Industrie verte : le capital remporte la mise, l’écologie, l’emploi et la formation attendront !

Le bilan de l’action d’Emmanuel Macron sur la « réindustrialisation » est mensonger : notre pays continue de se désindustrialiser.

Le déficit commercial de marchandises manufacturées a enregistré un record en 2022, en atteignant 80 milliards d’euros ! Et le solde très faiblement positif d’emplois industriels depuis 2017 ne compense pas les millions d’emplois détruits (deux millions depuis 1974, dont un million depuis 2001). Aujourd’hui, seuls deux secteurs de l’industrie (énergie et traitement des déchets) voient des créations d’emplois, quand tous les autres décrochent. Dans l’automobile, après deux décennies d’affaiblissement, le patronat vient à nouveau de planifier la réduction d’emplois jusqu’en 2035, projetant une destruction de 90 000 emplois. Dans d’autres secteurs, la faiblesse de la filière est flagrante, comme dans le médicament, avec des pénuries de produits désormais. Continuer la lecture de Industrie verte : le capital remporte la mise, l’écologie, l’emploi et la formation attendront !

VIDEO. Serre hydroponique d’Emmaüs : près de 6500 plants de légumes cultivés dans l’eau… In DDM

La serre hydroponique des Jardins suspendus de Lomagne, détenue par Emmaüs et faisant appel à une douzaine de salariés en réinsertion, est désormais en activité. Un an après le début de sa construction, des milliers de plants sont en train de s’y développer…une croissance qui se fait non pas dans la terre mais uniquement dans l’eau!

C’est un chantier qui avait débuté en mai 2022 et qui est sur le point d’aboutir. Un an après, les 2000m2 sur lesquels s’étend la serre entièrement mise en place par les employés en réinsertion d’Emmaüs et des compagnons de l’association, seront bientôt tous exploités. Continuer la lecture de VIDEO. Serre hydroponique d’Emmaüs : près de 6500 plants de légumes cultivés dans l’eau… In DDM

Un mois après les affrontements de Sainte-Soline, quelles sont les conséquences ?

Avec la participation de Benoit Biteau….

 

Inflation de profits dans l’agro-alimentaire

Depuis un an, l’augmentation des marges des entreprises explique pour moitié l’envolée des prix de production. Les géants du secteur en jouissent à plein.

Oui, Emmanuel Besnier a bien entendu le ministre de l’Économie, Bruno le Maire, souhaiter que l’agro-­alimentaire répercute la baisse des cours des matières premières, de l’énergie et du fret maritime dans ses prix, afin de rendre du pouvoir d’achat aux Français.

La valse des étiquettes des produits alimentaires (+ 15,6 % sur un an) n’est-elle pas devenue le principal moteur de l’inflation (+ 5,7 %) ? Mais le patron et actionnaire familial de Lactalis n’en a cure. Continuer la lecture de Inflation de profits dans l’agro-alimentaire

Rodolphe Portolès à la rencontre des Castelsarrasinois sur le marché

Les militants communistes de la section Castelsarrasin, Moissac et Pays de Serres ont accueilli le conseiller régional Rodolphe Portolès pour sa permanence trimestrielle sur le marché. Un exercice démocratique qui permet de renforcer les liens tissés entre le PCF et les castelsarrasinois, mais aussi de permettre au conseiller régional de faire un point avec citoyens et élus locaux sur les politiques régionales déployés en Occitanie. Continuer la lecture de Rodolphe Portolès à la rencontre des Castelsarrasinois sur le marché

Maintien de l’ordre : À quoi joue l’Intérieur ? (MJCF)

Depuis plusieurs semaines le MJCF constate d’importantes dérives dans la stratégie de maintien de l’ordre vis-à-vis du mouvement social. Celles-ci alertent sur l’application de notre droit à manifester et à contester.

Le conflit autour des méga-bassines de Sainte-Soline se solde par une répression inouïe. Le pronostic vital d’un manifestant reste aujourd’hui engagé, suite aux manifestations de samedi. Si nous ne nous reconnaissons pas dans les actes de violence d’une minorité de manifestantes et manifestants, rien ne peut justifier la stratégie choisie par l’Intérieur et la Préfecture. Le SAMU a même reçu l’ordre de ne pas intervenir sur les lieux pour évacuer des manifestantes et manifestants grièvement blessé·e·s.

Le comportement de la BRAV-M dans les manifestations parisiennes contre la réforme des retraites nous alarme. Comment tolérer l’intimidation raciste d’un manifestant étranger dont les enregistrements ont été récemment révélés ? Comment justifier les charges arbitraires ou le gazage massif lors de fins de manifestation de plus en plus tendues ? Quid également de l’usage de garde-à-vue sans poursuites ou suite ? Ces exactions ne relèvent en aucun cas d’un État de droit. Elle témoigne d’une stratégie de pourrissement et de répression d’un mouvement social massif et déterminé.

Nous ne pouvons, enfin, tolérer les réquisitions et le déblocage par la force d’entreprises mobilisées. Ceux-ci témoignent d’une remise en cause délétère du droit de grève.

Le gouvernement, minoritaire sur sa réforme, est acculé. Il tente de polariser, diviser et rendre violent un mouvement de grève, de manifestation et de blocage largement soutenu par l’opinion publique.

En utilisant systématiquement la répression, en amalgamant les manifestants à des factieux, Emmanuel Macron est un pyromane qui pave la voie à toujours plus de violences.

  • Le MJCF répondra toujours à la casse sociale par la force du nombre, le calme, la détermination et l’organisation. Devant chaque lycée, chaque université, auprès des jeunes travailleuses et travailleurs, nous nous battrons pour massifier le mouvement social et faire reculer la réforme des retraites.
  • Le MJCF demande que les réquisitions cessent.
  • Le MJCF demande la dissolution de la BRAV-M et de la BAC.
  • Le MJCF demande une remise à plat en urgence de la stratégie de maintien de l’ordre. Le maintien de l’ordre doit garantir la liberté de manifester, qui est un droit fondamental de notre République.
  • Le MJCF revendique la création d’un observatoire national des violences policières, sous statut public, indépendant du ministère de l’Intérieur, chargé de recenser et d’analyser les violences commises par des agents de police ainsi que les suites administratives et judiciaires qui sont données, et d’en informer les citoyennes et citoyens.

Le MJCF appelle la jeunesse et l’ensemble de la population à continuer de se mobiliser massivement contre la réforme des retraites.

A Sainte-Soline, la manifestation contre les bassines tourne à l’affrontement, de nombreux blessés 

De très violents affrontements ont éclaté, samedi, lors de la manifestation contre les bassines dans les Deux-Sèvres, faisant « pas moins de 200 blessés » parmi les manifestants, selon les organisateurs de la mobilisation.

Avec le déploiement démesuré des policiers et gendarmes, dans un contexte où le pays se soulève pour défendre les retraites, le scénario était écrit d’avance. Dans les Deux-Sèvres, la mobilisation contre les mégabassines, qui a eu lieu ce samedi 25 mars, a donné lieu à de très violent violents affrontements, faisant de nombreux blessés. Selon les autorités, une trentaine de gendarmes et manifestants ont été blessés. Les organisateurs évoquent, eux, un bilan beaucoup plus lourd, avec « pas moins de 200 manifestants blessés », dont dix hospitalisés et un dans le coma. Une information non confirmée en début de soirée par la préfecture des Deux-Sèvres.

« J’ai vu au moins 30 blessés mais il y en a plus. Certains avaient perdu connaissance, d’autres avaient la tête en sang. Beaucoup de blessés aux pieds et à la tête », a témoigné auprès de l’AFP une manifestante, qui leur a porté secours. « Le Samu ne pouvait pas venir les chercher. On a vu juste une ambulance. On a sollicité les élus pour qu’ils fassent quelque chose. C’était la panique totale, ça a duré plus d’une heure avant que ça commence à évacuer. » Ce que confirme notre journaliste sur place : « Les secours ne pouvaient pas passer. Ce sont les élus écologistes et insoumis qui ont fini par organiser les évacuations. »  « On a formé un cordon, avec des élus devant, les écharpes bien visibles, dans le but de protéger la zone où ils se trouvaient », a témoigné auprès de l’AFP MarineTondelier, la secrétaire nationale d’EELV, évoquant une femme qui avait été victime d’un « tir tendu à la tête », et présentant un « traumatisme orbital ».

Un autre témoin précise: « Le Samu nous répondait qu’ils avaient ordre de ne pas approcher du site, qu’il fallait qu’on évacue nous-mêmes les blessés jusqu’au village de Sainte-Soline où ils seraient pris en charge. » Cette situation a valu à la préfète des Deux-Sèvres d’être interpellée par la Ligue des droits de l’Homme, qui avait envoyé des observateurs à Sainte-Soline: « Nos observateurs ont constaté l’entrave par les forces de l’ordre à l’intervention des secours pour une situation d’urgence absolue », a ainsi écrit la LDH dans un communiqué de presse. La préfecture a cependant récusé avoir empêché l’évacuation de blessés: « Lors de l’opération d’évacuation des blessés, les gendarmes ont été attaqués par des individus armés d’engins incendiaires alors que les heurts avaient cessé. Ils ont dû répondre pour écarter cette menace », s’est justifiée la préfète.

Une manifestation joyeuse qui se transforme en scènes de guerre

La manifestation avait pourtant commencé dans une ambiance joyeuse et festive. Un long cortège composé d’environ 30 000 personnes selon les organisateurs – le collectif d’associations Bassines non merci, le mouvement écologiste des Soulèvements de la Terre et la Confédération paysanne – 6 000 selon la préfecture, dont de nombreuses familles avec enfants. C’est quand le cortège a convergé vers la bassine de Saint-Soline, cette réserve d’eau construite pour l’irrigation agricole, que la situation a dégénéré.

A l’approche du chantier, entouré par les gendarmes et la police – 3 000 agents ont été déployés pour l’occasion -, les affrontements ont éclaté rapidement avec des militants radicaux qui ont fait usage « de mortiers d’artifices, de chandelles romaines et de cocktails molotov de forte contenance », parmi d’autres projectiles, selon la gendarmerie, qui a riposté avec des gaz lacrymogènes et un canon à eau notamment. Pendant une heure environ, les abords de la bassine se sont transformés en scène de guerre, avec des nombreuses détonations, des impacts au sol, décrit notre journaliste sur place. « Des tirs, sans doute des grenades assourdissantes ou de désencerclement, avec des jets de gaz lacrymogène ont eu lieu sur la foule, pourtant pacifique. Des voltigeurs sur quad débarquaient de partout. » Plusieurs véhicules de gendarmerie ont pris feu. Dans l’après-midi, un calme relatif était revenu, la foule ayant reculé.

Gérald Darmanin condamne les violences… contre les gendarmes

Droit dans ses bottes, comme toujours, le déni incarné, le ministre de l’Intérieur a dénoncé « l’extrême violence » d’une manifestation pourtant « interdite depuis le 17 mars » : « Ce déchaînement de violences est inexcusable », a-t-il dit, soutenant que « la force proportionnée est du côté de l’Etat ». « Ce ne sont pas les forces du désordre et l’extrême gauche qui vont l’emporter dans la République française », a ajouté Gérald Darmanin. « Sans les BRAV-M, sans ce cirque, il ne se passerait absolument rien d’autre qu’une marche dans les champs », a rétorqué sur Twitter le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon.

Ces affrontements, qui ont largement éclipsé le débat de fond sur le partage de l’eau, ont un coût : le dispositif policier mis en place à Sainte-Soline s’élèverait à 5 millions. Soit le prix de deux méga-bassines, selon les élus écologistes…

 

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Castelsarrasin. Les communistes planchent sur leur congrès

Les militants communistes du Tarn et Garonne tiennent en ce moment leurs conférences de sections avant leur congrès départemental prévu le 25 mars à Montauban. En ligne de mire, le congrès national début avril, à Marseille qui va fixer l’orientation du parti dirigé par Fabien Roussel.

Les délégués communistes du Tarn et Garonne qui iront à Marseille seront désignés lors du congrès départemental. En attendant, cette première quinzaine de mars est tournée sur la tenue des conférences de sections. Celle qui regroupe les militants de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serre a organisé la sienne samedi dernier dans les locaux du PCF à Castelsarrasin. Le but de la réunion était de discuter, et donc d’amender, le texte commun (« la base commune de discussion ») adopté précédemment lors d’un vote des militants. Continuer la lecture de Castelsarrasin. Les communistes planchent sur leur congrès

Terres des Confluences: Projection du Film « Ma Ville, Demain »

Dans le cadre de son Plan Climat Air Energie Territorial la Communauté de Communes Terres des Confluences vous propose le mardi 14 mars prochain, la projection gratuite du film « Ma ville Demain » au Vox – Cinéma de Castelsarrasin à partir de 20h.

 « Ma Ville Demain » est un documentaire réalisé par Marie Montvuagnard, Caroline Dragacci, Mathieu Coffin s’inspirant du film « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent. Ce documentaire explore la question de la transition écologique.  À travers le récit d’un groupe d’annéciens parti à la rencontre des acteurs locaux du changement avec une volonté commune :  réinventer un vivre ensemble pour construire un monde plus solidaire et respectueux du vivant. Le film propose une réflexion sur les enjeux et les solutions pour répondre aux défis environnementaux et sociaux. Car partout, des hommes et des femmes proposent des solutions locales et concrètes dans tous les domaines de notre vie quotidienne : alimentation, énergie, habitat, éducation, mobilité, économie.

La projection sera suivie d’un débat avec des intervenants locaux du CAUE, qui apporteront leur éclairage sur les enjeux de la transition écologique et notamment les écogestes à mettre en place chez vous pour réduire vos consommations d’énergie.

Si vous êtes intéressé par des solutions locales et concrètes pour réduire votre impact dans la vie quotidienne, « Ma Ville Demain » est un film à ne pas manquer. Il offre une vision inspirante et positive des solutions de demain, où la nature et l’homme cohabitent harmonieusement.

Entrée Gratuite en partenariat avec le cinéma le Vox de Castelsarrasin et le CAUE.

 

Louboulbil : une boulangerie paysanne anarchiste et solidaire in DDM

Jean-Pierre Delboulbe, un patron pas comme les autres.
Jean-Pierre Delboulbe, un patron pas comme les autres. DDM – DDM HAZEM ALATRASH

Jean-Pierre Delboulbe est un paysan boulanger. À la tête de la société Louboulbil, ce patron a une vision de l’entreprise bien à lui. Ici pas question de PIB mais de BIB, bonheur intérieur brut…

Une semaine de travail de 4 jours, un salaire mensuel entre 2000 et 3000 euros, incluant des primes et des bénéfices partagés, et surtout entre 7 et 13 semaines de congés payés. Bienvenue dans l’entreprise Louboulbil! Une société « déplafonnée », anarchiste et solidaire.

Pour comprendre ce fonctionnement atypique, il faut s’intéresser à son fondateur : Jean-Pierre Delboulbe. Âgé de 54 ans aujourd’hui, le gérant est issu d’une famille d’agriculteurs installée à Castelsagrat au nord du Tarn-et-Garonne. « Nous avions une ferme en polyculture. On faisait du blé, de l’orge, du maïs, un peu de melon aussi. On avait des poules et des vaches. On faisait même du tabac, je me souviens qu’on le faisait sécher ici », raconte-t-il en pointant du doigt un espace qui fait partie aujourd’hui du fournil. Continuer la lecture de Louboulbil : une boulangerie paysanne anarchiste et solidaire in DDM