Européennes 2024 : à Bruxelles, le RN défend la préférence patronale

Au Parlement européen, l’extrême droite, perméable aux lobbies, reste, malgré les grands discours, en défense du marché et des grandes entreprises. Et fait ainsi barrage à toute velléité de taxations du capital.

L’extrême droite a lancé son opération séduction des patrons. Pour rassurer le capital, Jordan Bardella écume, pendant sa campagne des européennes, les raouts patronaux où il développe son projet économique. Soit quelques phrases creuses sans propositions concrètes mais qui ont au moins le mérite de dessiner le sous-texte idéologique.

« Le décideur ne sait pas mieux que le chef d’entreprise », lance par exemple, le 19 mars, la tête de liste du Rassemblement national devant la conférence des PME. « Au parlement européen, l’extrême droite a systématiquement la position la plus libérale qu’on puisse trouver, plus que la droite du PPE », résume le parlementaire écologiste Claude Gruffat. Continuer la lecture de Européennes 2024 : à Bruxelles, le RN défend la préférence patronale

Opération Collège fantôme : plus de 70 % d’élèves absents dans quatre établissements du Tarn-et-Garonne (DDM)

Le collège de Labastide-Saint-Pierre a massivement suivi les consignes données par la FCPE.
Le collège de Labastide-Saint-Pierre a massivement suivi les consignes données par la FCPE. Photo DDM, Sébastien Aubert
Ce lundi 13 mai, la FCPE a lancé la journée « Collège fantôme ». En n’envoyant pas leurs enfants en cours, les parents de collégiens ont ainsi protesté contre la réforme du « choc des savoirs ». Plusieurs collèges se sont particulièrement mobilisés comme à Labastide-Saint-Pierre, Moissac ou Lauzerte.

Des cours de récréation vides et des classes quasi désertes… Dans plusieurs établissements du Tarn-et-Garonne, cette journée de lundi a été particulièrement calme. En effet, à l’appel de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), les parents ont été invités à ne pas envoyer leur enfant au collège. Un boycott inédit et qui va plutôt à contrecourant de la philosophie habituelle de la structure. Mais aux grands maux, les grands moyens ! Et c’est grâce à cette action que la fédération entend protester contre la réforme dite du « Choc des savoirs ». Continuer la lecture de Opération Collège fantôme : plus de 70 % d’élèves absents dans quatre établissements du Tarn-et-Garonne (DDM)

Européennes 2024 : la guerre, enjeu brûlant du scrutin européen + Vidéo L. Deffontaines (RTL)

Le conflit en Ukraine et le massacre à Gaza percutent le scrutin du 9 juin, le premier, depuis vingt-cinq ans, à se tenir alors que des affrontements sont en cours sur le continent.

Longtemps, l’Europe s’est crue préservée du fracas des bombes réservé, dans son imaginaire, aux Afghans, Irakiens, Congolais et autres Soudanais. Depuis le 24 février 2022, les Européens savent que la guerre n’est pas l’exclusive des peuples du Sud. Premier scrutin continental à se tenir depuis le conflit au Kosovo en 1999, les européennes du 9 juin se fracassent sur les offensives en Ukraine et à Gaza. Continuer la lecture de Européennes 2024 : la guerre, enjeu brûlant du scrutin européen + Vidéo L. Deffontaines (RTL)

Le « choc des savoirs » est un projet de société

Beatriz Malleville, présidente de la FCPE : « Avec la journée Collège fantôme, on veut attirer l’attention sur le manque de moyens du Tarn-et-Garonne » in DDM

  "Avec la réforme du choc des savoirs, l’objectif est d’abandonner le collège unique", regrette Beatriz Maleville. Elle redoute surtout que la mise en place des groupes de niveaux stigmatise les élèves le plus en difficulté.
« Avec la réforme du choc des savoirs, l’objectif est d’abandonner le collège unique », regrette Beatriz Maleville. Elle redoute surtout que la mise en place des groupes de niveaux stigmatise les élèves le plus en difficulté. DDM – archives Lucie TOLLON

 

Lundi 13 mai, la fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) organise une action inédite dans le Tarn-et-Garonne, « École et collège fantôme ». Le syndicat invite les parents à ne pas envoyer leurs enfants en classe pour protester contre la réforme du « choc des savoirs » et dénoncer le manque de moyens pour la prochaine rentrée scolaire. Beatriz Malleville, la présidente de la FCPE 82, espère que cette action sera très suivie, notamment dans les collèges.

Beatriz Malleville, quel est l’objectif de cette journée de mobilisation du 13 mai ?

On veut envoyer un signal fort sur les difficultés que rencontrent de nombreux établissements et attirer l’attention sur notre département. Notre action s’inscrit dans une semaine de mobilisation nationale, mais à ma connaissance nous sommes le seul département de l’Académie de Toulouse à le faire sous cette forme-là. Demander aux parents de ne pas mettre leur enfant à l’école ou au collège, c’est quelque chose qu’on a rarement fait à la FCPE. On estime que c’est le bon moment d’organiser cette journée de mobilisation en réaction aux mesures annoncées par le gouvernement sur le « choc des savoirs ». Nous, on préférerait qu’il déclenche le choc des moyens. Continuer la lecture de Beatriz Malleville, présidente de la FCPE : « Avec la journée Collège fantôme, on veut attirer l’attention sur le manque de moyens du Tarn-et-Garonne » in DDM

Ceta : signez l’appel, le peuple doit décider !

Appel

La France a fait ratifier le Ceta, accord de libre-échange entre l’UE et le Canada, de justesse à l’Assemblée nationale à l’été 2019. Puis le gouvernement a refusé pendant cinq ans d’envoyer le texte au Sénat, de peur d’un échec. Les sénateurs communistes ont fini par en imposer l’examen le 21 mars dernier, lors de leur « niche parlementaire », obtenant le rejet du texte. Celui-ci devrait être transmis à l’Assemblée pour une nouvelle lecture. Ce que refuse de faire le gouvernement. Élus de gauche, responsables politiques, syndicaux, associatifs lancent un appel dans « l’Humanité Magazine » pour que « que l’exécutif transmette sans plus attendre le Ceta à l’Assemblée nationale ».

 

Les peuples ont-ils encore leur mot à dire sur le destin économique, social et environnemental de leur pays ?

Le 21 mars dernier, le Sénat français s’est opposé à la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le fameux Ceta. Redoutant de voir ce texte rejeté également par les députés, le gouvernement – fait rarissime – refuse, depuis, de le transmettre à l’Assemblée nationale, bloquant ainsi son inscription à l’agenda et son examen, au mépris des représentants du peuple. Ce déni démocratique, tributaire des intérêts électoraux du moment, est inacceptable ! Continuer la lecture de Ceta : signez l’appel, le peuple doit décider !

À France Inter, la direction balaie les voix de gauche

Journalistes et producteurs s’inquiètent de la convocation de Guillaume Meurice et de l’arrêt de plusieurs émissions de reportage. Ce mouvement croise un autre problème épineux : la constitution de la holding de l’audiovisuel publique, largement rejetée en interne. Une réunion de soutien à l’humoriste est prévue mardi, avant une assemblée générale le 14 mai. Ses collègues du « Grand dimanche soir » ont donné le ton de la contestation dès leur émission du 5 mai.

 

La colère couve à France Inter. Tous les corps de métiers confondus se sont doublement émus de la convocation, ce mardi 7 mai, de l’humoriste Guillaume Meurice par la direction, mais aussi de son éviction de l’antenne, malgré l’abandon par la justice des poursuites à son encontre, après sa plaisanterie sur le Premier ministre israélien Benjamin Natanyahou. Ses collègues du « Grand Dimanche soir » ont été fer de lance de cette mobilisation, lors de leur émission du 5 mai. « À force de passer plus de temps aux RH et à la PJ (police judiciaire) qu’à écrire des blagues, on va finir par donner raison aux gens qui disent que l’argent public est mal dépensé », a notamment lancé Charline Vanhoenacker, ironisant sur un Guillaume Meurice « envoyé en internat pour le remettre dans le droit chemin », avant que l’humoriste Djamil Le Schlag présente sa démission en direct. Continuer la lecture de À France Inter, la direction balaie les voix de gauche

HSE et IMP récupérées : histoire d’un rétropédalage in Caf. Péda.

Castelsarrasin – « L’Afrique aujourd’hui » avec Dominique Pagani

Castelsarrasin - « L'Afrique aujourd'hui » avec Dominique Pagani

Par PCF Tarn et Garonne, le 30 Avril 2024

Le prochain rendez-vous de l’université permanente de la section de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serres du PCF aura lieu ce samedi 4 mai de 10h à 12h30 et portera sur l’actualité politique qui traverse le continent africain. Ouverte à tous, cette conférence sera animée par le philosophe Dominique Pagani. Ancien professeur de philosophie, musicologue, proche collaborateur de Michel Clouscard, il a dirigé le Centre de Formation et de Promotion Musicale de Niamey au Niger.

« Notre parti, historiquement internationaliste, a pour vocation de nourrir le débat politique, d’encourager la prise d’initiatives, d’instruire les analyses et positions des communistes sur les questions internationales. Notre action a toujours été profondément irriguée du combat pour la paix et la solidarité internationale. A ce titre, c’est un grand plaisir d’accueillir Dominique Pagani pour notre université permanente. Notre souhait est vraiment de permettre au plus grand nombre de bénéficier des enseignements de ce grand philosophe marxiste », explique Maximilien Reynes Dupleix, secrétaire de la section locale du PCF.

 

Jusqu’à 1 453 fois le salaire de leurs employés : la rémunération des patrons du CAC 40 passée au crible d’Oxfam

Dans un nouveau rapport édifiant publié ce mardi, l’ONG Oxfam France documente les écarts de rémunération entre les salaires des patrons du CAC 40 et leurs employés. Nos explications et infographies pour mesurer ce scandale.

 

En 2022, les entreprises du CAC 40 ont versé en moyenne 76 % de leurs bénéfices à leurs actionnaires. C’est ce que révèle l’ONG de lutte contre la pauvreté et les inégalités Oxfam France, qui vient de publier, ce mardi 30 avril, à la veille d’une journée de fête des travailleurs, un rapport sur les écarts de rémunération entre les salaires des dirigeants du CAC 40 et le salaire moyen dans leurs entreprises. Ses travaux sont édifiants.

En 2022, les PDG du CAC 40 ont gagné en moyenne 130 fois plus que leurs salariés. Ainsi, alors que, la même année, le Smic annuel a péniblement atteint 20 147 euros, et que le salaire moyen s’est situé à 31 560 euros, les PDG des grandes entreprises du CAC 40 ont gagné en moyenne 6 659 169 euros… « Entre 2019 et 2022, donc en seulement trois ans, les rémunérations des PDG du CAC 40 ont augmenté de 27 %, alors que celles des salariés des CAC 40 ont bondi de 9 % », pointe Léa Guérin, chargée de plaidoyer sur la question de la régulation des multinationales chez Oxfam France. Continuer la lecture de Jusqu’à 1 453 fois le salaire de leurs employés : la rémunération des patrons du CAC 40 passée au crible d’Oxfam