Une visite occultée par les médias en général. Une vidéo salvatrice pour sortir du Mano à Mano toxique et démagogique entre Macron/Bardella!
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Ces élections européennes doivent être l’occasion de placer la souveraineté alimentaire au cœur des priorités des communistes. Derrière cette définition se cache un concept progressiste et internationaliste, défini par la Via Campesina – fédération internationale d’organisations agricoles progressistes – comme « droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée, produite par des méthodes écologiquement saines et durables, et leur droit de définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles ». Cette définition pose le cadre de la politique agricole et alimentaire défendue par le Parti communiste français.
Derrière « des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée » se dessine la question du droit à l’alimentation, soit l’accès universel à une nourriture suffisante, saine, équilibrée et choisie. Une telle ambition passe de fait par un relèvement des salaires, pensions et traitements, mais aussi par le blocage des prix des produits de première nécessité et la pérennisation des budgets européens finançant l’aide alimentaire, à l’image du Fonds européen d’aide aux plus démunis. Continuer la lecture de Reprenons la main sur notre souveraineté alimentaire

La fédération du Val-de-Marne a organisé une conférence-débat pour Cuba le 13 février à Vitry avec André Chassaigne, président du groupe communiste GDR et de la commission Amitié pour Cuba à l’Assemblée nationale, et Cathy Dos Santos, rédactrice en chef du journal Humanité Magazine. Cette soirée, qui a réuni plus de 150 personnes, fut un beau succès.
La CGT, Cuba coopération, Cuba SI, France-Amérique latine, Livres en lutte étaient présentes. Cuba coopération et la CGT ont pris la parole pour témoigner de leurs actions de solidarité concrètes.
L’existence du peuple cubain est menacée, même s’il résiste courageusement à l’impérialisme étatsunien depuis 65 ans. Il n’a plus les moyens économiques de survivre et de se nourrir. Continuer la lecture de Solidarité avec le peuple cubain ! – Le PCF du Val-de-Marne s’engage pour Cuba… par Cristine Hernandez
Voilà une hypothèse fort stimulante à l’heure où le métier d’enseignant ressemble davantage à un repoussoir qu’à une vocation. Les enseignants sont-ils les nouveaux prolétaires ? La question, posée par l’enseignant, chercheur et militant syndicaliste Frédéric Grimaud possède une double entrée : comprendre comment s’est petit à petit prolétarisé le métier, et saisir la balle au bond pour penser les modalités de son émancipation. L’expression peut heurter. Personne ne conteste qu’il existe des catégories sociales beaucoup plus précarisées que les enseignants qui, même victimes d’une baisse considérable de leur niveau de vie, restent assimilables aux classes moyennes pour certains, voire à la petite bourgeoisie pour d’autres ; qu’ils jouissent d’un confort matériel plus ou moins important, et, pour les titulaires, ne vivent pas le risque permanent de perdre leur travail. Mais Frédéric Grimaud ne pose pas la question de la prolétarisation comme un état de fait statistiquement opératoire pour les courbes des économistes, il la travaille comme un processus, on pourrait dire une mécanique qui affecte le métier et le transforme si radicalement que celles et ceux qui s’y sont engagés ne s’y retrouvent parfois plus.
Comment le taylorisme permet de comprendre la transformation du métier
Frederic Taylor est l’homme de la rationalisation du travail. Pour cet américain de la seconde moitié du XIXe siècle, le travail ouvrier doit s’appuyer sur une organisation permettant d’améliorer la productivité et le rendement. Tout le monde a en tête la naissance du travail à la chaîne et l’image de Charlie Chaplin dans Les temps modernes. Mais quel rapport avec le métier d’enseignant ? Continuer la lecture de Les enseignants sont-ils les nouveaux prolétaires ?
La comédienne devenue le symbole du #Metoo à la française a secoué une cérémonie émaillée par plusieurs prises de position politiques sur les violences faites aux femmes et sur Gaza. Palme d’or à Cannes, le film Anatomie d’une chute de Justine Triet est couronné par six Césars.

Vendredi soir, Judith Godrèche a regardé le cinéma français dans les yeux. Depuis quelques jours, la presse annonçait une prise de parole de l’actrice aux Césars pour témoigner, au nom de toutes les victimes, des violences sexistes et sexuelles dans le 7e art et dans l’ensemble de la société.
Quarante minutes après le début de la cérémonie, la comédienne a prononcé face à ses pairs un discours d’une puissance rare, dont il faudrait reproduire chaque mot, salué par une standing ovation : « Depuis quelque temps la parole se délie, l’image de nos pairs idéalisés s’écorche, le pouvoir semble presque tanguer. Serait-il possible que nous puissions regarder la vérité en face, prendre nos responsabilités ? (…) Depuis quelque temps je parle, je parle, mais je ne vous entends pas, ou à peine. Où êtes-vous, que dites-vous ? Un chuchotement, un demi-mot, ce serait déjà ça dit le petit chaperon rouge. Je sais que ça fait peur, perdre des subventions, perdre des rôles, son travail », a-t-elle martelé. Appelant le milieu du cinéma à prendre ses responsabilités et à donner l’exemple, car « le monde nous regarde », Judith Godrèche a parlé au nom des « 2 000 personnes qui (lui) ont envoyé leur témoignage en 4 jours ». Continuer la lecture de Aux Césars, les mots de Judith Godrèche et le sacre de Justine Triet

Le poète Olivier Barbarant, spécialiste de Louis Aragon et membre du comité de rédaction de Commune, faisait partie des invités à la cérémonie de panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian. Il nous livre un témoignage éminemment personnel sur ce grand moment d’hommage à la résistance immigrée et communiste et aux héros de l’Affiche rouge.
L’entrée au Panthéon de Missak et Mélinée Manouchian (et à travers eux de l’ensemble des 23 martyrs de l’Affiche rouge, comme de la résistance de la « Main d’œuvre immigrée », voire pour la première fois de la résistance communiste) n’a pas attendu ce pluvieux 21 février 2024 pour occuper les esprits. Depuis plusieurs mois, dans les collèges et les lycées, on apprend leur histoire, on étudie les biographies des « Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant », on analyse l’admirable renversement par lequel une propagande a vu se retourner l’affiche conçue pour susciter la haine, cherchant « un effet de peur sur les passants », en stèle d’hommage, parce que « des doigts errants/ avaient écrit sous vos photos ’Morts pour la France’ »… L’École de la République, grâce à l’investissement de ses maîtres, les associations de mémoire de la résistance, les syndicats, le Parti communiste, les collectifs arméniens ont nourri depuis des mois ce dont la cérémonie est à la fois la source et l’aboutissement. Dans ce seul mois, deux rencontres ont eu lieu à la Place du Colonel Fabien, les 5 et 20 février, faisant toutes deux salle comble.
On a raconté la vie des apatrides, passant d’une guerre à l’autre dans leur exil, comme Celestino Alfonso sortant de la guerre contre Franco pour combattre le fascisme dans un pays dont on sait comment il y fut accueilli… C 215 a peint dans la prison de Fresnes les portraits des héros étrangers.
On a honoré leur mémoire sans que l’étude cédât au culte, sans que la précision historique fût enveloppée dans les brumes d’un rituel ne servant que les intentions du jour –ce qui était à craindre. La science aussi a progressé dans la foulée de cet élan : les carnets manuscrits de Missak Manouchian, redécouverts au musée d’art et de littérature d’Erevan par sa petite-nièce Katia Guiragossian, désormais mis en ligne par les Archives nationales, rejoignent les dossiers de naturalisation, ceux des filatures, les organigrammes reconstitués par la police de Vichy… Continuer la lecture de La Cérémonie, retour sur une entrée au Panthéon Par olivier Barbarant
La baisse des prévisions de croissance amène le gouvernement à retirer près de 700 millions d’euros à l’éducation et plus de 900 millions à l’enseignement supérieur et à la recherche. Des coupes aux conséquences dévastatrices.
Le collectif Nos services publics estime les pertes à 8 000 postes dans l’éducation et 7 500 dans l’ESR.
Bruno Le Maire l’avait juré, en annonçant que le ralentissement prévu de la croissance française allait entraîner 10 milliards d’euros d’économies dans le budget 2024 : « Tous les ministères seront mis à contribution, à hauteur de ce qu’ils représentent dans le budget national. » Oui, mais certains plus que d’autres… La publication du décret mettant en musique ces coupes claires, jeudi 22 février, le montre. Elle indique également les vraies priorités du gouvernement : l’éducation devra rendre 692 millions, l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) 904 millions, mais la défense… que 105 millions. Continuer la lecture de 1,6 milliard en moins pour l’éducation nationale et l’université : l’école envoyée au sacrifice

Passé presque inaperçu, le 15e « Baromètre annuel de la confiance politique » du Cevipof vient de sortir. Il dresse le portrait de Françaises et de Français déçus de la démocratie et méfiants envers leur prochain. De page en page, on vacille sur sa chaise quand on ne manque pas d’en tomber. Du moins à première vue. La méfiance (38 %) et la lassitude (36 %) caracolent en tête pour qualifier l’état esprit de nos concitoyens quand l’enthousiasme (9 %) et le bien-être (15 %) se morfondent dans les profondeurs du classement. Continuer la lecture de Les maires et le naufrage démocratique Par Philippe Rio
Monsieur le vice-président du Sénat, cher Pierre Ouzoulias, Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Madame la Secrétaire générale de la Confédération Générale du Travail, chère Sophie Binet,
Mesdames, Messieurs les présidents d’association, Mesdames, Messieurs,
Nous sommes rassemblés ici, rue de Plaisance, devant ce lieu où, clandestins, Missak et Melinée Manouchian vécurent au plus dur de la guerre. Une petite rue toute simple, comme il y en a tant dans notre pays, une rue où frémissait un amour, une rue où grandissait un espoir, celui, formidable, de la Résistance à l’oppresseur et du triomphe de la liberté.
Nous sommes ici pour rendre hommage à cet homme, Missak Manouchian et à cette femme, Mélinée Manouchian ; à leurs frères et à leurs sœurs de combat
Celestino, Olga, Joseph, Georges, Rino, Thomas, Maurice, Spartaco, Jonas, Emeric, Léon, Szlama, Stanislas, Cesare, Armenak, Marcel, Roger, Antoine, Willy, Amedeo, Wolf, Robert et les dizaines de milliers d’autres, ceux qui furent arrêtés plus tôt, ceux qui furent arrêtés ensuite, ceux qui furent déportés et qui ne revinrent jamais, ceux qui survécurent. Tous ces hommes et ces femmes, nés ici ou ailleurs, qui coururent tous les risques pour que nous vivions libres et debout. En pleine humanité. Continuer la lecture de Discours de Fabien Roussel devant la dernière planque des Manouchian – 21 février 2024
750 millions à trouver à l’Education nationale
“Tous les ministères contribueront à hauteur de ce qu’ils représentent dans le budget national”. En annonçant, le 18 février, 10 milliards d’économie dans le budget de l’Etat, Bruno Le Maire fixe aussi la répartition de l’effort. Cinq milliards seront pris sur des politiques nationales, comme MaPrimeRenov, et 5 milliards sur les dépenses des ministères. L’objectif est de maintenir le déficit public à 4.4% du PIB alors que la croissance de celui-ci est moins forte que l’hypothèse retenue pour le budget. En clair, à peine adopté, le budget n’est plus valable. L’hypothèse de 1.4% de croissance en 2024 était bien aventurée…
L’Education nationale représente 15% du budget de l’Etat. Si on lui applique la formule annoncée par B. Le Maire , elle doit rendre 750 millions à Bercy.
Action: Des moyens pour l’école. J’écris à mes parlementaires. Continuer la lecture de L’austérité annoncée par Bercy va concerner les enseignants + interpellation des parlementaires