Après l’attaque de néonazis à Romans-sur-Isère, partout en France, des cortèges menaçants se multiplient

NDLR de MAC: La porosité avec les insultes et anathèmes proférées par des responsables locaux du RN et de Reconquête, y compris des élus-es est flagrante comme si l’ensemble de la fachosphère se mettait en mouvement et tentait d’occuper le terrain pour faire oublier l’échec de son populisme. Dernier exemple en date, le tweet de M. Lopez fustigeant les « bobos-ecolos urbains » au prétexte qu’il a été invité à l’AG de la FDSEA82 qui se tenait à Moissac. AG qui s’est prolongé par des dégradations ce matin devant la sous préfecture de Castelsarrasin, sur le pont de l’avenir et à différents rond-points. Les comptes X et Facebook pullulent avec des profils tous plus inquiétants les uns que les autres… il est temps que la République prennent ses responsabilités contre ces gens là.

Depuis l’expédition punitive d’environ 80 néonazis à Romans-sur-Isère, samedi 25 novembre, plusieurs dizaines de nervis ont continué à défiler dans de nombreuses villes de France. Sur leurs réseaux, les appels à « venger » la mort du jeune Thomas à Crépol se multiplient.

À Paris, le 6 mai dernier, des néonazis manifestaient en plein centre ville. © EPA-EFE/STR

L’échec de l’expédition punitive menée à Romans-sur-Isère par environ 80 néonazis, samedi soir, n’a pas refroidi les ardeurs des groupes d’extrême droite violents. Au contraire. « Nous aussi, sortons dans la rue pour défendre les nôtres », appellent les identitaires rennais de L’Oriflamme.

Dans la capitale bretonne comme à Laval, Reims, Valence, Colmar, Aix-en-Provence, Grenoble, des ultranationalistes, le plus souvent cagoulés, parfois munis de fumigènes et de barres de fer, ont défilé dans les rues. À Lyon, lundi 27 novembre au soir, ils étaient près d’une centaine à déambuler au cri de « Justice pour Thomas ! », mais aussi « Islam hors d’Europe ! » et « L’immigration tue ! ».

Des cortèges menaçants qui se multiplient. Cette semaine, les identitaires de La Citadelle prévoient un rassemblement, mercredi 29 novembre au soir, à Lille ; ceux de La Bastide, à Bordeaux, jeudi 30 ; et, à Paris, les Natifs, composé d’anciens de Génération identitaire, organisent un rassemblement, vendredi 1er décembre, devant la Sorbonne. Continuer la lecture de Après l’attaque de néonazis à Romans-sur-Isère, partout en France, des cortèges menaçants se multiplient

Lutte contre l’antisémitisme : pourquoi la gauche doit faire mieux

Une partie des forces progressistes est accusée d’avoir cédé aux sirènes de cette forme de racisme. Mauvais procès ou signe qu’elles auraient failli dans la défense des concitoyens de confession juive qui se sentent abandonnés ? Des voix demandent à la gauche de se ressaisir, loin des allégations outrancières orchestrées par la droite et l’extrême droite.

À la marche contre l’antisémitisme le 12 novembre à Paris, Fabien Roussel (PCF), Marine Tondelier (EELV) et Olivier Faure (PS) © Michel Stoupak / NurPhoto via AFP

La voix, rageuse, s’élève au-dessus des huées : « Collabos ! C’est eux les vrais fachos ! » L’homme vise le groupe d’élus socialistes, communistes et écologistes, venus participer à la marche du 12 novembre, à Paris, contre l’antisémitisme. À quelques centaines de mètres, le cortège d’extrême droite n’est pas autant chahuté. Comment en sommes-nous arrivés à ce monde à l’envers ?

Bien sûr, vingt ans de dédiabolisation de l’extrême droite et des décennies de stigmatisation de la cause pro-palestinienne, suspectée de se nourrir de l’antisémitisme, sont passés par là. Mais plusieurs voix progressistes pointent également, tantôt un « malaise », tantôt une « minimisation », voire un « déni », sur la question de l’antisémitisme, à gauche.

« Ce qui est sûr, c’est qu’un fil s’est rompu, constate Ian Brossat, porte-parole du PCF. Pendant la marche (du 12 novembre – NDLR), une jeune femme franco-israélienne est venue me voir, surprise que des communistes marchent contre l’antisémitisme. Nous ne sommes plus identifiés à ce combat-là, nous devons y travailler. » Continuer la lecture de Lutte contre l’antisémitisme : pourquoi la gauche doit faire mieux

Autocollants en forme de croix gammée, boîte à lettres arrachée : qui a vandalisé le siège départemental du Parti communiste français à Montauban?

Des autocollants reprenant la forme de la croix gammée... mais où on peut aussi lire le sigle "LFI" ont été apposés sur la plaque de la fédération du PCF 82 à Montauban.
Des autocollants reprenant la forme de la croix gammée… mais où on peut aussi lire le sigle « LFI » ont été apposés sur la plaque de la fédération du PCF 82 à Montauban. Capture Facebook
NDLR de MAC: ces autocollants sont issus de sites néonazis qui en assurent la promotion et la vente. Un précédent avait eu lieu avec des tags sur la vitrine de la section du PCF Castelsarrasin il y a une douzaine d’année….

l’essentiel Dans la nuit de vendredi à samedi, le siège de la fédération départementale du PCF de Tarn-et-Garonne a subi des dégradations. Des tags en forme de croix gammée ont été retrouvés sur la façade, au 68 rue de la République. Une plainte a été déposée au commissariat de Montauban.

« C’est la première fois dans notre département que nous sommes la cible d’actes de vandalisme », constate amèrement la fédération du Parti communiste français de Tarn-et-Garonne.

Ce samedi matin, des dégradations ont été constatées sur la porte d’entrée et la plaque mentionnant la présence du siège du PCF 82 dans cet immeuble du 68, rue de la République, en plein centre de Montauban. Les faits remontent à la nuit de vendredi à samedi.

« Autocollants reprenant la croix gammée, boîte à lettres arrachée et matelas qui possiblement aurait pu servir à enflammer la porte d’entrée, autant de signes qui désignent les façons d’opérer de groupuscules d’extrême droite. Ces actes d’intimidation sont inacceptables », s’insurge le PCF 82 dans un communiqué.

 

La boîte à lettres a été vandalisée.
La boîte à lettres a été vandalisée. Capture Facebook

 

« Bien loin de nous intimider, ces dégradations ne font que renforcer notre engagement en faveur de la démocratie, de la liberté d’expression et de la tolérance. Nous serons toujours de celles et ceux qui combattent les forces réactionnaires qui, plutôt que d’agir à visage découvert, préfèrent avec lâcheté opérer la nuit où le risque de se faire prendre est infime. Une plainte a été déposée et nous savons compter sur les autorités pour qu’elles fassent leur maximum afin de retrouver les auteurs de ces dégradations. »

 

Un matelas a été placé devant la porte de la fédération du PCF: acte d'intimidation ou tentative d'incendie?
Un matelas a été placé devant la porte de la fédération du PCF: acte d’intimidation ou tentative d’incendie? Capture Facebook

 

Le soutien de Valérie Rabault

La députée PS de Tarn-et-Garonne Valérie Rabault a réagi ce samedi soir en exprimant son soutien au PCF 82 et à ses responsables Catherine Philippe, Rodolphe Portoles et Julien Sueres. Elle condamne ces actes de vandalisme et ces croix gammées taguées sur les locaux du PCF, exhortant à « ne rien lâcher face à ceux qui menacent la démocratie ».


Je rejoins le PCF ou je souhaite exprimer ma solidarité contre ces actes odieux!

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#MeToo : « Face aux violences de genre, le discours progresse, pas les politiques »

Six ans après le début du mouvement MeToo, la réaction des pouvoirs publics est loin d’être à la hauteur des attentes du collectif féministe Nous Toutes. L’une de ses coordinatrices, Maëlle Noir, dresse un bilan amer avant la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, samedi 25 novembre.

Partout en France, des cortèges sont organisés ce samedi 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. À Paris, le rendez-vous est fixé à 14 heures, place de la Nation, pour rejoindre celle de la République.

Cette année, la manifestation du 25 novembre pointe « les violences de genre, sociales et d’État ». Pourquoi ce mot d’ordre ?

Il s’agit de mettre l’accent sur le continuum des violences. Les politiques menées par l’État produisent des violences sociales qui sont souvent genrées. Retraites, RSA, assurance-chômage… depuis un an, les différentes « réformes » qui ont visé notre modèle social ont pénalisé et vulnérabilisé en premier lieu les femmes, les personnes LGBT + et les enfants.

Il y a des liens de causalité entre ces violences économiques et les violences physiques, ou même sexuelles. Ainsi, comment quitter un conjoint violent si les aides sociales sont conjugalisées, ou si on est contrainte de travailler à temps partiel ? Continuer la lecture de #MeToo : « Face aux violences de genre, le discours progresse, pas les politiques »

Féminisme – Un contexte inquiétant (PCF)

C’est un 25 novembre tout particulier que nous allons vivre cette année. Parce qu’il s’inscrit dans un contexte international très inquiétant.

Notre féminisme est une culture de la paix, aussi nous sommes solidaires avec les Iraniennes, les Afghanes, les Kurdes, les Ukrainiennes, les Israéliennes, les Palestiniennes, les Yéménites, les Arméniennes, les Syriennes qui vivent dans des territoires où des conflits perdurent. Ces femmes ainsi que les femmes réfugiées ou déplacées pour cause de conflit subissent les conséquences mortifères des guerres, parce qu’elles sont souvent en première ligne. Nous soutenons les mobilisations des femmes pour défendre la démocratie, la justice, l’égalité et la paix, contre les politiques d’extrême droite, de haine et de division, contre les intégrismes religieux. Nous avons appris avec tristesse la mort de Viviane Silver, militante pacifiste canado-israélienne tuée par le Hamas le 7 octobre. Elle avait cofondé Women Wage Peace en 2014. Continuer la lecture de Féminisme – Un contexte inquiétant (PCF)

« Ce ne sont pas des criminels » : au procès de militants CGT à Bordeaux, 800 personnes sont venues soutenir ces Robins des bois

Alexandre T et Christophe G, responsables locaux de la CGT mines-énergie, étaient entendus ce mardi 21 novembre suite à des actions de « mise en gratuité » lors du mouvement sur les retraites. 800 personnes se sont réunies en soutien.

À Bordeaux, le 21 novembre, devant le tribunal de judiciaire de Bordeaux. Alexandre T et Christophe sont accusés d’avoir coupé le courant pendant les manifestations contre la réforme des retraites. © Lahcène Abib/Divergence

 

Bordeaux (Gironde), envoyé spécial.

Ce mardi 21 novembre, les cégétistes avaient rendez-vous sur le parvis des Droits-de-l’homme de Bordeaux (Gironde), en soutien à deux d’entre eux. Alexandre T et Christophe G, respectivement secrétaire du comité social et économique (CSE) Enedis Aquitaine et secrétaire de la CGT énergie Gironde, étaient convoqués au tribunal correctionnel suite au mouvement de protestation contre la réforme des retraites.

Leurs torts ? Avec leur fédération des mines et de l’énergie (FNME-CGT), ils se sont illustrés par des mises en gratuité du courant produit par le service public. Des actions « Robin des bois » qui valent à 400 militants des poursuites judiciaires et disciplinaires, après des dépôts de plainte, émanant notamment du gestionnaire de réseaux.

Problème : si ces actions sont revendiquées par leurs syndicats, rien ne prouve à première vue que les militants incriminés les ont réalisées. Ce qui se vérifie dans ce dossier, selon leur avocat, Jérôme Borzakian : « Christophe est un pur administratif. Il ne sait pas faire usage des installations de réseaux. S’il y touche, il s’électrocute comme tout le monde. » Continuer la lecture de « Ce ne sont pas des criminels » : au procès de militants CGT à Bordeaux, 800 personnes sont venues soutenir ces Robins des bois

Marx et la violence

Un article qui nous aide à réfléchir sur la manière dont toute structure sociale fondée sur des rapports de classe tente de maintenir son pouvoir, ce qui est le fondement de la “violence” dite légitime. Il faudrait sans doute ajouter à cette analyse le rôle de la guerre impérialiste et donc tout l’apport de Lénine pour cerner l’actualité d’une telle pensée et on comprendrait mieux pourquoi l’alternative de la chute de l’impérialisme des Etats-Unis et de l’occident “global” semble se poser entre socialisme et fascisme, celui-ci paraissant une ultime forme du pourrissement de “l’outre achéménide” dont parle Lénine, à son stade impérialiste, la classe capitaliste est comme la torture infligée par les Perses, ils bâtissaient une outre autour de leurs victimes et nourrissaient ceux-ci de mets les plus riches en les laissant se décomposer dans leurs déjections, l’élection du président argentin n’inspire que répugnance et effroi. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Illustration : Arantza Clavellina

Zenia Yébenes Escardó

L’objet de ces lignes est de réfléchir à ce que certaines trajectoires de pensée marxistes nous aident à comprendre sur une question absolument incontournable : celle de la violence. Ma réflexion se divise en deux parties. Dans la première, je montre ce que l’héritage de Marx nous permet d’analyser en termes de violence structurelle du monde dans lequel nous vivons. Marx inaugure effectivement la possibilité de considérer la violence comme un phénomène structurel. Avant Marx, il y avait des théories de la domination, et des théories de l’intérêt matériel (économique ou autre) qui nous poussent à contempler dans l’histoire l’exercice constant de la violence par les dominateurs sur les dominés, mais il n’y a pas de théorie de la violence en tant qu’élément d’une structure susceptible d’être reproduite.

Marx serait alors le premier auteur à avoir postulé une forme de violence que l’on peut considérer comme structurelle, objective ou ultra-objective, comme le souligne Étienne Balibar dans Violence et civilité. Continuer la lecture de Marx et la violence

La seule alternative anti-système sera le socialisme ! (Parti Communiste Argentine)

Mardi 21 Novembre 2023

Javier Milei est le nouveau président de l’Argentine. Pour la première fois, un candidat d’extrême droite arrive au pouvoir.

Norberto Galiotti, membre du Comité central du Parti Communiste d’Argentine, dans le journal Nuestra Propuesta explique les raisons de la défaite du péronisme et montre que la seule perspective pour battre la droite, l’extrême droite et le capitalisme est le socialisme.

Traduction Nicolas Maury

La seule alternative anti-système sera le socialisme !
« Ce qui va arriver est très difficile, mais nous, communistes, savons très bien à quoi nous sommes confrontés », déclare Norberto Champa Galiotti, membre du Comité central du Parti Communiste d’Argentine, après les résultats du second tour des élections présidentielles qui a vu la victoire du candidat d’extrême droite. Javier Milei.

« Milei fait partie de la droite, mais c’est sa pire expression, celle du fascisme », déclare-t-il, ajoutant que « maintenant, avec l’alliance qu’il a établie avec Macri, il est aussi le représentant du pouvoir mafieux dans le pays ».
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Argentine : Javier Milei, la victoire du FMI

L’arrivée au pouvoir d’un ultralibéral à visage fasciste n’est pas le fruit du hasard, mais bien le résultat de choix de politiques économiques imposés par la droite, soutenue par le Fonds monétaire international.

Javier Milei (au centre), brandit une tronçonneuse entre sa sœur Karina Milei (à droite) et Carolina Piparo, candidate au poste de gouverneur de la province de Buenos Aires, lors d’un rassemblement politique à La Plata, dans la province de Buenos Aires, en Argentine, le 12 septembre 2023.
© Marcos GOMEZ / AG La Plata / AFP

 

Un saut dans le vide ? Le leader de l’ultradroite Javier Milei s’est imposé, ce dimanche, au second tour de l’élection présidentielle avec 55,7 % des voix, soit 11 points de plus que le ministre-candidat Sergio Massa. Ainsi, étouffés par une crise qui pousse 40 % de la population sous le seuil de la pauvreté, une majorité d’Argentins – souvent motivés par l’espoir suscité par des promesses de campagne plus démagogiques les unes que les autres – vient d’élire comme prochain président le candidat dont le programme suit pourtant la voie de politiques économiques largement discréditées.

Le même chemin qui a déjà mené la troisième puissance économique latino-américaine dans le précipice, après la terrible période déjà traversée en ce début de siècle. Si ce n’est en pire : jamais auparavant quelqu’un d’aussi extrémiste n’avait été élu à la tête d’un pays d’Amérique du Sud. Une situation qui n’est en rien le fruit du hasard. Continuer la lecture de Argentine : Javier Milei, la victoire du FMI

Élections européennes : à Rouen, Léon Deffontaines se pose en candidat de la paix

C’est à la Fête de l’Humanité de Normandie, qui a rassemblé 5 000 personnes, que la tête de liste communiste a tenu son premier meeting. Ce week-end festif était largement dédié à la paix.

NDLR de MAC: Leon Deffontaines sera présent le mardi 12 décembre à Montauban à 19h00. Il accompagne Fabien Roussel en visite dans le Tarn et Garonne et plus particulièrement le mardi soir au cours de la réunion publique qui aura lieu à la salle des fêtes du Fau à Montauban (Entrée libre et gratuite et co-voiturage organisé depuis Castelsarrasin entre autres!)

Léon Deffontaines a centré son discours sur la paix au Proche-Orient, lors de la Fête de l’Humanité en Normandie. © Jérôme LALLIER
© Jérôme LALLIER

Rouen (Seine-Maritime), envoyé spécial.

Une grande fête dédiée à la paix. C’est sous ce signe, et avec une certaine gravité, que les organisateurs de la Fête de l’Humanité de Normandie et les fédérations départementales du PCF ont choisi de placer cette 19e Fête, qui a réuni à Rouen (Seine-Maritime) quelque 5 000 personnes, ces 18 et 19 novembre. Un thème qui a également marqué le discours de Léon Deffontaines.

C’est sur les terres normandes que le communiste a fait sa « première sortie publique » et prononcé ses premiers mots en tant que tête de liste aux élections européennes. « Il n’y a pas que les extrémistes du Hamas et du gouvernement Netanyahou », lance-t-il notamment en direction des jeunes, en préambule d’un concert de l’artiste reggae Taïro : « Il y a aussi celles et ceux qui proposent une paix juste et durable. » Le candidat du PCF lance à nouveau un appel à libérer le leader palestinien Marwan Barghouti, « le Mandela palestinien ». Continuer la lecture de Élections européennes : à Rouen, Léon Deffontaines se pose en candidat de la paix