Catégorie : Education
Fabien Roussel: « Merci aux militantes et militants du PCF » + grand entretien sur France Inter + adhésion

Je voulais tout simplement vous dire quelques mots d’introduction pour saluer et remercier, en notre nom à tous, l’ensemble des militantes et des militants du Parti communiste français qui, depuis des mois, ont mené une bataille politique formidable sur le terrain, au plus près des habitants, pour présenter des projets, convaincre et argumenter. C’est leur mobilisation, partout sur le territoire, dans toutes les fédérations, dans nos petits villages comme dans nos grandes villes, qui a permis de donner de la force et de l’énergie à nos campagnes municipales. Et c’est aussi grâce à eux, grâce à elles, que les listes de large rassemblement ont pu gagner dans toute la France.
Bien sûr, nous avons subi quelques revers difficiles à avaler. Mais partout, nos camarades se sont battus avec sincérité et honnêteté pour défendre des programmes au service des habitants, de l’être humain, du pouvoir d’achat, des services publics et du climat, au service des belles valeurs de la République.
Je vous propose que, tous ensemble, nous les remercions et que nous applaudissions chaleureusement et fraternellement toutes les belles, et très belles, victoires de nos camarades à Nîmes, mais aussi à Martigues, Échirolles, en Île-de-France, à Montreuil, Vitry, Bagneux, Villejuif, Gennevilliers, Noisy, Mitry, et dans plus de 400 communes de France métropolitaine. On peut les applaudir chaleureusement.
Ces centaines de maires communistes et apparentés, à travers tout le pays, constituent un point d’appui fondamental, direct et concret pour l’avenir de notre pays. Grâce aux milliers d’élus de notre sensibilité qui siègent désormais sur les bancs des majorités comme de l’opposition, dans des centaines de conseils municipaux, le Parti communiste français demeure la seconde force à gauche, riche et fier de son implantation.
Alors, mes camarades, bravo à toutes et à tous, et tous nos encouragements et nos meilleurs vœux pour votre mandat.
Intervention du secrétaire national en ouverture du CN
Le Grand Entretien sur France Inter
Je rejoins le PCF, je veux prendre ma place dans les combats d’aujourd’hui et de demain…
Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite

Merci

Au nom de tous les communistes de la section de Castelsarrasin–Valence–Lomagne, je souhaite adresser mes plus chaleureux et sincères remerciements à toutes celles et tous ceux qui ont œuvré durant cette campagne municipale.
Mes remerciements vont à mes camarades qui ont bataillé dans leur ville et village tout en venant prêter main-forte à Castelsarrasin.
Mes remerciements vont à nos amis-es du Parti socialiste et de Génération’S, qui ont travaillé avec nous à la réussite de notre projet.
Mes remerciements vont aux femmes et aux hommes, colistiers engagés-es sur la liste « Castelsarrasin en Commun », qui ont, pour beaucoup, fait leur baptême du feu politique dans des conditions parfois difficiles.
Mes remerciements vont également aux personnes qui ont voté pour nous, ainsi qu’à la fierté de celles et ceux venus aux urnes pour la première fois.
Enfin, mes remerciements vont à tous ceux qui, dans l’ombre, ont apporté leur soutien : dans les familles, les voisinages, parmi les anciens comme les plus jeunes.
À l’heure des bilans, il m’importe de souligner la force du collectif que nous avons formé, mêlant organisations politiques et citoyens-nes, femmes et hommes d’origines diverses et inviter chacun d’entre nous à mesurer l’impact de ce que nous avons construit au fil des semaines et des mois, dans nos multiples rencontres. Même si nous pouvons légitimement être déçus par l’issue de notre bataille, nous n’avons pas à regretter notre démarche, la fraicheur de nos actions, la qualité de notre projet et la vigueur de nos constats et argumentations. Les encouragements et les soutiens reçus durant la campagne sont autant d’appuis pour les futurs combats que nous aurons à mener dans et pour notre ville.
Ne baissons pas les bras, nous avons encore tant à faire.
Notre collectif doit poursuivre sa route, se renforcer en accueillant de nouvelles personnes, se structurer démocratiquement, travailler autour et avec notre élu, se donner les moyens d’un vrai débat public local sur tous les sujets qui touchent nos concitoyens. Les formes de ces interventions sont à inventer voire à pérenniser pour permettre l’investissement du plus grand nombre d’entre-nous dans les domaines de prédilections des uns et des autres. Dans les associations, les clubs, les réunions de famille nous suscitons désormais un intérêt nouveau par les propositions que nous avons portées. Sachons mettre à profit cette nouvelle façon d’intervenir dans la vie publique.
Par ailleurs, ensemble, nous avons fait la démonstration qu’un collectif citoyen peut avoir de multiples convergences avec les organisations politiques qui l’accompagnent, prouvant ainsi que la démocratie doit se mettre en œuvre avec toutes ses composantes.
L’action politique est multiforme, le débat d’idées doit en être le reflet et être permanent, sa vivacité est gage de pluralité et de constructions pour l’avenir.
C’est pour cela que j’invite chacun-ne d’entre nous à s’engager plus encore, à intervenir sur le champ des idées, à mettre ses compétences et sa réflexion au service des enjeux de société. Notre commune est la partie d’un tout et rien ne pourra se faire sans une autre politique nationale, une autre vision du monde plus progressiste, plus humaine.
Mes remerciements ne marquent pas une fin, ils s’inscrivent dans la promesse d’un renouveau politique nécessaire pour ne plus laisser la vie de notre cité aux mains des affairistes, des notables ou des démagogues fascisants. Nous sommes appelés à nous revoir, à travailler, échanger, confronter des idées, agir pour peser sur les réalités…
C’est certain, il y aura un avant et un après à construire ensemble !
Maximilien Reynès-Dupleix, Secrétaire de la Section PCF Castelsarrasin, Valence & Lomagne
Éducation : pourquoi les enseignants sont en grève ce mardi ?
L’intersyndicale enseignante appelle à des mobilisations toute la semaine, pour empêcher une catastrophe annoncée à la rentrée 2026. Point d’orgue : la grève de ce mardi 31 mars.

Il y a le bruit médiatique et politique, soigneusement entretenu à droite et à l’extrême centre. Celui-là ne parle de l’école que quand des violences s’y commettent ou s’y subissent, entretient depuis le XIXe siècle l’idée que « le niveau baisse » et se livre avec délices au « prof bashing » en répétant à longueur d’antenne que les enseignants ne travaillent pas assez. Et puis il y a la réalité. Continuer la lecture de Éducation : pourquoi les enseignants sont en grève ce mardi ?
9 mars 1946 : départementalisation des Outre-Mer portée par Aimé Césaire, de l’espoir à la désillusion
Adoptée à l’unanimité le 19 mars 1946, sur la proposition notamment d’Aimé Césaire, jeune député communiste d’outre-mer, la loi de départementalisation visait l’égalité réclamée par les anciennes colonies sucrières. Ce nouveau statut va pourtant participer à renforcer le pouvoir central pour maintenir les Ultramarins en position de citoyens de « seconde zone ».

Par Pierre-Éric Fageol et Gilles Gauvin, historiens.
La loi du 19 mars 1946 sur la départementalisation française de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion marque un tournant majeur dans l’histoire politique des outre-mer et dans celle de la France.
En inscrivant ces territoires dans l’espace national, elle contribue également à faire de la République une puissance présente bien au-delà du cadre européen. Portée à l’Assemblée constituante par plusieurs élus originaires de ces anciennes colonies – parmi lesquels Aimé Césaire, Léopold Bissol, Gaston Monnerville, Raymond Vergès et Léon de Lépervanche –, cette réforme institutionnelle vise à substituer au régime colonial l’application du droit commun républicain. Continuer la lecture de 9 mars 1946 : départementalisation des Outre-Mer portée par Aimé Césaire, de l’espoir à la désillusion
De l’école à la caserne : la jeunesse en uniforme ? In Caf. Péda.

« Monsieur le président, je vous fais une lettre que vous lirez peut-être… » Quelle école voulons-nous : l’école doit-elle devenir un instrument de défense nationale ?
Enseigner la citoyenneté et la cohésion ne pourrait-il pas se faire dans une Ecole où tous les élèves apprennent ensemble, dès lors ne faudrait-il pas s’acharner à lutter contre le tri social, la ségrégation subie comme choisie et le phénomène de séparatisme croissant à l’œuvre aujourd’hui dans nos écoles ? Continuer la lecture de De l’école à la caserne : la jeunesse en uniforme ? In Caf. Péda.
La post-vérité a-t-elle gagné sur la politique ?
La fabrication du faux ne semble pas avoir été enrayée par la démultiplication des sources d’information. Dans un monde politiquement fragmenté et producteur de discours à foison, la lutte pour l’accès à la vérité redevient un enjeu central.

Depuis une dizaine d’années, le terme de « post-vérité » est devenu un concept couramment utilisé dans le débat public. La communication trumpienne, la montée en puissance des extrêmes droites et le retour de troubles géopolitiques majeurs alimentent le questionnement citoyen autour de l’accès aux faits et à la vérité.
La post-vérité est-elle un concept inventé de toutes pièces ou est-il possible d’en observer des manifestations en acte ?
Gloria Origgi, Philosophe et autrice de La vérité est une question politique (Albin Michel, 2024)
En 2016, les dictionnaires d’Oxford avaient désigné la post-vérité comme mot de l’année et la définissaient comme faisant référence à « des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion ». Continuer la lecture de La post-vérité a-t-elle gagné sur la politique ?
Femmes artistes : les chiffres édifiants du sexisme
Incidents graves à l’école : des écarts qui en disent long (Rapport de la DEPP)

En légère baisse en 2024-2025, les incidents graves signalés dans les établissements scolaires restent un révélateur des inégalités du système éducatif. Marqueurs de tensions et de difficultés, à la fois sociales et scolaires, ils sont beaucoup plus présents dans les établissements publics que privés, et davantage en lycée professionnel qu’en lycée général.
Des signalements plus fréquents dans le second degré
On compte 14 incidents graves pour 1 000 élèves dans le second degré, contre 4 pour 1 000 élèves dans le premier degré. La majorité des incidents graves sont des atteintes aux personnes, essentiellement verbales. 79 % des écoles et 28 % des collèges déclarent une absence d’incident grave.
Un incident sur dix dans le second degré est d’ordre raciste, antisémite, xénophobe ou homophobe, contre un sur vingt dans le premier degré, principalement à l’école élémentaire.
Les auteurs des faits sont majoritairement des élèves, et les victimes sont pour moitié des élèves et pour moitié des personnels. Dans le premier degré, les personnels sont davantage représentés parmi les victimes. Ce sont les principaux résultats de l’enquête annuelle Sivis menée auprès des chefs d’établissement, notamment à la suite de conseils de discipline ou de commissions éducatives.
Des écarts marqués selon les établissements
Derrière les moyennes se cachent de fortes disparités. Les différences entre types d’établissements restent importantes. Dans le second degré, on recense 14 incidents graves pour 1 000 élèves. Ce taux atteint 20 pour 1 000 en lycée professionnel, contre 6 pour 1 000 en lycée général, illustrant les inégalités structurelles du système éducatif.
Le recul du nombre d’incidents correspond à une baisse des signalements déclarés dans les établissements publics. Toutefois, le caractère déclaratif de ces données invite à la prudence dans leur interprétation : certains établissements privés peuvent ne pas souhaiter communiquer sur ces incidents, tandis qu’une hausse des signalements peut aussi refléter une meilleure formation ou une sensibilisation accrue. La note d’information de la DEPP souligne ainsi qu’« une augmentation des signalements peut s’expliquer par une amélioration de la culture de la prévention ou par la reconnaissance progressive de certaines atteintes (par exemple les violences sexistes et sexuelles, le harcèlement, etc.). À l’inverse, un manque de temps des équipes pédagogiques ou d’encadrement, ou la méconnaissance de certains incidents (par exemple lorsque davantage de faits ont lieu sur les réseaux sociaux), peut conduire à une baisse des signalements ».
Les élèves sont très majoritairement les auteurs des faits : 92 % dans le second degré, contre 59 % dans le premier degré, où les atteintes peuvent aussi être commises par des familles d’élèves (30 % dans le premier degré contre 3 % dans le second degré). Dans le premier degré, plus de la moitié des victimes sont des personnels (61 %). Dans le second degré, les victimes sont élèves et personnels à parts égales (41 % chacun).
Des atteintes majoritairement verbales
Huit incidents graves sur dix signalés au collège sont des atteintes verbales aux personnes. Dans le premier degré, 87 % des incidents graves sont des atteintes verbales, contre 80 % dans le second degré. La moitié de ces incidents correspond à des violences verbales.
Les violences physiques représentent 34 % des incidents dans le premier degré, contre 21 % dans le second degré.
Enfin, 12 % des incidents graves relèvent du racisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie ou de l’homophobie dans le second degré, contre 4 % dans le premier degré. Par ailleurs, 15 % des incidents signalés dans le premier degré sont liés au harcèlement, contre 10 % dans le second degré.
Djéhanne Gani
La note de la Depp : Rakotobe M., 2026, « Les signalements d’incidents graves dans les écoles et établissements publics et privés sous contrat en 2024-2025« , Note d’Information, n° 26-03, DEPP
Olivier Chartrain
La rédaction