Le drapeau des héros du manga « One Piece » est devenu l’emblème des manifestations qui ont secoué ces derniers mois l’Indonésie, le Népal, le Pérou, Madagascar et même la France. Partout, les jeunes s’identifient aux camarades du pirate Monkey D. Luffy, foncièrement anticapitalistes, antiracistes… et révolutionnaires.
Nous venons de célébrer le 120e anniversaire de la loi de séparation de l’Église et de l’État. Il est révélateur du moment politique que ni le président de la République, ni le gouvernement, ni aucun des partis se revendiquant à tout instant d’un « arc républicain » n’aient éprouvé le besoin de marquer cet anniversaire.
Et que le PCF ait été, à gauche, le seul à y avoir consacré une soirée de débat, le 1er décembre, sous la coupole de la place du Colonel-Fabien.
Voilà qui sonne comme un rappel : la laïcité républicaine n’est pas une simple disposition d’ordre public, établissant « la liberté de croire et de ne pas croire », comme certains le disent. Si elle n’est nullement une manifestation d’hostilité aux croyants, elle entend garantir la liberté de conscience, afin de permettre aux individus de se soustraire à tout despotisme politique et à toute pression inquisitoriale des religions. Elle est, par-là, indissociable des principes liés de justice, d’égalité des droits, de libre accès de tous les jeunes à une éducation de qualité et à l’esprit critique (ce qui est la mission même de l’école publique). Elle repose sur cette promesse humaniste et universaliste qui veut prémunir la société des fragmentations ethniques ou religieuses, autant que des affrontements communautaires. Ainsi est-elle, tout à la fois, la garantie de la souveraineté des citoyennes et des citoyens, et un instrument concourant à l’unité du monde du travail contre des divisions qui favorisent la domination d’un capital toujours prédateur. C’est de cette manière que la décrivait Jaurès.
Parce que l’exigence laïque repose sur cette démarche d’émancipation, les droites, les intégrismes de toute nature, les adversaires de la Raison et de la science auront toujours cherché à l’édulcorer, à en briser la cohérence, à aggraver constamment un dualisme scolaire favorisant l’enseignement privé et creusant les inégalités sociales, à faire reculer les lois de la République face à la loi de Dieu décrétée prééminente.
De nos jours, la laïcité est de nouveau un enjeu majeur.
Elle se voit prise en tenailles par des dérives identitaires en apparence ennemies mais en réalité jumelles. D’un côté, les tenants d’une idéologie occidentaliste la dévoient cyniquement en faisant de l’islam le principal problème de la France, et ils s’en prennent avec violence à nos compatriotes musulmans assimilés à des fondamentalistes voire à des terroristes. De l’autre, le totalitarisme théologico-politique qu’est l’islamisme s’oppose à l’universalisme issu des Lumières, rejette l’égalité entre hommes et femmes, défie la laïcité scolaire, développe des discours antisémites, et prône la supériorité de la Charia sur la démocratie.
La gauche se devrait donc d’être en première ligne pour défendre cette pierre d’angle de la République.
Ce n’est plus tout à fait le cas, soit que certains s’inclinent devant un néolibéralisme s’employant à disloquer l’action publique jusqu’à l’école et dans les services publics, soit que d’autres se montrent complaisants devant les offensives intégristes ou les dérives essentialistes en prônant une « tolérance » devenue l’alibi de leur renoncement.
Les communistes s’honorent d’avoir, dès 1946, fait intégrer la visée laïque dans le préambule de la Constitution. Pour eux, plus que jamais, se rassembler autour de la laïcité est un combat. À renouveler en permanence !
Voir les vaches et les veaux euthanasiés, chargés comme de vulgaires déchets par des camions-grues, installés au coin de l’étable, est une indescriptible tragédie pour les familles paysannes et leur entourage.
Entendre, à l’aube, des animaux souffrant, appelant au secours, est un déchirement.
L’émotion, le respect dû aux êtres doués de sensibilité, n’auraient jamais dû quitter l’action publique. Cela permettrait de mieux mesurer à quel point ce qui se passe dans les campagnes, avec la propagation de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse, est un terrible drame. Cette maladie extrêmement dangereuse et contagieuse pour les animaux*, transmise par les piqûres de mouches appelées stomoxes, ne se soigne pas. Déjouant les frontières, elle est passée par le continent africain, où elle a décimé une grande partie du cheptel, puis remontée vers les Balkans, avant de toucher l’Asie puis d’apparaître en Sardaigne et en Lombardie au printemps 2025 avant de pénétrer en France par la Savoie. Continuer la lecture de Dermatose, Mercosur… On achève bien les vaches Par Patrick Le Hyaric
Cinq mois après l’apparition du premier cas de DNC en Savoie, 110 foyers détectés dans 10 départements et plus de 3 000 bovins abattus, l’Etat ne peut rester sourd aux revendications des éleveurs. Si les mesures d’abattage total auraient pu se justifier au début de l’épidémie, elles s’avèrent aujourd’hui non seulement inefficaces mais aussi dangereuses socialement et économiquement pour de nombreuses exploitations familiales et pour les territoires dans lesquels elles s’inscrivent.
Commandé par le CCGPF, le comité d’entreprise de la SNCF, un rapport pointe les dangers de la libéralisation du rail. Des surcoûts liés à la balkanisation des TER sont à prévoir pour les régions, et l’avenir du TGV à la française est en suspens par l’absence de péréquation entre les lignes.
« Vers une privatisation des bénéfices et une socialisation des pertes ? » C’est la principale interrogation soulevée dans une expertise commandée par le CCGPF, le comité d’entreprise de la SNCF, sur la libéralisation du transport ferroviaire de voyageurs. Selon l’analyse du Groupe 3E, que l’Humanité a pu consulter, « loin d’être une chance, l’ouverture à la concurrence constitue une menace pour la pérennité » du réseau. Continuer la lecture de SNCF : la concurrence « constitue une menace pour la pérennité du système ferroviaire », selon un rapport
Les personnes migrantes subissent toujours davantage d’attaques contre leurs droits et conditions d’existence, de la part des gouvernements d’Emmanuel Macron comme de l’Union européenne. Les récentes décisions européennes, dont l’ouverture de centres de retour en dehors des frontières de l’UE, vont renforcer les violations des droits humains. La France est quant à elle régulièrement sanctionnée pour non-respect des conventions internationales et du droit d’asile. Ces attaques s’accompagnent, jour après jour, de surenchères xénophobes et racistes de l’extrême droite et de la droite. Continuer la lecture de Le 18 décembre, contre la xénophobie et l’exploitation, un même combat, celui des travailleurs !
Placé en redressement judiciaire depuis octobre, le groupe centenaire d’électroménager Brandt a vu la justice prononcer sa liquidation, jeudi 11 décembre. Près de 750 emplois sont concernés par la décision du tribunal des affaires économiques de Nanterre, alors qu’un projet de création de Scop était sur la table.
Le tribunal des affaires économiques de Nanterre a prononcé, jeudi 11 décembre, la liquidation du groupe centenaire d’électroménager Brandt. Le sort de l’entreprise en redressement judiciaire depuis deux mois a été annoncé le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, à l’Agence France-Presse (AFP). Près de 750 emplois vont être supprimés. Leurs salaires ne seront plus versés après le 15 décembre.
Face-à-face sur BFM TV entre Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, et Patrick Martin, président du Medef. Au programme : ultrariches, inégalités, salaires, dividendes, désindustrialisation, budget de la Sécu, retraites, jeunesse, guerre commerciale avec la Chine, accords de libre-échange et place du RN dans l’arc républicain.
Devant le site de production situé à Vendôme (Loir-et-Cher) – un second se trouve à Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d’Orléans (Loiret) -, une soixantaine de salariés – sur 93 – ont fait part de leur colère. « C’est une décision très choquante, a fustigé Célia Pinto, auprès de l’AFP. On a tout fait, mais ça n’a pas marché, on était bien ici, on est tous sous le choc. Les fêtes de Noël seront tristes. » Comme d’autres, elle a décidé de brûler des documents administratifs devant l’usine, façon de dire « au revoir à Brandt ».
Refonte des remplacements : un tsunami en vue ! Augmenter le nombre de remplaçants pour pallier les difficultés de remplacement ? « Sauf que le ministère s’oriente à l’aide de ses deux boussoles : l’austérité et la prolétarisation lente mais certaine du métier enseignant » écrit Jadran Svrdlin dans ce texte, s’appuyant sur un exemple de terrain dans l’académie d’Aix-Marseille.
Le professeur des écoles déplore que « la normalisation d’un mode dégradé, déjà largement installé faute de personnels remplaçants, semble atteindre ici son ultime étape : entériner comme solution pérenne ce qui n’aurait dû rester qu’un dispositif exceptionnel au prix d’une charge de travail accrue pour les personnels », et appelle à la mobilisation.
Décidément, les absences des enseignants ne cessent d’être un motif de dégradation de leurs conditions de travail et de rémunération. Après qu’ils aient subi un jour de carence effectif, une amputation de 10% de leur salaire en cas d’arrêt maladie, voilà que les enseignants du premier degré s’apprêtent à subir une nouvelle attaque majeure contre leurs conditions de travail. Cette fois-ci, il s’agit d’une refonte du système de remplacements dont les modalités s’inscrivent dans la continuité des politiques de gestion des personnels de ces dernières années. Continuer la lecture de Vers une refonte du système des remplacements dans le Premier degré ? l’exemple d’Aix-Marseille
Depuis 2008, Moissac Au Cœur s’est imposé dans le paysage politique local!
Sa définition actuelle n’a plus lieu d’être et en devenant Démocrite « de la vie de la cité à l’actualité internationale », ce site va essayer de répondre aux besoins de débats, de compréhension et d’appréciations de l’actualité tant locale que nationale et au delà.
Chercher et croiser des informations, alimenter les internautes en contenus, le site continuera son rôle de mise à disposition d’une réflexion qui échappe aux médias dominants.
Peut-être que dans un avenir proche, il évoluera vers une communication plus moderne. Pour autant, prendre le temps de lire, s’est déjà comprendre le monde sans les artifices de l’immédiateté si prisés sur les réseaux sociaux de nos jours!
Enfin, le changement de nom de domaine est en cours, ainsi que les différentes extensions nécessaires.
La liste Castelsarrasin en Commun, menée par Julien Sueres pour les prochaines élections municipales, est désormais complète. Les 33 noms nécessaires au dépôt en préfecture ont été réunis. Elle rassemble des femmes et des hommes issus d’horizons variés : présidents-es d’association, personnels de santé, policiers en service ou retraités, enseignants, agents de l’éducation nationale, éducateurs spécialisés du secteur du handicap, ouvriers et employés, artisan, mais aussi plusieurs jeunes étudiants et jeunes travailleurs de moins de 20 ans. « Cette diversité n’est pas un hasard : elle reflète notre volonté de bâtir une équipe qui ressemble à Castelsarrasin et qui porte la voix de celles et ceux qui vivent réellement la ville », souligne Julien Sueres.