Pétrole : «un coup de génie de Total», Michel-Edouard Leclerc salue la décision stratégique de Patrick Pouyanné

NDLR de Démocrite: Une analyse pertinente en temps réel d’une crise du capitalisme à son seul profit… Avec des conséquences à venir catastrophiques!

 

Il faut être logique: vous ne voulez pas remettre en cause le capitalisme alors acceptez en la logique . Dans la logique inaugurée dans les années 70 mais qui a pris toute son ampleur dans les années 80(le tournant de la rigueur en France et la manière de céder aux marchés) et 1990 (la contrevolution en URSS) , Michel Edouard leclerc a raison le PDG de total a eu un « coup de génie » dont peuvent le féliciter ses actionnaires… Faut-il expliquer que Total n’est plus une société française mais un groupe détenu en partie par des investisseurs internationaux. Poursuivre dans cette voie est la seule proposition des capitalistes mais qui défend réellement le socialisme, s’interroge sur le contexte international qui cherche à échapper à cette logique? Le débat doit porter sur autre chose et faire monter la haine entre gens qui n’ont rien à proposer qui soit concret et à mettre en oeuvre, nous sommes dans l’incantatoire!

Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique E.Leclerc et porte-parole du mouvement, a loué la stratégie de TotalEnergies dans le contexte des tensions au Moyen-Orient, évoquant un «coup de génie» de Patrick Pouyanné, reposant sur des achats de pétrole réalisés en amont de la crise.

Michel-Edouard Leclerc a commenté la stratégie pétrolière de TotalEnergies et salué les choix de son PDG Patrick Pouyanné.

Michel-Edouard Leclerc a commenté la stratégie pétrolière de TotalEnergies et salué les choix de son PDG Patrick Pouyanné. © Capture d’écran Face-à-Face/BFMTV

Par Solina Prak, Journaliste

Invité ce vendredi 10 avril sur BFMTV et RMCMichel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique E.Leclerc et porte-parole du mouvement, a livré une analyse sans détour de la stratégie pétrolière de TotalEnergies dans le contexte des tensions au Moyen-Orient. Interrogé sur les accusations de «profiteurs de guerre», le patron de la grande distribution estime que le débat dépasse les frontières nationales. «Il y a plein de profiteurs de guerre, mais ils ne sont pas sous nos juridictions», a-t-il déclaré. Continuer la lecture de Pétrole : «un coup de génie de Total», Michel-Edouard Leclerc salue la décision stratégique de Patrick Pouyanné

Un communisme de conquêtes : la proposition du Conseil National du PCF pour le 40ᵉ congrès

Les communistes et leurs amis de la Section Castelsarrasin, Valence et Lomagne se réuniront le vendredi 10 avril à l’Espace Métais à 18h30 pour lancer le débat du 40ème congrès.

 » Un communisme de conquêtes  » – Préambule de la base commune

Pour information, le Préambule de la Base commune sur les objectifs du 40e Congrès | Retrouvez le projet de base commune en intégralité sur le site du Congrès.

Avec « Un communisme de conquêtes », il s’agit aujourd’hui de franchir une étape decisive : doter le PCF d’une démarche dans la durée, affirmer le rôle central du PCF dans la conquête des pouvoirs par le monde du travail. Volontairement, ce texte d’orientation ne reprend donc pas l’ensemble des travaux du précédent congrès. Le 40e Congrès du Parti communiste français s’inscrit dans la continuité des orientations définies lors des précédents congrès. Le texte du 38ᵉ Congrès, « Manifeste du Parti communiste », portait l’ambition d’arrêter l’effacement du PCF et de le rendre à nouveau visible dans le débat public. Celui du 39ᵉ Congrès, « L’ambition pour de nouveaux jours heureux », a permis de renouveler le projet communiste et de préciser ses propositions. Ce projet de base commune n’est pas un programme électoral mais se veut être un texte de visée communiste, fixant des priorités politiques et stratégiques, et donnant mandat à la future direction nationale pour mettre en œuvre ces orientations d’ici le prochain congrès.

Ce texte a vocation à s’appuyer sur les acquis existants et à être complété par les productions les plus récentes du Parti qui constituent des contributions essentielles à l’élaboration et à la mise en œuvre de son projet.

La crise systémique du capitalisme suscite de profonds bouleversements : guerres, menaces nucléaires, effondrement des principaux indicateurs écologiques, crise sociale, crise démocratique. L’ordre international est traversé par des recompositions majeures, marquées à la fois par la volonté du capital étatsunien d’asseoir sa domination internationale sur un nouveau mode d’accumulation, mais aussi par la contestation de l’hégémonie du dollar et la montée de nouvelles puissances. Les tensions s’exacerbent à mesure que l’administration Trump entend conserver sa suprématie dans un ordre mondial devenu multipolaire, et qu’elle s’affranchit à cette fin du droit international pour affirmer sa volonté impérialiste et guerrière.

Dans ce contexte, la France s’enfonce dans une crise majeure. Elle apparaît affaiblie. Du fait de l’alignement de tous ses gouvernements sur l’impérialisme étatsunien et de leur acceptation des orientations mises en œuvre au sein de l’Union européenne, sa voix s’est progressivement marginalisée sur la scène internationale.

Ce déclassement est indissociable des choix économiques et sociaux opérés depuis plusieurs décennies. Les politiques néolibérales ont profondément fragilisé l’appareil productif, accéléré la désindustrialisation, affaibli le modèle agricole français et contribué au recul des infrastructures publiques. En privilégiant la financiarisation au détriment du travail et de la production, elles ont aggravé les inégalités et réduit ses capacités de répondre aux défis du siècle, en particulier le dérèglement climatique.

Cette situation alimente une crise sociale catastrophique, tandis que l’échec du macronisme a plongé le pays dans une crise de régime inédite depuis les origines de la Ve République. Le recul de la conscience de classe et l’atomisation du salariat, la peur de l’avenir qui s’empare des catégories populaires nourrissent les replies identitaires. Elles favorisent la progression de plus en plus dangereuse de l’extrême droite. Aucune des réponses politiques existantes n’est aujourd’hui à la hauteur pour combattre ce phénomène et le faire refluer durablement.

Face à ces défis, « Un communisme de conquêtes » propose une orientation ambitieuse autour d’un projet de dépassement du capitalisme et d’unir le peuple de France. Pour cela, il importe de bâtir une force politique solidement ancrée dans le monde du travail et de la création, capable de rassembler largement les travailleuses et les travailleurs, de faire progresser la conscience de classe et de donner à la gauche une base sociale forte.
C’est par la mobilisation du monde du travail que pourra être inversé le rapport de force. Cette dynamique est indispensable pour faire reculer l’extrême droite et ouvrir une perspective politique capable de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Elle constitue la condition pour la conquête des pouvoirs et la construction d’une société d’émancipation.

Comme ils l’ont fait à l’occasion de leurs derniers congrès, c’est aux communistes qu’il appartient de s’emparer à présent de cette proposition de base commune, de l’enrichir de leurs expériences et de leurs réflexions, d’en faire le levier collectif du déploiement de leur parti afin de lui permettre de se hisser au niveau de secousses historiques.

Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite

« Ce dossier est une bande-annonce de ce qui arrivera aux libertés académiques si un jour l’extrême droite arrive au pouvoir » a déclaré l’avocat du SNES-FSU, Me Ortin.
À la barre du tribunal judiciaire de Paris, la professeure de philosophie Sophie Djigo a défendu bien plus que sa personne les 30 et 31 mars. À travers sa plainte pour diffamation et injures publiques visant neuf personnes, c’est une certaine idée de l’enseignement et de la liberté pédagogique qui se joue. Son procès met en lumière une dynamique plus large : la montée de pressions politiques, souvent portées par l’extrême droite, sur le monde éducatif. Continuer la lecture de Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite

9 mars 1946 : départementalisation des Outre-Mer portée par Aimé Césaire, de l’espoir à la désillusion

Adoptée à l’unanimité le 19 mars 1946, sur la proposition notamment d’Aimé Césaire, jeune député communiste d’outre-mer, la loi de départementalisation visait l’égalité réclamée par les anciennes colonies sucrières. Ce nouveau statut va pourtant participer à renforcer le pouvoir central pour maintenir les Ultramarins en position de citoyens de « seconde zone ».

Pendant des siècles, les territoires colonisés sont pillés de leurs richesses. Dans les écoles, épinglée au mur de chaque classe, la carte des possessions coloniales (années 1930) affiche la puissance du pays. © Albert Harlingue / Roger-Viollet

Par Pierre-Éric Fageol et Gilles Gauvin, historiens.

La loi du 19 mars 1946 sur la départementalisation française de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion marque un tournant majeur dans l’histoire politique des outre-mer et dans celle de la France.

En inscrivant ces territoires dans l’espace national, elle contribue également à faire de la République une puissance présente bien au-delà du cadre européen. Portée à l’Assemblée constituante par plusieurs élus originaires de ces anciennes colonies – parmi lesquels Aimé Césaire, Léopold Bissol, Gaston Monnerville, Raymond Vergès et Léon de Lépervanche –, cette réforme institutionnelle vise à substituer au régime colonial l’application du droit commun républicain. Continuer la lecture de 9 mars 1946 : départementalisation des Outre-Mer portée par Aimé Césaire, de l’espoir à la désillusion

Femmes artistes : les chiffres édifiants du sexisme

Qu’elles soient scientifiques, philosophes, écrivaines… les femmes n’ont cessé, et ne cessent encore, d’être confrontées aux inégalités de genre. Existences ignorées, œuvres invisibilisées, travaux minimisés – si ce n’est réattribués à des hommes – dans de nombreux domaines, même très présentes, il leur est difficile d’exister. C’est particulièrement le cas dans le monde de l’art, comme en fait la démonstration édifiante Anne Bourrassé, commissaire d’exposition et critique d’art, dans un essai passionnant, Les Refusées, au sous-titre évocateur : Les artistes femmes n’existent pas. Une enquête à travers le temps qui réussit haut la main le pari de s’adresser autant au milieu de l’art qu’aux non-spécialistes. Face à cet effacement, quel rôle l’Ecole peut-elle jouer ? Anne Bourrassé répond aux questions du Café pédagogique. Continuer la lecture de Femmes artistes : les chiffres édifiants du sexisme

Ensemble, faisons digue contre l’extrême droite (tribune)

Nous publions cet appel signé par des associations et des syndicats en soutien à la mobilisation citoyenne du 28 mars pour une résistance démocratique.

 

Les États-Unis de Trump, la Russie de Poutine, l’Italie de Meloni, mais aussi le Chili, l’Argentine, la Hongrie, la Slovaquie… Le constat est brutal : la démocratie et les droits humains sont en recul dans le monde, et ce recul s’accélère. Partout où l’extrême droite et les populistes illibéraux passent, les contre-pouvoirs sont attaqués, les droits régressent, à commencer par ceux des plus vulnérables : les immigrés, les minorités, les LGBTQ +, et ceux des femmes. Là où ses idées gagnent du terrain, l’autoritarisme s’installe.

Partout, l’internationale réactionnaire met ses immenses ressources à disposition de celles et ceux qui partagent ses idées. Cette mutualisation crée une force de frappe sans précédent.

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« Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël

La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires occupés palestiniens a dévoilé, lundi, un rapport consacré aux tortures commises par Israël. Elle y documente les rouages d’une « vengeance collective » dont sont victimes plus de 18 500 détenus palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, à Dublin, le jeudi 20 mars 2025. © Brian Lawless/PA Wire

Les Palestiniens sont « dépouillés de tout ce qui ressemble à des êtres humains » par Israël. Cet aveu d’un lanceur d’alerte résume la violence systémique mise en place par le pouvoir israélien et la structure pénitentiaire, qui accompagne le processus de colonisation – comme de génocide enclenché dans la bande de Gaza – au sein des territoires palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour les territoires occupés palestiniens, en dévoile les rouages dans un nouveau rapport, présenté lundi 23 mars devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Elle y rappelle l’usage systématique de la torture par Israël et alerte sur son accélération depuis le 7 octobre 2023. Continuer la lecture de « Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël

Incidents graves à l’école : des écarts qui en disent long (Rapport de la DEPP)

En légère baisse en 2024-2025, les incidents graves signalés dans les établissements scolaires restent un révélateur des inégalités du système éducatif. Marqueurs de tensions et de difficultés, à la fois sociales et scolaires, ils sont beaucoup plus présents dans les établissements publics que privés, et davantage en lycée professionnel qu’en lycée général.

Des signalements plus fréquents dans le second degré

On compte 14 incidents graves pour 1 000 élèves dans le second degré, contre 4 pour 1 000 élèves dans le premier degré. La majorité des incidents graves sont des atteintes aux personnes, essentiellement verbales. 79 % des écoles et 28 % des collèges déclarent une absence d’incident grave.

Un incident sur dix dans le second degré est d’ordre raciste, antisémite, xénophobe ou homophobe, contre un sur vingt dans le premier degré, principalement à l’école élémentaire.

Les auteurs des faits sont majoritairement des élèves, et les victimes sont pour moitié des élèves et pour moitié des personnels. Dans le premier degré, les personnels sont davantage représentés parmi les victimes. Ce sont les principaux résultats de l’enquête annuelle Sivis menée auprès des chefs d’établissement, notamment à la suite de conseils de discipline ou de commissions éducatives.

Des écarts marqués selon les établissements

Derrière les moyennes se cachent de fortes disparités. Les différences entre types d’établissements restent importantes. Dans le second degré, on recense 14 incidents graves pour 1 000 élèves. Ce taux atteint 20 pour 1 000 en lycée professionnel, contre 6 pour 1 000 en lycée général, illustrant les inégalités structurelles du système éducatif.

Le recul du nombre d’incidents correspond à une baisse des signalements déclarés dans les établissements publics. Toutefois, le caractère déclaratif de ces données invite à la prudence dans leur interprétation : certains établissements privés peuvent ne pas souhaiter communiquer sur ces incidents, tandis qu’une hausse des signalements peut aussi refléter une meilleure formation ou une sensibilisation accrue. La note d’information de la DEPP souligne ainsi qu’« une augmentation des signalements peut s’expliquer par une amélioration de la culture de la prévention ou par la reconnaissance progressive de certaines atteintes (par exemple les violences sexistes et sexuelles, le harcèlement, etc.). À l’inverse, un manque de temps des équipes pédagogiques ou d’encadrement, ou la méconnaissance de certains incidents (par exemple lorsque davantage de faits ont lieu sur les réseaux sociaux), peut conduire à une baisse des signalements ».

Les élèves sont très majoritairement les auteurs des faits : 92 % dans le second degré, contre 59 % dans le premier degré, où les atteintes peuvent aussi être commises par des familles d’élèves (30 % dans le premier degré contre 3 % dans le second degré). Dans le premier degré, plus de la moitié des victimes sont des personnels (61 %). Dans le second degré, les victimes sont élèves et personnels à parts égales (41 % chacun).

Des atteintes majoritairement verbales

Huit incidents graves sur dix signalés au collège sont des atteintes verbales aux personnes. Dans le premier degré, 87 % des incidents graves sont des atteintes verbales, contre 80 % dans le second degré. La moitié de ces incidents correspond à des violences verbales.

Les violences physiques représentent 34 % des incidents dans le premier degré, contre 21 % dans le second degré.

Enfin, 12 % des incidents graves relèvent du racisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie ou de l’homophobie dans le second degré, contre 4 % dans le premier degré. Par ailleurs, 15 % des incidents signalés dans le premier degré sont liés au harcèlement, contre 10 % dans le second degré.

Djéhanne Gani

La note de la Depp : Rakotobe M., 2026, « Les signalements d’incidents graves dans les écoles et établissements publics et privés sous contrat en 2024-2025« , Note d’Information, n° 26-03, DEPP

Nîmes : ce que l’on sait de l’agression de militants communistes par des soutiens du candidat de droite Franck Proust

Vendredi 20 mars au soir, quelques minutes avant la fin de la campagne officielle, quatre soutiens de la liste de Vincent Bouget (PCF) ont été attaqués par des partisans du candidat de droite Franck Proust. Deux d’entre eux ont dû être conduits à l’hôpital.

Deux colleurs d’affiches communistes ont été violemment agressés par des colleurs du candidat de droite à Nîmes, Franck Proust. © L’Humanité

La porosité entre droite et extrême droite s’observe aussi dans les méthodes. Vendredi soir, alors que la campagne officielle touchait à sa fin, plusieurs militants communistes ont été violemment agressés à Nîmes (Gard) par des partisans et animateurs de la campagne du candidat de droite Franck Proust. Continuer la lecture de Nîmes : ce que l’on sait de l’agression de militants communistes par des soutiens du candidat de droite Franck Proust

École : la confiance des parents s’effondre, une alerte avant les élections municipales

Chute historique de la confiance, sentiment massif de dégradation, d’inégalités sociales comme territoriales, confiance locale forte vs défiance envers le système éducatif : le baromètre des Sherpas réalisé par l’IFOP révèle une rupture préoccupante entre les familles et le système scolaire. À quelques semaines des municipales, ces chiffres donnent une résonance particulière aux débats locaux : l’école concentre à la fois les attentes de proximité et les inquiétudes nationales. L’alerte est démocratique.

Moins d’1 parent sur 2 estime que le système scolaire assure aujourd’hui l’égalité des chances Continuer la lecture de École : la confiance des parents s’effondre, une alerte avant les élections municipales