Révélations après l’hommage du Canada à un vétéran nazi sur la politique de longue date d’Ottawa en Ukraine (Dossier)

Yaroslav Hunka, au premier plan en tant que membre de la division Waffen-SS Galicia

Temps de lecture 17 min

Est-ce que l’on peut réellement s’étonner de la manière dont le Canada a accueilli avec enthousiasme les anciens nazis d’Ukraine et d’ailleurs quand on se souvient des scandales découverts à la même époque dans la manière dont les enfants indigènes étaient traités, humiliés et assassinés dans les institutions catholiques. Le rôle joué durant et après la guerre par l’église catholique dans le sauvetage des anciens nazis n’a d’égal que la lâcheté de l’institution face au nazisme. Malheureusement il est probable que ce qui s’est découvert au Canada sera également le substrat de la plupart des gouvernements alliés des Etats-Unis et formant “le nord global”. Au moment où sort le film procès Goldman, non seulement le rôle de certains cercles catholiques en guerre contre le pape et alimentant l’extrême-droite, mais la manière dont les juifs eux-mêmes ont été travaillés pour devenir des alliés de cette réhabilitation du nazisme. Max Blumenthal, le rédacteur en chef de The Grayzone est juif comme beaucoup des journalistes de ce média d’investigation ou de Counterpunch, de Consortium news, de bien des juifs américains et européens, alors qu’à l’inverse de ceux qui ont fait le choix sioniste et à ce titre sont prêts pour certains comme BHL, Glucksman, et Cohn Bendit, Vadim Kamenka a trahir leurs ancêtres morts dans les camps de concentration nazie, en faisant l’apologie du régime ukrainien et de Zelensky lui-même, il est resté en particulier aux Etats-Unis ‘et même en France où avec l’influence des juifs d’Algérie le retournement anti-arabe provoque bien des ralliements, des juifs qui continuent à s’opposer à cette nazification et l’ont tout de suite dénoncée à propos de l’ Ukraine. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

MAX BLUMENTHAL·26 SEPTEMBRE 2023

En célébrant un volontaire de la Waffen-SS comme un « héros », le Parti libéral du Canada a mis en lumière une politique de longue date qui a vu Ottawa former des militants fascistes en Ukraine tout en accueillant des milliers d’anciens combattants SS nazis d’après-guerre.

La deuxième dirigeante la plus puissante du Canada, Chrystia Freeland, est la petite-fille de l’un des principaux propagandistes ukrainiens de l’Allemagne nazie.

Au printemps 1943, Yaroslav Hunka était un soldat au visage frais de la 14e division de grenadiers de la Waffen-SS Galicia lorsque sa division a reçu une visite de l’architecte de la politique génocidaire de l’Allemagne nazie, Heinrich Himmler. Ayant présidé à la formation du bataillon, Himmler était visiblement fier des Ukrainiens qui s’étaient portés volontaires pour soutenir les efforts du Troisième Reich. Continuer la lecture de Révélations après l’hommage du Canada à un vétéran nazi sur la politique de longue date d’Ottawa en Ukraine (Dossier)

Journée pour l’avortement : face aux identitaires et au RN, un droit toujours à défendre en France

À l’étranger comme en France, le droit à l’IVG fait l’objet d’attaques de plus en plus vives de la part de militants identitaires ou de responsables politiques d’extrême droite. À l’occasion de la Journée mondiale pour ce droit, visite au Planning familial de Bordeaux.

Le Planning Familial de Gironde propose un lieu d’écoute, d’information, d’orientation et de formation autour des sexualités et des violences faites aux femmes et aux personnes des minorités de genre.
© lahcène ABIB / Divergence

Bordeaux (Gironde), envoyée spéciale

Le Planning familial de Bordeaux aurait préféré souffler tranquillement ses bougies pour fêter ses 60 ans. Mais l’année a mal commencé. Comme dans plusieurs antennes à Lyon, Lille (Nord) ou Angers (Maine-et-Loire), les locaux girondins ont dû faire face à la haine de personnes qui n’acceptent pas qu’une femme puisse choisir d’avorter plutôt que de donner naissance. Son corps, leur choix. Située dans une rue calme près de la gare, la devanture du siège bordelais a été taguée par trois fois en février. Une action revendiquée et signée par le groupe d’extrême droite, Action directe identitaire. « La récurrence de ces attaques est nouvelle dans la région, alerte Myrtille Bondu de Gryse, coprésidente du Planning familial 33. On constate, en parallèle de la dédiabolisation actuelle de l’extrême droite, une façon de plus en plus décomplexée d’occuper la place sur notre territoire. Par le passé, on s’est déjà fait salir la devanture de façon plus trash ou sanglante. Mais là, la régularité de l’action, l’assise politique qu’il y a derrière nous font redoubler de vigilance. » Continuer la lecture de Journée pour l’avortement : face aux identitaires et au RN, un droit toujours à défendre en France

Réaction aux injures à l’encontre de Fabien Roussel (PCF)

Quelques jours après une Fête de l’Humanité qui fut un grand succès populaire et un formidable évènement politique pour le PCF et toutes les forces de gauche et sociales qui y ont participé, certain·es ont décidé de mener une offensive injurieuse contre Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

Ainsi, le pire étant toujours possible, des dirigeants insoumis, dont des parlementaires, relayent sur les réseaux sociaux des commentaires injurieux et calomnieux, d’une extrême gravité, mettant en parallèle Fabien Roussel et le collaborationniste Doriot.

Relayer de tels propos est un véritable appel à la haine et à la violence contre Fabien Roussel. Nous leur demandons de supprimer ces publications et de présenter leurs excuses.

Ces responsables politiques ignorent-ils à ce point l’histoire pour associer au nom du secrétaire national du PCF à celui de Doriot, qui combattit sous l’uniforme nazi sur le front de l’Est, pendant que des dizaines de milliers de communistes donnaient leur vie pour la libération de la France ?

Mesurent-ils à quel point ils contribuent ainsi à minimiser les théories défendues par tous les collaborationnistes du régime nazi, nourries d’anticommunisme et d’antisémitisme, au moment même où les extrêmes-droites travaillent partout en Europe et en France, à habiller leurs projets d’une dangereuse respectabilité ?

Comment des dirigeants de gauche peuvent-ils emboîter le pas à des éditorialistes viscéralement anticommunistes au point de ne plus savoir gérer le débat contradictoire, celui qui élève les consciences et permet la mobilisation populaire face aux offensives néo-libérales ?

Jamais dans l’histoire de la gauche, celles et ceux qui ont tant investi pour l’union dans les différentes formations n’ont subit des insultes d’une telle violence et d’une telle injustice. Les nombreux messages d’indignation que nous recevons montrent que militants et citoyens de toutes les sensibilités de gauche sont stupéfaits face à ces outrances.

Le PCF, ses militantes et militants, ses élu.e.s, n’accepteront jamais de se vautrer dans de telles dérives.

Nous avons toujours pris nos responsabilités face à l’extrême-droite et nous continuerons de le faire et de jouer pleinement notre rôle au service de notre pays et de sa classe travailleuse.

Jamais, nous n’avons choisi l’insulte pour alimenter le débat. Jamais nous n’utiliserons d’amalgames odieux pour faire vivre les idées.

Le PCF appelle les dirigeants de toute la gauche, les militants et sympathisants de tous les partis de gauche à exprimer leur refus de cette voie mortifère et calomnieuse. Il les invite au débat le plus exigeant sur les solutions à mettre en œuvre pour ouvrir enfin une véritable alternative à un système qui attise les divisions entre les peuples et les individus et rend insupportable vie de millions d’êtres humains et menace l’ensemble du vivant. C’est avec franchise, avec respect que les rassemblements les plus larges ont permis de construire des victoires.

Il les invite à venir commémorer le 22 octobre prochain, dans la carrière des fusillés de Chateaubriant, la mémoire de ces 27 militants du PCF et de la CGT, qui tombèrent sous les balles de l’occupant nazi et du collaborationniste Doriot, à entendre s’égrèner les noms de celles et ceux dont nous nous honorons qu’ils appartiennent à notre histoire commune.

Fabien Roussel y représentera le PCF et prononcera un discours en leur hommage.

Parti communiste français,
Paris, le 20 septembre 2023.


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Débat: Édouard Philippe et Fabien Roussel, « deux projets très différents » pour la vie des gens (Vidéo)

Fabien Roussel et Édouard Philippe ont débattu dimanche à l’Agora de l’Humanité. Une confrontation entre deux visions de la société.

Édouard Philippe et Fabien Roussel en débat à l’Agora de la Fête de l’Humanité, dimanche 17 septembre 2023
© Lahcène Abib

 

Inflation, blocage des prix, salaires, réindustrialisation, retraites, 49.3, extrême droite… Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, et l’ex-premier ministre et actuel maire du Havre, Édouard Philippe, se sont livrés à un véritable débat gauche-droite dimanche, lors de la 88e édition de la Fête de l’Humanité.

De plus en plus de Français peinent à se nourrir. Le gouvernement a annoncé des négociations sur les prix et une « conférence sociale » sur les bas salaires. Ces mesures vous paraissent-elles à la hauteur ? Continuer la lecture de Débat: Édouard Philippe et Fabien Roussel, « deux projets très différents » pour la vie des gens (Vidéo)

Fabien Roussel: inventons les jours heureux (Discours à la Fête de l’Huma)


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Police : influenceurs, les nouvelles voix de la droite dure

Bons clients des plateaux télé ou figures d’influence sur les réseaux sociaux, une poignée de fonctionnaires de police s’est imposée dans le paysage médiatique, ces dernières années, pour diffuser un discours toujours plus sécuritaire.

De gauche à droite, Rida, Abdoulaye Kanté, Bruno Attal, Andy Cops et Linda Kebbab.

De gauche à droite, Rida, Abdoulaye Kanté, Bruno Attal, Andy Cops et Linda Kebbab.
PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP – BN – Cyril Bitton

Ils ne sont pas toujours syndiqués, mais se sont imposés dans les médias, traditionnels ou sociaux, car ils en maîtrisent les codes. À l’heure où la fonction d’influenceur se décline dans tous les secteurs, la police n’échappe pas à la règle. Qu’ils soient des idéologues réactionnaires assumés ou prétendent faire de l’éducation populaire, ces policiers hyperconnectés sont suivis par des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes, et totalisent d’autant plus de vues.

Selon le journaliste David Dufresne, fondateur du média indépendant  auposte.fr, ce phénomène épouse celui de la société : la libéralisation de la parole. Oui, mais à quel prix ? Car, par manque de modération, ces flics 2.0 peuvent déployer des discours violents, voire une rhétorique conspirationniste qui fait écho à celle de l’extrême droite. « Aussi détestables soient-ils, ces contenus sont le thermomètre des convictions portées au sein de la police », explique encore David Dufresne. L’Humanité a tiré le portrait de cinq d’entre eux. Continuer la lecture de Police : influenceurs, les nouvelles voix de la droite dure

Police et pouvoir : pourquoi ces liaisons dangereuses

Les propos tenus par le directeur général de la police nationale en début de semaine, que refuse de condamner l’exécutif, relancent le débat sur les réponses à apporter au malaise dans la profession, loin des outrances très droitières d’une partie de ses syndicats.

Le directeur général de la police, Frédéric Veau, (à gauche) a estimé qu'« avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison ». Ici, avec son ministre de tutelle, Gérald Darmanin, qui, lui, garde le silence total sur le sujet. © AFP

Le directeur général de la police, Frédéric Veau, (à gauche) a estimé qu’« avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison ». Ici, avec son ministre de tutelle, Gérald Darmanin, qui, lui, garde le silence total sur le sujet. © AFP

Une interview en forme de coup de pression. Pour le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Veaux, un policier ne doit pas dormir en prison dans l’attente de son procès, « même s’il a commis une faute grave ». Une façon explicite de demander la libération de l’agent de la BAC détenu après des faits de violences policières commis à Marseille.

Des propos d’une extrême gravité qui ont suscité l’indignation et la colère de tous ceux qui, attachés à l’État de droit, considèrent qu’un policier est un justiciable comme un autre et que la police ne saurait exercer quelque pression que ce soit à l’endroit de l’institution judiciaire.

Des élus de gauche, le Syndicat de la magistrature, l’ancien procureur de la République François Molins se sont notamment élevés contre ce qu’ils considèrent être une dérive claire. Les principaux syndicats de policiers ont, de leur côté, applaudi la prise de position de leur chef. Continuer la lecture de Police et pouvoir : pourquoi ces liaisons dangereuses

Philippe Corcuff : « Le confusionnisme renforce la possible victoire du RN en 2027 »

Pour le politologue/sociologue Philippe Corcuff, droite et extrême droite jouent sur l’effacement des repères politiques et sur une définition dévoyée de la République, pour avancer leurs pions en vue de conserver ou de prendre le pouvoir.

Pour Philippe Corcuff, faire un parallèle entre la Macronie et le RN revient à effacer la frontière symbolique entre l’extrême droite et le reste de l’échiquier politique. © AFP/Stéphane de Sakutin

Pour Philippe Corcuff, faire un parallèle entre la Macronie et le RN revient à effacer la frontière symbolique entre l’extrême droite et le reste de l’échiquier politique. © AFP/Stéphane de Sakutin

Comment le confusionnisme favorise-t-il les tentatives d’excommunication de la gauche du camp républicain ?

Le confusionnisme, c’est cette grande hybridation, pas forcément consciente, des thèmes de gauche, de droite et d’extrême droite. C’est une sorte d’ère du temps, l’effondrement des repères et des clivages, qui efface progressivement la frontière symbolique avec l’extrême droite.

Cette dernière en est consciente et veut diaboliser la gauche à son tour pour apparaître comme la seule alternative. La droite, LR ou macroniste, veut quant à elle marquer la gauche à la culotte après les retraites et la mort de Nahel, deux forts moments de colère sociale. Continuer la lecture de Philippe Corcuff : « Le confusionnisme renforce la possible victoire du RN en 2027 »

Racisme dans la police : « c’est comme ça qu’ils font régner l’omerta et la terreur » (Dossier)

Dans de nombreuses villes, la mort de Nahel M. a provoqué l’indignation et réveillé la colère des jeunes hommes victimes de discriminations et de violences policières au quotidien. Plusieurs d’entre eux témoignent auprès de l’Humanité d’épisodes de brutalité dont ils ont été la cible.

Selon un rapport du Défenseur des droits paru en 2017, les jeunes hommes perçus comme Noirs ou Arabes ont vingt fois plus de probabilités d’être contrôlés que le reste de la population. © Alain ROBERT/SIPA

Selon un rapport du Défenseur des droits paru en 2017, les jeunes hommes perçus comme Noirs ou Arabes ont vingt fois plus de probabilités d’être contrôlés que le reste de la population. © Alain ROBERT/SIPA

« Ce qu’il m’est arrivé, c’est assez banal finalement. » C’est avec un ton presque détaché que Sofiane (1), 27 ans, revient sur sa rencontre, il y a quelques années, avec des policiers dans le quartier Pablo-Picasso à Nanterre (Hauts-de-Seine), d’où était originaire Nahel M., tué par un agent lors d’un contrôle routier, le 27 juin.

Le jeune homme roulait «  un peu vite » avec la voiture de sa mère, ce soir-là, alors qu’il déposait un ami chez lui. Il avait 22 ans. « J’avais remarqué qu’une voiture de police me suivait mais je n’y ai pas prêté attention, ils n’avaient pas mis les gyrophares. » Au moment où il s’arrête, un policier approche, met un coup de pied dans le véhicule et lui intime d’en sortir. Le ton monte, mais Sofiane ne descend pas. « Le policier ouvre la porte et me met un coup de pied dans la tête avec ses grosses bottes de sécurité. » Continuer la lecture de Racisme dans la police : « c’est comme ça qu’ils font régner l’omerta et la terreur » (Dossier)

Moissac : toute honte bue (Communiqué PCF Castel/Moissac/Pays de Serres)

Lopez est reçu ce jour à l’Elysée parmi plus de 200 édiles locaux à l’invitation du président de la République qui tient là une opération de communication en or au lendemain des émeutes et exactions qui ont eu lieu partout en France.

Toute honte bue, le maire de Moissac se mêle à la foule des élus-es atteints par les violences de toutes sortes en essayant de faire oublier que depuis son accession à la mairie, il n’a eu de cesse de pratiquer une politique de fracture en opposant les quartiers et les communautés entre eux.

Pire, il a empêché MCV (Moissac Culture Vibration) d’exister, une association qui faisait le lien entre culture, patrimoine et citoyens-nes ; il a supprimé MAJ (Moissac Animation Jeunesse), seule association de loisirs pour les jeunes ; il a vidé l’action du CCAS de ses principes de solidarité, coupé les liens avec les populations les plus démunies et s’en prend désormais à Escale Confluence; il a annoncé son intention d’en finir avec l’OMS (Office Municipal des Sports) pour entamer un tri clientéliste auprès des clubs après la déstructuration du service des sports de la mairie.

Toute honte bue, M. Lopez n’en finit pas de flatter son électorat !

Pour parfaire le tout, il y a quelques semaines il remettait en cause les objectifs de la politique de la ville à Moissac, au prétexte d’un favoritisme des populations issues de l’immigration. Les autorités de l’état (Préfecture, Education Nationale…) ont été obligées de rappeler à M. Lopez les enjeux et la manne financière qu’il risquait de voir disparaitre…

Reçu ce 4 juillet par un président qui n’a eu de cesse de favoriser la casse sociale (Retraite, non augmentation du SMIC des salaires et des pensions…), il y a là des convergences qui ne disent pas leurs noms.

Il est temps que les citoyens-nes reprennent en main leur vie dans la cité Uvale. Ils ne peuvent se satisfaire d’un maire qui parade aux frais du contribuables, s’agite médiatiquement et s’inscrit dans une extrême droite révisionniste et démagogue.

Maximilien Reynès-Dupleix, secrétaire de la section PCF Castel/Moissac/Pays de serres