Licenciés, spoliés par les actionnaires, les salariés des plateformes de la société de vente et de livraison de surgelés à domicile occupent leur ancien site de travail et manifestent.
Pour ces télévendeuses, ces préparateurs de commandes, ces livreurs, c’est une première. Jamais les salariés du site montalbanais, anciennement Toupargel devenu Place du marché depuis le rachat en 2020 par les actionnaires Bahadourian, n’avaient participé à une manifestation syndicale.
Pourtant, depuis le 31 janvier, ils marchent en tête du cortège lors de chaque défilé contre la réforme des retraites. À l’annonce de la liquidation judiciaire, puis de la désignation d’un mandataire liquidateur, le désespoir a vite cédé la place à la colère et à la révolte. Plus d’une vingtaine de salariés ont décidé, avec le soutien et la protection de la CGT, d’occuper jour et nuit le site pour protéger l’outil de travail, les marchandises encore stockées, et tenter d’obtenir une indemnité majorée dite prime supralégale. Continuer la lecture de Retraites : À Montauban, ça chauffe chez Toupargel
L’appel à manifester nationalement ce samedi contre le projet de loi Borne-Dussopt, lancé par les syndicats et organisations de jeunesse et soutenus par la gauche a suscité des cortèges plus importants que mardi dernier. Les leaders des confédérations envisagent un durcissement du mouvement social.
A Toulouse, la CGT annonce un nombre record de manifestants avec plus de 100.000 ce samedi 11 février.
CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Les journées records de mobilisation contre la réforme des retraites s’enchainent et Emmanuel Macron ne voit toujours rien. À son habitude hors de France à chaque fois que la contestation contre son projet de recul de l’âge légal de retraite de 62 à 64 ans envahit les rues de toutes les villes, grandes et petites, le président de la République s’est contenté de souhaiter, depuis le sommet européen de Bruxelles, que « le travail puisse se poursuivre au Parlement », sans que la contestation « bloque (…) la vie du reste du pays ».
NDLR de MAC: a l’heure du démantèlement d’une école publique qui est privée de moyens humains et financiers, il est bon de comprendre l’enjeu d’une éducation nationale, le sens d’une instruction publique avec un président qui n’a jamais caché son aversion pour le service public d’éducation .
En France, 1 élève sur 5 en moyenne est scolarisé dans un établissement privé sous contrat, avec de fortes disparités selon les territoires, 1 élève sur 3 à Paris et 1 sur 10 en Guyane. Un phénomène qui accentue la non-mixité à l’école et qui bénéfice d’un financement public à hauteur de 73%.
L’école privée sous contrat est financée à 73% par l’argent public. La France est un pays où l’enseignement privé est étroitement lié au public, du point de vue de la scolarité comme du financement. Dès lors, l’expression-même école « privée » par opposition à l’école « publique » ne prête-t-elle pas à confusion, tout en l’entretenant. Parler d’école « subventionnée » ne serait-il pas plus juste et moins « trompeur » dans la mesure où l’école privée sous contrat est essentiellement financée par l’argent public, par les impôts de l’ensemble de tous les contribuables, sans qu’elle ne soit accessible à tous ? Le financement public n’est à ce jour soumis à aucune condition de mixité sociale ou de carte scolaire.
Les syndicats de l’énergie réunis en nombre ce jeudi matin devant la centrale de Golfech.DDM – Claude Dupuch
La visite du nouveau PDG d’EDF Luc Rémont hier à la centrale de Golfech a été l’occasion pour les syndicats de faire passer des messages.
La gelée matinale ne les a pas découragés. Au contraire, tous les syndicats (CGT Mines-Energie, CFE CGC, FO, CFDT, Sud Energie) étaient bien présents ce jeudi matin devant l’entrée du CNPE de la centrale nucléaire EDF de Golfech. La visite en Tarn-et-Garonne du PDG d’EDF Luc Rémont, fraîchement nommé, présentait pour eux l’opportunité d’exprimer leur mécontentement et leurs revendications. Depuis 7 heures du matin, dans le calme, ils ont attendu la venue de leur interlocuteur privilégié.
Franck Marsal donne un cadre au débat que nous avons souhaité ici à propos de l’intervention de Fabien Roussel dans le JDD sur la paix. Il nous présente également l’initiative qu’ont animée des personnalités de la direction nationale du PCF et des militants de ce parti en appelant à un positionnement différent sur les relations internationales, sur la paix et sur le socialisme, tout en se situant résolument dans le courant majoritaire de la base commune. Ce texte de Franck, qu’appelait mon analyse de l’intervention de Fabien Roussel au JDD, dit qu’Histoire et société va contribuer à la discussion et à l’approfondissement de cette base commune. Histoire et société connait une croissance continue de son lectorat au plan international en particulier et a réussi jusqu’ici à être un lieu d’intervention de “tendances” très diverses à partir d’une conception commune de la paix dans la justice. Ce qui se passe au PCF, comme d’ailleurs la montée des luttes en France et dans le monde, fait partie d’un renouveau internationaliste. De cette nouvelle étape du congrès que les communistes ont choisi de mener dans la sérénité mais sur le fond, il y a beaucoup à attendre pour tous. Nous relayons donc volontiers ces débats, ce que nous demandons c’est que les interventions soient argumentées et que les insultes, les affirmations de principe sur tel ou tel, ne tiennent pas lieu d’analyses et de propositions. Nous n’avons que trop souffert de ces mœurs-là, pendant plus de vingt ans, la social-démocratisation du parti s’est accompagnée de censures, de rumeurs et du refus d’entendre les arguments que l’on frappait du sceau infamant de “stalinisme”, en évitant dans le même temps un véritable examen critique de notre histoire pour accepter celle des capitalistes et de l’UE créant un équivalent entre communisme et nazisme. Ce fut un appauvrissement théorique et politique qui a frappé de la base au sommet les communistes, il a contribué à l’effacement du parti, à sa rupture avec le monde du travail. Il faut du temps pour opérer la reconquête et chacun doit faire la preuve de sa volonté de construire le parti dont la classe ouvrière, le monde de la création, la jeunesse et toutes les formes d’émancipation collective et individuelle ont besoin en relation avec le génie propre de notre peuple que Marx définissait comme celui de la lutte des classes. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société)
Macron et les classes dirigeantes occidentales ont pris le parti de l’escalade, de la guerre, du surarmement. Mais désormais, face à eux, de plus en plus de voix appellent au contraire à des initiatives de paix.
Hier, dans le JDD, Fabien Roussel appelait à “Éviter l’escalade guerrière en Ukraine”, une prise de position qui démontre une prise de conscience des dangers de la situation. Nous avons publié hier sur ce blog cette contribution. Continuer la lecture de Oser la paix ! par Franck Marsal
« NDLR de MAC: Merci aux différents journaux et ressources utilisés »
Philippe Martinez menace de « grèves plus massives et reconductibles »
Le leader de la CGT Philippe Martinez estime qu’il faudra aller vers « des grèves plus dures, plus nombreuses, plus massives et reconductibles » pour s’opposer à la réforme des retraites, « si le gouvernement persiste ». Il s’exprimait avant le coup d’envoi de la manifestation parisienne.
400 000 manifestants à Paris, comme le 19 janvier, selon la CGT
Quelque 400 000 personnes ont manifesté ce mardi à Paris pour la troisième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, autant que le 19 janvier, mais moins que le 31 janvier, où elles étaient selon la CGT 500 000, a annoncé la centrale
L’Humanité ? Pas à l’Assemblée
Tandis qu’André Chassaigne évoquait les « régimes très spéciaux » des patrons du CAC 40 lors des questions d’actualité, les députés PCF brandissent la une du jour de l’Humanité. « Je vous demande de ranger ça » s’est énervée aussitôt la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet. Les huissiers de l’Assemblée ont voulu alors arracher des mains des députés les exemplaires du journal qu’ils tenaient.
Capture d’écran de la chaîne LCP
Et la une que les députés débattant de la réforme des retraites ne devaient pas voir :
Mobilisation lors des grèves et manifestions mais aussi bataille parlementaire, meetings, comités locaux… les communistes invitent à multiplier les initiatives pour l’emporter, dans une résolution adoptée samedi par leur Conseil national. Une semaine après le vote de ses militants dans le cadre de son prochain congrès, la direction de la formation a également ouvert une nouvelle phase de ses travaux.
Le PCF, réuni en Conseil national, entend multiplier les initiatives, à l’instar des meetings prévus dans toute la France, pour « convaincre les indécis ».
Conseil national du PCF
« Mobilisés pour gagner ! » C’est le mot d’ordre affirmé par le Conseil national du PCF réuni ce week-end en pleine bataille contre la réforme des retraites du gouvernement. « Les deux journées de mobilisations ont constitué une levée en masse du peuple français. Avec les actions et les mouvements de grève, les manifestations records dans les petites et moyennes villes, ces mobilisations expriment une très grande détermination à obtenir le retrait », y a estimé le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel rappelant que « les lignes commencent à bouger » avec des « craquements parmi les députés macronistes » ou « le groupe LR ». Continuer la lecture de Retraites. Le PCF appelle à amplifier l’action pour le retrait de la réforme + vidéo
Ces 413 milliards d’euros budgétés doivent servir en premier lieu, et c’est le plus grave, à l’« adaptation » de la force de frappe nucléaire dont le budget, déjà énorme, risque d’atteindre des sommets inégalés”……Il s’agit aussi – c’est important – de « doubler la réserve opérationnelle » pour renforcer l’armée d’active et d’organiser une « montée en puissance d’unités nouvelles de réservistes ». Il promet, dans cet ordre d’idées, un « service national universel (permettant) de disposer d’une jeunesse parée à tous les périls ». ……” Emmanuel Macron entend bien préparer la France à la guerre en en appelant, en outre, à une « mobilisation civile (…) inséparable de l’effort militaire » par une « série de lois d’actions concrètes, de mobilisation de la nation tout entière ».
Lydia Samarbakhsh, responsable du secteur international
INTERNATIONAL COMMUNISTES Publié le 01/02/2023 par PCF
À l’occasion de la cérémonie de vœux aux armées, le 20 janvier dernier, Emmanuel Macron a brossé devant elles, « tout autant que devant la nation tout entière » dont il appelle à la « mobilisation », les grandes orientations qu’il entend devoir être prises en matière de défense nationale dans le cadre européen et mondial. L’ambition affirmée est de parachever la transformation de nos armées pour « gagner la guerre avant la guerre ».
Nulle part il ne sera question de paix, de prévention politique et diplomatique des conflits, de résolutions politiques des enjeux économiques et sociaux ou écologiques aux sources de tensions régionales ou internationales dans le long discours qui détaille l’emploi prévu du budget de 413 milliards d’euros pour la période 2024-2030 – une augmentation historique : le double de la période 2014-2017 – inscrit dans la future loi de programmation militaire (LPM), qu’il définit en soi comme un « projet de souveraineté nationale » (entendue comme la sauvegarde d’intérêts propres articulée à une prétention hégémonique).
Alors que les difficultés s’aggravent pour des millions de nos concitoyens confrontés à l’inflation persistante, le Président de la République et le gouvernement s’obstinent à vouloir imposer un recul de l’âge de départ en retraite à 64 ans. Il n’y a pourtant aucune nécessité économique à cette réforme. Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, il n’y a pas de menace de déficit insurmontable de notre système de retraite.
Les formations politiques de la NUPES s’opposent fermement à cette réforme injuste et inefficace, rejetée par une majorité de Français et l’ensemble des organisations syndicales de salariés-es. Ensemble, nous défendons notre système de retraite par répartition. A l’opposé de tout recul de nos conquis sociaux, le combat pour la solidarité et la préservation d’un monde habitable est indispensable à nos vies et à l’avenir de nos enfants. Continuer la lecture de Retraites – rassemblement unitaire à Castelsarrasin
Face au manque de médecins libéraux dans de nombreux territoires, élus de tous bords et professionnels de santé s’engagent pour créer des centres de santé, structures de soins où les praticiens sont salariés. Il y en a de plus en plus.
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Quatre équivalents temps plein de médecins généralistes, une pédiatre, une sage-femme, un assistant médical… L’offre de soin du centre de santé municipal de Cherbourg, ouvert en 2020, tranche avec les déserts médicaux alentour dans la Manche.
Le modèle, porté par un élu communiste dans une municipalité de gauche, a convaincu jusqu’aux dirigeants LR de l’agglomération de Cherbourg, qui ont ensuite lancé un projet similaire à l’échelle de leur collectivité. « C’est difficile de balayer d’un revers de la main quelque chose qui marche », dit Ralph Lejamtel, le maire adjoint communiste de Cherbourg qui a poussé à ouvrir un centre de santé de sa ville. En Saône-et-Loire, c’est le président du département LR, André Accary, qui a œuvré pour ouvrir en 2018 un centre de santé. Orientée autour de la médecine générale, la structure publique fait travailler 70 médecins sur six antennes à travers le territoire. Tous salariés. Continuer la lecture de Médecins salariés, sans dépassement d’honoraires : les centres de santé, solution aux déserts médicaux ? in Basta