Municipalités RN : coupes budgétaires, censures, chant pétainiste… Dossier

À peine plus de quatre mois après leur élection, les élus du Rassemblement national multiplient les attaques à la culture, aux associations et aux plus démunis, tout en cultivant leur idéologie traditionaliste et xénophobe. Premier bilan.

Une manifestation intersyndicale devant l’ancienne mairie de Carcassonne le 28 mai dernier pour protester contre la menace d’expulsion des syndiqués de leurs locaux. Le maire RN Christophe Barthès, venu à leur rencontre, leur a donné des cartons pour préparer le déménagement. © Claude Boyer /L’indépendant via Maxppp

Les anciens ont donné l’exemple en réduisant les subventions aux associations pour libérer du budget aux polices municipales, en s’attaquant à la culture et à tout ce qui touche de près ou de loin aux réfugiés, en sapant les services publics… Une méthode que la dizaine de maires du Rassemblement national (RN) en poste avant les dernières municipales ont éprouvée.

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Incendies en Gironde et dans les Landes : face au désastre, faisons vivre la solidarité nationale + Appel SPF

Le Parti communiste français exprime à nouveau toute sa solidarité avec les populations touchées par les violents incendies qui frappent la Gironde et les Landes, comme avec celles confrontées aux feux dans d’autres départements.

Nous adressons notre soutien aux personnes évacuées ou ayant perdu leur logement, leur véhicule ou leurs biens, ainsi qu’aux sapeurs-pompiers, personnels des services publics, bénévoles et habitantes et habitants mobilisés.

Dans cette situation dramatique, le PCF salue l’initiative du Secours populaire français, dont les bénévoles sont engagés auprès des populations sinistrées, parfois alors qu’ils sont eux-mêmes directement touchés par les incendies.

Le Secours populaire a lancé hier un appel national aux dons financiers afin de répondre aux besoins immédiats mais aussi d’accompagner les familles dans la durée. Continuer la lecture de Incendies en Gironde et dans les Landes : face au désastre, faisons vivre la solidarité nationale + Appel SPF

« Même si les colons détruisent nos oliviers, il faut qu’on replante » : en Cisjordanie, les Palestiniens face à la destruction de leurs terres

Une délégation du PCF s’est rendue en Palestine, notamment pour développer la campagne « Un million d’oliviers pour la paix » visant à aider les agriculteurs palestiniens soumis à ce qu’ils appellent un « génocide silencieux ».

Abou Karim Hamad, le maire de Sebastia Mohammad Azem, Issa El Shattleh de l’association des agronomes arabes et Christine Hernandez responsable délégation PCF, le 19 juillet 2026 en Cisjordanie occupée.Cisjordanie occupée, envoyé spécial.

Maire de Sebastia, une commune de quelque 4 000 habitants située à une douzaine de kilomètres au nord de Naplouse, Mohammad Azem accueille avec chaleur la délégation du Parti communiste français 1.

Une présence qui n’est pas que symbolique, tant ce village est littéralement assiégé par les colons et l’armée israélienne. « Ils ont saisi 55 % de nos terres et pillent les sites archéologiques », dénonce l’édile, rappelant que sa commune est inscrite au patrimoine mondial palestinien en péril par l’Unesco depuis cette année. Continuer la lecture de « Même si les colons détruisent nos oliviers, il faut qu’on replante » : en Cisjordanie, les Palestiniens face à la destruction de leurs terres

Agriculture : une loi qui ne répond ni à l’urgence du revenu ni à celle de la souveraineté alimentaire

Présentée comme une réponse à la crise agricole, la loi d’urgence adoptée par le Parlement ne règle rien. Elle ne garantit aucun revenu supplémentaire aux agriculteurs et agricultrices et laisse intact le système économique qui oblige trop souvent les exploitants à vendre leur production à un prix inférieur à leurs coûts de production, à s’endetter pour rester compétitifs et à produire toujours davantage pour maintenir leur revenu. Continuer la lecture de Agriculture : une loi qui ne répond ni à l’urgence du revenu ni à celle de la souveraineté alimentaire

Les cliniques privées, un modèle à bout de souffle en passe d’exploser ?

Les hôpitaux du privé lucratif, qui soignent 9 millions de patients à travers le pays, alertent sur leurs déficits depuis des mois et la baisse des dotations publiques. Mais la financiarisation pèse lourd sur l’avenir de ce secteur devenu central dans l’offre de soins. Décryptage.

Devenus centraux dans l’offre de soin, les hôpitaux privés lucratifs ont vu leurs déficits se creuser rapidement.

Une main tendue. Fin juin, alors que le deuxième épisode de canicule s’abattait sur le pays saturant l’hôpital public, les cliniques privées, moins en première ligne, se sont dites prêtes à aider. « On est sur le pont, mais on peut encore prendre plus de malades. Il ne faut pas que la régulation du 15 nous oublie », avait déclaré Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP). Continuer la lecture de Les cliniques privées, un modèle à bout de souffle en passe d’exploser ?

Comment se reproduisent les inégalités ? (Débat)

Cinquante-six ans après la publication de « la Reproduction » par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, le maintien de l’ordre social et le rôle de l’école font l’objet de nouveaux travaux de recherche.

« La Reproduction est un ouvrage de synthèse et un programme de travail théorique », estime Bertrand Geay. © Loic VENANCE / AFP

Comment naissent les inégalités ? Comment se reproduit l’ordre social ? Quel rôle joue l’école ? Ces questions étaient au cœur d’une émission réalisée par l’humanite.fr qui a réuni les sociologues Bertrand Geay et Monique Pinçon-Charlot et l’ancienne ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, autour de la Reproduction au XXIe siècle, ouvrage collectif sur l’actualité de la sociologie de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron.

La publication de la Reproduction en 1970 marque-t-elle une rupture dans l’étude de la genèse des inégalités ? Continuer la lecture de Comment se reproduisent les inégalités ? (Débat)

Ne laissons pas nos forêts se transformer en brasier

 

Notre forêt brûle. D’après le Système européen d’information sur les feux de forêt (Effis), 40 000 hectares sont déjà partis en fumée depuis le début de l’année.  L’heure n’est pas à la consternation, mais bien à l’action. Les effets du dérèglement climatique sont là, d’où l’urgence d’œuvrer dès à présent à la réduction des émissions ainsi qu’à l’adaptation des populations.

Pour le Parti communiste français, la nécessaire atténuation du dérèglement climatique passe notamment par la mise en œuvre des mesures proposées dans son Plan Empreinte 2050 visant la neutralité carbone d’ici vingt-cinq ans. Toutefois, ces projections ne se fondent pas uniquement sur la seule réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elles visent également à maintenir les puits de carbone que sont les prairies permanentes et les forêts. Or, d’après les rapports Secten du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), la capacité de stockage de carbone du puits forestier a été quasiment divisée par 2,5 en dix ans du fait des maladies, sécheresses et incendies.

Outre l’impératif climatique de protéger nos forêts, ces feux sont également un traumatisme pour les riverains et professionnels du tourisme voyant leur habitation ou leur camping dévasté, mais aussi pour l’ensemble des professionnels de la filière forêt bois, impuissants face à la destruction d’une ressource si précieuse. Continuer la lecture de Ne laissons pas nos forêts se transformer en brasier

Canicule : face à l’urgence climatique, l’inaction du pouvoir est criminelle

 

49 départements en vigilance rouge, plus de 40° C par endroits, des écoles fermées, classes à 35° C, des salarié·es exposé·es, des hôpitaux sous tension, des logements invivables : la France étouffe ! Et le gouvernement bricole. Il y a quelques semaines, un jeune de 19 ans mourait d’hyperthermie après avoir travaillé toute une journée sur un toit.

Depuis des décennies, depuis les alertes répétées des scientifiques, depuis les rapports du GIEC, tout est connu. Comme le rappelle Valérie Masson-Delmotte : gouverner, c’est prévoir. Or Emmanuel Macron n’a rien prévu à la hauteur. Il a poursuivi les choix capitalistes qui aggravent la crise : austérité contre les collectivités, abandon des services publics, recul de la rénovation thermique, soutien aux grands pollueurs, cadeaux au capital et aux plus riches. Continuer la lecture de Canicule : face à l’urgence climatique, l’inaction du pouvoir est criminelle

Lyhanna : pendant que le gouvernement et le RN instrumentalisent l’affaire, les défenseurs des droits des enfants ne cessent d’exiger de véritables moyens + communiqué

Le corps d’une enfant qui portait les mêmes vêtements que la fillette de 11 ans recherchée depuis une semaine dans le Gers a été retrouvé. Le gouvernement évoque un dysfonctionnement, les droites instrumentalisent l’affaire pour alimenter leur projet sécuritaire, tandis que les défenseurs des droits des enfants, eux, ne cessent d’exiger de véritables moyens pour éviter ce type de drame.

Sébastien Lecornu, le ministre de la Justice Gérald Darmanin et son collègue de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ont dû s’expliquer sur le traitement des plaintes antérieures visant le suspect. © Stéphane lemouton/pool-REA

La découverte d’un corps d’enfant laissant peu de doute sur l’issue tragique des recherches diligentées après la disparition de Lyhanna, 11 ans, aperçue en compagnie juste avant sa disparition a imposé une réunion d’urgence à la tête de l’État. Convoqués à 10 h 30, ce vendredi 5 juin, à Matignon par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, le ministre de la Justice Gérald Darmanin et son collègue de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ont dû s’expliquer sur le traitement des plaintes antérieures visant le suspect. Continuer la lecture de Lyhanna : pendant que le gouvernement et le RN instrumentalisent l’affaire, les défenseurs des droits des enfants ne cessent d’exiger de véritables moyens + communiqué

Retraites agricoles : ce que contient la proposition de loi communiste adoptée à l’Assemblée (PCF)

A la quasi-unanimité, les députés ont adopté en première lecture un texte du communiste Julien Brugerolles qui complète les précédentes lois Chassaigne adoptées en 2020 et 2021 sur les petites retraites agricoles.

Le texte prévoit, entre autres, d’étendre la revalorisation à 85 % du SMIC des pensions des anciens conjoints collaborateurs et aides familiaux ayant une carrière complète.
© iStock 

L’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 4 juin, une proposition de loi du communiste Julien Brugerolles pour l’augmentation de certaines petites retraites agricoles. Hormis quelques abstentions dans les rangs macronistes, le texte a été adopté en première lecture à la quasi-unanimité des députés présents. Une performance politique d’autant plus importante que le gouvernement ne soutenait pas la proposition communiste.

Le texte prévoit d’étendre la revalorisation à 85 % du SMIC (1 200 euros par mois) des pensions des anciens conjoints collaborateurs et aides familiaux ayant une carrière complète. Une avancée qui concerne presque 200 000 personnes, quasi exclusivement des femmes, précise le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR). La proposition votée comprend aussi le changement de calcul de la pension majorée de référence et la suppression du mécanisme d’écrêtement qui pénalise 100 000 pensionnés ayant cotisé à plusieurs régimes de retraite.

La suite des lois « Chassaigne »

Cette proposition de loi du député Julien Brugerolles, qui a remplacé à l’Assemblée André Chassaigne début 2025, est la poursuite du travail engagé il y a des années par l’ancien président du groupe GDR. Deux lois dites « Chassaigne », en 2020 et 2021, avaient permis une première revalorisation des retraites agricoles « après plus de quatre ans de bataille parlementaire », rappelle le groupe. Le présent texte tente de combler plusieurs trous dans la raquette qui existent encore.

Le parcours législatif de la proposition de loi ne fait néanmoins que commencer ; son destin est désormais entre les mains du Sénat. Si jamais la Haute Assemblée l’adoptait à son tour, il faudrait alors une seconde lecture dans chacune des deux chambres, sauf si le gouvernement reprend le texte à son compte, ce qui paraît à l’heure actuelle peu probable.