L’université permanente de la section de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serres poursuit son programme de conférences publiques. Le prochain rendez-vous, autour du droit au logement et des réponses face à la crise, sera organisé
lesamedi 2 mars de 10h à 12h30
à l’Espace Métais, rue de la Révolution à Castelsarrasin.
Cette conférence est ouverte à tous.
« Soixante-dix ans après l’appel de l’abbé Pierre, la crise du logement est à son niveau le plus grave. La situation affecte des milliers d’habitantes et d’habitants dans notre département. Tous s’accordent à la dénoncer mais cela ne suffit pas. Il faut désormais alerter la population de la situation et pointer les sujets sur lesquels la mobilisation de nos concitoyens sera nécessaire afin de permettre à chacun de se loger dignement », a déclaré Maximilien Reynes Dupleix, secrétaire de la section locale du PCF, lors de la présentation à la presse.
« Les gouvernements successifs ont enfoncé le pays dans une crise durable en diminuant le soutien financier à la construction de HLM. Plus de 5000 ménages sont en attente d’un logement social en Tarn et Garonne, mais l’office public n’aura la capacité d’en construire qu’un peu moins de 150 en 2024. C’est une véritable bombe sociale qui est en train d’exploser dans nos territoires », détaille Julien Sueres, administrateur de la Confédération Nationale du Logement (CNL), représentant des locataires au conseil d’administration de Tarn et Garonne Habitat et qui animera le débat. Continuer la lecture de Faut-il limiter le droit à la propriété pour garantir le droit au logement ? + Appel PCF pour le droit au logement
Un jour après la cohue autour d’Emmanuel Macron, Jordan Bardella a, lui, pu s’offrir un bain de foule. Une opération de communication rodée qui fait des convertis, même si de nombreux agriculteurs ne sont pas dupes.
Terrifiant retournement de situation. Voyant l’attroupement autour de Jordan Bardella, Jean-Michel, éleveur berrichon de 55 ans, essaie d’atteindre les oreilles du président du Rassemblement national (RN) : « Facho ! Tu n’as rien à faire au salon ». Aussitôt, une dizaine de personnes, badauds et paysans, lui intiment de « dégager » :« C’est à toi de partir, gauchiste ! » « Tu dis n’importe quoi, va-t’en. »
Avec la montée de l’inflation et les allégements de cotisations sociales, le pourcentage de salariés payés au salaire minimum a atteint les 17,3 %. Du jamais-vu depuis plus de trente ans.
Alors que le gouvernement vient d’annoncer de nouvelles mesures d’austérité, des voix s’élèvent pour taxer les bénéfices des multinationales françaises, dont les résultats annuels s’annoncent supérieurs à 2023.
L’effet produit par cette collision malheureuse est saisissant : chaque jour, le gouvernement donne le détail des coupes budgétaires qu’il compte opérer, pendant que l’indice boursier vole de record en record, dopé par l’optimisme des multinationales françaises. Le CAC 40 a ainsi dépassé les 7 880 points, un record historique (lors de sa création, en 1987, il valait 1 000 points). Continuer la lecture de CAC 40 : des milliards de profits qui font débat + Video Leon Deffontaines
La suppression de plus de 1 100 postes d’assistants d’éducation est prévue dans la loi de finances 2024. Une mesure délétère pour les élèves, que le gouvernement avait pris soin de dissimuler au moment de la discussion budgétaire.
C’est le président de la Commission des finances à l’Assemblée, le député LFI de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel, qui a révélé le pot aux roses dans un message sur X (Ex-Twitter). Dans le projet de loi de finances pour 2024, le gouvernement a – semble-t-il sciemment – dissimulé la suppression de plus de 1 100 postes d’AED (assistants d’éducation, auparavant appelés surveillants).
C’est, à l’époque, Gabriel Attal qui occupait la rue de Grenelle. Une « vérification ultérieure a révélé que le ministre excluait de sa présentation chiffrée une partie des AED, soit ceux bénéficiant du dispositif de préprofessionnalisation proposé aux futurs professeurs ». 1 112 postes passeraient ainsi à la trappe à la rentrée prochaine.
Une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques, consacrée au pouvoir d’achat en France entre 2019 et 2023, révèle la faible contribution du salaire à l’amélioration du niveau de vie. L’économiste Mathieu Plane, l’un des auteurs de cette analyse, dévoile ici les ressorts principaux de cette dynamique, pendant les deux chocs massifs du Covid et de la crise inflationniste.
Quels sont les ressorts qui influent sur le pouvoir d’achat ? C’est l’une des questions à laquelle l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFSE) tente de répondre, à travers son étude publiée le 15 février. Intitulée « De la crise Covid au choc inflationniste : une analyse macro/micro du pouvoir d’achat en France », elle confronte l’analyse macro-économique à celle des situations individuelles, démontant au passage nombre d’idées reçues sur la « valeur travail », en révélant la part dérisoire du salaire dans l’amélioration du niveau de vie entre 2019 et 2023. Continuer la lecture de Pouvoir d’achat : « le travail ne paie pas », alerte l’économiste Mathieu Plane
Les deux constructeurs ont annoncé des résultats canons pour l’année 2023, en misant pour l’essentiel sur une stratégie de casse sociale et de hausse des prix
La nomination du député Renaissance Guillaume Kasbarian, auteur d’une des lois les plus répressives sur les expulsions locatives, comme ministre délégué au Logement a fait l’effet d’un séisme parmi les associations mobilisées sur le terrain. Elles dénoncent « une provocation » alors que le logement connaît une crise historique.
En s’attaquant à l’allocation de solidarité spécifique, le filet de sécurité destiné aux chômeurs en fin de droits, pour la remplacer par le revenu de solidarité active, l’exécutif poursuit sa politique délibérée de précarisation des chômeurs et de démantèlement de l’assurance-chômage. Leur horizon : le contre-modèle allemand.
On peut reprocher beaucoup de choses à Emmanuel Macron, mais pas de manquer de constance : après avoir entamé son premier quinquennat en expliquant aux chômeurs qu’ils n’avaient qu’à « traverser la rue » pour retrouver du boulot et poursuivi en menant les réformes les plus régressives de l’histoire de l’assurance-chômage, le voici qui relance son second mandat en rouvrant le chantier de démolition.
Une délégation menée par Fabien Roussel et composée de travailleurs a été reçue, samedi, par le cabinet de Gabriel Attal. Le secrétaire national du PCF était porteur de témoignages de personnes frappées par la vie chère.
Samedi 3 février en début d’après-midi, Fabien Roussel et la délégation qui l’accompagnait sortent de l’Hôtel de Matignon. Avec une annonce : le cabinet du premier ministre les a informés qu’un rapport rédigé par des économistes concernant le niveau des salaires en France serait remis d’ici l’été.
Un peu plus tôt, le secrétaire national du PCF, accompagné d’une délégation de salariés, de la tête de liste communiste aux élections européennes, Léon Deffontaines, et de deux sénateurs de son parti, Ian Brossat et Silvana Silvani, était reçu à Matignon afin de remettre une pétition contre la vie chère, et des milliers de fiches de paye reçues dans le cadre de l’opération « vérité sur les salaires ».
« Nous avons le sentiment que le gouvernement n’entend que de son oreille droite » dénonçait Fabien Roussel devant 200 personnes rassemblées à quelques pas du siège du gouvernement. « Nous voulons donc lui montrer la vraie vie » en lui présentant les fiches de paye recueillie par les communistes.
À ses côtés, Claudine, agente hospitalière, Alix, cuisinier dans la restauration collective, Lamia, salariée à Monoprix. Le dirigeant communiste évoque la retraite de Claudine. « Elle a attendu ses 67 ans pour partir, et bénéficier d’une pension à 1 400 euros. Si elle avait fait valoir ses droits à 62 ans, elle n’aurait perçu que 960 euros par mois… ».
Alix lui, travaille depuis 16 ans en tant que « chef de partie », cuisinier confirmé. Son salaire s’élève en moyenne à 1 600 euros par mois. « Je me fais rattraper petit à petit par le SMIC » explique le jeune homme. « Je travaille dans un métier en tension. Du coup, les patrons proposent des salaires attractifs pour embaucher du personnel. Et je me retrouve moins payé que des nouveaux qui viennent d’être embauchés ».
Des mots sévères à la sortie de la réunion
Ce phénomène de « Smicardisation » devient de plus en plus problématique avec l’inflation. Le salaire minimum, ainsi que le rappelle Fabien Roussel, a augmenté de 12 % en deux ans grâce à la loi. Ce n’est pas le cas des revenus supérieurs. « Nous allons demander une conférence sociale au premier ministre », annonce-t-il avant de se diriger à Matignon. « Il faut que l’ensemble des salaires soient indexés sur l’inflation, et augmentent de 12 % ».
D’autres salariés sont encore plus pénalisés dans leur évolution de carrière. En charge de la commission du PCF sur les droits des personnes handicapées, Fatima Khallouk explique que les salariés en situation de handicap et bénéficiaires de l’AAH ne peuvent cumuler cette ressource au-delà d’un travail à mi-temps. « L’ancienneté et le handicap sont les premiers motifs de discrimination » dénonce-t-elle. Candidate sur la liste conduite par Léon Deffontaines, Sigrid Gérardin met l’accent sur les inégalités salariales entre hommes et femmes, et donne rendez-vous dans la rue le 8 mars prochain.
Si la délégation ne se faisait guère d’illusion sur la réponse du gouvernement, Fabien Roussel avait des mots sévères à la sortie de la réunion, malgré l’annonce d’un rapport pour cet été. « Ça veut dire que dans les 6 à 8 mois qui viennent, il ne se passera rien. C’est ce que je retiens de ce rendez-vous, et je le regrette ».
« Qu’il agisse au moins sur les factures ! » lance à ses côtés Léon Deffontaines, en faisant allusion à la hausse des factures d’électricité décidée par le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire. « Nous écrirons des propositions que nous remettrons à nouveau à Matignon », promet Fabien Roussel, qui entend « démontrer que c’est le capital qui coûte cher et empêche d’augmenter les salaires ».