Comprendre les ressorts sociaux et scolaires du vote RN in Caf. Péda.

« Une partie des électeurs du RN oppose une sorte de réflexe de self-défense en dénonçant le système scolaire. »

Dans Du FN au RN : les raisons d’un succès (PUF, 2026), Patrick Lehingue et Bernard Pudal analysent le rôle de l’école dans la progression du RN.

Frustrations scolaires, sentiment de déclassement et défiance envers les institutions nourrissent selon eux le discours anti-système de l’extrême droite. « Les enseignants sont eux-mêmes victimes d’une évolution du système scolaire qui passe des promesses « démocratiques » du collège unique à un horizon scolaire qui s’est refermé, à la fois par manque de moyens mais aussi par absence d’un véritable projet démocratique », ajoutent-ils, soulignant la perte progressive de leur autorité sociale.

 Que savons-nous vraiment des électeurs de l’extrême droite ? Continuer la lecture de Comprendre les ressorts sociaux et scolaires du vote RN in Caf. Péda.

Un 9 Mai sous pression à Moscou et à Kiev par Jakline Boyer

Jakline Boyer met les pendules à l’heure et comme nous le faisons aujourd’hui s’interroge sur le sens de cette vision qui est la nôtre en occident et même en France, à savoir l’incapacité- quelle que soit la démonstration que nous subissons- à imaginer autre chose que notre suprématie et celle de notre suzerain USA. Dans mon enthousiasme moi qui suis la seule à avoir vécu la joie de la capitulation je me suis permis d’ajouter quelques souvenirs de ce temps là…Je me souviens de la foule marseillaise qui chantait, dansait et moi sur les épaules de mon père j’ai tant aimé ceux qui avaient donné leur vie pour sauver la mienne… (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

PS. j’ai mis en illustration, un journal local des communistes à la Libération pour montrer sans commentaire l’évolution de la presse sur l’interprétation de la victoire…

par Boyer Jakline

Stalingrad : 200 jours, 200 nuits et la capitulation allemande : 2 millions de morts.

Stalingrad : 200 jours, 200 nuits et la capitulation allemande : 2 millions de morts.

Donc Z. qui se sent le vent en poupe a menacé de frapper la Place Rouge pendant la parade du 9 mai. Moscou a pris cela très au sérieux et ne fera pas défiler la parade militaire. Le vent en poupe car la production de drones germano-ukrainienne remporte des succès de plus en plus en profondeur dans le territoire russe. Les Anglais assurent la géo-localisation qui permet le succès des attaques. Continuer la lecture de Un 9 Mai sous pression à Moscou et à Kiev par Jakline Boyer

Élu communiste tabassé, saluts nazis en pleine rue, présence de Némésis… Comment l’extrême droite tisse sa toile à Caen

Après les débordements lors du banquet du Canon français, le 18 avril, la ville de Caen voit l’extrême droite tisser sa toile dans une terre jusqu’ici épargnée par la vague brune. Malgré des résultats électoraux mineurs, la xénophobie et la violence progressent, alertent des militants de gauche et des habitants.

Plusieurs dizaines de personnes rassemblées contre l’extrême droite à Université de Caen à l’appel de la France insoumise et de syndicats étudiants dont l’Union Pirate.
© Nicolas Cleuet / Le Pictorium.

Caen (Calvados), envoyé spécial.

À peine a-t-il eu le temps d’entendre « sale gauchiste » que Lilian Bellet a été roué de coups par un groupe de « trois ou quatre hommes ». La soirée du conseiller municipal communiste de Caen aurait dû ressembler à tout autre chose : un pot de départ au « French café », karaoké aux vitres fumées et aux néons bleus allumés toute la journée, coincé entre un bar à huîtres, un bistrot Régent et un restaurant à tapas. À la place, aux alentours de 2 h 40 du matin, samedi 17 janvier, Lilian a été frappé entre deux voitures, puis projeté sur le goudron du parking. De quoi lui causer des blessures au nez, à l’arcade et au poignet. Continuer la lecture de Élu communiste tabassé, saluts nazis en pleine rue, présence de Némésis… Comment l’extrême droite tisse sa toile à Caen

Sport à l’école : le SNEP-FSU défend une vision sociale et émancipatrice

« L’enjeu est de renforcer la démocratisation d’accès aux pratiques physiques, sportives et artistiques. Cela passe par une politique volontariste et le vote d’un budget qui répond aux besoins des jeunes dans leur diversité : milieu social, lieu de vie, genre… L’augmentation du temps d’éducation physique et sportive à l’école doit aussi s’accompagner de programmes à visée émancipatrice fondés sur l’acquisition d’une culture commune ». Fabrice Allain et Coralie Benech co-secrétaires du SNEP-FSU depuis le mois dernier, évoquent pour le Café pédagogique les principales orientations et priorités de leur mandat. Pour eux, la « définition sociale de l’École est bien différente des injonctions aux parcours personnels ou de la réduction de la discipline à la seule santé physique. Le SNEP-FSU promeut une santé « transformatrice », soit un pouvoir d’agir de l’individu dans son contexte social ». Continuer la lecture de Sport à l’école : le SNEP-FSU défend une vision sociale et émancipatrice

Unir les communistes (Franck Marsal, Gironde) Premières réflexions sur les textes alternatifs!

Samedi 2 mai 2026, par  Franck Marsal,

 40e congrès 2026 |

A/ le rôle du 40e congrès dans le développement du Parti Communiste

Le 40e congrès du PCF se présente avec une base commune, largement adoptée à 77 % par le Comité National sortant, et en contraste avec cette large unité, la promesse de 4 textes alternatifs.

Cette pratique des textes alternatifs n’est pas issue de la culture militante historique du PCF. C’est depuis le 32e congrès, à Martigues en 1995, qu’elle a été instituée. Elle correspond à une phase de renoncement aux principes d’organisation communistes, comme l’abandon des cellules, celui de l’organe central et du centralisme démocratique.

Deux de ces textes (’nos révolutions’, finalement retiré, et ’stratégie communiste’) ont été manifestement écrits avant que la base commune soit soumise au Comité National, amendée et adoptée par lui. C’est un pas de plus dans le glissement vers un fonctionnement en tendances s’affrontant les unes les autres, prenant la main sur le débat collectif, au détriment d’une discussion égale et fraternelle entre camarades, basée sur la responsabilité de chacun établie par le vote des communistes au congrès précédent.

Le 38e congrès a remis le parti et son projet politique au centre de notre stratégie de transformation. Il s’agissait d’en finir avec l’idée que le PCF ne pouvait plus être qu’une force d’appoint d’une gauche dominée par les forces sociaux-démocrates ayant le rôle principal. Cette orientation avait abouti à faire un petit commerce de la confiance acquise par le PCF au sein de la classe ouvrière, du prolétariat, et de larges couches du peuple par le sacrifice et l’effort de générations de militants de 1920 au tournant des années 1970. Cette confiance a été dilapidée pour soutenir d’abord le Mitterrandisme néo-libéral dans les différentes étapes de ses renoncements et de sa décomposition, puis le néo-Mitterandisme populiste de Mélenchon.

Cette réorientation du parti a été confirmée par le 39e congrès en 2023. Sa mise en oeuvre reste difficile : elle est combattue de l’intérieur et de l’extérieur par les adeptes divers du ralliement. Elle demeure inaboutie dans ses perspectives et portée de manière contradictoire. Les communistes doivent se battre sur tous les fronts : face au harcèlement néo-libéral de la classe dominante, face à la montée de la fascisation et de la guerre, mais aussi face à la démagogie populiste, aux trahisons internes, à la perte des traditions militantes et face à des baronnies au sein même du PCF.

Les partisans en internes d’une soumission ont mis leurs positions au service de la stratégie de Mélenchon, bon client de leur petit commerce. Ces fractionnistes sont ouvertement organisés au travers du groupuscule Continuer la lecture de Unir les communistes (Franck Marsal, Gironde) Premières réflexions sur les textes alternatifs!

26 avril, journée de la visibilité lesbienne, journée féministe : les droits des femmes et les droits des lesbiennes sont indissociables

Publié le 26 avril 2026

À l’occasion de la Journée de la visibilité lesbienne, le Parti communiste français alerte sur une offensive mondiale contre les droits des femmes et des personnes LGBTI+, en particulier contre les lesbiennes, au croisement des dominations patriarcales.

Dans près d’un tiers des pays du monde, l’homosexualité est illégale. Dans certains, les « thérapies de conversion » sont encore autorisées et, dans une dizaine d’États, l’homosexualité est passible de peines de prison, voire de mort.

Aux États-Unis, la présence de Donald Trump au pouvoir depuis deux ans a accéléré une attaque sans précédent contre les droits des femmes et des personnes LGBTI+.

En Europe, la progression de l’extrême droite entraîne une hausse des violences et une remise en cause des droits fondamentaux jusqu’au niveau institutionnel.

En France, la réalité des violences lesbophobes demeure préoccupante. Selon le rapport 2025 de SOS homophobie, plus de 1 500 situations de LGBTphobies ont été recensées.

La lesbophobie est un système qui isole, détruit et tue. Le suicide de Caroline Grandjean après des mois de harcèlement lesbophobe interroge les défaillances des dispositifs de protection.

Dans ce contexte de montée du conservatisme et du masculinisme, la Journée de la visibilité lesbienne rappelle l’enjeu des combats féministes pour l’égalité et l’émancipation.

Les lesbiennes se trouvent à la croisée des dominations patriarcales et subissent une double violence, sexiste et lesbophobe.

Malgré ces réalités, les lesbiennes restent trop souvent invisibilisées dans les combats politiques.

Le Parti communiste français réaffirme que les droits des femmes et les droits des personnes LGBTI+ sont intrinsèquement liés.

Nos propositions :

  • 3 milliards d’euros pour lutter contre les violences faites aux femmes ;
    l’égalité salariale et professionnelle et – la fin des contrats précaire ;
  • l’augmentation des hébergements publics et centres d’accueil ;
  • la suspension de l’autorisation d’émettre pour les médias diffusant des propos homophobes et/ou sexistes ;
  • l’inéligibilité des personnes condamnées pour injures ou incitation à la haine homophobe et/ou sexiste ;
  • des politiques publiques de santé intégrant pleinement les enjeux de santé des lesbiennes ;
  • la garantie effective du droit d’asile pour les personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur genre.

Rendre visibles les lesbiennes, c’est refuser leur effacement. C’est affirmer que leur place est pleine et entière dans la société.

Paris, le 26 avril 2026, Parti communiste français.

De nouveaux pouvoirs pour les travailleurs : une question de dignité, de pouvoir, d’avenir

La tentative du gouvernement de remettre en cause le caractère chômé du 1er Mai, notamment pour les commerces, n’était pas anodine. Elle dit une chose simple : jusqu’aux conquêtes les plus symboliques du monde du travail peuvent être remises en cause. Dans ce contexte, rester dans la seule résistance ne suffit pas.

Car l’impasse est là. Économique, sociale, politique.

Les logiques du capital financiarisé, tournées vers la rentabilité immédiate, désorganisent la production, dégradent le travail et vident la démocratie de son contenu. Cependant cette crise révèle aussi des contradictions qui ouvrent des possibles. Continuer la lecture de De nouveaux pouvoirs pour les travailleurs : une question de dignité, de pouvoir, d’avenir

Egalite F/G : le Paritomètre, une échelle graduée de la parité

Conçu par la chercheuse mexicaine Martha Alicia en 2009, le Violentomètre s’est diffusé en France à la fin des années 2010. Outil de sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles (VSS), il a donné naissance à d’autres échelles graduées plus spécifiques à certains environnements, ou à d’autres formes insidieuses de violences. L’association « Les Chouettes effraient » en proposent une nouvelle déclinaison sous forme de « Paritomètre ». A découvrir pour amorcer notamment une réflexion sur l’égalité des genres avec des élèves de lycée.

Objectifs et déclinaisons du Violentomètre 

Le Violentomètre, en permettant de visualiser à travers 23 situations types l’enchainement progressif des violences conjugales, a largement contribué à diffuser la notion, essentielle, de continuum des VSS. En vert : la relation est saine et respectueuse ; en jaune et orange : la vigilance est nécessaire, certaines attitudes sont déjà violentes ; en rouge : la situation est dangereuse, il faut se protéger et demander de l’aide. Le passage d’un degré à un autre est le plus souvent insidieux et diffus. Le Violentomètre aide à en prendre conscience et à repérer les signaux d’alerte.

L’outil s’est en quelques années décliné sous différentes formes, pour cibler les mécanismes de violences de genre s’exerçant dans un milieu en particulier, par exemple associatif, syndical, médical, sportif … ou ciblant des groupes : valisdomètre, racistomètre, violentomètre de la grossophobie …

Un nouvel outil : le Paritomètre

Sous une forme graduée équivalente, on peut découvrir désormais sur le site de l’association « Les Chouettes effraient » en téléchargement gratuit un « Paritomètre ». Il aide à visibiliser et conscientiser « des mécanismes parfois banalisés : inégalités de prise de parole, répartition implicite des rôles, interruptions répétées, invisibilisation du travail des femmes, accès différencié aux responsabilités… » qui, au quotidien, font obstacle à une parité effective, allant des « micro-déséquilibres » aux « violences symboliques » en passant par les « inégalités installées ».

Un « outil d’auto-diagnostic et de discussion collective autour de la parité et de l’égalité femmes-hommes », concret, facile à manipuler et exploiter, qui permettra d’ouvrir le dialogue en classe, dans le cadre notamment d’une séance consacrée à l’égalité des genres en EVARS ou à la socialisation différenciée en SES. Parce que « Mesurer la parité, c’est déjà agir. »

Claire Berest

A découvrir et télécharger sur le site « Les Chouettes effraient ».

PCF : « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine »

45 500 € collectés, 10 271 oliviers déjà plantés !

Le PCF réaffirme sa solidarité historique avec le peuple palestinien dans sa lutte de libération nationale. Face à une stratégie d’anéantissement, nous opposons une solidarité internationale concrète et une bataille politique fondée sur le droit international. L’enracinement à la terre demeure, plus que jamais, le cœur de la résistance, contre la spoliation. Continuer la lecture de PCF : « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine »

Roger Establet : penser l’école dans la société capitaliste

 
Photographie Wikipédia / Yayasurwikiblg

La disparition de Roger Establet, le 8 avril 2026, marque d’abord la perte d’une figure majeure de la sociologie de l’éducation. Avec lui disparaît le chercheur qui a su poser une manière d’interroger l’école, non pas perçue comme une institution isolée mais comme profondément inscrite dans les rapports sociaux.

Né en 1938, ancien élève de l’École normale supérieure et agrégé de philosophie, Roger Establet s’oriente très tôt vers la sociologie. Il fera l’essentiel de sa carrière à l’Aix-Marseille Université où il est professeur et participe à structurer durablement les sciences sociales dans le paysage universitaire français. Continuer la lecture de Roger Establet : penser l’école dans la société capitaliste