Recruté comme directeur de la stratégie du groupe, Alban du Rostu peine à convaincre en interne qu’il a coupé les ponts avec le milliardaire Pierre-Édouard Stérin, à l’origine du plan Périclès révélé par l’Humanité. Les journalistes mobilisés continuent de réclamer son départ avant même son arrivée effective, ce lundi 2 décembre.

Recruté par François Morinière, le président du directoire entré en fonction début novembre, Alban du Rostu doit en principe débarquer au siège du grand groupe de presse et d’édition catholique Bayard ce lundi 2 décembre. Mais rien ne se passe comme prévu, car, après les révélations de l’Humanité en début de semaine dernière, la sidération et la consternation ont, parmi les personnels, laissé la place à la défiance et à la mobilisation… À la fois contre le partenariat noué avec Bolloré et d’autres pour le rachat de l’école de journalisme ESJ Paris, mais surtout contre l’embauche, en tant que directeur de la stratégie et numéro deux de Bayard, de l’ancien bras droit de Pierre-Édouard Stérin. Continuer la lecture de Les documents qui prouvent qu’Alban du Rostu est bien l’un des artisans du projet Périclès de Pierre-Édouard Stérin
Jeudi 5 septembre 2025, la grève a été massive : 55% de grévistes dans les collèges et lycées selon le syndicat majoritaire du Second degré et 65% dans le 1er degré. Cette mobilisation traduit à la fois une grande colère et un profond malaise de la profession. L’ensemble de la communauté éducative s’est largement mobilisée contre les réformes, les suppressions de postes, et plus largement contre une politique du mépris, du « moins » pour l’Ecole et du « toujours plus » pour les personnels. Tous les manifestants expriment un énorme ras-le-bol dans les cortèges partout en France.




« C’est une question démocratique fondamentale : voulons-nous une école publique forte et équitable, ou un système à deux vitesses où régneront la religion et l’argent ? » déclare Martin Raffet au sujet du financement public des établissements privés sous contrat. Martin Raffet est président de la FCPE Paris, il a saisi la Cour des comptes dans le cadre de la 3e campagne de participation citoyenne, « la transparence n’est pas une faveur, c’est une exigence démocratique » explique-t-il dans cet entretien au Café pédagogique.

Placée sous la tutelle du Ministère de l’Education nationale, l’UNSS représente plus de 9 200 associations sportives dans les collèges et lycées et près de 1,2 million d’élèves y sont licencié·es. Elle connaît une grave crise financière depuis 2022 et l’arrivée d’un nouveau directeur national et les responsables ressources humaines, finances et direction des sports qu’il a recruté·es. Un collectif de membres titulaires et suppléant·es de l’Assemblée Générale de l’UNSS remet en question la gouvernance, le modèle économique et le pilotage budgétaire mis en œuvre dans un courrier daté du 6 novembre 2024 adressé aux ministres de l’Éducation nationale et des Sports de la jeunesse. Le SNEP-FSU lance
« On me dit qu’il n’y a pas assez de fonctionnaires dans l’Education nationale. Mais c’est d’une démagogie invraisemblable ! », dénonce Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, sur BFM. « Le statut du professeur des écoles : c’est 24 heures par semaines, 6 mois de l’année. Eh oui ! Entre les vacances et les week-ends ! Je sais il faut préparer les cours… maternelle, grande section » (rires de la salle). « Je sais qu’il faut corriger les copies et je sais que c’est un boulot difficile. Nous n’avons pas les moyens d’avoir 1 millions d’enseignants ». NDLR : Les enseignants en France en 2024 sont au nombre de 851 600.