Le chercheur Pierre Wadlow travaille sur la politisation des classes populaires de la métropole de Lens, dans le Pas-de-Calais. Alors que le Rassemblement national a remporté toutes les circonscriptions de cet ancien bastion ouvrier lors des législatives anticipées, il analyse la progression du vote d’extrême droite dans ce territoire.
Le Rassemblement national a réalisé des scores historiques dans le bassin minier du Pas-de-Calais lors des dernières législatives (quatre circonscriptions sur cinq remportées dès le 1er tour, avec des scores entre 52 et 60 %), confirmant une tendance lourde observée ces dernières années lors des scrutins nationaux ou européens. Le politologue Pierre Wadlow décrypte les évolutions de l’électorat du parti d’extrême droite dans ce territoire populaire.
L’hebdomadaire Marianne a redécouvert ce qui faisait les délices de tout étudiant de sociologie de première année et que je me suis bien des fois répété devant l’insondable nullité de nos “élites” politico-médiatiques : la loi de Peter… Malheureusement je crains que cela ne ruisselle… Parfois il suffit d’un détail, un rien et la machine s’emballe comme dans cet invraisemblable engouement pour le schtroumpf devenu le symbole des vertus d’impertinence française… J’ai même eu un individu pas complètement idiot qui m’a expliqué que c’était “dada”, je lui ai fait remarqué que dada c’était l’horreur de la boucherie, l’absurdité de cette saignée alors que le schtroumph était du plus pur style “pompier” des croutes Napoléon III. Ramener à ce machin toute la rébellion française était digne de la gauche néocoloniale actuelle… Et on se dit stupéfait à voir ce qui se diffuse dans les réseaux sociaux que le peuple français n’a que ce qu’il mérite et les dirigeants qui lui ressemblent… Fort heureusement au sortir de tout ça il y la vie… Celle dans laquelle chacun constate que ces gens-là mentent effrontément parce que ce qu’ils ont à dire est indéfendable… (note de Danielle Bleitrach histoireetsociete)
Emmanuel Macron, président de la République, Cyril Hanouna, roi du PAF, Éric Zemmour, comète politique, Bruno Roger-Petit, conseiller du roi… Sommes-nous aujourd’hui gouvernés par des médiocres ? Selon le principe de Peter théorisé en 1969, « dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence ». Corollaire : « Avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité. » Continuer la lecture de LA LOI DE PETER, OU L’INSONDABLE MÉDIOCRITÉ DES ÉLITES
Le 23 juillet, dans une interview sur les antennes de France Télévisions, Emmanuel Macron a une nouvelle fois contesté la victoire du Nouveau Front Populaire aux élections législatives anticipées.
Il a refusé de nommer Lucie Castets, désignée comme candidate au poste de Première ministre par les différentes composantes du Nouveau Front Populaire. Il a réaffirmé son souhait d’imposer une coalition large dont son ex-majorité serait le pivot.
Dans une lettre ouverte publiée le 11 juillet et mise à jour au lendemain de l’interview d’Emmanuel Macron, Attac appelle le président à respecter le vote populaire. Vous pouvez signer cette lettre ouverte via le formulaire ci-dessous.
Monsieur le président,
Votre décision de dissoudre l’Assemblée nationale a fait courir un risque immense pour le pays en rendant possible l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir. Celle-ci n’a été empêchée que grâce à une mobilisation sociale sans précédent qui s’est conclue par une victoire du Nouveau Front Populaire.
Le Président de la République se moque bien des Français. Voilà le ressentiment qui monte dans notre pays aujourd’hui, conjugué avec beaucoup de colère. Car malgré deux défaites aux élections européenne et législatives, le camp présidentiel ne lâche pas le pouvoir.
Il ose même renvoyer dos à dos le Rassemblement national et les forces politiques du Nouveau Front Populaire, justifiant ainsi ses petits arrangements politiciens pour empêcher le NFP d’accéder aux responsabilités.
Pourtant, les Françaises et les Français ont, ces dernières semaines, exprimé à trois reprises dans les urnes leur volonté de changement. Certes en utilisant des bulletins différents, mais à chaque fois avec la même volonté, la même colère, le même objectif : en finir avec la politique d’Emmanuel Macron.
André Chassaigne, chef de file des députés PCF, a failli être élu président de l’Assemblée nationale, jeudi 18 juillet, mais souligne que la gauche reste en position de force au Palais Bourbon. Il appelle le Nouveau Front populaire à désigner un premier ministre au plus vite pour mettre Emmanuel Macron au pied du mur.
Pour André Chassaigne, « Emmanuel Macron veut ouvrir une bouteille d’Eau écarlate et effacer d’un coup de chiffon le résultat des législatives. »
Le 18 juillet, vous vous êtes incliné de très peu face à la sortante Yaël Braun-Pivet, qui briguait elle aussi la présidence de l’Assemblée nationale. Qu’est-ce qui a manqué ?
L’enjeu était extrêmement important et a très vite dépassé ceux strictement liés au Perchoir en tant que tel. Le président de la République a souligné qu’il s’appuierait sur la couleur de la présidence pour considérer la majorité politique de l’Assemblée. Dès lors, c’est l’interprétation des résultats des législatives qui était en jeu. Continuer la lecture de André Chassaigne : « La solution du président Macron, c’est l’arrêt sur image »
« 150 millions d’euros sur les dix prochaines années » pour promouvoir des « valeurs clés » de l’extrême droite, « servir et sauver la France » : le projet Périclès, dont l’Humanité publie les détails, fixe les ambitions du milliardaire Pierre-Édouard Stérin pour porter le RN au pouvoir.
Patron d’Otium Capital, de Smartbox et du Fonds du bien commun, Pierre-Édouard Stérin continue à démentir. Catholique, conservateur, libertarien et exilé fiscal – il s’est installé en Belgique en 2012 –, celui que l’Humanité Magazine présentait en début d’année comme le « saint patron de l’extrême droite », n’en démord pas. « Je suis engagé, écrit-il à l’Humanité, mais mon engagement n’est pas partisan, à ce titre je revendique cette neutralité. Comme vous avez pu le voir, j’échange et soutiens des personnalités de différents partis et sensibilités de la droite. »
150 millions d’euros pour faire gagner l’extrême droite dans les urnes et dans les têtes
Avec 220 voix, Yaël Braun-Pivet est parvenue à se maintenir au Perchoir à la faveur de magouilles avec « Les Républicains ». Le candidat du Nouveau Front populaire, le communiste André Chassaigne, échoue de peu à la renverser.
Il leur fallait se sauver à tout prix. Quitte à verser dans la tambouille. Quitte à oublier que les Français viennent de voter aux législatives. Mais voilà venue la « clarification » attendue par Emmanuel Macron, qui a tout fait pour éviter d’avoir à reconnaître sa défaite électorale. À l’issue des trois tours de scrutin pour désigner le président de l’Assemblée nationale, le camp présidentiel a réalisé un hold-up. Les députés ont réélu Yaël Braun-Pivet, avec 220 voix.
La France Insoumise vient de décider de ne plus participer aux discussions menées jusqu’à présent avec le PCF, le PS et les écologistes dans le cadre du Nouveau Front Populaire visant à proposer au Président de la République, un nom pour le poste de Premier ministre.
Le PCF alerte sur le danger de mettre fin à ces discussions.
Aucune position n’est figée, de part et d’autre. Notre responsabilité est immense. Il serait incompréhensible que l’une des forces quitte les discussions que nous avons depuis des semaines, au risque de laisser le camp présidentiel reprendre la main.
Si nous partageons l’incompréhension du refus de la candidature d’Huguette Bello, nous continuons de partager l’ objectif de présenter une candidature unique du NFP – communiste, socialiste, écologiste ou insoumise – pour la présidence de l Assemblée nationale et nous portons avec le PS et EELV une proposition commune pour le poste de Premier ministre visant à rassembler toute la gauche et la société civile.
Nous demandons à nos partenaires, à l’issue de la réunion des groupes parlementaires, de reprendre au plus vite les négociations pour aboutir à une solution partagée.
Oui, il faut de la clarté et répondre à l’immense attente de nos électeurs comme celle de tous les Français.
Pas d’ultimatum, pas de veto, soyons responsables.
Résolution du Conseil national du PCF – 12.07.2024
Au lendemain des élections législatives, nous vivons un moment historique.
Notre pays affronte une crise sans précédent, résultant de la politique du président de la République et des forces qui l’ont porté, de la crise du capitalisme mondialisé et de ses spécificités dans notre pays. Cette crise française est lourde de dangers, comme de potentialités.
Les Français et les Françaises dans la diversité de leur vote ont porté le Nouveau Front populaire en tête du scrutin et déjoué le scénario d’une majorité absolue du Rassemblement National à l’Assemblée.
Le PCF remercie les millions d’électrices et d’électeurs qui se sont rassemblé·es et qui, durant l’entre-deux tours, ont consacré toutes leur énergie à empêcher un désastre démocratique.
Grâce à elles et à eux, le Rassemblement National ne dispose pas de l’hégémonie dont il rêvait afin d’avoir les mains libres pour porter atteinte à nos libertés et aux valeurs de notre République.
Le Rassemblement national progresse néanmoins très significativement à l’Assemblée nationale. Il demeure un grave danger pour la République. Notre mobilisation, notre unité seront donc indispensables dans la période qui s’ouvre.
Les très nombreux témoignages qui ont marqué la campagne montrent à quel point cette progression de l’extrême droite se manifeste concrètement dans notre pays par la libération de la parole raciste, antisémite et xénophobe et des passages à l’acte violents de la part d’individus ou de groupes extrémistes.
Le président de la République et sa politique, responsables de cette situation, sont battus ce soir.
Les électeurs et les électrices ont sanctionné fortement Emmanuel Macron et une politique tout entière dévouée aux intérêts des marchés financiers, des actionnaires des grands groupes, des gros patrimoines.
Ce second tour des élections montre que la gauche rassemblée a permis cette sanction du pouvoir et l’indispensable sursaut républicain.
Elle progresse en nombre de sièges, mais il nous manque encore beaucoup de député·es pour rassembler une majorité large à l’Assemblée.
Le Parti Communiste Français, pour ce qui le concerne, salue l’élection d’Elsa Faucillon et Stéphane Peu au premier tour ainsi que celle lors de second tour de Jean-Paul Lecoq, Edouard Bénard, Soumya Bourouaha, André Chassaigne, Yannick Monnet, Nicolas Sansu. Nous saluons aussi l’élection de nos huit collègues d’Outre-Mer ainsi que celle d’Emmanuel Maurel de la Gauche républicaine et socialiste.
Nous sommes d’ores et déjà prêts à former un groupe comme dans le précédent mandat avec sa culture de travail parlementaire.Nous sommes prêts à accueillir celles et ceux qui se retrouvent dans cet état d’esprit de travail et de respect.
Dans ce scrutin, nous perdons plusieurs de nos élus sortants, emportés par la vague d’extrême droite qui aura balayé cette large partie de la France qui se sent méprisée et ignorée depuis trop longtemps. Nous devrons en tirer tous les enseignements.
La gauche doit créer les conditions de reconquérir ces territoires où le RN a fait élire un grand nombre de ses député·es.
Notre pays entre à présent dans une nouvelle période de son Histoire.
Pour nous, l’heure est à l’action au service des aspirations que vient d’exprimer notre peuple, son besoin de changements profonds et durables, son attente de salaires dignes, d’emplois de qualité, de services publics reconstruits, de protection dans tous les aspects de sa vie quotidienne. Répondre aux urgences sociales et climatiques nécessitera d’importants moyens financiers et démocratiques renouvelés.
Avec l’esprit de responsabilité qui a marqué toute leur Histoire, les communistes et leur secrétaire national Fabien Roussel entendent y contribuer pleinement. Nous prendrons collectivement les décisions en ce sens dans les jours qui viennent. Le Parti communiste français prendra toute sa place au sein du Nouveau Front populaire pour faire gagner les propositions défendues ensemble.
Ensemble, les forces politiques à l’initiative de ce rassemblement, proposeront les meilleurs chemins pour y parvenir.
Nous appelons l’ensemble des forces vives de la nation, les organisations syndicales et le mouvement associatif, les acteurs du monde de la culture et de la création, la jeunesse et les citoyen·nes, à se retrouver pour construire cet espoir.
Nous pouvons ouvrir un chemin d’espérance pour la France.Soyons à la hauteur de l’immense espoir de changement exprimé par les Français et les Françaises.