Bataille d’idées. Karl Marx au service des luttes actuelles ?

À l’initiative des Amis de l’Humanité 63, une série de conférences réunissant des centaines de personnes à Clermont-Ferrand a fait s’ébranler durant plus d’une semaine la pensée de l’auteur du Capital. Nous publions le compte rendu du débat qui a clos ce cycle de rencontres. Avec la participation de Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots et membre du bureau confédéral, Marianne Maximi, députée FI du Puy-de-Dôme et André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme et président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR)

Le Puy-de-Dôme est connu pour le calme apparent de ses volcans, ses eaux limpides et ses spécialités culinaires. À l’occasion du 140 e anniversaire de la disparition de l’intellectuel et militant allemand, à l’initiative des Amis de l’Humanité 63 et en partenariat avec la fédération du PCF du Puy-de-Dôme, les Amis du Temps des cerises, la Grande Édition Marx et Engels (Geme), la librairie Scop les Volcans et la ville de Clermont-Ferrand, s’est déroulé, le 27 avril, le débat de clôture de la semaine Marx organisée à Clermont-Ferrand à la fin du mois dernier. Le débat en forme de point d’orgue animé par Elsa Siffert a montré la vivacité et la sagacité, dans l’esprit public et militant, d’une pensée révolutionnaire prétendument éteinte. Le mouvement social et l’action politique font ainsi ressurgir l’actualité de la pensée de l’auteur, avec Friedrich Engels, du Manifeste du parti communiste dans des directions multiples. Continuer la lecture de Bataille d’idées. Karl Marx au service des luttes actuelles ?

Francis Cabrel et Claude Sicre premiers signataires d’une pétition pour reconnaître la contribution des Amérindiens à la démocratie moderne in DDM

Claude Sicre exprime son admiration pour le peuple amérindien sous le regard de Marie-Claude Strigler, docteur en civilisation américaine et Jean-Claude Drouilhet, fondateur de l'association Oklahoma Occitania.
Claude Sicre exprime son admiration pour le peuple amérindien sous le regard de Marie-Claude Strigler, docteur en civilisation américaine et Jean-Claude Drouilhet, fondateur de l’association Oklahoma Occitania. DDM – PIERRE-JEAN PYRDA

L’association Oklahoma Occitania a choisi le 10 mai, date de commémoration de l’abolition de l’esclavage pour lancer, à Montauban, une campagne nationale visant à faire reconnaître « la dette morale de démocratie envers les Indiens d’Amérique et les en remercier publiquement ». Francis Cabrel et Claude Sicre sont les premières personnalités artistiques de la région à signer cette pétition.

Quand on parle de démocratie, en Occident, la référence historique nous renvoie systématiquement à la Grèce antique et à la République athénienne. « Or, les Amérindiens ont joué un rôle essentiel dans la naissance des démocraties modernes. Ce fait-là a été occulté volontairement des livres d’histoire. C’est une grande injustice », clame Jean-Claude Drouilhet. Le fondateur de l’association Oklahoma-Occitania (OK-OC) organisait une conférence de presse, ce mercredi 10 mai à l’hôtel de Ville de Montauban. « Il s’agit du premier acte d’une campagne nationale visant à faire reconnaître par les personnalités politiques et artistiques de notre pays la dette morale de démocratie envers les Indiens d’Amérique et les en remercier publiquement », explique cet enseignant retraité. Aux côtés de Jean-Claude Drouilhet, Marie-Claude Strigler, docteur en civilisation américaine et Claude Sicre, chanteur et ethnomusicologue.

Ce n’est pas un hasard si OK-OC a choisi Montauban et cette date du mois de mai pour lancer cette campagne. En ce jour de commémoration de l’abolition de l’esclavage, la cité d’Ingres est fière de rappeler qu’elle est jumelée, depuis 1989, avec Pawhuska, ville de l’Oklahama qui est aussi la capitale des Indiens Osages. Il y a presque 200 ans, en 1829, trois Osages perdus en Europe avaient reçu secours et assistance à Montauban où la population s’était mobilisée pour les aider à rentrer chez eux. Depuis, plus de 150 de leurs ancêtres sont venus à Montauban, traversant à pied le Pont Vieux… et ne manquant pas de se recueillir au jardin des Plantes, dans le carré des Indiens Osages où une stèle a été érigée en 1992 sur laquelle on peut lire: « Ici vous êtes en terre indienne ».

Ce mercredi soir à Montauban, Marie-Claude Striegler a animé une conférence-signature autour de ses deux derniers ouvrages (1), rappelant qu’en Amérique du Nord, « la large participation aux décisions politiques était la règle chez les Amérindiens bien avant l’arrivée des Européens ». Elle a bien sûr évoqué « le rôle de premier plan » joué dans l’instauration de la démocratie par la Grande loi de la paix, récit oral de la Confédération iroquoise (fondée dès 1142) qui retrace la formation de la ligue dite des 6-Nations.

Claude Sicre « a toujours été intéressé par les Indiens et par la démocratie, notamment ce qu’en disait Tocqueville. Souvent, quand elle parle d’histoire, la France est égocentrique, elle cède à l’unitarisme. Là, ça nous apprend à regarder ailleurs. Cette conversation sur la démocratie, elle n’a pas de fin, on peut la faire partout », explique le créateur du forum des langues du monde.

Le beau message de Cabrel

Pianotant sur son PC portable, le « Fabulous Trobador » attendait impatiemment un mail de son ami Francis Cabrel. Chose promise par le chanteur d’Astaffort, chose due: Claude Sicre a diffusé ce message, marque de soutien de Francis Cabrel aux Indiens d’Amérique:

Tous les Cochise, les Géronimos, les Sitting Bull ont peuplé nos rêves de justice, de partage et d’intelligence , celle que l’on souhaitait entre les peuples. Leurs vies d’abord dont on retient qu’elles respectaient les saisons, leurs calvaires et leurs chutes ensuite. Ils flottent pour l’éternité ces héros demi-nus, emplumés de leur courage et je dois avouer qu’ils m’ont montré le chemin de l’authenticité, des choses simples et pures. Sans doute nos longues chevelures d’adolescents étaient une marque en leur honneur et leur hommage. 

(1) « Les Indiens Osages, enfants des eaux du milieu » (Editions du Rocher); « A la découverte de la terre sacrée des Navajos » (Véga éditions).

Les encombrantes amitiés fascistes de Marine Le Pen

La cheffe du RN cherche à masquer ses liens avec des manifestants du défilé du 6 mai, à Paris, et divers militants adeptes du coup de poing et du nazisme. Ceux-ci sont pourtant nombreux, directs et tenaces.

Lionel Préau / Riva Press

Frédéric Chatillon passe aux menaces : « J’ai très envie de t’apprendre les bonnes manières », écrit-il sur Twitter, le 9 mai, au militant Raphaël Arnault. Le porte-parole de la Jeune Garde antifasciste vient alors de révéler l’identité du néonazi qui, le 6 mai à Paris, ouvrait la voie du terrifiant cortège d’extrême droite rendant hommage à Sébastien Deyzieu, membre d’un mouvement pétainiste, mort le 9 mai 1994. Frédéric Chatillon n’a guère apprécié que cette information soit mise sur la place publique, insultant Raphaël Arnault : « Le petit tapin du système, la gorge profonde, la poucave, la balance. »

L’auteur de ces injures est un vieil ami de Marine Le Pen, rencontrée sur les bancs de la fac de droit, à Assas, au début des années 1990. Lui est alors président du Groupe union défense (GUD), adepte du coup de poing avec ses troupes surnommées Waffen Assas et fête chaque année l’anniversaire d’Hitler… Continuer la lecture de Les encombrantes amitiés fascistes de Marine Le Pen

Les black blocs, un point noir dans les cortèges

L’attaque du stand du PCF, le 1 er Mai, à Paris, rappelle la menace que font planer ces groupes autonomes sur la sûreté des manifestants depuis 2016. Les syndicats n’ont pas trouvé la parade.

À Paris le 1er Mai, trois militants de l’accueil sécurité du PCF ont été blessés par des black blocs.

À Paris le 1er Mai, trois militants de l’accueil sécurité du PCF ont été blessés par des black blocs.
GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

Comme un mauvais présage. Il est 14 heures, ce lundi 1 er Mai, quand la pluie se met à fortement frapper Paris. Non loin du métro Saint-Ambroise, sur le trajet principal de la manifestation parisienne, les militants communistes – et ceux venus distribuer l’Humanité dans le cortège – se réfugient sous les tentes rouges du point de rencontre du PCF. Puis, à l’approche du carré de tête, c’est l’apocalypse.

Des affrontements opposant 200 à 300 Black blocs à la police

Les militants du côté pair du boulevard Voltaire se retrouvent au milieu des affrontements opposant 200 à 300 Black blocs, surarmés et à l’allure de paramilitaires, à la police. Les bris de verre et les détonations des engins explosifs rajoutent du chaos à l’orage qui s’abat. Alors que la police fait usage de gaz lacrymogène, l’air devient irrespirable : les militants réussissent à s’abriter dans le hall d’un immeuble, avec des parlementaires. Continuer la lecture de Les black blocs, un point noir dans les cortèges

Des néonazis dans les rues en toute impunité + Moissac

NDLR de MAC: Ce sont les mêmes nationalistes que M. Lopez a mis à l’honneur lors de son discours du 8 mai à Moissac avec 80 ans d’écart. La bête immonde refait l’histoire en toute impunité. Un article à suivre sur le sujet.

 

 

 

 

 

Des militants de l’extrême droite ultraviolente ont manifesté sans contrainte, samedi 6 mai, à Paris, dans un contexte de multiplication des attaques – encore récemment – contre lesquelles le ministre de l’Intérieur ne paraît pas déterminé à agir.

Des croix celtiques, des bras tendus et des chants nationalistes, en plein Paris, le samedi 6 mai, des néonazis ont défilé sans contrainte et avec l'accord de la préfecture. © EMMANUEL DUNAND / AFP

Des croix celtiques, des bras tendus et des chants nationalistes, en plein Paris, le samedi 6 mai, des néonazis ont défilé sans contrainte et avec l’accord de la préfecture. © EMMANUEL DUNAND / AFP

Plus de 500 hommes en noir, parfois encagoulés, brandissant leurs croix celtiques et montrant leurs muscles, ont défilé en toute impunité dans les rues de Paris, samedi 6 mai. Ces militants fascistes, qui scandent « Europe, jeunesse, révolution » ont rendu, comme tous les ans autour du 9 mai, un hommage à Sébastien Deyzieu, 22 ans, membre du groupe pétainiste l’Œuvre française, mort en 1994 alors qu’il tentait de fuir la police en marge d’un défilé d’extrême droite interdit.

Une manifestation autorisée par la préfecture

La manifestation de samedi était, elle, bien autorisée par la préfecture, qui a simplement publié un décret autorisant l’usage de drones pour surveiller cette démonstration de force fasciste. La préfecture se défend en expliquant ne pas avoir été fondée à interdire la manifestation « qui n’avait occasionné, les années précédentes, aucun trouble à l’ordre public ». Le « maintien de l’ordre » était, lui, assuré par les groupuscules fascistes eux-mêmes, qui n’ont pas manqué d’entraver le travail des journalistes, tandis que quelques policiers restaient à distance. Continuer la lecture de Des néonazis dans les rues en toute impunité + Moissac

Les députés communistes protègent EDF du démantèlement

BIEN COMMUN Contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée nationale a adopté jeudi en deuxième lecture un texte, porté par la gauche, pour « protéger EDF d’un démembrement », qui entend aussi élargir le nombre d’entreprises et collectivités bénéficiaires de tarifs réglementés de l’électricité.

AFP

« Victoire. Quand il n’y a pas 49.3 et qu’on vote, on fait avancer les sujets concrets contre les macronistes», s’est félicité le député communiste Sébastien Jumel jeudi soir. Sa proposition de loi contre le démembrement d’EDF et pour les tarifs réglementés d’électricité pour les artisans vient alors d’être adoptée, par 127 voix pour, 89 contre.

Déjà voté en première lecture par les députés lors de la niche socialiste en février, puis accepté dans une version amendée au Sénat, ce texte « visant à protéger le groupe EDF d’un démembrement » a connu ce jeudi une étape décisive. Pour cela, la navette parlementaire doit désormais retourner au Sénat, où la gauche a bon espoir de le voir définitivement adopté. Continuer la lecture de Les députés communistes protègent EDF du démantèlement

Sigrid Gérardin, du Snuep-FSU : « La réforme du lycée professionnel renforce le séparatisme social » (Dossier)

À la suite des annonces d’Emmanuel Macron, la secrétaire générale du Snuep-FSU, Sigrid Gérardin, déplore un texte uniquement au bénéfice des entreprises.

Mathilde MAZARS/REA

Au cours d’un déplacement à Saintes  (Charente-Maritime), Emmanuel Macron a confirmé, ce jeudi 4 mai, les principales mesures de sa réforme des lycées professionnels : gratification des stages, différenciation des filières en fonction des besoins des entreprises de chaque territoire, avec l’objectif d’ « aller vers 100 % d’insertion professionnelle », en faisant de ces lycées une « voie par choix ». Sigrid Gérardin y voit de nouveaux cadeaux aux patrons au détriment de la scolarité des élèves.

Quel regard portez-vous sur cette réforme qui se prétend bénéfique à la fois pour les jeunes et pour l’économie ? Continuer la lecture de Sigrid Gérardin, du Snuep-FSU : « La réforme du lycée professionnel renforce le séparatisme social » (Dossier)

Pour les communistes, « les jours heureux sont devant nous » !

A l’occasion de la sortie du livre de Fabien Roussel, intitulé « Les jours heureux sont devant nous », les militants communistes de Castelsarrasin ont animé un stand sur le marché jeudi dernier. L’occasion de présenter aux castelsarrasinois les grandes lignes du programme porté par le PCF.

credit photo J.S.

« Lorsqu’on discute avec les gens sur le marché, beaucoup nous expliquent qu’ils sont en colère car malgré le fait qu’ils ou elles travaillent, les fins de mois sont de plus en plus difficiles. Une situation qui peut les pousser vers l’abstention lors de périodes électorales, ou pire, vers un vote pour l’extrême-droite », analyse Julien Sueres, militant au sein de la section castelsarrasinoise du PCF.

En ce jour de marché, les communistes sont à pied d’œuvre pour aborder cette question du travail et du pouvoir d’achat. Dans son programme lors des élections présidentielles, le candidat Fabien Roussel s’était fait remarqué en abordant la question du travail d’une voix singulière et dissonante au sein de la gauche. Continuer la lecture de Pour les communistes, « les jours heureux sont devant nous » !

Retraites : les syndicats ont posé leurs cartons devant le Stade de France

L’intersyndicale, qui voulait faire de la finale de Coupe de France de football un événement politique, a pu distribuer cartons rouges et sifflets aux abords de l’enceinte, après l’annulation de l’arrêté leur interdisant de manifester. Une victoire pour les militants, même si la tension, l’hostilité de certains supporters et le zèle de la sécurité du stade sont venus gâcher la fête.

La manifestation syndicale aux abords du stade avait été interdite par la préfecture de Paris, avant que les syndicats répliquent en déposant un recours.

La manifestation syndicale aux abords du stade avait été interdite par la préfecture de Paris, avant que les syndicats répliquent en déposant un recours.
AFP

Du jaune pour les Nantais, du mauve pour les Toulousains et… du rouge pour l’intersyndicale. Il est 17 heures, ce samedi 29 avril, quand plusieurs dizaines de syndicalistes ciblés CGT, Solidaires ou encore Unsa se positionnent stratégiquement à la sortie des métros et RER du Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Objectif : distribuer des sifflets et des cartons rouges « Non à la réforme des retraites » au public de la finale de la Coupe de France, où s’affrontent Toulouse et Nantes (score final, 5-1 pour les Sudistes) et durant laquelle est attendu le président de la République Emmanuel Macron. Continuer la lecture de Retraites : les syndicats ont posé leurs cartons devant le Stade de France

PETITION: Sauvons le magazine Santé & Travail

Depuis plus de trente ans, le magazine Santé & Travail s’est imposé comme une référence auprès des acteurs de la prévention des risques du travail – professionnels ou représentants du personnel des ex-CHSCT ou des CSE maintenant – mais aussi auprès des syndicalistes, des élus politiques, des universitaires, des étudiants, ou encore des journalistes… Outil indispensable pour tous ceux qui œuvrent quotidiennement à l’amélioration des conditions de travail, Santé & Travail occupe une place unique en France.

Son éditeur historique, la Mutualité française associée à plusieurs mutuelles importantes, a accompli un effort inédit en créant ce support d’information et en le diffusant, souvent gratuitement. Continuer la lecture de PETITION: Sauvons le magazine Santé & Travail