Castelsarrasin. Les communistes soutiennent la caisse de grève

 

La section des communistes de Castelsarrasin a remis une somme de 450 euros aux représentants de l’Union Locale de la CGT ouest du 82 pour abonder la caisse de grève et soutenir les salariés-es mobilisés-es contre la réforme des retraites.

« Cela fait plus de trois mois que de nombreux salariés se mobilisent dans divers secteurs, que ce soit l’énergie, les transports, les services publics et les entreprises privées, il nous a paru essentiel de faire jouer la solidarité entre travailleurs », détaille Geneviève Bertrand, trésorière de la section locale du PCF.

« Certains camarades ont déjà perdu de nombreuses journées de salaires, les fins de mois sont d’autant plus difficiles. Et même si tout le monde reste persuadé que la grève reste un outil de lutte efficace, la mobilisation solidaire de nos concitoyens pour abonder les caisses de grève participe grandement à renforcer le mouvement », a expliqué de son côté Georges Ramet, représentant de la CGT.

Si vous souhaitez apporter votre soutien financier aux salariés engagés dans la grève reconductible, une cagnotte Leetchi est accessible en ligne via le lien suivant : https://www.leetchi.com/c/solidarite-cgt-mobilisation ou alors déposez vos dons auprès des syndicats de l’intersyndicale en Tarn et Garonne

Un président ne devrait pas se satisfaire de ça

S’adressant aux Français dans l’espoir de solder la « séquence » de la réforme, Emmanuel Macron s’est montré une énième fois totalement déconnecté du violent rejet qu’il inspire désormais au pays.

Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée © Ludovic Marin/AFP

Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée © Ludovic Marin/AFP

Oyez, oyez, braves gens ! Le roi a parlé. Emmanuel Macron s’est adressé aux Français, ce lundi 17 avril, à 20 heures, le temps d’une allocution qui voudrait solder les comptes d’une crise puissante qui secoue le quinquennat et, par-delà, le régime même de la Ve République. Le président devait, selon le jargon creux habituel des communicants de l’Élysée, y « réaffirmer le cap qui est le sien » et « tracer des perspectives pour les semaines à venir ». En d’autres termes : on oublie tout, et on recommence.

« Les gens le détestent »

Opération séduction délicate, boudée par les Français avant même d’avoir commencé : 90 % d’entre eux déclaraient, avant sa prise de parole, ne pas croire que celle-ci allait apaiser quoi que ce soit. Une pétition citoyenne, notamment relayée par le PCF, pour boycotter l’allocution a circulé en ligne, sur le thème « Macron ne nous écoute pas, ne l’écoutons pas », alors que l’association Attac a appelé, quant à elle, à un « concert de casseroles » à 20 heures sur le parvis des mairies, au moment où le président prenait la parole.

vidéo du rassemblement à Castelsarrasin MVI_2289 Continuer la lecture de Un président ne devrait pas se satisfaire de ça

Le droit et la société de classe, par Mathieu J. Laîné, intro de F. Marsal

 

NDLR de MAC: texte un peu long mais un décryptage marxiste qui en vaut la lecture… Temps estimé de lecture 28 minutes.

Publié initialement sur https://www.erudit.org/fr/revues/cd1/2020-v61-n3-cd05489/1071385ar/

Macron a spécialement mis en scène la validation par l’institution appelée “Conseil Constitutionnel” de sa loi de report de l’âge légal de la retraite. Sitôt la validation réalisée, il s’est empressé de la promulguer, de toute urgence, à 4h du matin, au lendemain de cette décision.

Il fallait s’attendre à ce que la juridiction, dite “suprême”, valide le projet politique et trouve pour se faire des arguments juridiques. On trouve toujours des arguments juridiques. De fait, les manifestants et grévistes s’y attendaient et les mobilisations se poursuivent dans tous le pays.

La précipitation de Macron est un aveu de faiblesse. L’insistance à confondre la forme du processus avec sa légitimité n’entame en rien la réalité de la contestation très majoritaire du projet sur le fond, de la manière dont il a été adopté. Au contraire, en prétendant valider sa politique par la seule légitimité des règles constitutionnelles, Macron pose lui même la question de la légitimité de ces règles, et du cadre juridique de de ce que l’on appelle “la démocratie”.

C’est à ce questionnement que les travailleurs et leurs organisations doivent désormais porter leur attention et leur critique. Continuer la lecture de Le droit et la société de classe, par Mathieu J. Laîné, intro de F. Marsal

Macron accélère ses réformes scolaires

L’avenir nous appartient, par Franck Marsal

Encore faut-il « voir la réalité en face » et bien mesurer le rapport des forces, nous dit Franck Marsal, en commentaire au texte d’hier La machine de guerre continue de tourner et en réaction au vote inique du Conseil constitutionnel (note de Marianne Dunlop pour Histoire et Société)

Nous ne pouvons pas penser que des “changements comme il ne s’en est pas passé depuis cent ans” ne nous concerneront pas, ne nous bousculeront pas ou pourront simplement se dérouler à l’extérieur, se régler entre la Russie, la Chine et les USA. Non, nous aussi nous allons vivre, d’abord subir des changements et nous aussi nous devrons en être acteurs, les imposer. Surtout si l’on se veut communistes. Continuer la lecture de L’avenir nous appartient, par Franck Marsal

Castelsarrasin. Les communistes appellent à construire un nouveau Front Populaire

La section du PCF de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serres s’est réunie samedi en Assemblée Générale à la suite du congrès national qui s’est tenu à Marseille le week-end dernier.

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Les communistes réunis en assemblée générale © Julien Sueres

A cette occasion, les militants communistes ont réaffirmé leur soutien à l’intersyndicale mobilisée depuis trois mois contre le projet de réforme des retraites. Le parti communiste tient également à souligner l’exemplarité de l’intersyndicale.

« Nous avons à apprendre de l’intersyndicale. D’abord ils sont capables de se rassembler sans qu’aucune composante n’écrase personne, sans sectarisme et avec respect de tous. Ensuite, depuis trois mois, ils mobilisent dans les métropoles comme dans les petites villes et villes moyennes, ce que nous n’avons pas été capable de faire aux dernières élections législatives. Enfin, cette intersyndicale mobilise sur les enjeux du travail, et elle montre qu’il y a une majorité dans notre pays pour porter une certaine conception du travail, celui qui permet de vivre dignement, de se sentir utile à la société, des questions que porte Fabien Roussel depuis des mois », a déclaré pour l’occasion Maximilien Reynes Dupleix, secrétaire de la section du PCF. Continuer la lecture de Castelsarrasin. Les communistes appellent à construire un nouveau Front Populaire

Fabien Roussel: « C’est une véritable provocation, une gifle ! » + communiqué PCF

NDLR de MAC: Réforme des retraites : la loi a été officiellement promulguée par Emmanuel Macron JO du samedi 15 Avril 2023

 

Le secrétaire national du PCF et député du Nord a réagi depuis Lille à la décision rendue par le Conseil constitutionnel. Il dénonce une loi dont on n’a retenu que le pire et la perspective d’une promulgation immédiate.

Fabien Roussel lors d'une manifestation contre la réforme des retraites AFP / © DENIS CHARLET / AFPFabien Roussel lors d’une manifestation contre la réforme des retraites AFP / © DENIS CHARLET / AFP

Les principales dispositions de la loi sont validées, seules des mesures annexes sont repoussées. Quelle est votre réaction ?

Ce texte a été amputé des seules mesures qui étaient présentées comme sociales. La moindre des choses, c’est de le représenter au Parlement dans son entièreté. L’article 10 de la Constitution le permet. Le pire de cette loi a été retenu: deux ans de plus pour tous les travailleurs. C’est une véritable provocation, une gifle. Ce n’est plus jeter de l’huile sur le feu mais un jerrican d’essence. Nous avons besoin de démocratie. Il faut retirer cette réforme ou au moins consulter le peuple. Continuer la lecture de Fabien Roussel: « C’est une véritable provocation, une gifle ! » + communiqué PCF

Rodolphe Portolès à la rencontre des Castelsarrasinois sur le marché

Les militants communistes de la section Castelsarrasin, Moissac et Pays de Serres ont accueilli le conseiller régional Rodolphe Portolès pour sa permanence trimestrielle sur le marché. Un exercice démocratique qui permet de renforcer les liens tissés entre le PCF et les castelsarrasinois, mais aussi de permettre au conseiller régional de faire un point avec citoyens et élus locaux sur les politiques régionales déployés en Occitanie. Continuer la lecture de Rodolphe Portolès à la rencontre des Castelsarrasinois sur le marché

Quoi que les « sages » décident, l’urgence démocratique demeure

Réforme des retraites La Ve République a permis au gouvernement de malmener citoyens, syndicats et parlementaires. Quelle que soit la décision du Conseil constitutionnel rendue ce vendredi, notre régime est plus que jamais en crise. Mais une tout autre République est possible.

Le 13 avril, à Paris, devant le Conseil constitutionnel. Stéphane mahe/reuters

Le 13 avril, à Paris, devant le Conseil constitutionnel. Stéphane mahe/reuters
REUTERS

Le Conseil constitutionnel a l’occasion ce vendredi de repousser la réforme des retraites, de considérer qu’elle constitue une violence inadmissible contre notre modèle social, institutionnel et démocratique, et un danger pour la République.

Mais, même si les sages venaient à censurer la copie du gouvernement, prouvant que certains des garde-fous de notre régime fonctionnent encore, la crise politique resterait entière dans notre pays. « Chaque étape de cette réforme a constitué une nouvelle forme d’effraction contre la démocratie. L’ensemble n’a été rendu possible que par les pouvoirs exorbitants accordés à l’exécutif par une Ve  République qui montre son pire visage », mesure le député PCF Pierre Dharréville. « Cela fait longtemps que je suis pour le passage à une VIe  République, mais cette séquence des retraites devrait finir de tous nous convaincre que quelque chose ne tourne pas rond dans ce régime et qu’il fonce dans le mur », abonde Clémentine Autain, députée FI. Car cette Ve République offre tous les outils pour se passer du peuple, des syndicats et du Parlement, et permet même de gouverner contre eux, en imposant une loi contre l’avis de tous. « Il y a quelque chose de pourri dans la démocratie française », résume le docteur en science politique Fabien Escalona. Et de nombreux espaces de démocratie à reconquérir. Continuer la lecture de Quoi que les « sages » décident, l’urgence démocratique demeure

Loi Brisson : Le Sénat explose l’Ecole