Fabien Roussel : « Je mène un combat de classe, pas de race » In Charlie Hebdo

 

Il est l’un des plus discrets des candidats de gauche, le communiste Fabien Roussel fait cependant parler de lui depuis quelques semaines. Essentiellement pour deux initiatives : son hommage aux dessinateurs de Charlie Hebdo le 5 janvier 2022 et ses propos sur la bonne chère. De quoi déchaîner la fureur de ceux qui ont vu – même dans son camp – un « virage politique » du PC. « Des polémiques stériles loin des préoccupations des vraies gens », estime Fabien Roussel qui a accordé une interview à Charlie.

« Évidemment que le PCF peut et doit organiser des hommages à Charlie. Hier soir, cela dépassait largement l’hommage : la sélection des invités confirme un virage politique opéré par mon parti depuis qqes mois (…) ». Que vous inspire cette déclaration sur Twitter de la députée communiste Elsa Faucillon au lendemain de l’hommage que vous avez rendu aux dessinateurs de Charlie ? Continuer la lecture de Fabien Roussel : « Je mène un combat de classe, pas de race » In Charlie Hebdo

Agriculture. Agir dès maintenant, pour se nourrir dans trente ans par Gérard Le Puill

© Pierre Mérimée/REA

Selon le ministère de l’Agriculture, la France comptait 389 000 fermes en 2020, contre 490 000 en 2010. Il devient donc urgent d’installer des jeunes pour assurer notre souveraineté alimentaire dans les prochaines décennies. Encore faut-il des prix qui leur permettent de vivre de leur métier.

La France risque-t-elle de perdre sa souveraineté alimentaire ? Sans doute, faute de prix agricoles permettant aux paysans de vivre de leur travail. Sans compter qu’elle installe trop peu de jeunes, alors que 29 % des chefs d’exploitation sont âgés de 55 à 64 ans. En production de lait de vache, par exemple, le Centre national interprofessionnel des entreprises laitières estime que le prix de revient de la production des 1 000 litres s’élève à 405 euros en 2021. Mais, selon France­AgriMer, le prix moyen payé aux producteurs en mars 2021 allait de 322,7 euros à 339,2 euros dans les cinq régions qui assurent 73,9 % de la production. Ce prix moyen était de 450,4 euros en Bourgogne-Franche-Comté. On doit cette différence au lait à comté, payé 590 euros les 1 000 litres à la même date. Depuis longtemps, cette filière dispose d’un cahier des charges portant sur les races bovines, leur alimentation, la maîtrise annuelle de la production. Elle échappe ainsi à la pression des distributeurs en quête de prix bas. Continuer la lecture de Agriculture. Agir dès maintenant, pour se nourrir dans trente ans par Gérard Le Puill

Le sommet de Glasgow, le changement climatique et les arguments en faveur du socialisme

PHOTO /Les pompiers travaillent sur les lieux d’un incendie de forêt près du village de Kyuyorelyakh dans la région de Gorny Ulus, à l’ouest de Yakutsk, en Russie, jeudi 5 août 2021. (AP Photo/Ivan Nikiforov)

(note et traduction de Danielle Bleitrach dans histoire et société)
Il faudra que je vous fasse un reportage sur ce qui se passe dans mon quartier marseillais, le quatrième arrondissement, les Chartreux, une population vieillie est peu à peu investie par une jeunesse dont les mœurs et la gentillesse me ravissent. Tout un groupe a décidé de reverdir la ville, au début j’ai râlé parce que c’était bordélique à souhait, mais ils avaient un grand cahier et ils notaient mes récriminations, avec un sérieux qui m’a fait éclater de rire. Entre eux, le magasin de café de Paul le brésilien, Abraham l’éthiopien, et tous les autres, nous nous approprions déjà un autre monde. Avec mon obsession du FAIRE, désormais de lieux de convivialité en lieux de convivialité je me laisse conquérir, je leur parle de Cuba, de l’écologie de l’île, de la nécessité du socialisme et avec mes gentils jeunes voisins nous décidons de refaire le monde à cette échelle microscopique… Je n’ai pas besoin du PCF pour créer l’équivalent d’une cellule qui unit ces jeunes écolos et les vieux ronchons du quartier plus les gens “venus d’ailleurs” mais je leur parle “communisme” pour sauver la planète et ils m’écoutent gentiment, s’inquiètent de savoir si j’ai besoin de quelque chose…

By Daniel de Vries

Des chefs d’État, des ministres et des milliers d’autres délégués des quatre coins du monde convergent vers Glasgow, en Écosse, pour deux semaines de négociations sur le changement climatique qui commencent ce week-end.

Cette année marque le 26e cycle de négociations après la ratification par plus de 190 pays de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui a été adoptée à Rio de Janeiro, au Brésil, en 1992. Au cours des 29 années de pourparlers internationaux qui ont suivi, les gouvernements capitalistes ont produit un échec après l’autre, laissant le monde sur une trajectoire vers la catastrophe. La session de cette année à Glasgow promet plus de la même chose.

Cependant, beaucoup de choses ont changé depuis la dernière session de négociation en 2019. Les deux dernières années ont vu une série de catastrophes climatiques croissantes dans toutes les régions du globe, y compris des incendies de forêt massifs du bush australien à l’ouest américain, des inondations dévastatrices en Europe, en Asie et dans les Amériques, et des vagues de chaleur meurtrières dans le monde entier. Continuer la lecture de Le sommet de Glasgow, le changement climatique et les arguments en faveur du socialisme

Présidentielle. Fabien Roussel propose un pacte à 140 milliards pour le climat

Pour sa troisième « rencontre des jours heureux », le candidat du PCF à l’Élysée a détaillé ses propositions pour la sauvegarde de l’environnement. Il souhaite conformer les dépenses écologiques de l’État aux préconisations du Giec.

Sous les arches métalliques de la halle Martenot, dans le centre historique de Rennes (Ille-et-Vilaine), Fabien Roussel a tenu, mercredi 27 octobre, sa troisième édition des « rencontres des jours heureux », dédiée à l’environnement et au climat. Devant les 400 personnes réunies pour l’occasion, le candidat du PCF à la présidence de la République a détaillé une série de propositions issues de son « pacte pour le climat et l’emploi », d’un montant de 140 milliards d’euros par an, « conformément aux préconisations du Giec ». « Nous sommes dans la décennie du possible », assure le député du Nord, estimant « urgent de rompre avec le système capitaliste, qui, pour gagner encore plus d’argent, exploite les êtres humains mais aussi la Terre ». Continuer la lecture de Présidentielle. Fabien Roussel propose un pacte à 140 milliards pour le climat

On ne fait pas d’industrie sans casser les œufs de l’élevage plein air !

 sadak souici

Qui veut la peau des petits éleveurs ? Deux arrêtés du ministère de l’Agriculture, publiés fin septembre, généralisent l’enferment des volailles une grande partie de l’année. Les éleveurs de plein air se rebiffent et ont organisé le 14 octobre une vente de 10 000 œufs de plein air, place de la République à Paris.

Qui de la poule ou de l’œuf est arrivé le premier ? Sur la place de la République, à Paris, ce jour-là, il n’y a pas de poules, seulement des œufs, «  Les derniers de plein air. Des gros œufs qui ressemblent à ceux de nos grands-parents. Du jaune bien jaune avec du goût, des poules nourries au grain… et surtout qui sont dehors de l’aube au coucher du soleil », revendique Christine Rivière. Elle a laissé ses 249 poules pondeuses dans le Gard, errer à l’air libre. Avec ses camarades venus du Gers, du Var, du Rhône ou du Lot, ils ont roulé toute la nuit et ont débarqué sur la place… avec 10 000 œufs. Continuer la lecture de On ne fait pas d’industrie sans casser les œufs de l’élevage plein air !

Pour des campagnes vivantes et une ruralité heureuse

La première étape des Rencontres des Jours heureux s’est déroulée mercredi 6 octobre 2021 à Billom dans le Puy-de-Dôme à l’issue d’une journée de rencontres de Fabien Roussel sur le Sommet de l’élevage, où le candidat communiste à l’élection présidentielle était accompagné d’André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et de Jean-Paul Dufrègne, député de l’Allier.

Près de 500 personnes se sont retrouvées le soir pour cette entrée en « campagne » réussie, avec une première partie d’échanges avec les participants, suivie de la présentation des premières propositions consacrées à l’agriculture, à l’alimentation et à la ruralité.

Sur le volet agricole, Fabien Roussel a d’abord appelé à « déconfiner le débat sur les prix et les revenus des agriculteurs et des paysans ». Pour chaque production, il propose d’instituer « une conférence annuelle avec les représentants des syndicats agricoles, l’État, les producteurs, les transformateurs et les distributeurs, pour fixer, publiquement et en amont des négociations commerciales, un prix de référence. », d’instaurer un droit d’alerte en cas de baisse des prix d’achat ne couvrant pas les coûts de production et de « renforcer le pouvoir d’intervention de l’Etat » jusqu’à encadrer les marges de la distribution par l’application d’un coefficient multiplicateur entre les prix d’achat et de vente. Continuer la lecture de Pour des campagnes vivantes et une ruralité heureuse

Moissac. « Sodexo la gloutonne » : Jean Songe met les pieds dans le plat in DDM

Jean Songe et son nouvel ouvrage Sodexo la gloutonne, paru aux éditions du Seuil. Photo DDM C.L.
Jean Songe et son nouvel ouvrage Sodexo la gloutonne, paru aux éditions du Seuil. Photo DDM C.L.

Une multinationale française que l’auteur moissagais n’hésite pas à passer au scalpel pour en dévoiler les ficelles.

Il y a bien des années qu’il a déposé ses valises avec sa famille au cœur de la cité uvale, et aujourd’hui, à l’âge de la (relative) sagesse, il l’observe du haut des coteaux. L’écrivain Jean Songe (à la ville Yannick Bourg), d’un abord affable et discret, manie pourtant une plume à la précision diabolique qui sied si bien au roman noir. Fin lettré, connaisseur hors pair de la musique anglo-américaine, l’homme fut également un agitateur culturel au sein de la Zone d’Activités Poétiques (ZAP) qu’il avait initiée il y a quelques années avec quelques amis artistes du cru, et un redoutable bluesman frapadingue avec son groupe Le Vieux Flingue. Continuer la lecture de Moissac. « Sodexo la gloutonne » : Jean Songe met les pieds dans le plat in DDM

Présidentielle. En Auvergne, Fabien Roussel défend une ruralité heureuse

Le candidat communiste à la présidentielle a choisi la petite ville de Billom, dans le Puy-de-Dôme, et les thèmes de l’agriculture, de l’alimentation et des ruralités pour lancer une campagne de six rencontres-débats avec les électeurs.

Large sourire, Fabien Roussel est satisfait. Il ne s’en cache pas : « Je suis heureux d’être en Auvergne, et d’avoir choisi pour premiers thèmes l’agriculture, l’alimentation, les ruralités. » « Cela a surpris certains qui ne voient les communistes qu’à la sortie des usines », a-t-il ironisé ce mercredi. La première des « Rencontre des jours heureux » est indéniablement un succès. Une salle comble. Attentive. Soigneusement agencée pour accueillir les questions des participants, des internautes et des citoyens filmés le matin même dans les allées du Sommet de l’élevage. Et au final, des militants confiants dans leur candidat que beaucoup découvrent dans l’exercice. Continuer la lecture de Présidentielle. En Auvergne, Fabien Roussel défend une ruralité heureuse

Abattoir de Castel : Un nécessaire service public (communiqué du PCF) + article DDM

Abattoir de Castel : Un nécessaire service public

Depuis plus de vingt ans, les communistes et leurs élus-es (dans la majorité ou dans l’opposition) ont défendu la pérennité d’un abattoir dans la 2ème ville du Tarn et Garonne. Aujourd’hui cet outil public au service du plus grand nombre est en danger de fermeture, ainsi que 5 emplois.

Il ne s’agit pas pour nous de rentrer dans une énième polémique politicienne entre le maire de Castel et ces détracteurs mais bien de redonner du sens à l’enjeu du moment. Cet abattoir public est indispensable et nous formulons qu’avec l’aide de l’état (plan de relance, aides européennes), cet espace technique se tourne résolument vers les circuits courts, la filiarisation BIO et la mise en œuvre d’un label qualité.

Il n’est pas question de laisser les petits exploitants, les paysans de l’ouest du département et du Nord sans structure. Ce serait la porte ouverte à tous les trafics et le retour des abattages clandestins.

Il n’est pas question non plus d’offrir cette structure à M. Iches et consort représentants les élevages intensifs et industriels, bien loin de la filière qualité demandée par les citoyens. N’est ce pas M. Iches qui installe une porcherie géante sur les lieux mêmes du camp de Judes à Septfond ?

Les communistes, fidèles à leurs convictions appellent les élus de Castelsarrasin Mardi prochain lors de la table ronde avec l’état, les représentants de l’agriculture (et nous ne sommes pas invités), à proposer un projet ambitieux pour une modernisation de l’abattoir en orientant cette installation de service public vers une ouverture plus grande à la proximité, aux petits éleveurs, en favorisant le BIO, un abattoir en lien avec la salle de découpe de Montbeton. Ils proposent également la création d’un CAP boucher, filière lycée, qui fait tant défaut.

Avec 2 abattoirs privés (Caussade et Montauban), un abattoir d’excellence à Castelsarrasin à toute sa place.

Les communistes combattront résolument toute idée de fermeture.

Ensemble avec celles et ceux qui s’engagent, les communistes proposent de relever « le défi des jours heureux ».

Maximilien Reynès-Dupleix, secrétaire de la section Castel/Moissac/Pays de serres


INFO LA DEPECHE. Castelsarrasin : le maire veut fermer l’abattoir municipal

ABATTOIR MUNICIPAL CASTELSARRASIN

ABATTOIR MUNICIPAL CASTELSARRASIN DDM – DDM MAX LAGARRIGUE

Le président de la chambre d’agriculture  et les éleveurs de Tarn-et-Garonne  sont vent debout contre la décision de fermer cet abattoir de proximité qui bénéficiait pourtant de l’agrément européen.

Le couperet est tombé… Le maire de Castelsarrasin entend fermer l’abattoir de sa commune d’une capacité de 600 t. Jean-Philippe Bésiers a annoncé la mesure cette semaine au président de la chambre d’agriculture de Tarn-et-Garonne, Alain Iches, ainsi qu’au principal usager de cet établissement public, Eric Sazy, éleveur et négociant de bovins qui abat, à lui seul et par an, 400 t dans cette structure. Selon les deux responsables, les motifs du maire sont à la fois financiers et liés à des difficultés de recrutement pour remplacer un des cinq salariés du site.

Contacté ce vendredi, le maire de Castelsarrasin n’a pas souhaité répondre clairement à la question, se contentant d’indiquer qu’il « n’y a pas de sujet sur  la fermeture de l’abattoir municipal. »
Pas le sujet : d’accord ! Mais alors pourquoi tenir, mardi prochain 14 septembre, à 17 heures, à la salle Descazeaux, une réunion de la plus haute importance sur l’abattoir. Un rendez-vous aux allures de rendez-vous de la dernière chance. L’État, la mairie, la chambre d’agricultures, les éleveurs… seront autour de la table pour tenter de sauver le dernier abattoir public dans le département, les sites de Montauban et Caussade étant aujourd’hui exploités par des privés.

« Des élus qui tiennent deux discours »

Le président de la chambre d’agriculture n’en revient toujours  pas. Une fermeture ne sera pas sans
conséquences sur l’économie agricole tarn-et-garonnaise, les éleveurs de bovins, de veaux et de moutons, les bouchers et grossistes. « On ne peut pas avoir des élus qui tiennent deux discours : un discours qui prône, d’un côté, les circuits courts et la proximité et un discours qui conduit, d’un autre côté, à la fermeture des outils », explique Alain Iches.

Dans ce dossier, Géraldine Sazy parle de gâchis. Selon la responsable de la SAS Sazy, « on entend fermer un outil qui a l’agrément européen, qui est considéré par les contrôleurs sanitaires comme un bijou qu’il faut conserver… Il faut quand même penser au territoire, à la salle de découpe qui va bientôt ouvrir à Montbeton, et où les éleveurs ne pourront plus venir faire abattre leurs animaux à Castelsarrasin. »

Au-delà du fond, c’est encore sur la forme que la décision est dure à avaler. « La mairie nous avait réunis cet été pour nous demander si ça ne nous gênait pas trop de fermer l’abattoir au mois d’août en raison de la démission d’un agent et des difficultés rencontrées pour le remplacer en plein mois d’août. On s’est adapté. On a fait abattre ailleurs nos bêtes. La mairie a décidé ensuite, toujours pour les mêmes rasons, de prolonger la fermeture en septembre. Lors d’un échange, ils nous ont proposé de nous louer l’abattoir. Mais ce n’est pas notre métier  », indique Géraldine.

Enfin, le coup de grâce a été porté ce jeudi : « Le discours a été totalement différent. Là, on nous a parlé d’un investissement à réaliser avant la fin de l’année, un piège d’abattage pour les moutons. On nous a surtout dit que c’était la fin, que l’abattoir ne rouvrira pas », assure la responsable de la SAS Sazy.

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