En tenant compte de l’inflation, le salaire réel des professeurs a stagné ou baissé, alors que les salaires du privé ont eux continué à monter. Les profs, qui étaient des classes moyennes « supérieures ou un peu supérieures » il y a 25 ans ont aujourd’hui dégringolé dans l’échelle sociale. Les profs ont subi un déclassement indéniable. La preuve avec les explications de Ludo, d’Osons Causer.
Retrouvez le 3ème numéro de L’Echo des Cocos, le journal des communistes de l’ouest du Tarn et Garonne. Un numéro spécial en 4 page consacré au programme du parti communiste: les Jours Heureux !
Toutes les « réformes » du chef de l’État s’efforcent de défaire méthodiquement le programme du CNR. Et pourtant, le » président des riches » se verrait bien « en même temps » incarner le successeur des résistants. On mesure aujourd’hui le fossé immense qui sépare les hommes de la Libération, attelés dans la nuit la plus noire à relever la nation autour d’un même idéal de justice, et l’entreprise de démolition d’un président minoritaire dont le « CNR » de pacotille n’a trompé personne.
Tandis que le programme des « jours heureux » résonne toujours de façon incroyablement moderne aujourd’hui, Emmanuel Macron et son gouvernement s’évertuent à détruire ce qu’il en reste. Retraites, assurance-chômage, sécurité sociale solidaire, les attaques sont multiples pour établir le règne des grandes fortunes et des actionnaires. Pourtant, les ressources, plus abondantes en 2023 qu’en 1945 rendent les « jours heureux » à portée de main. Mais comme à l’époque, ils n’adviendront qu’avec le courage de femmes et d’hommes prêts à surmonter leurs désaccords pour ouvrir une perspective de progrès au peuple français.
« Cette tribune, met l’accent sur le grand retour de l’extrême droite dans l’école dont on parle à mon avis trop peu » explique Laurence De Cock. L’enseignante et historienne revient sur les différentes attaques des réseaux liés à la mouvance intégriste et d’extrême droite, notamment à destination de Marion Rouxin autrice du livre-disque « Fille ou garçon ? Des chansons pour se poser des questions ».
Les récents drames, allant jusqu’aux suicides d’enfants liés au harcèlement à l’école, ont montré l’importance de l’éducation à la sexualité dès le plus jeune âge. De ce point de vue, le ministre Pap Ndiaye a raison d’en avoir fait l’une de ses priorités. Cette dernière doit commencer dès le début de la scolarisation parce qu’il s’agit d’un enjeu de santé publique. Elle recoupe de très nombreux aspects : la connaissance de son corps, la réflexion sur l’intimité, le consentement, les émotions ; l’interrogation sur le féminin, le masculin, leur articulation et leur place dans la société. Elle permet de travailler le langage, l’apprentissage du questionnement, et participe ainsi à l’esprit critique. Surtout, elle contribue à dénaturaliser des rapports de domination, notamment entre filles et garçons, et à accueillir toutes les différences entre enfants qui sont encore trop génératrices de violences et de souffrances. L’éducation à la sexualité interroge enfin les normes comme des construits sociaux, ce qui est très apaisant pour des enfants qui ne s’y reconnaissent pas et nourrissent des sentiments d’autodisqualification dangereux pour leur construction identitaire.
Les vertus de la création artistique et littéraire
Depuis longtemps la littérature jeunesse et le spectacle vivant travaillent sur ces sujets. Récemment, l’autrice, compositrice, interprète Marion Rouxin a publié un ouvrage en collaboration avec Hélène Réveillard, praticienne philosophe. Il s’agit d’un livre-disque intitulé « Fille ou garçon ? Des chansons pour se poser des questions ».
Emmanuel Macron se réfère régulièrement aux Jours heureux du Conseil national de la Résistance, mais depuis 2017, il les démolit. Droit à la retraite, modèle démocratique et social, répartition des richesses, intérêts de la nation… Le chef de l’État mène une entreprise de casse programmée des conquis du CNR, dont la première réunion s’est tenue il y a 80 ans, le 27 mai 1943.
Le président de la République a commémoré, en catimini, les 80 ans de la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR). Emmanuel Macron n’a même pas pris la parole pour célébrer l’événement. Il n’a pas non plus respecté la véritable date de la réunion, le 27 mai 1943, mais préféré se rendre le 24 mai au 48, rue du Four, à Paris.
Sans doute avait-il mieux à faire trois jours plus tard. La réunion constitutive du CNR à cet endroit représente pourtant une date essentielle dans l’histoire de notre pays : les forces de la Résistance se donnaient alors pour objectif de vaincre l’Allemagne nazie, mais aussi de rétablir la République sur des bases démocratiques et sociales d’une ambition rare qui ont façonné notre modèle de société. Devant pareil souvenir, le président s’est contenté de déposer une gerbe. Un geste à la fois insuffisant, vu l’importance de la date, et insincère, vu la politique menée par Emmanuel Macron.
Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au cœur du commun combat
On connaît les vers célèbres d’Aragon écrits à l’été 1942 et successivement publiés à Marseille puis à Genève, en 1943, avant d’être repris dans La Diane française. Ils figurent dans cette ode à l’unité nationale face à l’occupant nazi qu’est « La Rose et le Réséda », dédiée « à Gabriel Péri et d’Estienne d’Orves », auxquels s’ajoutèrent, les massacres succédant aux massacres, « Guy Môquet et Gilbert Dru ». « Celui qui croyait au ciel » côtoie ainsi « Celui qui n’y croyait pas » dans la lutte pour la libération nationale et le chant qu’Aragon en propose. Continuer la lecture de 80e anniversaire du CNR
Extraits du rapport de Véronique Mahé, responsable du secteur « Vie du Parti », à la réunion des secrétaires départementaux.
Lors de son passage au 20 h de TF1 lundi 15 mai, Emmanuel Macron a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie pour tourner la page de la crise des retraites. Découvrant qu’« on doit mieux gagner sa vie lorsqu’on travaille », il a appelé les entreprises à « animer le dialogue social » et promis de nouvelles réductions de la fiscalité pour les « classes moyennes ».
Comme l’on pouvait s’y attendre, Emmanuel Macron n’a pas reculé, mais il a réaffirmé la nécessité d’une telle loi ; il s’est même défendu d’être «méprisant».
Selon lui, « le pays avance ». Pour nous le décalage est toujours là, et ce ne sont pas les annonces de Bruno Le Maire sur le projet de loi « Industrie verte » (et le coup de pouce du milliardaire Elon Musk) qui vont permettre au Président de la République de récupérer la confiance des Français. Plus qu’impopulaire, Macron est minoritaire. Il méprise 9 actifs sur 10, tous les syndicats et l’Assemblée nationale. Continuer la lecture de PCF: Le 6 juin, montrer notre détermination + vidéo
Sophie Vénétitay est secrétaire générale du premier syndicat des enseignants du second degré, le SNES-FSU. Selon elle, la mise en place du pacte comme outil de revalorisation signe l’arrêt de mort du statut des enseignants et est le signe du new public management. Et si des enseignants ont déjà fait savoir qu’ils le signeraient c’est parce que « le ministère instrumentalise avec beaucoup de cynisme notre déclassement salarial ».
Pour votre syndicat, la mise en place du pacte est une attaque au statut d’enseignant. Comment en arrivez-vous à cette conclusion ?
Nos statuts garantissent un droit à la carrière. C’est-à-dire une grille indiciaire qui évolue selon l’ancienneté avec des changements d’échelons. Au SNES-FSU, on fait l’analyse que le pacte va conduire à un virage vers une fonction publique d’emploi où la rémunération évoluera en fonction des missions supplémentaires. La seule perspective pour des collègues désireux de gagner plus, ce n’est pas une évolution de la grille mais des primes et des indemnités liées à ces missions supplémentaires. C’est un basculement complet de la conception de la fonction publique de carrière à la fonction publique d’emploi. Cela change l’esprit du statut de l’agent de la fonction publique. Continuer la lecture de « Le pacte signe l’arrêt de mort du statut des professeurs » in Caf. Péda.
Pesticides réautorisés, retenues d’eau encouragées, enjeux sanitaires évacués… La proposition de loi « pour un choc de compétitivité en faveur de la ferme France », soumise au vote ce mardi au Sénat, affiche de nombreux reculs environnementaux.
Pour Générations futures, la proposition de loi « va totalement à l’encontre de l’objectif de réduction des pesticides porté par l’Union européenne et la France depuis quinze ans ». Jean-François Monier/AFP
C’est un véritable cheval de Troie de l’industrie agroalimentaire. Portée par les trois sénateurs Laurent Duplomb (LR), Pierre Louault (Modem) et Serge Mérillou (PS), la proposition de loi « pour un choc de compétitivité en faveur de la ferme France », qui doit être votée solennellement ce mardi 23 mai au Palais du Luxembourg, après l’examen en première lecture, est aussi régressive que néfaste pour l’agriculture et la santé des consommateurs.
Un texte sur mesure pour les lobbies phytosanitaires…
Premier exemple, des pesticides 2.0, épandus à coups de drones : l’article 8 de ce texte autorise, via des dérogations, l’usage « d’aéronefs télépilotés ou contrôlés par intelligence artificielle pour la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques ». Pourtant, l’épandage aérien est interdit depuis 2009 par une directive européenne du fait de risques élevés de dispersion dans l’air à proximité des habitations. Continuer la lecture de « Ferme France », une loi pour irriguer l’agrobusiness
Dans un rapport dévastateur publié lundi, le Projet sur le coût de la guerre (Cost of War Project) de l’université Brown estime qu’au moins 4,5 millions de personnes sont mortes des suites des guerres lancées par les États-Unis depuis les attentats du 11 septembre 2001. Et ce sont ces gens-là qu osent avec leur music hall des âmes nobles venir en plus nous jouer la comédie de la vertu démocratique pour accumuler et encore toujours de morts… Qu’il se trouve des gens assez lâches pour se prétendre de gauche et même communistes pour leur faire la main m’est insupportable et aujourd’hui je ne vous parlerai que de “culture”, de ce qui exige une vie pour laquelle on puisse mourir et pas comme des rats en pleine “tolérance” pour se faire accepter par ces gens-là (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Le projet de recherche, qui a régulièrement publié des estimations sur le nombre de personnes directement victimes de ces guerres – à partir d’estimations assez conservatrices – a porté son attention dans son dernier rapport sur les décès indirects, ceux causés par la perturbation de l’agriculture, des soins de santé, des transports et de toute l’économie à cause des guerres.
Un enfant afghan déplacé à l’intérieur du pays cherche du plastique et d’autres objets qui peuvent être utilisés pour remplacer le bois de chauffage, dans une décharge à Kaboul, en Afghanistan, le 15 décembre 2019. [AP Photo/Altaf Qadri]
Le total stupéfiant de 4,5 millions de morts comprend l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Somalie, la Syrie et des parties du Pakistan touchées par les retombées de la guerre en Afghanistan. Les décès de soldats et d’entrepreneurs américains, notamment les décès ultérieurs dus à des cancers, des suicides et d’autres conséquences des guerres, ne sont pas pris en compte. Continuer la lecture de Les guerres menées par les États-Unis depuis 2001 ont tué 4,5 millions de personnes
Après moult reports, le protocole mixité entre le ministère de l’Éducation nationale et le secrétaire général de l’Enseignement catholique (Sgec) a enfin été signé. Mais non coercitif, il est loin de représenter le projet ambitieux porté par le Ministre depuis des mois. Ce protocole est construit « dans l’écoute et le partage dans une dynamique de trajectoire » nous confie Philippe Delorme, secrétaire général de l’Enseignement catholique qui se dit satisfait. « Si on sort de postures idéologiques, de part et d’autre, on est capables, dans un dialogue constructif, de montrer que c’est dans l’intérêt du bien commun. Si la question de la mixité sociale et scolaire est un enjeu national, il faut que tout af. Péda.le monde s’y mette, même les collectivités » explique-t-il au Café pédagogique. « Nous ne croyons pas aux injonctions autoritaires qui feraient bouger les choses » ajoute-t-il. Et cela tombe bien, puisque son seul pouvoir est celui de l’incitation.
Cela faisait des mois que Pap Ndiaye et Philippe Delorme parlaient de ce protocole. Le 17 mai dernier, à 17h, le Ministre et le secrétaire général de l’enseignement catholique se sont engagés contractuellement dans le cadre d’un protocole d’accord « relatif au plan d’action favorisant le renforcement des mixités sociales et scolaires dans les établissements d’enseignement privés associés à l’État par contrat relevant de l’enseignement catholique ». « Le ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse et le secrétariat général de l’Enseignement catholique s’accordent sur le constat d’une différence persistance et trop importante de composition sociale et scolaire, dans de mêmes secteurs géographiques, entre les établissements d’un même réseau, public ou privé, et entre les établissement privés et publics » peut-on lire. Continuer la lecture de Mixité : un protocole gagnant pour le privé in Caf. Péda.