Julien Sueres : « Nous voulons rallumer les étoiles à Castelsarrasin »

À l’approche de la dernière semaine de campagne pour les élections municipales, Julien Sueres et l’équipe Castelsarrasin en commun poursuivent une campagne largement tournée vers le terrain et les habitants. Depuis plusieurs semaines, les membres de la liste vont à la rencontre des Castelsarrasinoises et des Castelsarrasinois dans tous les quartiers de la ville : porte-à-porte, échanges avec les commerçants, discussions avec les associations, présence sur les marchés et dans les lieux de vie.

« Nous avons voulu mener une campagne simple, sincère et respectueuse. Une campagne d’écoute avant tout. Partout où nous allons, les habitants nous parlent de leur quotidien : le pouvoir d’achat, la tranquillité publique, l’accès aux soins, les mobilités, l’avenir du centre-ville ou encore les services publics. Ces préoccupations sont légitimes et elles doivent être entendues », explique Julien Sueres.

Autour du candidat, l’équipe Castelsarrasin en commun rassemble des femmes et des hommes d’âges, de quartiers et de parcours différents : salariés, commerçants, retraités, parents d’élèves, acteurs associatifs. Une équipe diverse, unie par un même attachement à leur ville et par la volonté d’agir concrètement pour améliorer le quotidien des habitants.

« Castelsarrasin est une ville populaire, solidaire et industrielle, avec une histoire forte et des quartiers vivants qui font sa richesse. Mais c’est aussi une ville où beaucoup d’habitants expriment aujourd’hui des inquiétudes. Les nier serait une erreur. Les exagérer serait tout aussi irresponsable. Avec notre équipe, nous faisons le choix d’une gauche du réel : une gauche qui écoute, qui regarde la réalité en face et qui agit », poursuit le candidat.

L’équipe Castelsarrasin en commun défend également une méthode : remettre les habitants au cœur de la décision publique en développant le dialogue, la concertation et la participation citoyenne sur les grands projets qui engagent l’avenir de la commune. Dans les derniers jours de campagne, la liste continuera de sillonner les quartiers afin de rencontrer le plus grand nombre d’habitants possible.

« Castelsarrasin nous a donné à beaucoup d’entre nous des souvenirs d’enfance, des amitiés et un attachement profond. Aujourd’hui, nous voulons lui rendre ce qu’elle nous a donné. Nous voulons redonner confiance et ambition à notre ville. Nous voulons, tout simplement, rallumer les étoiles de Castelsarrasin.»

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Philippe Rio : « Les communistes savent porter l’alternative au capitalisme à l’échelle locale »

Le maire PCF de Grigny (Essonne), président de la coopérative des élus communistes et lauréat du prix de meilleur maire du monde en 2021, a reçu « l’Humanité » en pleine bataille des municipales.

« Je suis arrivé à Grigny quand j’avais six mois. Je viens d’un milieu social proche de celui du quart-monde. Mes parents connaissaient une situation très précaire. Je ne peux pas dire qu’ils étaient de la classe ouvrière. Enfin, ils l’étaient, mais de temps en temps, quand ils avaient un boulot. C’est dans ce contexte très difficile que j’ai découvert les militants de quartier et le communisme municipal. »

Grigny est la commune la plus pauvre de France. Son premier magistrat, Philippe Rio, a pourtant été élu meilleur maire du monde en 2021. Pourquoi ? Parce qu’il se bagarre chaque jour pour faire reculer la misère, développe des politiques sociales qui changent la vie et fait de la commune un échelon de résistance au libéralisme, à l’image de ce que font les élus PCF à travers le pays. Continuer la lecture de Philippe Rio : « Les communistes savent porter l’alternative au capitalisme à l’échelle locale »

L’appel de la CGT et de la CFDT à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite

À deux semaines des municipales, des responsables associatifs et syndicaux signent une tribune invitant à refuser « toute complaisance » avec l’extrême droite

Par Le HuffPost avec AFP
L’appel de Sophie Binet (CGT, à droite) et de Marylise Léon (CFDT, à gauche) à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite (photo d’archive pris en août 2025).

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
L’appel de Sophie Binet (CGT, à droite) et de Marylise Léon (CFDT, à gauche) à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite (photo d’archive pris en août 2025).

Des responsables syndicaux et associatifs, en tête desquels les cheffes de la CGT Sophie Binet et de la CFDT Marylise Léon, ont appelé samedi 28 février dans l’hebdomadaire La Tribune Dimanche à refuser « toute complaisance » avec l’extrême droite lors des élections municipales des 15 et 22 mars. Et pour cause : « La mairie, c’est la première porte de la République », expliquent les signataires du texte. Continuer la lecture de L’appel de la CGT et de la CFDT à ne pas laisser « la première porte de la République » à l’extrême droite

Némésis: Le vrai visage, à la croisée de toutes les extrêmes droites

Après nos révélations des échanges confidentiels d’une de ses cadres locales avec des néofascistes lyonnais, le collectif est dans la tourmente. En dépit de ses dénégations, le mouvement cultive bien des liens tous azimuts avec les groupuscules les plus radicaux comme avec le RN ou Reconquête. En arrière-plan, Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin veillent à populariser et financer ses actions.

Alice Cordier du collectif Némésis dans la manifestation parisienne du 8 mars 2025 à Paris.  © Lionel Préau

Pendant plusieurs jours, profitant de la sidération, c’est une vraie fable qu’elles ont dictée. Après la mort tragique, le 14 février, de Quentin Deranque, le jeune identitaire frappé au sol à coups de pied dans la tête par des militants antifascistes à Lyon, les dirigeantes de Némésis ont pu dérouler leur récit des événements, tissé de rumeurs, d’omissions, voire de mensonges.

Voyez ces gentils garçons qui, venus défendre une action pacifique contre la tenue d’une conférence, subissent une attaque au couteau d’antifas menée notamment par une étudiante « identifiée », dont Alice Cordier, cheffe du groupe fémonationaliste, livrera le nom à deux reprises chez Pascal Praud à l’antenne d’Europe 1… Mais rien n’était vrai ! Continuer la lecture de Némésis: Le vrai visage, à la croisée de toutes les extrêmes droites

Mort de Quentin Deranque : malgré les déclarations du RN, la majorité des crimes politiques sont le fait de l’extrême droite

L’instrumentalisation de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque participe à une réécriture de l’histoire de la violence politique en France. Les chiffres et archives montrent pourtant que la majorité des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite.

Une fresque en mémoire d’Aboubakar Cissé, tué dans une mosquée de La Grand-Combe par un raciste.
© Dragan Lekic/Hans Lucas

Quand il consiste à compter des morts, l’exercice de la statistique est d’une froideur affreuse. Mais il s’avère en certaines circonstances nécessaire pour saisir la réalité des faits dans un climat politique délétère. Depuis le 14 février, la mort tragique du militant d’extrême droite Quentin Deranque, lors d’un affrontement avec des antifascistes à Lyon, fait l’objet d’une instrumentalisation effrénée. Laquelle donne lieu à une réécriture de l’histoire de la violence politique en France.

« La violence d’extrême droite est dérisoire, ça n’existe pas statistiquement, a ainsi osé affirmer Marion Maréchal sur BFM TV, le 17 février. La seule violence qui est structurelle, massive, systématique est d’extrême gauche. »

Les chiffres et les archives disent tout le contraire. En France, selon la contribution de Nicolas Lebourg, historien, à l’ouvrage de référence Violences politiques en France (les Presses de Sciences Po, 2021), sur 53 morts attribuées à des militants politiques entre 1986 et 2014, 5 impliquent des militants de gauche (dont 4 pour le seul groupe Action directe) et 48 incombent à l’extrême droite.

L’extrême droite tue parce qu’elle est raciste, antisémite, homophobe, antiféministe

Et derrière les chiffres, il y a des profils. Les assassinats perpétrés par le groupe Action directe ont visé des représentants de l’appareil d’État, des figures du patronat. Les crimes commis par l’extrême droite sont, eux, motivés par le rejet de « l’autre », assigné à une identité essentialisée. Bref, l’extrême droite tue parce qu’elle est raciste, antisémite, homophobe, antiféministe.

« Depuis une dizaine d’années, il y a eu une forme de dissociation entre le Rassemblement national, qui s’est institutionnalisé, et les milices d’extrême droite violentes. Elle n’a pas donné lieu à un arrêt des violences, au contraire, elles s’intensifient, avec une stratégie de quadrillage du territoire », analyse Arié Alimi, avocat et membre de la Ligue des droits de l’homme (LDH).

Entre 2022 à 2026, douze homicides impliquent l’extrême droite, dont cinq pour la seule année 2022. Dans son livre les Tueurs d’extrême droite, le journaliste Paul Conge (éditions du Rocher, 2025) inscrit cette acmé de violence meurtrière dans le contexte d’une « campagne présidentielle marquée par la montée en puissance de Marine Le Pen et Éric Zemmour ». Celle-ci a contribué, selon lui, à galvaniser des « tueurs radicalisés ».

Les victimes : le rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, tué par l’ex-militant du GUD Loïk Le Priol, pour s’être interposé au cours d’une agression raciste ; Éric Casado Lopez, abattu par le complotiste antisémite Martial Lenoir ; les Kurdes Mir Perwer, Abdurrahman Kizil et Emine Kara, assassinés par William Malet, fanatique de Jean-Marie Le Pen et d’Éric Zemmour.

« Auparavant, il y avait une séparation entre les orientations politiques des différents groupuscules d’extrême droite. Maintenant, elles ont fusionné, formant un magma qui est en train de forger l’extrême droite violente à venir », estime l’avocat.

Peu d’émoi et une justice lente pour les victimes de l’extrême droite

Ces douze meurtres en à peine quatre ans ont suscité peu d’émoi sur la scène politique. Alors qu’une minute de silence a été unanimement respectée à l’Assemblée pour Quentin Deranque, les macronistes et le RN s’étaient ainsi opposés à celle proposée par la gauche pour Aboubakar Cissé, poignardé de 57 coups de couteau dans la mosquée de La Grand-Combe (Gard) le 25 avril 2025.

Certains homicides passent aussi sous les radars médiatiques. « Malheureusement, cela relève de la tradition française, de l’habituation et peut-être d’une indifférence aux actes violents ou criminels de l’extrême droite française », observe Arié Alimi.

Et pour bien des crimes commis en raison de l’origine ou de la religion de la victime, la justice a choisi de ne pas retenir le motif raciste comme circonstance aggravante. C’est le cas dans l’affaire Djamel Bendjaballah, cet éducateur de 43 ans tué le 31 août 2025 près de Dunkerque par Jérôme D., pilier de la Brigade française patriote, un groupuscule d’ultradroite. De multiples plaintes pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » avaient pourtant été déposées par la victime. Toutes classées sans suite.

Ces crimes meurtriers s’inscrivent tous dans un continuum de violences politiques rarement pris au sérieux. À Lyon, selon Rue 89, sur 102 attaques, agressions et actes haineux documentés et attribués aux groupuscules d’extrême droite entre 2010 et 2025, 70 % sont restés impunis.

Inondations : nos communes en première ligne… et des responsabilités à assumer (Communiqué)

Personne ne conteste la gravité des épisodes climatiques ni la nécessité de protéger nos habitants. Mais il faut nommer les responsabilités. Depuis 2017, les gouvernements d’Emmanuel Macron, soutenus localement par Jean-Philippe Bésiers, ont réduit les moyens des collectivités tout en leur transférant toujours plus de charges. Moins de dotations, plus de compétences non financées : c’est dans ce contexte qu’a été instaurée la GEMAPI en 2022, déjà dénoncée par les élus de gauche comme insuffisante.

Aujourd’hui, écrire au Préfet pour dénoncer une situation que l’on a accompagnée politiquement pendant des années a un goût amer. D’autant plus qu’en 2022, lors des intempéries qui ont durement touché Castelsarrasin, le maire n’avait jamais tenu ce type de discours ni dénoncé le désengagement de l’État. Ce revirement soudain interroge et renforce le sentiment d’un positionnement avant tout électoraliste.

Et que dire de Cyril Jannic, soutenu par le RN, dont la colistière et députée Marine Hamelet a voté, à l’Assemblée nationale, les baisses de dotations aux collectivités, encore récemment lors du PLF 2026 ? On ne peut pas affaiblir les communes à Paris et jouer les défenseurs des territoires ici.

La vérité, c’est que les communes ne peuvent pas faire face, seules, à des investissements qui se chiffrent en millions d’euros. Face aux catastrophes climatiques, la solidarité nationale doit pleinement jouer : l’État doit être aux côtés des territoires, garantir des financements durables et assurer l’égalité entre les citoyens, où qu’ils vivent. C’est ce que la gauche porte avec constance : donner aux collectivités les compétences et les moyens d’agir, et faire vivre une véritable solidarité entre la Nation et ses territoires.

Depuis les lois de décentralisation jusqu’aux positions récentes de Carole Delga, cette ligne est claire : protéger les habitants, soutenir les communes et investir dans l’avenir.

À Castelsarrasin, nos habitants méritent mieux que des postures à un mois des élections. Face aux défis climatiques, ils attendent de la cohérence, du courage politique et des solutions durables.

Les 15 et 22 mars prochains, voter à gauche sera la meilleure façon d’envoyer un signal clair : celui de la défense de nos territoires, de nos communes et des services publics de proximité.

 


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Pourquoi les Français ne se révoltent pas (encore)

 

C’est plus simple qu’il n’y paraît de répondre à cette question, il y a en effet deux réponses : la première est que, comme les USA, avec la destruction du PCF, celle du potentiel industriel, il y a eu la fin d’une contreculture, celle des « producteurs », est alors montée comme une illusion, une culture de la consommation et du gadget avec ses bobos à qui on a laissé le « jouet » d’être les maitres du libéralisme libertaire qui permettait un néocolonialisme de fait et l’anticommunisme, la xénophobie baptisée haine des dictatures et avec une répression toujours plus forte des droits du travail et la destruction du service public. Nous sommes donc devant un monde mediatico-politique de danseurs de corde qui cache mal la violence de ses bailleurs de fond. Le cas Macron est exemplaire, bien fol est celui qui sait où il va retomber dans la minute suivante mais que l’on ne se fasse pas d’illusion ce n’est jamais très loin de la caresse espérée du maître US. La seconde raison va dans le même sens, la situation est révolutionnaire mais pour faire la révolution il faut avoir un minimum de confiance en des chefs, des organisations et il est évident qu’il n’y a plus en occident la moindre confiance en quiconque et on les comprend. Il n’est même plus besoin d’aller chercher ses exemples dans la géopolitique, il suffit de voir la manière dont dans ce qui est devenu à Lyon, laboratoire de l’exaspération de toutes les forces politiques à commencer par l’extrême-droite dans ses aspects les plus nazis et royalistes unifiés, mais également les outrances de la droite, celles d’une gauche qui a perdu la boussole, la situation se traduit par une aide manifeste à la montée de l’escroquerie qu’est Bardella. Je ne parlerai pas de Marseille mais ce n’est pas triste (1) (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

Carole Augé

La France est en colère. Les sondages le montrent, les conversations privées le confirment, les urnes le murmurent à chaque élection. Colère contre la pression fiscale, contre le déclassement social, contre la perte de souveraineté, contre un pouvoir jugé arrogant et sourd. Et pourtant, rien. Pas de révolution. Pas de soulèvement massif. Pas même une contestation durable capable de faire plier l’exécutif. Comment expliquer ce paradoxe français : un peuple politiquement conscient, historiquement rebelle, mais aujourd’hui immobile ? Continuer la lecture de Pourquoi les Français ne se révoltent pas (encore)

« Une seule peur, que la porte ne cède » : à Lyon, la stratégie de terreur des identitaires contre la gauche

L’affrontement ayant conduit à la mort de Quentin Deranque ne doit pas occulter l’implantation des groupuscules d’extrême droite à Lyon. Laboratoire des idées xénophobes, la capitale des Gaules est régulièrement le théâtre d’attaques à l’encontre des militants de gauche et progressistes.

Le contrôle de la rue fait partie de la stratégie de terreur des groupuscules lyonnais. ©PHOTOPQR/LE PROGRES/Maxime JEGAT

Lyon, envoyé spécial.

« Excusez-moi d’être méfiant, mais avez-vous une preuve d’appartenir à l’Humanité ? » Depuis le jeudi 12 février et la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, en marge d’une action des fémonationalistes de Némésis contre la venue de l’eurodéputée Rima Hassan, les étudiants de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon redoublent de vigilance. « Un groupe Signal (une messagerie cryptée, NDLR) s’est fait pirater et des personnes ont tendu des guets-apens », confie l’un d’entre eux.

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Doliprane, Biogaran… Comment l’État brade nos médicaments aux fonds d’investissement

Doliprane, Biogaran… Le gouvernement valide sans ciller la vente d’actifs stratégiques à des fonds d’investissement. Une commission d’enquête se penche enfin sur les risques soulevés et sur le double discours de l’exécutif.

Le problème, c’est que les fonds se soucient comme d’une guigne de souveraineté sanitaire, d’où les hauts cris poussés à chaque fois qu’un de ces monstres financiers avale des actifs aussi stratégiques que le Doliprane (300 millions de boîtes écoulées tous les ans en France).
© FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Souvenez-vous, c’était il y a presque six ans, en pleine crise du Covid – une éternité. En visite officielle sur un site de Sanofi, Emmanuel Macron lançait un vibrant hommage à son « cher Paul Hudson », le PDG du groupe, qui avait continué à investir en France pendant la pandémie. Et qui épaulait désormais le chef de l’État dans sa volonté de relocaliser nos médicaments. « On pourra, par exemple, pleinement reproduire, conditionner et distribuer du paracétamol (principe actif du Doliprane) en France, s’enflammait le président. Il nous faut retrouver la capacité à faire cela ! » Continuer la lecture de Doliprane, Biogaran… Comment l’État brade nos médicaments aux fonds d’investissement

« Bolloré a infusé la haine raciale dans l’espace public », alerte l’historien du journalisme Alexis Lévrier

Le réseau des Relay, arme de distribution massive dont s’est emparé le milliardaire d’extrême droite, lui offre champ libre pour distiller ses idées dans la vie quotidienne des Français, estime l’historien Alexis Lévrier.

« Ce qui est frappant dans le cas de l’empire Bolloré, c’est qu’il y a des concentrations à la fois horizontales et verticales. Les activités sont complémentaires les unes des autres : un empire de presse, un empire d’édition et, avec Relay, un empire de distribution », analyse l’historien.
© Corre S/Alpaca/Andia.fr

Devenus une vitrine pour les auteurs de la bollosphère, les Relay sont le reflet du caractère cohérent de l’offensive réactionnaire menée par le milliardaire breton, à la tête de Lagardère, affirme Alexis Lévrier. Le spécialiste de l’histoire du journalisme déplore « l’étrange défaite » politique qui a conduit cet empire médiatique à avoir le champ libre dans sa guerre idéologique. Au risque d’un effondrement démocratique. Continuer la lecture de « Bolloré a infusé la haine raciale dans l’espace public », alerte l’historien du journalisme Alexis Lévrier