Finance. En pleine euphorie, le CAC 40 ne touche plus terre + soutien

Le 2 novembre au soir, le CAC 40 (indice boursier regroupant les 40 plus grosses entreprises françaises) a franchi la barre des 6 927 points. Éric Piermont/AFP

Dopé par les flots de liquidités et les plans de relance, l’indice vedette de la Bourse parisienne vient d’atteindre son plus haut niveau depuis vingt et un ans.

C’est un peu comme si un vieux record d’athlétisme venait de tomber et qu’il fallait congratuler le sprinteur valeureux, en nage sur la ligne d’arrivée. Le 2 novembre, au soir, le CAC 40 (indice boursier regroupant les 40 plus grosses entreprises françaises) a franchi la barre des 6 927 points (1), suscitant des commentaires enthousiastes. « L’attente a été longue, soupirent les Échos. Après plus de vingt ans, le CAC 40 a enfin inscrit un nouveau record historique. » La dernière fois que l’indice avait dépassé les 6 920 points, c’était le 4 septembre 2000, en pleine euphorie de la « bulle Internet ». Continuer la lecture de Finance. En pleine euphorie, le CAC 40 ne touche plus terre + soutien

2022. La vague #MeToo prête à déferler sur la campagne présidentielle

Le 10 juillet 2020, à Paris, manifestation de militantes féministes contre la nomination du nouveau ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et du nouveau ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti. Yaghobzadeh Alfred/ABACApresse.com

 

Quatre ans après #MeToo, les féministes tentent, tant bien que mal, de faire émerger leur cause à l’occasion du scrutin d’avril 2022. Une manifestation d’ampleur doit se dérouler le 20 novembre, à Paris.

Le mouvement #MeToo va-t-il bousculer la campagne présidentielle ? À six mois de l’élection, les féministes veulent se faire entendre des postulants à l’Élysée. #NousToutes et une myriade d’organisations, dont le collectif Stop harcèlement de rue ou le Planning familial, appellent à manifester, le 20 novembre, à Paris et partout en France, pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles dans la société, mais aussi interpeller les candidats. « Aujourd’hui, ce n’est plus possible de faire l’impasse sur la lutte contre les violences faites aux femmes, contre les enfants, d’autant plus qu’elles touchent une grande partie de la population », mesure Marylie Breuil, membre du comité de pilotage #NousToutes. Continuer la lecture de 2022. La vague #MeToo prête à déferler sur la campagne présidentielle

Plus de 80 % des Français ne tolèrent pas les discriminations

Dans la fonction publique territoriale, une femme de ménage extracommunautaire aura une retraite moitié moins élevée qu’un employé français au même poste. Stéphane Audras/READans la fonction publique territoriale, une femme de ménage extracommunautaire aura une retraite moitié moins élevée qu’un employé français au même

La lutte pour l’égalité, quelle que soit l’origine ou la religion, était au cœur des universités européennes de la Fédération des Maisons des potes, qui publie ce mardi son baromètre sur la lutte contre les discriminations.

Origine, nationalité, couleur de peau, religion : autant de critères qui justifient trop souvent un inégal accès à l’emploi ou au logement, des carrières bloquées, des retraites amputées.

À ces pratiques discriminatoires illégales, les Français disent massivement non, révèle un sondage Harris pour la Maison des potes, publié aujourd’hui ; 86 % des Français se déclarent favorables au renforcement des sanctions contre les employeurs coupables de discrimination à l’égard de l’origine, de la nationalité, de la couleur de peau ou de la religion, et 85 % souhaitent que la même rémunération et la même retraite soient garanties à toutes les personnes exerçant le même travail. « Ces résultats vont à l’encontre de ce qui est mis en valeur dans certains médias et des propos de nombre d’éditorialistes et de personnalités politiques, note Samuel Thomas, le délégué général des Maisons des potes. Pourtant, ils ne font que confirmer ce qui apparaissait déjà dans nos précédentes études. » Continuer la lecture de Plus de 80 % des Français ne tolèrent pas les discriminations

L’écologie sans la lutte des classes c’est du jardinage (Vidéo)

A diffuser massivement!

Énergie. Les entreprises asphyxiées par la loi du marché

Le surcoût de l’électricité pour les entreprises (deux tiers de la demande) pourrait atteindre le milliard en 2022. Même le Medef doit concéder que « le système n’a pas trouvé son point d’équilibre ». Euphémisme. © Laurent Cerino/REA

La flambée mondiale des cours fait exploser les coûts de production des entreprises. Dans la jungle de l’ouverture à la concurrence, seuls les plus gros peuvent suivre.

Après la crise sanitaire, les confinements et les pénuries de matières premières, les entreprises prennent désormais de plein fouet la flambée mondiale des coûts énergétiques. « Les prix sont devenus fous. Début septembre, les prix de gros d’électricité ont dépassé le record historique de 93 euros le mégawatt. Fin septembre, ils étaient à 118 euros et, le 5 octobre, on en est à 152 euros pour une livraison en 2022 », alerte, dans « Usine nouvelle », Julien Teddé, le directeur du courtier Opéra Énergie. En novembre, les prix devraient progresser encore de 15 %, selon les projections.

« Le prix à payer », de Lucile Quillet : le couple hétéro, une arnaque pour les femmes ? in l’HUMA

La journaliste a décortiqué l’économie du couple. Et, pour les femmes, la note est salée. 72 % des tâches domestiques leur incombent, et leurs salaires, moindres, servent aux dépenses courantes. Pendant ce temps-là, leurs conjoints peuvent s’investir au travail et capitaliser. Entretien avec Lucile Quillet.

Les chiffres ne trichent pas, paraît-il. Et dans cette sphère, si intime, du couple, ils mettent à nu une froide réalité. Quand le privé compte et parle, il pousse la société entière face à ses contradictions. Là où, pour les femmes, le compte n’y est pas. Les chiffres sont éloquents. Dans 75 % des couples, les hommes gagnent plus d’argent. En équivalent temps plein, ils touchent 20 % de plus que les femmes. Ces dernières réalisent 72 % des tâches domestiques de base. Et, une fois en couple, elles effectuent 7 heures de tâches domestiques par semaine en plus alors que les hommes, eux, en font 2 en moins. Avec un enfant, la femme va consacrer 28 heures aux tâches domestiques hebdomadaires, un homme 10. Continuer la lecture de « Le prix à payer », de Lucile Quillet : le couple hétéro, une arnaque pour les femmes ? in l’HUMA

Écosystèmes. Le double effet clim et couette des forêts

Les résultats montrent que les températures estivales maximales dans les forêts sont en moyenne de 2 °C plus froides que leur environnement. © Getty Images/iStockphoto

Dans la forêt, règne un microclimat : plus frais l’été, moins froid l’hiver. Un microclimat qui pour l’instant tempère le réchauffement du macroclimat.

Se promener en forêt dans la chaleur de l’été permet de se rafraîchir. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il fait aussi moins froid l’hiver dans une forêt que dans une zone dépourvue d’arbres. C’est ce qu’on appelle l’effet tampon ou isolant. Grâce à un réseau de plus de 1 200 capteurs répartis dans les forêts européennes, une équipe de recherche internationale s’est attelée à en établir pour la première fois une cartographie climatique montrant la différence de température entre la forêt et ses environs. Continuer la lecture de Écosystèmes. Le double effet clim et couette des forêts

Squid Game : pas de gagnant sous le capitalisme

Donc dans les pays “émergents” on se tue à la tâche pour récupérer le différentiel de productivité avec les pays à plus forte capitalisation et par là, d’une productivité bien supérieure. Les “tigres”, les “dragons”, les jaguars” autoproclamés du tiers-monde deviennent des enfers sur terre pour ceux qui travaillent 60 heures par semaine en moyenne ou bien plus, n’ont presque pas de vacances, etc. et qui ne jouissent jamais d’un moment de tranquillité et doivent bourrer les crânes de leurs enfants pour conserver une position sociale très précaire car soumise à une concurrence de la force de travail, impitoyable.

Pour survivre dans cette jungle, ils s’endettent et avalent force stimulants et calmants alternativement afin de tenir “le rythme de travail” et voient passer toutes leurs “vies” au service des patrons. Le pays reste quand même dépendant des puissances technologiques impérialistes et tout sorte d’effets malfaisants se développent “pour tenir”. Continuer la lecture de Squid Game : pas de gagnant sous le capitalisme

Commerce. Dans les magasins Noz, grande braderie sur le Code du travail

L’enseigne Noz, spécialisée dans la revente à bas prix des fins de série, compte 312 magasins dans l’Hexagone. Christophe Barreau/L’Indépendant/MaxPPP

En s’immisçant dans les zones grises de la législation, l’enseigne de déstockage a réduit au strict minimum les droits de ses travailleurs. Ces derniers, incités à renoncer à leur contrat de travail, sont privés de représentation syndicale. 

Sur les étalages des 312 magasins que compte Noz en France, les produits changent d’un jour à l’autre, au prix le plus bas. Alimentation, habillement, décoration, culture… Qui se donnera la peine de fouiller dans ces bazars perpétuels mettra la main, c’est promis, sur une excellente affaire.

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Dans cette quête, les clients peuvent compter sur plusieurs milliers – le chiffre est incertain – de personnes travaillant pour le déstockeur. Mais celles-ci, pour la plupart, ne sont pas des salariés. Ce sont des cogérants. Depuis une poignée d’années, en effet, l’enseigne a décidé de délaisser les contrats de travail pour un tout nouveau statut, bien moins protecteur. Continuer la lecture de Commerce. Dans les magasins Noz, grande braderie sur le Code du travail

Tarn-et-Garonne : « Sans les AESH, l’école ne pourrait pas fonctionner », plaide une enseignante in DDM

Des grévistes ont tenu une réunion d’information dans les locaux de la FSU à Montauban. Des grévistes ont tenu une réunion d’information dans les locaux de la FSU à Montauban. DDM – William BERNECKER

Les AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) étaient en grève ce mardi pour dénoncer un manque de considération et des salaires insuffisants.

« Un vrai statut, un vrai salaire ». Telle est la synthèse des revendications de la journée intersyndicale de mobilisation des AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap). Un appel à la grève était lancé hier dans toute la France. « Sans AESH, l’école ne pourrait pas fonctionner » insiste Sandra Rubio, enseignante et co-secrétaire du syndicat SNUipp-FSU en Tarn-et-Garonne. Une profession, largement féminine, qui accompagne au quotidien des élèves sur le temps scolaire depuis 2014 (anciennement AVS pour Auxiliaires de Vie Scolaire). « Au-delà de les aider, c’est leur apporter du bonheur, de la confiance en eux. On prépare la génération de demain. » témoigne Fabienne, 58 ans, qui exerce depuis 5 ans. Continuer la lecture de Tarn-et-Garonne : « Sans les AESH, l’école ne pourrait pas fonctionner », plaide une enseignante in DDM