Éducation. Les syndicats demandent des moyens à Élisabeth Borne 

Les syndicats de l’éducation n’attendent pas. Le 18 mai ils écrivent à la première ministre. « La situation pour la prochaine rentrée est inquiétante.

Avec la chute importante du nombre de présents aux concours de recrutement, : des personnels vont manquer pour la rentrée 2022. Ceci alors que celles et ceux en postes dans les écoles, les établissements et les services sont épuisés par les réformes à marche forcée du dernier quinquennat et inquiets des projets annoncés », écrivent ensemble 11 syndicats (FSU, UNSA Education, FNEC FP-FO, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, SNALC, Sud Education, SNCL-FAEN, FO-EA, CGT Agri, SUD Rural Territoires) et la Fcpe.  » Il est nécessaire de mobiliser des moyens notamment en pérennisant partout où elles existent les listes complémentaires en y recourant en première intention. Il faut également dès maintenant renouveler les contractuels mobilisés pour assurer les remplacements cette année.

Dans l’immédiat, nous demandons un moratoire sur les suppressions de postes présentées dans les comités techniques… Au titre des priorités à engager dès le début du quinquennat, nous vous confirmons notre exigence d’une revalorisation ambitieuse des salaires pour tous les personnels non seulement pour compenser la perte de pouvoir d’achat depuis plusieurs années mais pour redonner de l’attractivité aux métiers des services publics d’Education, sans conditionnement à des tâches supplémentaires ».

Faire bloc semble être la bonne politique.

Le courrier

Le Conseil national de l’énergie lance la résistance aux marchés

Mobilisation Les représentants des personnels d’EDF et d’Enedis ont créé ce mardi un front commun avec des élus et acteurs associatifs pour le service public de l’électricité.

L’énergie étant un bien commun, indispensable aux particuliers comme aux entreprises, «   on a besoin d’un opérateur public fort  », affirme Frédéric Fransois, secrétaire du CSEC d’Enedis. benôit tessier/reuters

L’énergie étant un bien commun, indispensable aux particuliers comme aux entreprises, « on a besoin d’un opérateur public fort », affirme Frédéric Fransois, secrétaire du CSEC d’Enedis. benôit tessier/reuters

Pas le temps de s’endormir sur leurs lauriers après avoir triomphé du projet Hercule. Les conseils économiques et sociaux centraux (CSEC) d’EDF et d’Enedis ont joint leurs forces pour relancer la bataille de la nationalisation complète de l’appareil énergétique français. S’appuyant sur leur lutte de près de dix-huit mois contre le plan gouvernemental de ­démantèlement d’EDF – l’ouverture au privé des activités de commercialisation du courant et de la production d’énergies renouvelables devant refinancer les activités nucléaires gardées dans le giron public –, les deux instances représentatives du personnel ont organisé ce mardi à Paris le Conseil national de l’énergie (CNE). Continuer la lecture de Le Conseil national de l’énergie lance la résistance aux marchés

Les LGBTI discriminés mais davantage tolérés

Inégalités À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, la Commission nationale consultative des droits de l’homme publie un rapport dressant un état des lieux contrasté de l’acceptation des gays, lesbiennes, bi, intersexes et trans par le reste de la société. Si les mentalités progressent, les violences sont nombreuses.

© Apaydin/ABC/Andia.fr

Jeudi 12 mai, Anthony sort du centre commercial de Confluence, à Lyon, lorsqu’il se fait prendre à partie par un homme : « Gros pédé ! Vieux gay ! Je vais t’enterrer ! Je vais te piétiner ! » Les insultes pleuvent sur lui alors que le jeune homme se contente de marcher. Choqué par cette agression verbale, le Lyonnais âgé de 23 ans poste la scène, qu’il avait filmée, sur Twitter pour dénoncer « ce que subit la communauté LGBT+ au quotidien ». Car les paroles et actes homophobes et transphobes continuent de se multiplier malgré la progression affichée des mentalités en la matière. Un paradoxe qu’illustre bien le nouveau rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) publié aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homo­phobie et la transphobie. Continuer la lecture de Les LGBTI discriminés mais davantage tolérés

Liste des candidat.e.s PCF dans le cadre de la NUPES

Candidatures ratifiées lors du Conseil national du 14 mai 2002

Circonscription

Titulaire

Suppléant.e

204

SOISSONS-CHAUNY

M. Aurélien Gall Mme Estelle Legrand

301

MOULINS

M. Yannick Monnet M. Jean-Paul Dufregne

604

MENTON-BEAUSOLEIL

Mme Sophie Bournot Mme Fabienne Revillet

1313

MARTIGUES-ISTRES

M. Pierre Dharréville Mme Magalie Giorgetti

1404

HONFLEUR-PONT-L’EVEQUE

M. Pierre Mouraret Mme Jocelyne Ambroise

1802

BOURGES OUEST-VIERZON

M. Nicolas Sansu M. Yvon Beuchon (DVG)

2105

BEAUNE

Mme Isabelle de Almeida Mme Carole Bernhard (EELV)

2503

MONTBELIARD

Mme Virgine Dayet M. Matthieu Guinebert

3003

BAGNOLS-PONT-ST-ESPRIT

Mme Sabine Oromi M. Elian Cellier

3308

ARCACHON-LATESTE

Mme Marylene Faure M. Samuel Cazeaux (PS)

3407

SETE-AGDE

M. Gabriel Blasco Mme Florence Cordier (LFI)

3705

TOURS NORD-OUEST

Mme Françoise Langlade M. Christian Gouron

3807

ROUSSILLON

Mme Dominique Dichard M. Laurent Brosselin (LFI)

3902

ST-CLAUDE-CHAMPAGNOLE

Mme Evelyne Ternant M. Nail Yalcin

4002

DAX-TARNOS

M. Jean-Marc Lespade Mme Christelle Lalanne (DVG)

4102

ROMORANTIN-LANTHENAY

M. Jeremie Demaline Mme Touria Dehmej (PS)

4203

SAINT-CHAMOND

M. Vincent Bony Mme Ramona Gonzalez – Grail (PS)

4407

LABAULE-GUERANDE

Mme Véronique Mahé M. Christophe Rouxel

4504

MONTARGIS

M. Bruno Nottin Mme Francine Phesor

4904

SAUMUR SUD-VIHIERS

Mme Caroline Rabault Mme Catherine Leloup-Cottin

5003

COUTANCES

Mme Gaëlle Verove M. William Bouton (LFI)

5103

EPERNAY

Mme Chantal Berthélémy M. Cédric Lattuada

5604

PLOERMEL

Mme Lhéa Le Flecher M. Florian Marteau

5704

SARREBOURG

Mme Hélène Girardot M. Antoine Villard (EELV)

5916

MARCHIENNES-ANICHE

M. Alain Bruneel Mme Maryline Lucas

5919

DENAIN-TRITH-ST-LEGER

M. Patrick Soloch Mme Isabelle Choain

5920

ANZIN-ST-AMAND-LES-EAUX

M. Fabien Roussel Mme Mathilde Valembois

6001

BEAUVAIS NORD

Mme Roxane Lundy (G.s) M. Thierry Aury

6007

CREIL-NOGENT-CLERMONT

M. Loïc Pen Mme Mirjana Jakovljevic

6203

LENS AVION

M. Jean-Marc Tellier Mme Donata Hochar (PS)

6305

AMBERT-THIERS

M. André Chassaigne M. Julien Brugerolles

6908

TARARE

Mme Cécile Bulin M. Yoann Avril

6911

GIVORS

M. Abdel Yousfi Mme Pia Boizet

7102

CHAROLLES-GUEUGNON

Mme Céline Vinauger M. Maxence Jouhandeaud

7301

AIX LES BAINS

Mme Christel Granata M. Grégory Pineau

7402

ANNECY NORD-EST-SEYNOD

Mme Loris Fontana Mme Corinne Baro (ND)

7512

PARIS 15e7e

Mme Céline Malaisé Mme Léa Michaut

7603

SOTTEVILLE-LES-ROUEN

M. Hubert Wulfranc M. Edouard Benard

7606

DIEPPE

M. Sébastien Jumel M. Laurent Jacques

7608

LE HAVRE-GONFREVILLE

M. Jean-Paul Lecoq Mme Nathalie Nail

8003

AULT-GAMACHES

M. Arnaud Petit Mme Catherine Massalon

8306

BRIGNOLES-CUERS

M. Alain Bolla Mme Sylvie Vinceneux

8403

CARPENTRAS-SUD

Mme Muriel Duenas M. Olivier Safon

8504

LES HERBIERS-MONTAIGU

Mme Céline Sauvêtre M. Valentin Rondeau

9104

LIMOURS-LONGJUMEAU

M. Amadou Deme Mme Marie Colson (PS)

9201

COLOMBES-GENNEVILLIERS

Mme Elsa Faucillon Mme Evelyne Bouchouicha

9302

ST-DENIS-PIERREFITTE

M. Stéphane Peu M. Farid Aïd

9304

STAINS-BLANC-MESNIL

Mme Soumya Bourouaha Mme Marie-George Buffet

9405

CHAMPIGNY-LEPERREUX

M. Julien Léger Mme Julie Schwarz (EELV)

ZZ11

FRANCAIS ETABLIS HORS DE FR 11

Mme Dominique Vidal M. Franck Pajot (PS)
TOTAL

50 circonscriptions

 

Le vote a-t-il mis en évidence une fracture générationnelle ? 2/2

Lors de l’élection présidentielle, les jeunes se sont davantage abstenus ou ont préféré Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Les plus âgés se sont plutôt tournés vers Emmanuel Macron.

Une rupture générationnelle a bel et bien émergé au cours des dernières années au sein de l’électorat, mais elle s’articule avec une fracture sociale.

Mathieu Gallard Directeur d’études à l’Ipsos

La tripartition du paysage politique français qui a émergé en 2017 et s’est confirmée lors de la présidentielle de 2022 a conduit à une recomposition des électorats des principales familles politiques, en termes sociaux, géographiques ou générationnels. C’est probablement ce dernier aspect qui a le plus retenu l’attention des observateurs à la suite du premier tour, non sans raisons. Certes, les logiques traditionnelles de la participation électorale restent d’actualité : les jeunes, plus sceptiques vis-à-vis de nos institutions très verticales et considérant le vote comme un moyen d’action parmi bien d’autres, sont toujours nettement moins enclins à se rendre aux urnes : seuls 56 % des moins de 35 ans ont voté au premier tour de l’élection présidentielle, contre 81 % des 60 ans et plus. Continuer la lecture de Le vote a-t-il mis en évidence une fracture générationnelle ? 2/2

D’où viennent les 80 milliards que vont distribuer les groupes du CAC40 à leurs actionnaires ?

Selon l’Observatoire des multinationales, les fastueux résultats annoncés pour 2021 débouchent sur une gargantuesque distribution de capital, en hausse de 57 % par rapport à 2021. Au bénéfice de qui ? Et d’où vient cet argent ? Explications.

Les grands patrons du CAC 40 empochent près de 237 millions d’euros rien qu’en rémunération, soit une moyenne de 5,9 millions d’euros pour chacun. © Éric Piermont/AFP

Les grands patrons du CAC 40 empochent près de 237 millions d’euros rien qu’en rémunération, soit une moyenne de 5,9 millions d’euros pour chacun. © Éric Piermont/AFP

L’Observatoire des multinationales a fait les comptes. Après épluchage minutieux des rapports financiers 2021 des multinationales françaises, l’organisme qui scrute à la loupe le CAC 40 manque de superlatifs pour qualifier, dans sa note publiée ce mercredi (1), le niveau historique de captation des bénéfices enregistré l’an dernier par les actionnaires et grands patrons de ces grands groupes : « Records de bénéfices, records de dividendes, records de rachats d’actions, records de rémunérations patronales… Cela ressemble à une véritable curée, rendue possible par l’argent public avec la bénédiction du pouvoir exécutif. »

Les fastueux résultats annoncés pour 2021 débouchent sur une gargantuesque distribution de capital. Aux 57,5 milliards d’euros de dividendes versés s’ajoutent les 23 milliards d’euros de rachats d’actions réalisés pour augmenter les cours des titres restants. En tout, 80 milliards d’euros (+ 57 % par rapport à 2021) vont être captés par les porteurs de parts. Continuer la lecture de D’où viennent les 80 milliards que vont distribuer les groupes du CAC40 à leurs actionnaires ?

Juan Sebastian Carbonell : « Le contrôle ouvrier libère le travail du capital »

Dans son dernier ouvrage « le Futur du travail », le sociologue Juan Sebastian Carbonell conteste l’idée d’un « grand remplacement technologique ». Malgré l’automatisation et l’essor du capitalisme de plateforme, il estime que le travail et le salariat resteront la norme.

Lors des confinements liés à la pandémie de Covid-19, les tâches ne nécessitant pas d’être réalisées sur site ont subitement pu être effectuées à distance, parfois à des centaines de kilomètres du centre de production. Dans le sillage de la crise sanitaire et économique, les inquiétudes autour de l’avenir du travail se multiplient. Serons-nous, demain, tous remplacés par des robots, des algorithmes, des caisses auto­matiques ? Serons-nous voués à enfourcher notre vélo et nous convertir en livreurs ? À rebours de ces craintes, le sociologue du travail Juan ­Sebastian Carbonell, chercheur à l’ENS Paris-Saclay, estime que ni le travail, ni le salariat ne sont menacés d’extinction. Entretien.

Vous expliquez que certains discours prophétisent la disparition du travail sous le coup de l’automatisation et des avancées technologiques. Qu’est-ce qui explique cette angoisse ?

Il y a deux niveaux de réponse. Le premier est celui des textes d’économistes, de futurologues autoproclamés, d’entrepreneurs et de journalistes. Ces textes attisent l’anxiété autour de la disparition du travail sous le coup des nouvelles technologies, les robots et les intelligences artificielles. C’est ce qui explique le discours ambiant depuis le début de l’épidémie de Covid. Continuer la lecture de Juan Sebastian Carbonell : « Le contrôle ouvrier libère le travail du capital »

Comment tuer l’hôpital public

AFP

Ces dernières années, le gouvernement a largement favorisé le regroupement de cliniques privées à but lucratif par le biais d’autorisations d’activités octroyées par les agences régionales de santé (ARS) et de généreuses subventions. Ainsi, dans la plupart des grandes villes, ont été construits de grands établissements de plusieurs centaines de lits venant concurrencer les hôpitaux publics, notamment les CHU, en se concentrant sur les activités les plus rentables, comme la chirurgie ambulatoire et la radiologie. Des exemples ? La clinique Rhéna, à Strasbourg, les cliniques du Confluent et Santé Atlantique, à Nantes, la clinique Bezannes, à Reims, ou encore le Médipôle, à Lyon, regroupant près de 800 lits. Continuer la lecture de Comment tuer l’hôpital public

Tarn-et-Garonne : le 1er mai a rassemblé près de 300 manifestants à Montauban in DDM + international

NDLR de MAC: 450 d’après les syndicats

Le rassemblement ce dimanche matin à Montauban.

Le rassemblement ce dimanche matin à Montauban. DDM – DDM

Du muguet, des banderoles et des slogans. Tous les ingrédients étaient réunis, ce dimanche, en fin de matinée dans le centre-ville de Montauban pour ce 1er mai, jour de fête du travail.

À l’appel de la CGT,de la FSU, de Solidaires et de partis politique de gauche ( PCF, NPA, UP, Lutte Ouvrière…), près de 300 manifestants se sont rassemblés devant la Maison du Peuple. Un haut lieu  des luttes sociales montalbanaises  que la mairie a récupéré depuis trois ans en priant les syndicats d’aller installer leurs bureaux ailleurs dans la ville.  » Nous n’abandonnerons jamais l’idée de nous réapproprier un jour la Maison du Peuple. C’est un don de la mairie de Paris effectué après les crues de 1930 pour les travailleurs. Il est hors de question qu’elle appartienne demain aux patrons, aux plus riches de ce  département. On la reprendra, que la maire le veuille ou non « , a lancé Christophe Couderc, responsable de  l’UD CGT de Tarn-et-Garonne.

Après avoir applaudi tous les discours, puis entonné l’Internationale, le cortège s’est ébranlé dans les rues de Montauban.

Les trois raisons du troisième échec de Jean-Luc Mélenchon

Une excellente analyse de Pierre Alain MILLET…

Tout a été fait pour réduire le premier tour à ce qui était prévu pour le deuxième. Quelques mois qui donnent l’illusion d’un débat démocratique et puis la machine se met en marche pour conduire les citoyens dans le piège. Les temps de parole médiatique se concentrent sur quelques candidats, les sondages forment un vote utile concentré sur les trois premiers, écrasant tout le reste. Les partis politiques et leurs militants sont inutiles, les médias et leurs têtes d’affiches dominent.

A gauche l’impasse se referme. Plus Jean-Luc Mélenchon joue le vote utile, plus il réduit les autres forces de gauche pendant que le même vote utile fait grimper Macron pour ceux qui ne veulent pas de Le Pen et Le Pen pour ceux qui ne veulent pas de Macron… Les résultats de la Guadeloupe sont illustratifs de ce piège d’un vote utile qui n’a plus aucun sens, Mélenchon à 56% au premier tour et Le Pen à 70% au deuxième !

Au total, Mélenchon finit derrière Le Pen, et le le total gauche finit derrière le total d’extrême-droite, pour la première fois en France. Depuis le choc de 2002 et la première qualification d’un Le Pen au deuxième tour, l’extrême-droite n’a cessé de progresser, et la gauche est à son plus bas, 12% de moins en 2022 qu’en 2002.

Dès les résultats du premier tour, les dirigeants de la France Insoumise ont multiplié les condamnations des autres candidats de gauche qui auraient la responsabilité de l’échec de Jean-Luc Mélenchon. Ce n’est pas sans conséquence sur les débats entre citoyens, jusqu’à des violences contre des locaux du PCF.

Pourtant, dès qu’on regarde les résultats, on ne peut qu’être interrogatif sur les causes de ce deuxième tour que personne ne voulait. Comment penser que ce sont les 800 000 voix de Roussel qui expliquent ce troisième échec de Mélenchon quand il y a près de 13 millions d’abstentions ? que l’extrême-droite progresse à 11 millions de voix ? que même le président sortant pourtant rejeté est le premier président sortant de droite de la 5ème république qui progresse gagnant 1 million de voix ? Continuer la lecture de Les trois raisons du troisième échec de Jean-Luc Mélenchon