Immigration : le RN poursuit sa stratégie des fake news

NDLR de MAC: En bon affidé, M. Lopez reprend les mêmes fake-news que ses mentors lepénistes dans sa dernière ITW parut dans un journal local!

Mardi, le parti d’extrême droite s’est réuni pour des « états généraux de l’immigration » en vase clos. L’occasion pour Jordan Bardella de déblatérer son programme, et diffuser de nombreuses fausses informations.

Le Rassemblement national est d’accord avec lui-même. Dans une mise en scène souvent grotesque, le parti dirigé par Jordan Bardella a organisé, mardi, ses « États généraux de l’immigration ». Sous l’égide de leur député Franck Allisio, ex-UMP qui a racheté le nom RPR, l’objectif était de se placer dans les pas de Jacques Chirac qui en 1990 avait organisé deux jours de débats, entre membres de l’opposition de la droite et du centre, sur ce même thème.

Or, de débats, il n’y en a bien sûr pas eu ce mardi à la Maison de la chimie à Paris. L’exercice – articulé en deux tables rondes, sur les « constats » et les « solutions » – consistait à déblatérer en vase clos sur les obsessions favorites de l’extrême droite autour d’une prétendue « submersion migratoire », très éloigné du propos du RPR et de ses invités en 1990, dont le RN tente se revendique désormais. Continuer la lecture de Immigration : le RN poursuit sa stratégie des fake news

Écoles normales du XXIe siècle : Un projet dont ne veulent ni les universités ni les syndicats

Notre campagne européenne! Par Hélène Bidard + vidéo

 

Extraits de son intervention où il est question de la nouvelle étape de la campagne. Dans le prochain numéro nous reviendrons sur le rapport de Christian Picquet et la question du programme.

Nous sommes désormais à environ dix semaines du scrutin. Le pouvoir voudrait bien éloigner une partie de nos concitoyens des urnes et certaines forces entretiennent des fausses informations sur la nature de l’élection.

À l’heure d’engager une nouvelle étape de notre campagne, il faut avant tout faire la clarté sur les enjeux du scrutin.

Premièrement, réaffirmons-le, il n’y a pas de prétendu « vote utile » aux élections européennes. Le seul vote utile, c’est le vote pour ses idées. Il faut le dire et redire : c’est une élection à un tour et à la proportionnelle, en ce sens d’ailleurs, et paradoxalement, c’est une élection plus démocratique que d’autres ! Le sujet démocratique de ces élections, c’est ce seuil de 5 % qui n’existe pas dans d’autres pays. Mais pour le reste, c’est un scrutin proportionnel, de liste paritaire à un tour, c’est-à-dire le type de scrutin en réalité parmi les plus démocratiques. Continuer la lecture de Notre campagne européenne! Par Hélène Bidard + vidéo

Chômage : les sept mensonges du gouvernement pour s’attaquer encore et toujours aux droits des chômeurs

Au nom du plein-emploi, l’exécutif prépare les esprits à une cinquième réforme de l’assurance-chômage depuis 2017, sans lésiner sur les contre-vérités. Décryptage des grosses ficelles du gouvernement pour mieux stigmatiser les chômeurs.

Des allées du Forum de Davos aux plateaux de BFMTV, des travées de l’Assemblée nationale aux sorties sur le terrain, le pouvoir macroniste poursuit son offensive tous azimuts contre les demandeurs d’emploi. Pour préparer les esprits à une nouvelle réforme de l’assurance-chômage (la cinquième depuis 2017), les ministres et le chef de l’État déversent leurs éléments de langage, quitte à se voir accusés par les cinq principaux responsables syndicaux du pays de mener une « stigmatisation populiste des chômeurs », dans une tribune commune.

1. « On est à plus de 7 % de chômage, mais vous ne pouvez pas vous déplacer quelque part sans rencontrer un patron qui dit chercher à recruter. » Gabriel Attal, 27 février 2024

Cet argument ne repose sur aucune donnée chiffrée (en dehors du taux de chômage), mais induit l’idée selon laquelle les chômeurs, s’ils le voulaient vraiment, pourraient décrocher un emploi. Il s’agit d’un lointain écho à la fameuse sortie macronienne de 2018 (« Je traverse la rue et je vous trouve un travail »). Regardons les chiffres. Au 4e trimestre de 2023, la France comptait 331 700 emplois vacants, en baisse de 6 % (dernière estimation connue). Rapporté à l’ensemble des emplois en France, cela nous donne un taux de 2,07 %. Pas exactement un raz-de-marée. Continuer la lecture de Chômage : les sept mensonges du gouvernement pour s’attaquer encore et toujours aux droits des chômeurs

Laïcité : la gauche riposte aux offensives de la droite et de l’extrême droite

Depuis une trentaine d’années, droite et extrême droite tentent de préempter la loi de 1905, mais le camp progressiste, bien que divisé, n’entend pas laisser cette offensive sans réponse.

Il lui reste un an et demi avant de célébrer son 120e anniversaire. Mais, malgré son âge avancé, la loi de 1905 continue, à son corps défendant, d’être au cœur d’un débat public souvent caricatural. Nul doute que, le 9 décembre 2025, tout le monde voudra sa part de l’héritage.

Bien que fille de la gauche, la laïcité n’a de cesse d’être récupérée, instrumentalisée et même bafouée par ceux qui voudraient en faire un outil de répression. Depuis trois décennies, l’OPA de la droite et de l’extrême droite sur le sujet a presque rendu inaudible le camp progressiste, régulièrement taxé d’« angélisme », de « laxisme », de « wokisme » ou d’« islamo-gauchisme ». Et la division de ce dernier n’aide pas à le crédibiliser face aux différentes attaques. Continuer la lecture de Laïcité : la gauche riposte aux offensives de la droite et de l’extrême droite

CETA : premier revers pour le libre-échange et le gouvernement

Les parlementaires communistes, à l’origine de cet événement démocratique, ont obtenu que le Sénat rejette le premier article du traité de libre-échange avec le Canada. La question de la ratification de ce texte est désormais posée.

Ce jeudi 21 mars va-t-il marquer le début de la fin pour le CETA ? À l’occasion de la niche parlementaire du groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste – Kanaky (CRCE-K), le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada a été débattu au Sénat avant d’être soumis au vote.

Pour Fabien Gay, sénateur PCF : « Dire stop à ce traité de libre-échange serait un coup de tonnerre en France, dans l’Union européenne, mais aussi outre-Atlantique, contre cette logique qui met en concurrence les agriculteurs autour du moins-disant social et environnemental. » Continuer la lecture de CETA : premier revers pour le libre-échange et le gouvernement

En marche vers une guerre générale ?

 

Les propos du Président Macron répétés à l’envi depuis deux semaines envisageant une participation directe de notre pays et des pays occidentaux au conflit en Ukraine par l’envoi de troupes sur le terrain n’ont produit qu’une montée des tensions internationales. Ils ont ridiculisé nos dirigeants dans toute l’Europe occidentale.

Il existe d’autres points chauds sur la planète qui comportent des risques d’escalade nucléaire : pensons à Taïwan où la Chine se dit résolue à empêcher par la force l’indépendance, ce qui pourrait déclencher une guerre avec les États-Unis. De même, les différends sur la souveraineté en Mer de Chine méridionale pourraient déboucher sur un véritable conflit entre la Chine et les États-Unis si les USA intervenaient en soutien aux États voisins. Enfin Macron encore développant un nouvel axe indopacifique s’appuyant sur la militarisation de la Nouvelle Calédonie. Les autres points chauds sont la péninsule coréenne, la zone de l’Arctique où pays de l’OTAN et Russie sont en concurrence, l’Asie du Sud où Inde et Pakistan sont deux puissances hostiles disposant de l’arme nucléaire, et le Moyen-Orient avec Israël, puissance nucléaire décidée à empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Dans un monde de moins en moins sûr, il n’y a plus de conflits locaux sans conséquences planétaires. C’est cette réflexion qui a amené 93 pays à signer et déjà 70 à ratifier le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) pour conjurer ce péril nucléaire. Continuer la lecture de En marche vers une guerre générale ?

Christophe Bourseiller, chroniqueur sur France Inter : « L’absence de perspective révolutionnaire caractérise la plupart des révoltes »

Après une première vie dans le cinéma, Christophe Bourseiller est revenu à ses amours de jeunesse : collectionnant les tracts et les bulletins des mouvements extrémistes depuis longtemps, il en a fait sa spécialité. Mais il « hante » toujours le paysage audiovisuel : en janvier, il a intégré l’équipe des chroniqueurs du « Masque et la plume », sur France Inter.

On se souvient de sa bonne bouille de lycéen « motivé » dans « Un éléphant, ça trompe énormément ». Mais Christophe Bourseiller, c’est aussi 25 films, 43 livres, des émissions de radio, des chroniques, un doctorat en histoire… Et ce n’est pas fini ! Un homme occupé qui nous a fixé rendez-vous dans un café de Saint-Germain-des-Prés, son quartier depuis une vingtaine d’années, et parle (avec les mains) de ses passions, de ses obsessions, qui se recoupent et se complètent.

Quand on est quadragénaire ou quinquagénaire, on a l’impression d’avoir toujours été accompagné par Christophe Bourseiller. Comment l’expliquez-vous ?

Je hante le paysage : apparitions, disparitions, réapparitions…

Depuis « la Guerre des boutons », on vous a vu dans les films d’Yves Robert, de Jean-Luc Godard…

Merci, parce que personne ne me parle jamais de Godard ! Tous ceux que vous citez sont des amis de la famille.

On vous a vu aussi chez Pierre Jolivet, dans « À l’heure où les fauves vont boire »… Vous auriez pu faire une grande carrière ? Continuer la lecture de Christophe Bourseiller, chroniqueur sur France Inter : « L’absence de perspective révolutionnaire caractérise la plupart des révoltes »

Sophie Binet : « Nous avons besoin d’une rupture aussi forte que celle posée par le CNR »

Pour les 80 ans du programme du Conseil national de la Résistance, Sophie Binet signe une préface de la réédition des Jours heureux. La secrétaire générale de la CGT alerte sur le glissement d’un patronat qui refuse de répondre aux défis sociaux et environnementaux pour ne pas remettre en cause l’inégale répartition des richesses.

 

Quatre-vingts ans d’espoirs, toujours intacts. Le 15 mars 1944, était adopté le programme du Conseil national de la Résistance (CNR), les Jours heureux. Au péril de leur vie, les représentants de l’ensemble de la Résistance voulaient instaurer une véritable démocratie économique et sociale, impliquant « l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ».

Depuis, sous le poids du patronat et des néolibéraux, le legs du CNR est de plus en plus attaqué. Dans une préface de la réédition des Jours Heureux, « Il est minuit moins le quart » (Grasset, 9 euros), la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, présente une relecture personnelle des Jours heureux, dont les postulats sont toujours d’actualité.

En quoi les Jours heureux sont-ils une source d’inspiration ? Continuer la lecture de Sophie Binet : « Nous avons besoin d’une rupture aussi forte que celle posée par le CNR »

“L’argent public pour l’école publique “: associations et syndicats s’organisent