En Occitanie, le Rassemblement National vote contre des projets en mémoire aux guérilleros espagnols

Dans une lettre rendue publique ce 4 juin, Carole Delga, Présidente socialiste de la région Occitanie – Pyrénées-Méditerranée rapporte le refus des conseillers régionaux du groupe rassemblement nationale de voter des subventions pour soutenir des événements commérant l’engagement des guérilleros espagnols dans la Résistance en France.

 

Le révisionnisme, fer de lance de l’extrême-droite, a de nouveau frappé. Sa cible : l’Amicale des anciens guérilleros Espagnols en France. Dans le cadre du 80e anniversaire de la Libération, elle avait soumis au conseil régional d’Occitanie une demande de subvention pour l’organisation de journées de commémoration en mémoire des Républicains Espagnols dans la Résistance. Vendredi 31 mai, lors de l’examen du dossier, les 26 élus du Rassemblement national y ont opposé leur vote.

« Un déni d’histoire lamentable »

Par cet acte, d’une part, ils ne reconnaissent pas les guérilleros, martyrs du régime de Franco. Pour se justifier « ils ont invoqué la loi espagnole de 1977 qui amnistiait les crimes franquistes ; oubliant pour le coup les deux lois de Memoria democratica, signées en 2022 qui revoient sérieusement ce pacte de l’oublie », indique Raymond San Geroteo. Continuer la lecture de En Occitanie, le Rassemblement National vote contre des projets en mémoire aux guérilleros espagnols

Européennes 2024 : à Bruxelles, le RN défend la préférence patronale

Au Parlement européen, l’extrême droite, perméable aux lobbies, reste, malgré les grands discours, en défense du marché et des grandes entreprises. Et fait ainsi barrage à toute velléité de taxations du capital.

L’extrême droite a lancé son opération séduction des patrons. Pour rassurer le capital, Jordan Bardella écume, pendant sa campagne des européennes, les raouts patronaux où il développe son projet économique. Soit quelques phrases creuses sans propositions concrètes mais qui ont au moins le mérite de dessiner le sous-texte idéologique.

« Le décideur ne sait pas mieux que le chef d’entreprise », lance par exemple, le 19 mars, la tête de liste du Rassemblement national devant la conférence des PME. « Au parlement européen, l’extrême droite a systématiquement la position la plus libérale qu’on puisse trouver, plus que la droite du PPE », résume le parlementaire écologiste Claude Gruffat. Continuer la lecture de Européennes 2024 : à Bruxelles, le RN défend la préférence patronale

RN : dénoncer l’imposture sociale

Dans tous les pays de l’Union européenne, l’extrême droite progresse, emporte des élections, participe à des gouvernements, ou influe sur la vie et le débat politique dans de nombreux. Le risque est donc bien réel à l’échelle de l’Europe, et dans de nombreux pays dans le monde, de voir l’extrême droite conquérir le pouvoir.

C’est la raison pour laquelle le PCF a mis sur pied un groupe de travail d’analyse et de riposte, tant sur le fond, combattre les idées d’extrême droite, que sur les enjeux électoraux et politiques. Continuer la lecture de RN : dénoncer l’imposture sociale

Hors-série : contre l’extrême droite, le combat sans concession (l’Humanité)

Votes au service du capital et contre les droits des travailleurs, des femmes, des LGBT et des étrangers, connivences avec des groupuscules violents et racistes, résistance à son emprise en Europe… Dans un hors-série exceptionnel tiré du travail de ses journalistes depuis plus d’un an, « l’Humanité » donne les clés pour comprendre et résister à la bête immonde.

Combattre l’extrême droite. Cet impératif, abandonné par de nombreux acteurs politiques et médiatiques, est ancré dans l’ADN de l’Humanité. Alors que la liste du Rassemblement national, menée par Jordan Bardella, est créditée d’au moins 30 % dans les sondages pour les élections européennes du 9 juin, il apparaît plus que jamais nécessaire de diffuser les outils pour mener cette lutte au mieux. Continuer la lecture de Hors-série : contre l’extrême droite, le combat sans concession (l’Humanité)

Après l’action du Rassemblement national et des syndicats agricoles à Valence-d’Agen, la presse attaquée In DDM

NDLR de MAC:

Ne pas céder à la Haine du RN

Suite aux attaques contre le journal de la Dépêche, les communistes souhaitent exprimer leur solidarité aux journalistes et correspondants-tes de la rédaction.

Parfois en désaccord avec les contenus et la ligne éditoriale de la Dépêche, les communistes de Castelsarrasin/Moissac/Valence/Lomagne ont souvent été écartés des colonnes du journal. Néanmoins, tout en étant critiques, ils n’en sont pas moins attachés à la liberté de la presse et les attaques éhontées à caractère fasciste de l’extrême droite et de ses satellites contre le journal sont condamnables. L’attitude de Mme la députée et de ses affidés est indigne d’une représentante de la nation.

Cet épisode à la suite du harcèlement subit par le maire de Montjoi est symptomatique et donne un avant-gout de la « démocratie » version Rhaine. Les militants communistes et progressistes en font l’expérience à chaque confrontation ou ils subissent mépris, insultes parfois menaces de la part de frontistes bien loin de la « dédiabolisation » affichée dans les médias nationaux.

Nous ne céderons pas !

Et nous ne cesserons d’alerter sur le discours haineux de ces tenants d’un nationalisme mortifère qui sont au service des puissances de l’argent en instrumentalisant les peurs et les colères !

 


 Le samedi 2 mars 2024, sur la place Nationale à Valence-d’Agen, les organisateurs d’une manifestation agricole ont posé pour une photo en compagnie de Marine Hamelet, députée RN de la 2e circonscription, et des responsables locaux du parti.
Le samedi 2 mars 2024, sur la place Nationale à Valence-d’Agen, les organisateurs d’une manifestation agricole ont posé pour une photo en compagnie de Marine Hamelet, députée RN de la 2e circonscription, et des responsables locaux du parti. DDM, archives – Michel Bony

Suite à la publication, dans notre édition du 3 mars 2024, d’un article rendant compte d’une manifestation agricole sur le marché de Valence-d’Agen à laquelle s’étaient joints des responsables du Rassemblement national, les présidents de trois syndicats (FDSEA, JA et Coordination rurale) ont adressé une lettre ouverte à la rédaction de La Dépêche du Midi. Les termes utilisés et le ton menaçant exigent que nous nous exprimions.

Par recommandé arrivé le 3 avril 2024 à la rédaction du Tarn-et-Garonne, à Montauban, La Dépêche a reçu une lettre ouverte de l’intersyndicale agricole, cosignée par Damien Garrigues, président de la FDSEA, Benjamin Checchin, président des JA 82, Christian Schievene et Benoît Cransac, coprésidents de la Coordination rurale.

Ces responsables syndicaux protestent contre un article publié le 3 mars 2024 (et mis en ligne le 2 mars 2024 sur notre site internet) dans notre édition papier sous le titre « RN et syndicats agricoles la main dans la main ».

Parce que la presse est libre, nous avons fait notre métier et rendu compte factuellement de ce qui s’est passé, sur la voie publique, comme en témoignent les photos que nous avons publiées.

Dans ce papier, nous nous contentions d’informer nos lecteurs sur l’action menée par un certain nombre d’agriculteurs, sous la bannière des trois syndicats cités ci-dessus, en compagnie de la députée RN de la 2e circonscription et des responsables locaux du parti d’extrême droite qui s’étaient retrouvés le samedi 2 mars en milieu de matinée sur le marché de Valence-d’Agen, place Nationale.
Parce que la presse est libre, nous avons fait notre métier et rendu compte factuellement de ce qui s’est passé, sur la voie publique, comme en témoignent les photos que nous avons publiées.

A lire aussi : « Les masques tombent » : le Rassemblement national et des syndicats agricoles s’affichent ensemble sur un marché du Tarn-et-Garonne

À la suite de cet article, nous avons reçu un courrier au ton menaçant. Ses cosignataires considèrent que « le journal La Dépêche du Midi cherche à faire pression sur le mouvement des agriculteurs du Tarn-et-Garonne » et que « diviser, caricaturer, politiser, menacer, injurier et mentir sont devenus la ligne éditoriale de ce journal ».

Ainsi, ils voient dans la publication du 3 mars « un article diffamatoire à l’encontre d’un responsable de la FDSEA » qui, pourtant, était bel et bien sur place.
Faut-il rappeler que les photos publiées n’ont absolument pas été volées mais prises sur la voie publique, place Nationale à Valence-d’Agen ? Cette même scène de photo posée a du reste été mise en ligne le jour même par la députée RN Marine Hamelet, et reprise sur la page Facebook du Rassemblement national de Tarn-et-Garonne venu en opération de tractage sur le marché de Valence dans le cadre de la campagne des élections européennes.

Journal fier de son indépendance, « La Dépêche » trouve face à elle des personnes qui lui contestent le droit de rendre compte des faits.

La rédaction s’indigne du contenu de cette « lettre ouverte » dans laquelle est contestée la liberté de la presse. En 153 ans d’histoire, « La Dépêche du Midi » en a vu d’autres. Elle est née avec la République, en 1870. Depuis cette date, elle défend les valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. Journal fier de son indépendance, « La Dépêche » trouve face à elle des personnes qui lui contestent le droit de rendre compte des faits.

On s’étonnera que les signataires de la lettre ouverte contestent aussi le contenu d’un article, en date du 5 mars 2024, dans lequel nous rendions compte du congrès des JA 82, la veille à Montauban, ayant porté Benjamin Checchin à la présidence du syndicat, succédant à Jean-Baptiste Gibert. Si cet article avait vraiment « prêté au président des propos politiques qu’il n’a pas tenus », pourquoi, depuis sa parution le 5 mars, l’intéressé n’a jamais contacté la rédaction pour lui demander de les rectifier ?

Les signataires du droit de réponse préfèrent manier l’anathème en donnant pour consigne à « tous les agriculteurs et membres de l’intersyndicale de ne plus communiquer avec La Dépêche du Midi et ses filiales tant que des excuses de la rédaction ne seront pas présentées ».

La Dépêche continuera à être au soutien de nos agriculteurs et, comme elle l’a fait depuis le début du mouvement de colère des paysans, à relater les faits dont elle a connaissance, à livrer des éléments de réflexion et de compréhension à ses lecteurs et à donner la parole à celles et ceux qui la demandent.

En tout cas, La Dépêche du Midi ne cédera ni aux menaces, ni au chantage, ni à la violence. Elle continuera à être au soutien de nos agriculteurs et, comme elle l’a fait depuis le début du mouvement de colère des paysans dans le Tarn-et-Garonne et ailleurs dans la région, à relater les faits dont elle a connaissance, à livrer des éléments de réflexion et de compréhension à ses lecteurs et à donner la parole à celles et ceux qui la demandent et ont des revendications légitimes à porter pour l’avenir de leur métier et de leurs exploitations.

Choqué par ce qui ressemble bien à une tentative d’intimidation et d’entrave à la liberté de la presse, le responsable d’édition, au nom de l’ensemble des journalistes de la rédaction du Tarn-et-Garonne, affirme avec force que rien ni personne ne le détournera de la mission adossée à beau métier de journaliste : informer.

Immigration : le RN poursuit sa stratégie des fake news

NDLR de MAC: En bon affidé, M. Lopez reprend les mêmes fake-news que ses mentors lepénistes dans sa dernière ITW parut dans un journal local!

Mardi, le parti d’extrême droite s’est réuni pour des « états généraux de l’immigration » en vase clos. L’occasion pour Jordan Bardella de déblatérer son programme, et diffuser de nombreuses fausses informations.

Le Rassemblement national est d’accord avec lui-même. Dans une mise en scène souvent grotesque, le parti dirigé par Jordan Bardella a organisé, mardi, ses « États généraux de l’immigration ». Sous l’égide de leur député Franck Allisio, ex-UMP qui a racheté le nom RPR, l’objectif était de se placer dans les pas de Jacques Chirac qui en 1990 avait organisé deux jours de débats, entre membres de l’opposition de la droite et du centre, sur ce même thème.

Or, de débats, il n’y en a bien sûr pas eu ce mardi à la Maison de la chimie à Paris. L’exercice – articulé en deux tables rondes, sur les « constats » et les « solutions » – consistait à déblatérer en vase clos sur les obsessions favorites de l’extrême droite autour d’une prétendue « submersion migratoire », très éloigné du propos du RPR et de ses invités en 1990, dont le RN tente se revendique désormais. Continuer la lecture de Immigration : le RN poursuit sa stratégie des fake news

IVG : le RN a-t-il réellement retourné sa veste ?

Violaine de Filippis Abate

Ce 8 mars, le droit à l’IVG est scellé dans la Constitution. Et comme 80 % des Français y sont favorables, difficile d’être contre pour un RN en pleine opération dédiabolisation.
Alors, Marine Le Pen, une progressiste pro-choix ? Notre chroniqueuse Violaine De Filippis-Abate dégaine quelques vérités essentielles sur les héritiers de ceux que Simone Veil qualifiait de « SS aux petits pieds ».

Marine Hamelet : la duperie permanente (PCF82)


Après avoir voté contre l’inscription de l’IVG dans la constitution en séance législative, la députée RN Marine Hamelet n’a pas voulu participer au vote solennel et historique en congrès pour ratifier cette inscription.

Quel courage de sa part ! Elle parade aux cotés de certains agriculteurs proches de sa formation politique pour un coup de communication mais se fait discrète sur un sujet fondamental qui consacre le droit des femmes à disposer de leur corps. Et ce à quelques jours de la journée internationale des droits des femmes…

Démagogue jusqu’au bout, Mme la députée de la 2ème circonscription du Tarn et Garonne est malheureusement une abonnée absente des séances de vote malgré ses récentes prises de position.

Soutenue par le maire de Moissac Romain Lopez, elle s’imagine déjà en conquête du département. Pour autant, ses actes comme ses prises de position témoignent d’un immense mépris social. La duperie permanente !

Les communistes du Tarn et Garonne n’auront de cesse de combattre l’extrême droite qui, par ses votes, finit toujours par montrer son vrai visage.

 

PCF 82, Montauban le 5 mars 2024

Le Conseil d’État presse l’ARCOM de mieux contrôler CNews

Le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative française, demande à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), de contrôler davantage le pluralisme et l’indépendance de la chaîne d’information CNews.

CNews va-t-elle être contrainte d’arrêter de dérouler ses thèses d’extrême droite matin midi et soir ? Dans une décision rendue le 13 février, le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative nationale « enjoint à l’Arcom de réexaminer dans un délai de six mois le respect par la chaîne CNews de ses obligations en matière de pluralisme et d’indépendance de l’information », selon un communiqué. Continuer la lecture de Le Conseil d’État presse l’ARCOM de mieux contrôler CNews

Le Pen, Bardella, Maréchal… Des peoples comme les autres ?

Marine Le Pen et ses chats, Jordan Bardella et sa recette de pâtes, Marion Maréchal dans sa robe blanche : en moins de dix ans, l’extrême droite, quasi absente des magazines et émissions de divertissement, a réussi sa stratégie de « peopolisation » qui sert sa normalisation.

Verre de blanc, far aux pruneaux et éclats de rire. Dans son jardin, assise sur une chaise en osier, Marine Le Pen, tout sourire, raconte à Karine Le Marchand son amour pour les chats, sa vie en colocation à 50 ans passés, ses chagrins d’enfant et sa passion du jardinage en écoutant Sister Sledge (We are Family).

En 2016, puis en 2021, la candidate d’extrême droite montre à 3 millions de spectateurs une image sympathique, gaie, en évitant, à tout prix, de parler de politique. « C’est un tournant majeur pour le RN, estime Alexis Lévrier, spécialiste de l’histoire du journalisme. C’est le triomphe de la normalisation voulue par Marine Le Pen. » Continuer la lecture de Le Pen, Bardella, Maréchal… Des peoples comme les autres ?