Les décennies perdues de la gauche européenne et les élections municipales de 2026, rien n’est joué !

Il faut relancer le débat sur l’échec stratégique de la « gauche » et particulièrement des partis communistes européens, non pas depuis 15 ans et l’émergence de cette « nouvelle nouvelle gauche » mais depuis 50 ans, depuis le tournant euro-communiste, le dos tourné aux pays socialistes (qui a contribué à alimenter la crise de 1989-1991) et l’abandon de la perspective de la révolution sociale. Cet article a le mérite de soulever ce débat et de nous permettre un retour particulier sur les quinze dernières années, mais je dois dire que je suis davantage en accord avec le commentaire de Danielle qui en appelle au retour au combat communiste, qu’avec les conclusions de l’article où l’on sent poindre le renouvellement d’une nouvelle tentative de la « gauche radicale ». La « gauche » moderne, c’est en fait le nom qui a été donné, notamment en France, à un projet politique de réinvention du réformisme et de l’opportunisme destiné à marginaliser les partis communistes, à empêcher leur reconstruction. « L’union de la gauche » était censée permettre de « changer la vie », puis de « combattre l’extrême-droite ». Elle a surtout servi à empêcher la sévère critique que méritaient le réformisme et l’opportunisme. Sur ces bases fausses, les acquis historiques de la Libération ont été liquidés, l’industrie a été détruite, les classes populaires ont été laminées et l’extrême-droite a prospéré comme jamais. Le projet de Thorez, Duclos, Frachon et de toute cette génération qui a construit le parti et en a fait la première force politique du pays n’était pas celui-là. C’était l’unité de la classe ouvrière, par le Front Unique ouvrier, qui dénonça sans relâche le réformisme, en particulier dans le mouvement syndical, développant une puissante génération de cadres syndicaux révolutionnaires, qui formeront l’ossature de la CGT réunifiée de 1945. C’était ensuite, lorsque les conditions historiques avaient évolué, c’est-à-dire lorsque la social-démocratie comprit que le développement du fascisme menait à sa liquidation avec les exemples italien, allemand et espagnol et réalisait un tournant politique en conséquence, lorsque le peuple dans son ensemble réalisait l’imminence du danger fasciste, l’unité du peuple à travers le Front populaire. Enfin, après une nouvelle étape historique, lorsque la trahison des classes dirigeantes fut consommée, ce fut l’unité de la nation à travers le Front National, le vrai, celui de la résistance et non l’organisation fondée par Le Pen et des résidus des SS dans les années 1970. L’articulation de ces trois étapes peut se présenter différemment dans des conditions historiques nouvelles, qui sont celles, comme le dit Danielle, du vent de l’histoire qui tourne, sous l’effet du développement historique des pays du Sud, dans la brèche ouverte contre le mur du sous-développement par la Chine socialiste. Mais la réarticulation nécessite une analyse fine et réaliste, et non la confusion la plus totale des notions pour servir simplement de couverture au pire opportunisme, schéma que nous voyons malheureusement se reproduire sans fin depuis des décennies (note de Franck Marsal pour Histoire&Société).

Ces décennies, comme je l’analyse dans mon livre à paraître en 2026, le Zugzwang ou la fin du libéralisme libertaire, et après ? (1) ont commencé au moins dans le années 1980, et celle qui s’étend en Europe à partir de 2010, dans le monde, a atteint aujourd’hui la fin peu glorieuse de cette dérive qui a été d’abord comme Syriza anticommuniste sur le fond. C’est ce qui se passe en France, avec l’incapacité à se mobiliser contre la guerre et les sordides élections municipales. Depuis 1980, le PCF s’est auto-liquidé et ceux qui ont accompli cela sont toujours en place, censurent, étouffent tout ce qui peut naître, entretiennent la division, la médiocrité (2). Cela s’accompagne de ce parfum de mort autour de l’icône que parait mériter la « République française » et sur laquelle, à l’inverse de cette incroyable classe politico-médiatique j’ai honte de voir ce qu’elle est devenue, comme notre malheureux pays en plein accès de pétainisme. C’est cette histoire qui est en train de s’achever alors que le « vent de l’Histoire » a tourné que je décris dans « le Zugzwang » ou « c’est la fin du libéralisme libertaire, et après? « . Ceux qui auront le courage et la lucidité de tirer un trait sur les « illusions » de l’eurocommunisme, du mitterrandisme se placeront peut-être en position de la victoire d’un autre monde et ils surmonteront les divisions en choisissant le sens de l’histoire, de la paix et du développement (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

(1) je rappelle que le Le zugzwang est une situation aux échecs où le joueur n’a plus aucun mouvement favorable possible – toute action de sa part entraîne une détérioration fatale de sa position sur le plateau de jeu.

(2) après la prestation du député de la Seine saint Denis, Peu, président du Groupe de la Gauche démocratique, au meeting de la LFI, qui vise entre autres le maire de Saint-Amand-les-Eaux, il va peut-être être difficile d’expliquer qu’il est légitime de censurer l’ignoble stalinienne que serait Danielle Bleitrach dans l’Huma, la propriété des mêmes… et que tout cela ne fait pas le lit de l’extrême-droite, je dis ça, je dis rien, de toute façon malheureusement cela n’a plus grande importance…


Par Vladimir Bortun

Il y a dix ans, des partis contestataires du sud de l’Europe étaient élus sur la promesse de transformer le capitalisme. Leur échec recèle des leçons que la gauche contemporaine ne peut ignorer.

Syriza et Podemos figurent parmi les projets de la gauche européenne qui ont échoué au cours de la dernière décennie. (Matt Cardy/Getty) 

Alors que de nouveaux projets de gauche prennent de l’ampleur – du récent triomphe de Mamdani à l’émergence d’un nouveau parti de gauche en Grande-Bretagne – il est pertinent de revenir sur le « moment de la gauche » en Europe dans les années 2010. Il y a dix ans, les espoirs étaient grands. Bien que le gouvernement SYRIZA vienne de capituler face à la Troïka, on fondait encore des espoirs sur d’autres partis de gauche d’Europe du Sud (Podemos, le Bloc de Gauche), un Parti travailliste britannique revigoré et le nouveau parti de Mélenchon en France. Dix ans plus tard, pourtant, le néolibéralisme reste fermement ancré, de plus en plus autoritaire et ouvertement belliciste. Pire encore, l’extrême droite s’est imposée comme le principal adversaire du centre politique, malgré le caractère largement illusoire de sa prétendue rupture avec l’orthodoxie néolibérale. Comment en sommes-nous arrivés là ? Continuer la lecture de Les décennies perdues de la gauche européenne et les élections municipales de 2026, rien n’est joué !

Face aux pressions américaines, renforcer la régulation démocratique du numérique (PCF)

 

La décision de l’administration américaine de sanctionner par des restrictions de visa des responsables européens et des acteurs associatifs, dont Thierry Breton, en raison de leur rôle dans la régulation du numérique, constitue une ingérence inacceptable dans les choix démocratiques européens. Continuer la lecture de Face aux pressions américaines, renforcer la régulation démocratique du numérique (PCF)

« Tant que l’abattage total ne sera pas abandonné, on restera ! » : à Tarascon-sur-Ariège, une mobilisation au-delà des clivages contre la DNC

À Tarascon-sur-Ariège, la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale dépassent leurs différences pour s’opposer au protocole d’abattage systématique lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Déçus par les rencontres syndicales avec le premier ministre « sans avancées significatives », les paysans ariégeois ont décidé de maintenir le blocage de cet axe stratégique de la RN20.

À Tarascon-sur-Ariège, le 18 décembre 2025, les éleveurs et agriculteurs bloquent un rond-point sur la N20. © Vincent NGUYEN / Riva Press

 

À Tarascon-sur-Ariège, les paysans ne lèveront pas le camp d’aussi tôt. Reçus ce vendredi à Matignon par le premier ministre Sébastien Lecornu, les syndicats agricoles espéraient une inflexion du protocole sanitaire lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Ils en sont ressortis amers. Si le gouvernement ne renonce en aucun cas au protocole actuel qui prévoit le « dépeuplement » (abattage) des troupeaux dès qu’une bête est atteinte, il souhaite accélérer la vaccination. « Près de 50 % du cheptel ariégeois est vacciné contre la DNC. Dans l’Aude, nous dépassons les 70 %, tandis que 100 % du cheptel est protégé dans les Pyrénées-Orientales. Au total, près d’un bovin sur cinq est vacciné dans les dix départements » du Sud-Ouest concernés par les mesures contre la DNC, se félicitait samedi Sébastien Lecornu.

Dans un courrier adressé aux syndicats agricoles, le premier ministre a indiqué avoir « demandé aux préfets d’interrompre tout contrôle d’agents de l’État dans les exploitations » en attendant de rencontrer de nouveau les représentants des agriculteurs « dans les premiers jours du mois de janvier ». Continuer la lecture de « Tant que l’abattage total ne sera pas abandonné, on restera ! » : à Tarascon-sur-Ariège, une mobilisation au-delà des clivages contre la DNC

Indonésie, Népal, Pérou, Madagascar… « One Piece », le drapeau pirate qui rallie les révoltes de la Gen Z du monde entier

Le drapeau des héros du manga « One Piece » est devenu l’emblème des manifestations qui ont secoué ces derniers mois l’Indonésie, le Népal, le Pérou, Madagascar et même la France. Partout, les jeunes s’identifient aux camarades du pirate Monkey D. Luffy, foncièrement anticapitalistes, antiracistes… et révolutionnaires.

Mobilisation contre des projets climaticides à Jakarta, Indonésie, le 8 octobre 2025. Le drapeau des héros du manga « One Piece » – tête de mort et chapeau de paille – est devenu l’un des emblèmes des manifestations.
© Yasuyoshi CHIBA / AFP

C’est une irrésistible promesse d’aventure, d’amitié et de luttes. Depuis la création du manga One Piece en 1997, le joyeux équipage du « gamin au chapeau de paille » Monkey D. Luffy a embarqué avec lui tous les enfants et grands enfants du monde. Les chiffres, colossaux, font de la saga d’Eiichiro Oda l’une des plus grandes œuvres du XXIe siècle : en novembre 2025, ce sont 1 165 chapitres écrits et 1 150 épisodes animés que des millions de personnes se hâtent de découvrir chaque semaine depuis vingt-huit ans. Continuer la lecture de Indonésie, Népal, Pérou, Madagascar… « One Piece », le drapeau pirate qui rallie les révoltes de la Gen Z du monde entier

MERCOSUR : le grand bluff Par Patrick Le Hyaric

Sous la pression des mouvements paysans, le Conseil européen a été contraint de reporter au 12 janvier prochain la signature du traité commercial entre l’Union européenne et les pays de la zone MERCOSUR – Brésil, Uruguay, Paraguay, Argentine, auxquels s’ajoute la Bolivie.

Cette petite mise en scène cache, une nouvelle fois, le fond d’un texte dont l’unique objectif est de renforcer la spécialisation de l’Amérique latine dans une agriculture industrialisée et « chimisée », le pillage de ses minerais rares et l’ouverture de ses marchés aux industries européennes, en particulier allemandes. Continuer la lecture de MERCOSUR : le grand bluff Par Patrick Le Hyaric

Halte à la frénésie belliciste ! (Le Comité de la Paix du Bruaysis et du Béthunois)

Qui pour relayer cet appel ? A part ce courageux comité de la région de Béthune, on entend peu de voix qui osent réellement lutter contre la guerre, pour la paix, en tenant un discours clair et compréhensible. En effet, il ne sert à rien de faire des proclamations pour la paix, tant que les coupables ne sont pas clairement désignés. Comme le dit la devise du Mouvement de la Paix, « Pour arrêter les guerres, il faut en comprendre les causes ». Encore faudrait-il passer des paroles aux actes ! (note de Marianne Dunlop pour histoire et société)

En 1981 déjà, à l’approche de l’élection présidentielle, des dirigeants politiques de droite, à l’instar de Michel Poniatowski, ex-ministre de l’Intérieur, nous exprimaient la crainte d’un déferlement de « chars russes à Paris », qui ne sait bien évidemment au final jamais produit.

A l’heure de la guerre en Ukraine qui a bien débuté en 2014 avec le bombardement des populations civiles russophones du Donbass par le régime de Kiev né du coup d’État du Maïdan, le même narratif s’impose dans nos médias aux ordres.

Pourtant largement encerclée par des bases américaines et confrontée, depuis la chute de l’URSS, à l’extension de l’OTAN vers l’est, la Russie serait paradoxalement « devenue une menace pour la France et l’Europe », selon Emmanuel Macron qui ne prend guère soin d’étayer sa démonstration de la moindre preuve.

Fabien Mandon, chef d’État-major de l’armée française, invite quant à lui le pays à se tenir prêt « à sacrifier ses enfants ».

Des messages largement relayés sur le plan européen par Friedrich Merz, chancelier allemand, Ursula Van der Leyen, présidente de la commission européenne, ou encore Kaja Kallas, haute représentante de l’Union européenne (UE) pour les affaires étrangères.

A l’heure où des perspectives d’un règlement pacifique du conflit en Ukraine se font jour, nos va-t-en-guerre attisent les tensions… au prix de dizaines de vies sacrifiées sur les champs de bataille.

Ne soyons pas dupes, cette hystérie des dirigeants de l’UE, cette frénésie belliciste face à une menace russe fantasmée poursuivent plusieurs objectifs :

  • imposer à nos populations, au détriment de la consolidation de nos services publics, des sacrifices dans le cadre d’une « économie de guerre », d’une militarisation à outrance. Celle-ci s’est récemment traduite par le vote au Parlement d’une hausse de 6, 7 milliards dans le budget 2026 des crédits de la mission de Défense, dans la perspective de porter ce budget à hauteur de 5 % du PIB à l’horizon 2035. Une explosion des dépenses qui ne profitera qu’aux marchands de canon.
  • étouffer la dissidence et discréditer toutes voix contrariant le discours officiel. Des voix discordantes aussitôt suspectées de faiblesse, d’angélisme, voire de « complicité avec l’ennemi ».
  • maintenir la population dans un état d’alerte et de peur permanent.

Aux antipodes de ces postures bellicistes et irresponsables pouvant nous conduire à une IIIe Guerre mondiale potentiellement exterminatrice, notre comité invite la population à se mobiliser en faveur d’une désescalade sur le front ukraino-russe et à un règlement du conflit sous l’égide de l’ONU dans le respect du droit des peuples à l’autodétermination et à vivre en paix.

Bruay-La-Buissière, le 14 décembre 2025

Le Comité de la Paix du Bruaysis et du Béthunois

Dermatose, Mercosur… On achève bien les vaches Par Patrick Le Hyaric

 

Voir les vaches et les veaux euthanasiés, chargés comme de vulgaires déchets par des camions-grues, installés au coin de l’étable, est une indescriptible tragédie pour les familles paysannes et leur entourage.

Entendre, à l’aube, des animaux souffrant, appelant au secours, est un déchirement.

L’émotion, le respect dû aux êtres doués de sensibilité, n’auraient jamais dû quitter l’action publique. Cela permettrait de mieux mesurer à quel point ce qui se passe dans les campagnes, avec la propagation de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse, est un terrible drame. Cette maladie extrêmement dangereuse et contagieuse pour les animaux*, transmise par les piqûres de mouches appelées stomoxes, ne se soigne pas. Déjouant les frontières, elle est passée par le continent africain, où elle a décimé une grande partie du cheptel, puis remontée vers les Balkans, avant de toucher l’Asie puis d’apparaître en Sardaigne et en Lombardie au printemps 2025 avant de pénétrer en France par la Savoie. Continuer la lecture de Dermatose, Mercosur… On achève bien les vaches Par Patrick Le Hyaric

Gabriel Perez : « On comprend le sentiment de désespoir qui frappe de nombreux collègues »

« Les réformes du lycée ont favorisé la concurrence entre élèves, enseignants et établissements, avec pour conséquence principale, un effondrement des collectifs de travail » déclare Gabriel Perez. L’auteur de l’ouvrage On achève bien l’école, Empêcher les professeurs d’enseigner et les élèves d’apprendre (Grasset) analyse les réformes Blanquer et leurs effets : évaluations, indicateurs, Parcoursup, réforme du lycée, réforme du baccalauréat, perte d’espaces collectifs… Continuer la lecture de Gabriel Perez : « On comprend le sentiment de désespoir qui frappe de nombreux collègues »

A propos des élections chiliennes (Vidéo)

L’analyse des élections chiliennes demanderait d’autres développements encore, sur le rôle destructeur de la social-démocratie, et sur le retour de la doctrine Monroe, mais voici l’essentiel de ce qu’il faut savoir au préalable (article signalé par Danielle Bleitrach, note et traduction de Marianne Dunlop)

Oleg Yasinsky

Il y a environ 15 ans, nous parcourions avec une équipe de tournage de la télévision ukrainienne la ville argentine de Bariloche à la recherche de traces de fascistes en fuite. On y trouvait l’hôtel nazi « Campana », acheté par Reinhard Kopp, qui avait participé à l’extermination des habitants des Balkans et de Hongrie et organisé la fuite des fascistes vers l’Amérique du Sud. Dans les années 50, Josef Mengele, le « docteur la mort » qui menait des expériences sur les prisonniers à Auschwitz, y avait ses quartiers, tout comme Adolf Eichmann, « l’architecte en chef de l’Holocauste », responsable dans l’Allemagne nazie de la logistique de la « solution finale de la question juive », qui s’est ensuite installé dans la capitale, où il a été découvert par le Mossad, qui l’a enlevé et transféré en Israël pour y être jugé et exécuté.

Continuer la lecture de A propos des élections chiliennes (Vidéo)

La Cour des comptes alerte sur la santé des professeurs : + 43 % d’arrêts de travail en 5 ans

Les absences pour raison de santé représentent désormais la principale cause d’absence des enseignants. Selon les derniers chiffres, entre 2018-2019 et 2023-2024, les congés de maladie ordinaires ont augmenté de 41,3 % tandis que les temps partiels thérapeutiques ont bondi de 250 %. Ces absences posent un – vrai – problème de remplacement, car elles concernent souvent des périodes de trois mois renouvelables. « Bien que les raisons de santé soient la première cause d’absence, le ministère de l’Education nationale ne conduit pas une politique de prévention structurée », constate la Cour des comptes dans son rapport publié vendredi 12 décembre qui pointe un manque de suivi des risques psychosociaux et l’absence de mesures adaptées pour les enseignants les plus âgés. Cette situation est particulièrement critique dans les établissements REP et REP+, où les élèves socialement fragiles subissent directement les conséquences de ces absences. Continuer la lecture de La Cour des comptes alerte sur la santé des professeurs : + 43 % d’arrêts de travail en 5 ans