lance Éric Réboli, urgentiste et président du SNMHR, précisant que « de nombreux intérimaires refusent toujours de travailler à ces conditions tarifaires ».

« On en bave comme des chiens »

Robert (1), anesthésiste intérimaire, après une longue carrière de praticien à l’hôpital public, ne compte effectivement pas ressortir la blouse du placard : « Si j’avais vraiment voulu faire de l’argent, je serais allé dans le privé. L’intérim ne devrait pas exister, mais si ce phénomène a augmenté depuis dix ans, c’est bien à cause des conditions de travail dégradées. On en bave comme des chiens. »

Si des dérives salariales minoritaires ont existé, Robert assure ne jamais avoir vu les prix prohibitifs brandis par le ministre de la santé, François Braun, stigmatisant des « mercenaires » touchant 4 000 euros pour 24 heures de garde. Continuer la lecture de Loi Rist : « Ils sont en train de flinguer l’hôpital public »

Les députés communistes protègent EDF du démantèlement

BIEN COMMUN Contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée nationale a adopté jeudi en deuxième lecture un texte, porté par la gauche, pour « protéger EDF d’un démembrement », qui entend aussi élargir le nombre d’entreprises et collectivités bénéficiaires de tarifs réglementés de l’électricité.

AFP

« Victoire. Quand il n’y a pas 49.3 et qu’on vote, on fait avancer les sujets concrets contre les macronistes», s’est félicité le député communiste Sébastien Jumel jeudi soir. Sa proposition de loi contre le démembrement d’EDF et pour les tarifs réglementés d’électricité pour les artisans vient alors d’être adoptée, par 127 voix pour, 89 contre.

Déjà voté en première lecture par les députés lors de la niche socialiste en février, puis accepté dans une version amendée au Sénat, ce texte « visant à protéger le groupe EDF d’un démembrement » a connu ce jeudi une étape décisive. Pour cela, la navette parlementaire doit désormais retourner au Sénat, où la gauche a bon espoir de le voir définitivement adopté. Continuer la lecture de Les députés communistes protègent EDF du démantèlement

PETITION: Sauvons le magazine Santé & Travail

Depuis plus de trente ans, le magazine Santé & Travail s’est imposé comme une référence auprès des acteurs de la prévention des risques du travail – professionnels ou représentants du personnel des ex-CHSCT ou des CSE maintenant – mais aussi auprès des syndicalistes, des élus politiques, des universitaires, des étudiants, ou encore des journalistes… Outil indispensable pour tous ceux qui œuvrent quotidiennement à l’amélioration des conditions de travail, Santé & Travail occupe une place unique en France.

Son éditeur historique, la Mutualité française associée à plusieurs mutuelles importantes, a accompli un effort inédit en créant ce support d’information et en le diffusant, souvent gratuitement. Continuer la lecture de PETITION: Sauvons le magazine Santé & Travail

Un mois après les affrontements de Sainte-Soline, quelles sont les conséquences ?

Avec la participation de Benoit Biteau….

 

Lycée professionnel. L’Élysée veut frapper vite et fort

En mettant la réforme de la voie professionnelle au rang de ses priorités, avec un projet de loi annoncé d’ici à l’été, Emmanuel Macron ravive les inquiétudes des défenseurs de la filière.

« Pour Emmanuel Macron, le lycée pro doit uniquement servir à l’insertion, afin de servir son objectif du plein-emploi à l’horizon 2027   », explique Catherine Prinz, de la CGT Éduc’action. NICOLAS MESSYASZ/SIPA

« Pour Emmanuel Macron, le lycée pro doit uniquement servir à l’insertion, afin de servir son objectif du plein-emploi à l’horizon 2027 », explique Catherine Prinz, de la CGT Éduc’action. NICOLAS MESSYASZ/SIPA
 

Si les récentes annonces de l’exécutif sur le « pacte » et la rémunération des enseignants ont été abondamment commentées, celles qui concernent l’avenir des lycées professionnels sont – c’est hélas habituel – passées presque inaperçues.

Pourtant, alors que la « voie pro » compte pour environ un tiers des lycéens français, leur portée n’est pas moindre, au contraire. D’autant que, à en croire les syndicats, vent debout depuis la prise de parole du président de la République le 17 avril, c’est peut-être l’existence même de la filière qui pourrait se voir mise en cause. Continuer la lecture de Lycée professionnel. L’Élysée veut frapper vite et fort

Inflation de profits dans l’agro-alimentaire

Depuis un an, l’augmentation des marges des entreprises explique pour moitié l’envolée des prix de production. Les géants du secteur en jouissent à plein.

Oui, Emmanuel Besnier a bien entendu le ministre de l’Économie, Bruno le Maire, souhaiter que l’agro-­alimentaire répercute la baisse des cours des matières premières, de l’énergie et du fret maritime dans ses prix, afin de rendre du pouvoir d’achat aux Français.

La valse des étiquettes des produits alimentaires (+ 15,6 % sur un an) n’est-elle pas devenue le principal moteur de l’inflation (+ 5,7 %) ? Mais le patron et actionnaire familial de Lactalis n’en a cure. Continuer la lecture de Inflation de profits dans l’agro-alimentaire