Quelle dérive mortifère !

Plutôt que de rassembler le camp républicain, M. Besiers a fait le choix d’écarter près de 17 % des électeurs castelsarrasinois de la gestion de leur ville. Ce choix, dont il porte pleinement la responsabilité, affaiblit le pluralisme démocratique local. Il n’empêche toutefois pas le retour de l’Union de la Gauche au sein d’un conseil municipal qui sera, de fait, moins homogène que lors des précédents mandats.

Dans ce contexte, la campagne a été marquée par une absence de débat direct — notamment le refus de participer à un échange proposé par une radio locale — ainsi que par des pratiques de communication contestables. Ces méthodes ont contribué à dégrader la qualité du débat public et, dans le même temps, à banaliser des discours portés notamment par le Rassemblement National (RN), en contradiction avec les principes républicains.

Cette évolution s’est prolongée au second tour, où les recompositions opérées autour de la majorité sortante (anciens opposants du PRG et de LR) ont brouillé les repères politiques. Plus récemment, dans le cadre du conseil départemental, les choix d’alliances engagés sous l’impulsion de M. Besiers, incluant des rapprochements contre nature avec le Rassemblement National, confirment une orientation politique dont il porte la responsabilité et qui s’inscrit en rupture avec ses engagements passés. Ce jeudi, le dernier acte lui confiera-t-il une vice-présidence au conseil départemental ?

Les masques sont tombés. La honte a choisi son camp. En 2001, M. Besiers menait une union de la gauche. Aujourd’hui, c’est un naufrage.

Face à cette situation, il apparaît indispensable de reconstruire une alternative claire, cohérente et fidèle aux valeurs démocratiques avec une gauche unie, une gauche du réel, au service de tous les Castelsarrasinois.

Nous, nous avons Castelsarrasin en Commun !

Maximilien Reynès-Dupleix

Secrétaire de la Section PCF Castelsarrasin, Valence & Lomagne

26 avril, journée de la visibilité lesbienne, journée féministe : les droits des femmes et les droits des lesbiennes sont indissociables

Publié le 26 avril 2026

À l’occasion de la Journée de la visibilité lesbienne, le Parti communiste français alerte sur une offensive mondiale contre les droits des femmes et des personnes LGBTI+, en particulier contre les lesbiennes, au croisement des dominations patriarcales.

Dans près d’un tiers des pays du monde, l’homosexualité est illégale. Dans certains, les « thérapies de conversion » sont encore autorisées et, dans une dizaine d’États, l’homosexualité est passible de peines de prison, voire de mort.

Aux États-Unis, la présence de Donald Trump au pouvoir depuis deux ans a accéléré une attaque sans précédent contre les droits des femmes et des personnes LGBTI+.

En Europe, la progression de l’extrême droite entraîne une hausse des violences et une remise en cause des droits fondamentaux jusqu’au niveau institutionnel.

En France, la réalité des violences lesbophobes demeure préoccupante. Selon le rapport 2025 de SOS homophobie, plus de 1 500 situations de LGBTphobies ont été recensées.

La lesbophobie est un système qui isole, détruit et tue. Le suicide de Caroline Grandjean après des mois de harcèlement lesbophobe interroge les défaillances des dispositifs de protection.

Dans ce contexte de montée du conservatisme et du masculinisme, la Journée de la visibilité lesbienne rappelle l’enjeu des combats féministes pour l’égalité et l’émancipation.

Les lesbiennes se trouvent à la croisée des dominations patriarcales et subissent une double violence, sexiste et lesbophobe.

Malgré ces réalités, les lesbiennes restent trop souvent invisibilisées dans les combats politiques.

Le Parti communiste français réaffirme que les droits des femmes et les droits des personnes LGBTI+ sont intrinsèquement liés.

Nos propositions :

  • 3 milliards d’euros pour lutter contre les violences faites aux femmes ;
    l’égalité salariale et professionnelle et – la fin des contrats précaire ;
  • l’augmentation des hébergements publics et centres d’accueil ;
  • la suspension de l’autorisation d’émettre pour les médias diffusant des propos homophobes et/ou sexistes ;
  • l’inéligibilité des personnes condamnées pour injures ou incitation à la haine homophobe et/ou sexiste ;
  • des politiques publiques de santé intégrant pleinement les enjeux de santé des lesbiennes ;
  • la garantie effective du droit d’asile pour les personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur genre.

Rendre visibles les lesbiennes, c’est refuser leur effacement. C’est affirmer que leur place est pleine et entière dans la société.

Paris, le 26 avril 2026, Parti communiste français.

On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Il me semble qu’on peut poser le problème – réel – différemment dit Franck en réagissant à l’article de Bhim Burtel qui est un Népalais. Il me semble que ce dernier n’a jamais dans son article imaginé une neutralité des forces productives ce qui est intéressant dans son article est qu’il remet en cause l’hypothèse d’un capitalisme autoritaire despotique comme issue en montrant qu’il est trop tard pour une telle « solution » qui serait celle de l’Inde justement à cause de ce que décrit Franck, les pseudos inventeurs qui ne sont que « les soutiers de la privatisation » . Ils jouissent d’énormes capitaux et de la triple puissance des USA, une armada force armée que l’on voit à l’oeuvre dans le Golfe, la monnaie « universelle » y compris avec le petrodollar et la presse d’entreprise qui diffuse par censure et occupation du champ le narratif impérialiste. Mais cette triple puissance se heurte à la réalité ne serait-ce que de la pompe à essence et il faut mesurer comment cette réalité apparaît au sud, là où il faut détricoter les effets du colonialisme. Sans leur imposer notre schéma a priori mais en mesurant en quoi ils peuvent s’étayer mutuellement, ce que le texte de Franck permet à l’inverse d’autres « contributions » qui s’en montrent incapables. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

1) La technologie ne se développe pas de manière autonome, et elle n’est pas socialement neutre. La grande bourgeoisie dirige, en tant que classe dominante mondiale les choix sociaux et les choix technologiques sont des choix sociaux. L’histoire d’internet nous en offre une illustration probante. La grande bourgeoisie n’est pas pour grand chose dans l’apparition d’internet. C’est l’oeuvre de chercheurs, de bricoleurs et de militaires, cherchant des moyens de communiquer. Continuer la lecture de On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Ça bouge Partout: La lettre de Patrick Le Hyaric (19 avril 2026)

Mais vous pour qui la France est une marchandise
Monnayant l’avenir, l’honneur et le passé
Vous dont les fins de mois s’arrangent par traîtrise
Il vous dit que c’en est assez
Assez mettre à l’encan la robe de la France
A la bourse d’Europe entre des maquignons
Escompter ses enfants, leur force et leurs souffrances
Dont Mère avec toi, nous saignons.Il dit qu’avec les feux truqués d’une légende
On égare un soldat fût-il intelligent
Et ses fils ne font pas une nation grande
A massacrer chez eux les gens
Que naguère ce fut nous-mêmes qui donnâmes
L’exemple que suivront les peuples indomptés
Et qu’on ne peut couvrir cette guerre au Viet-Nam
Du drapeau de la liberté
ARAGON, Les Yeux et la mémoire (1954)

Bonjour à chacune et chacun.

J’ai consacré cette semaine mon texte à l’un des enjeux majeurs du moment bien trop sous-estimé : celui de l’empilement des armes nucléaires dans le cadre de la course aux armements en cours. À la veille de l’ouverture de la conférence de révision du Traité de non-prolifération nucléaire, un mouvement devrait se déployer pour que les gouvernements particulièrement le gouvernement français renforce ce traité au lieu de préparer son affaiblissement.

Ça Bouge partout Continuer la lecture de Ça bouge Partout: La lettre de Patrick Le Hyaric (19 avril 2026)

Egalite F/G : le Paritomètre, une échelle graduée de la parité

Conçu par la chercheuse mexicaine Martha Alicia en 2009, le Violentomètre s’est diffusé en France à la fin des années 2010. Outil de sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles (VSS), il a donné naissance à d’autres échelles graduées plus spécifiques à certains environnements, ou à d’autres formes insidieuses de violences. L’association « Les Chouettes effraient » en proposent une nouvelle déclinaison sous forme de « Paritomètre ». A découvrir pour amorcer notamment une réflexion sur l’égalité des genres avec des élèves de lycée.

Objectifs et déclinaisons du Violentomètre 

Le Violentomètre, en permettant de visualiser à travers 23 situations types l’enchainement progressif des violences conjugales, a largement contribué à diffuser la notion, essentielle, de continuum des VSS. En vert : la relation est saine et respectueuse ; en jaune et orange : la vigilance est nécessaire, certaines attitudes sont déjà violentes ; en rouge : la situation est dangereuse, il faut se protéger et demander de l’aide. Le passage d’un degré à un autre est le plus souvent insidieux et diffus. Le Violentomètre aide à en prendre conscience et à repérer les signaux d’alerte.

L’outil s’est en quelques années décliné sous différentes formes, pour cibler les mécanismes de violences de genre s’exerçant dans un milieu en particulier, par exemple associatif, syndical, médical, sportif … ou ciblant des groupes : valisdomètre, racistomètre, violentomètre de la grossophobie …

Un nouvel outil : le Paritomètre

Sous une forme graduée équivalente, on peut découvrir désormais sur le site de l’association « Les Chouettes effraient » en téléchargement gratuit un « Paritomètre ». Il aide à visibiliser et conscientiser « des mécanismes parfois banalisés : inégalités de prise de parole, répartition implicite des rôles, interruptions répétées, invisibilisation du travail des femmes, accès différencié aux responsabilités… » qui, au quotidien, font obstacle à une parité effective, allant des « micro-déséquilibres » aux « violences symboliques » en passant par les « inégalités installées ».

Un « outil d’auto-diagnostic et de discussion collective autour de la parité et de l’égalité femmes-hommes », concret, facile à manipuler et exploiter, qui permettra d’ouvrir le dialogue en classe, dans le cadre notamment d’une séance consacrée à l’égalité des genres en EVARS ou à la socialisation différenciée en SES. Parce que « Mesurer la parité, c’est déjà agir. »

Claire Berest

A découvrir et télécharger sur le site « Les Chouettes effraient ».

Déserts médicaux : l’accès aux soins se dégrade encore, selon le baromètre annuel des droits des personnes malades

Publié mardi 15 avril, le baromètre annuel des droits des personnes malades réalisé par France Assos Santé atteste d’une augmentation des pénuries de médicaments, des difficultés d’accès aux soins et des dépassements d’honoraires.

Pour 52 % des interrogés, cette expérience négative s’explique par le fait que le ou les médecins concerné(s) ne prenai (en) t tout simplement plus de nouveaux patients, un problème de plus en plus récurrent dans de nombreux territoires, isolés ou non.
© Ludwig WALLENDORFF/REA

Notre système de santé est-il, comme on aime souvent nous le rappeler, si protecteur de ses assurés ? À en croire la dernière version du baromètre du droit des personnes malades, réalisé par France Assos Santé avec Ipsos BVA et publié mercredi 15 avril, les malades français sont de plus en plus frappés par la détérioration du système de santé tricolore. Continuer la lecture de Déserts médicaux : l’accès aux soins se dégrade encore, selon le baromètre annuel des droits des personnes malades

PCF : « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine »

45 500 € collectés, 10 271 oliviers déjà plantés !

Le PCF réaffirme sa solidarité historique avec le peuple palestinien dans sa lutte de libération nationale. Face à une stratégie d’anéantissement, nous opposons une solidarité internationale concrète et une bataille politique fondée sur le droit international. L’enracinement à la terre demeure, plus que jamais, le cœur de la résistance, contre la spoliation. Continuer la lecture de PCF : « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine »

Lénine et la dialectique du socialisme

Excellent texte de Gabriel Rockhill qui décrit en fait le socialisme ce moment paradoxal où le parti révolutionnaire construit le communisme avec les ruines du capitalisme. Alors qu’une certaine gauche occidentale pense que si le socialisme n’est pas idéal il ne peut pas mener au communisme, ils nient l’expérimentation, la critique et l’art de profiter de ses erreurs voire de celle des autres. Et il retrouve ce qui est effectivement essentiel dans l’impérialisme la lutte pour la souveraineté et dans ce cas l’aspect « autoritaire » n’est pas imposé par le pouvoir socialiste mais par l’impérialisme. Il ne s’agit pas seulement de « comprendre », il s’agit d’une conscience théorique pratique, tout ce que j’ai tenté à partir de l’expérience cubaine et de ce qu’elle m’a permis de comprendre de la Chine, de partager avec mes contemporains et qui se heurte à l’abandon de tout ce que nous avions acquis collectivement et qui a été liquidé par l’eurocommunisme.Je joins à ce texte un petit film sur Lénine à Paris, ne pas oublier qu’il a voulu être enseveli dans le drapeau de la Commune de Paris, tant cet échec terrible français avait apporté plus que certains acquis, il avait apporté à Marx, la nécessité de la dictature du prolétariat dans le socialisme. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Pensée du 7 avril 2026 de Gabriel Rockhill

  1. Apprendre l’alpinisme avec Lénine

Lénine a décrit un jour une scène où un alpiniste, cherchant à atteindre un sommet encore vierge, fut « contraint de rebrousser chemin, de redescendre, de chercher un autre itinéraire, peut-être plus long, mais qui lui permettrait d’atteindre le sommet ». À distance respectable, des personnes en contrebas observaient ses mouvements à la longue-vue et se moquaient cruellement de lui pour son échec. Continuer la lecture de Lénine et la dialectique du socialisme

AESH : piliers invisibles de l’école inclusive in Caf. Péda.

Le métier d’accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) est longtemps resté dans un angle mort de l’institution scolaire. Invisibilisé dans les discours, marginalisé dans les statuts, il est pourtant devenu en quelques années un rouage essentiel de l’école inclusive. L’un des premiers mérites du rapport de la DEPP : « Les conditions d’exercice des accompagnantes et accompagnants d’élèves en situation de handicap »[1], est précisément de mettre la focale sur cette profession encore largement méconnue. Continuer la lecture de AESH : piliers invisibles de l’école inclusive in Caf. Péda.

Quand le RN veut mettre les enseignant·es et les élèves au pas (com. + Mot d’humeur)

Le maire Rassemblement National de Carcassonne a infiltré un réseau social de lycéen·nes pour les menacer de poursuites individuelles en cas de participation à une manifestation devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale.

Un député Rassemblement National de l’Oise a tenté de faire pression sur le recteur d’académie pour empêcher des formations syndicales portant sur l’analyse des idées de l’extrême-droite. Continuer la lecture de Quand le RN veut mettre les enseignant·es et les élèves au pas (com. + Mot d’humeur)