Réflexions supplémentaires sur l’économie chinoise : urbanisme, écologie et efficacité par Franck Marsal

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J’ai écrit cet article avant les incendies catastrophiques en Europe et particulièrement en Gironde, où des centaines de milliers d’habitants ont dû être évacués. Tous les pays vont connaître des catastrophes climatiques. Mais le contraste est saisissant entre la puissance d’action publique que nous percevons ici et l’impuissance organisée que nous observons en Europe. Et, nous devinons que cette puissance d’agir se déploie à deux niveaux, dans l’anticipation de la crise et dans la résolution de la crise elle-même – j’y reviendrai dans un article suivant en abordant la présence humaine qui ici, n’est pas supprimée par la technologie pourtant omniprésente. Juste un exemple, des camarades communistes de Gironde ont ressorti un tract de 1999, émanant de syndicalistes de Dassault et proposant que la France engage un programme de conception et de construction d’un nouvel avion bombardier d’eau. La proposition n’a été sérieusement étudiée par aucun des gouvernements successifs et est restée dans les cartons. Les propositions actuelles sont portées par des ingénieurs ayant créé des startups, et sont encore à l’heure des balbutiements. La Chine, à l’inverse, a développé un nouvel avion, le plus gros avions amphibie du monde, l’AG600 Kunlong. Cet avion est capable d’emporter par écopage (directement sur la mer ou sur un lac, donc très rapidement) 12 tonnes d’eau, le double du Canadair actuel. La France, elle, n’a rien anticipé concernant les méga-feux, qui ont frappé le monde depuis déjà quelques années, notamment en Californie et aux USA. Elle se trouve aujourd’hui totalement démunie. Nos pompiers sont trop peu nombreux et insuffisamment équipés (y compris en protection respiratoire, ce qui provoque de trop nombreuses hospitalisations). La France dispose pourtant de tous les savoir-faire nécessaire. Mais, à la différence de la Chine, l’intérêt de classe de la bourgeoise et de ses fondés de pouvoir fait obstacle à la mise en oeuvre des solutions. C’est l’enjeu du renversement du pouvoir de classe et de la construction d’une société socialiste, l’orientation validée par les communistes lors de leur récent 40ème congrès. .

Publié par Franck Marsal

J’ai expliqué précédemment le mode de développement de l’économie chinoise, par vagues successives de modernisation des outils de production. Ces vagues se recouvrent partiellement, mais l’économie voit constamment cohabiter l’ancien et le nouveau dans une dynamique de progrès général. L’ancien peut rester un certain temps en retard sur le nouveau, mais finit par être emporté dans une vague ultérieure. Cette vision dialectique du développement choisi forme aussi la base de la réponses chinoise aux crises écologiques. Il ne s’agit pas d’opposer le développement à l’écologie et à la qualité de la vie, mais de penser le développement afin qu’il apporte des solutions aux problèmes rencontrés.

Cela s’observe dans l’urbanisme et le schéma de développement des villes.

Le déploiement de l’urbanisme chinois est très intéressant et nous a frappé dès notre arrivée par sa structure. Les villes chinoises ont connu une énorme extension durant les dernières décennies. La population urbaine de la Chine a triplé au cours des 35 dernières années, passant de 310 millions d’habitants en 1990 à 947 millions aujourd’hui. Il a donc fallu loger dans les villes chinoises en 35 près de 10 fois la population totale de la France. Ces villes constituent aujourd’hui des ensembles urbains un cran au dessus de ceux de l’Europe. Sur le classement des 100 premières métropoles mondiales, l’ensemble de l’Europe en place 5, dans l’ordre Moscou (14 millions d’habitants), Londres, Paris, Madrid et St Pétersbourg. La Chine en place 17, dont 2 (Guangzhou – 30 millions d’habitants et Shanghai – 28 millions d’habitants) dans les 10 premières. L’essentiel de la croissance démographique de ces aires urbaines est désormais réalisée. Il est intéressant de voir comment celle-ci a été planifiée et gérée et comment la Chine entend désormais gérer progressivement gérer le renouvellement urbain afin d’améliorer la qualité de vie des habitants, selon le principe des villes « construite par et pour le peuple ».

La croissance accélérée des grandes métropoles soulève partout dans le monde des problèmes écologiques, sanitaires et économiques majeurs. On sait que, historiquement, les villes ont été installées par la plupart des civilisations sur les terres fertiles. L’extension des villes consomme donc ces terres fertiles. L’artificialisation massive de grandes aires urbaines crée également des problèmes de gestion de l’eau (rareté en période de sécheresse car connsommation excessivement concentrée) et inondations en périodes de pluies intenses car le sol a perdu sa capacité d’absorption.

La Chine n’a pas réglé ce problème en interdisant l’artificialisation des sols mais en la contrôlant. Les problèmes que nous essayons de résoudre de manière maladroite par des lois, comme la lutte contre l’artificialisation des sols, le maintien de la biodiversité et la bonne gestion de la ressource en eau, ont été réglés ici par la planification.

Dans toutes les villes que nous traversons, nous observons plusieurs aspects :

1) le centre historique est demeuré la partie relativement plus vétuste, entourée d’une périphérie qui frappe par son modernisme.

2) En première périphérie, se trouve un mélange de quartiers de bureaux, de parcs verdoyants et d’habitations.

3) En seconde périphérie, un mélange dominé par de vastes zones vertes, dont d’importantes zones agricoles, et parsemé de zones d’habitations, organisées par grappes, formant des villes nouvelles tout autour de la ville centre.

4) Les quartiers d’habitations modernes sont constitués de séries d’immeubles de 20 à 30 étages, quasiment tous climatisés, formant des ensembles homogènes

5) L’ensemble de ces éléments sont reliés par un réseau multimodal de transport et par un vaste réseau de larges routes et autoroutes. Les transports incluent un réseau de trains de banlieue rapides (jusqu’à 160 km/h) et de métro (à Shanghai, il est prévu que 58 % des habitants soient à moins de 10 minutes à pied d’une station de métro), complété par un vaste réseau capillaire d’autobus assurant la desserte fine.

Ainsi, les zones artificialisées sont limitées et réparties au milieu d’un espace vert à vocation écologique et agricole dominant à la périphérie des villes.

Cette organisation découle de plusieurs principes urbanistiques :

1) Ne pas laisser les villes s’étendre de manière sauvage mais maîtriser l’expansion urbaine

2) Créer des villes satellites, dans lesquelles on peut vivre, travailler et se divertir sans aller dans la ville-centre (« villes 15 minutes »)

3) Créer autour des villes centres des « ceintures vertes » et des « couloirs écologiques » obligatoires et très vastes, qui contribuent à la lutte contre la pollution, au maintien de la biodiversité, à la gestion de l’eau, à la sécurité alimentaire et à la qualité de la vie des habitants. La périphérie forme ainsi une zone intermédiaire entre l’urbain et le rural, sans l’étalement urbain des zones pavillonnaires que nous connaissons en France et plus généralement en occident.

La Chine a ainsi également développé un vaste réseau de trains à grande vitesse pour relier ces villes les unes aux autres. Ces trains sont rapides, nombreux. Ils permettent de se déplacer rapidement entre les grandes métropoles, mais n’oublient pas de desservir – quitte à perdre quelques dizaines de minutes sur le trajet global – des villes moyennes (de moins d’un million d’habitants à l’échelle de la Chine). Il est ainsi fréquent d’avoir un arrêt tous les 80 ou 100 km. La desserte est pensée dans son ensemble afin de répondre aux besoins globaux de la population. Les moyens (lignes, gares et trains) sont dimensionnés pour cela, avec un réseau, une quantité de rames et des dimensions de gares stupéfiantes. L’ensemble est opéré sans créer de concurrence artificielle entre les villes mais au contraire pour obtenir un développement cohérent et harmonieux entre elles.

Ce principe d’organisation permet également d’organiser une logistique, un système de transport et l’ensemble des éléments de vie sociale avec à la fois qualité et coût réduit, d’autant que l’ensemble du développement est pensé en amont. Au lieu d’opposer le développement à l’écologie, les deux sont pensés et déployés ensemble, par la planification de longue durée. Le problème du renouvellement des centres urbains plus anciens peut ensuite être abordé dans la durée, une fois que ces centres ont été désengorgés.

Comme on peut l’imaginer, cette organisation urbaine est à la fois qualitative, écologique et fonctionnelle. Elle répond à un double objectif d’harmonie et d’efficacité, très caractéristique de la culture chinoise. Dans la pensée chinoise, le passé n’est pas fétichisé. Il est une base pour s’ancrer dans le présent et se projeter dans l’avenir. Il n’y a pas d’opposition entre développement et écologie, mais nécessité de penser le développement afin qu’il résolve les problèmes écologiques. Il n’y a nulle part d’opposition non plus entre le riche patrimoine historique et culturel de la Chine mais articulation entre patrimoine, culture historique et modernité. Cette capacité à s’ancrer dans une culture millénaire pour penser la modernité et s’y adapter est tout à fait saisissante et elle plonge ses racines dans l’histoire longue de la Chine, qui, il y a déjà plus de deux mille ans, bâtissait des infrastructures tout à fait impressionnantes, comme le système d’irrigation et de contrôle des crues de Dujiangang, près de Chengdu ou le grand canal Hangzhou – Beijing.

La France a su aussi, a des périodes clés de son histoire, allier tradition et modernité, trouver en elle-même les ressources de son avenir par son inventivité et son esprit créatif. Ce fut une contribution essentielle des communistes, dans la période 1945 – 1946, que de jeter les bases d’une vaste modernisation de notre pays. Cela mena la France à établir le meilleur système de production électrique d’Europe,à maîtriser l’énergie nucléaire, à inventer le train à grande vitesse, à créer une industrie aéronautique de premier plan, à conquérir l’espace proche et à deux doigts d’inventer internet.

La France n’a pas perdu ses capacités, mais un vaste sursaut est nécessaire. Il devra s’appuyer sur la modernisation de 1945 mais aussi tirer les leçons du vaste recul dans lequel l’anti-communiste, le réformisme et le libéralisme nous ont enfermés depuis 50 ans.

Ce que nous disent les feux extrêmes… Par Patrick Le Hyaric

 

Par Patrick Le Hyaric, ancien directeur de l’Humanité.

Les lances à incendie des courageux pompiers apparaissent bien frêles face aux assauts des monstres de feu tentaculaires qui se déploient sans répit. Sans pitié, sans pause, ces flammes s’étirent, s’élargissent, changent de direction comme pour narguer les efforts humains visant à les dompter. Elles dévorent sans compter, s’épandent tantôt en coulées incandescentes, tantôt en hauts murs de feu de vingt à quarante mètres de haut, défiant même les vents naturels pour fabriquer leur propre courant de vents diaboliques, ravageant des champs, encerclant des villages entiers, s’attaquant aux maisons qu’elles enserrent dans de brûlantes tenailles.

Par milliers, elles jettent des familles sur les routes, sonnant l’alarme d’un drame jusqu’ici associé à de lointaines contrées : celui des réfugiés climatiques. Le dragon ne recule devant rien : il avertit qu’il peut neutraliser un aéroport, menacer une centrale nucléaire, détruire une centrale photovoltaïque, bloquer des usines, paralyser la circulation des trains, lécher de ses langues de feu la grande ville, bloquer l’activité économique et imposer le chômage technique. Il ignore les grilles et les murs. Il ne connaît aucune limite de propriété, ni les panneaux d’interdiction. Continuer la lecture de Ce que nous disent les feux extrêmes… Par Patrick Le Hyaric

Landes de Gascogne : la face cachée des incendies

Voici un article comme on les aime dans Histoireetsociete. Merci au camarade qui nous l’a signalé : il y a du grain à moudre et surtout des perspectives d’action.

Source : www.leshumanites-media.com par Dominique Vernis

Incendie Landes de Gascogne, 23 juillet 2026

Les feux de forêt progressent près de la région du Proge, le jeudi 23 juillet 2026. Photo Caroline Blumberg/AP

Qu’ils sont évidemment touchants, les témoignages des personnes évacuées – dont certaines ont tout perdu. Qu’elles sont spectaculaires, les images de Canadair croates ou d’un Airbus A400. Qu’ils sont bouleversants, les récits de pompiers qui luttent autant contre le feu que contre la fatigue. Ce « bruit de fond » permet d’occulter l’essentiel : les causes structurelles d’un embrasement qui ne doit rien au hasard — une forêt-usine plantée en monoculture pour l’industrie du bois, une urbanisation qui a colonisé ses lisières, et des politiques d’adaptation sans cesse repoussées. En Gironde et dans les Landes, ce qui brûle aujourd’hui n’est pas seulement une « forêt » mais une manière d’habiter le territoire qui n’est plus possible (1). Au fait, qui va payer la facture ? Continuer la lecture de Landes de Gascogne : la face cachée des incendies

« Même si les colons détruisent nos oliviers, il faut qu’on replante » : en Cisjordanie, les Palestiniens face à la destruction de leurs terres

Une délégation du PCF s’est rendue en Palestine, notamment pour développer la campagne « Un million d’oliviers pour la paix » visant à aider les agriculteurs palestiniens soumis à ce qu’ils appellent un « génocide silencieux ».

Abou Karim Hamad, le maire de Sebastia Mohammad Azem, Issa El Shattleh de l’association des agronomes arabes et Christine Hernandez responsable délégation PCF, le 19 juillet 2026 en Cisjordanie occupée.Cisjordanie occupée, envoyé spécial.

Maire de Sebastia, une commune de quelque 4 000 habitants située à une douzaine de kilomètres au nord de Naplouse, Mohammad Azem accueille avec chaleur la délégation du Parti communiste français 1.

Une présence qui n’est pas que symbolique, tant ce village est littéralement assiégé par les colons et l’armée israélienne. « Ils ont saisi 55 % de nos terres et pillent les sites archéologiques », dénonce l’édile, rappelant que sa commune est inscrite au patrimoine mondial palestinien en péril par l’Unesco depuis cette année. Continuer la lecture de « Même si les colons détruisent nos oliviers, il faut qu’on replante » : en Cisjordanie, les Palestiniens face à la destruction de leurs terres

AUX COMMUNISTES LA PATRIE PEU RECONNAISSANTE par D. Bleitracht

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Malgré la canicule et le souffle brulant dont elle nous enveloppe, alors que se multiplient les images d’apocalypse d’une France en proie aux flammes, je m’obstine à aller au cinéma. la Bataille de Gaulle, comme la guerre, le deuxième épisode « j’écris ton nom ». j’avais lu des compte rendus enthousiastes même dithyrambiques proclamant qu’il y avait là une ouverture grandiose sur l’Histoire des deux épisodes de Baudry . Dans ces temps de défaite et de trahison, on pouvait se réjouir de voir célébrée la France qui n’aurait jamais arrêté de se battre et la permanence de l’Etat républicain, de ce point de vue le parti pris était intéressant. Oui l’action de De gaulle, relayée par celle de deux hommes Leclerc et Jean Moulin, aujourd’hui bradée, nous a assuré un siège aux Nations Unies une place parmi les vainqueurs et plus tard l’application du programme du CNR. La France jusqu’à Macron n’a pas eu de bases de l’Otan, ne les a pas partagées du côté d’Ormuz, et a eu sa propre dissuasion, elle a même un temps, rompu par Sarkozy, déserté le commandement de l’OTAN, refusé de participer à des aventures en Irak… Prononcé le discours de Phnom Penh . Mais s’il est juste de le célébrer, il est intolérable que l’air du temps s’impose, celui d’un négationnisme du rôle des peuples et de la lutte des classes dans les guerres. Ainsi est-ce que sans les communistes, sans ce qui les a précédés, et ce depuis Valmy, la résistance patriotique de la Commune, peut-on concevoir un modèles républicain universaliste dans l’émancipation et vraiment souverain. Comment peut-on l’oublier et au nom de quoi ce film prétend le gommer ? ce ne sont pas seulement les communistes, l’Union soviétique est également niée, Stalingrad, l’avancée de l’armée rouge et même la manière dont Staline a soutenu la France, est gommé dans ce huis clos de ce qui devient un théâtre de boulevard où l’on retrouve l’histoire de la III e République, celle de Lavisse débouchant sur le pire et le meilleur de l’endoctrinement républicain.

Publié par Danielle Bleitrach

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Article original pour le blog in Histoire et société 

Pourtant le parti pris adopté par Baudry aurait dû faire la part belle aux communistes, comme à l’URSS. puisqu’il s’agit de la manière dont grâce à l’action déterminée de quelques individus la France a échappé au partage et à la mise en tutelle atlantiste qui va désormais gérer le monde en s’accommodant des fascistes. Continuer la lecture de AUX COMMUNISTES LA PATRIE PEU RECONNAISSANTE par D. Bleitracht

«  La lutte des classes n’est plus seulement pour la répartition des fruits du travail, mais aussi pour l’habitabilité du monde » : entretien avec Jacques Baudrier

Adjoint PCF à la mairie de Paris, Jacques Baudrier appelle à se saisir du concept de lutte des classes pour mener la bataille écologique. Avec des propositions pour rendre accessibles les véhicules électriques et la rénovation thermique des logements, comme exemples de mesures répondant à la fois aux exigences sociales et environnementales.

« Les plus riches pourront toujours se construire des bulles climatisées pour se garantir une qualité de vie quand certaines zones du monde vont devenir inhabitables. C’est une question de santé humaine.», explique Jacques Baudrier, adjoint PCF au maire de Paris. © Istock

Les vagues caniculaires des dernières semaines l’ont démontré : les plus précaires sont les premières victimes du réchauffement climatique. Un constat qui rappelle l’exigence, de concilier politique sociale et politique écologique, ce que prône Jacques Baudrier, auteur du livre La bataille pour le climat est une lutte des classes (Arcane 17, 2026). Continuer la lecture de «  La lutte des classes n’est plus seulement pour la répartition des fruits du travail, mais aussi pour l’habitabilité du monde » : entretien avec Jacques Baudrier

La fédération audoise du Parti communiste français change de secrétaire départemental avec la volonté de « renouveler ses forces militantes » + Adhesion

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Envoyé par Patrick Grèze qui nous avait accueilli Franck et moi au nom du mouvement de la paix à Narbonne et qui avait souhaité que se créé les amis d’Histoireetsociete. Vu ce qu’est ce blog qui repose depuis toujours uniquement sur le travail de Danielle Bleitrach avec quelques contributions mensuelles il me parait impossible d’envisager une telle structure, ce qui manque ce ne sont pas les coquilles ce sont les militants et il faut saluer ce que nous avions perçu dans l’Aude, cette volonté de faire face à ce problème en particulier dans l’entreprise. Ce dont témoigne cet article du journal local l’Indépendant. Je crains que le refus de la clarté et le compromis en particulier sur le secteur international fasse perdre beaucoup de temps alors qu’il y a urgence. Chacun prendra ses responsabilités et Franck qui poursuit son voyage en Chine dira mieux le verre à moitié plein et le fait que cette génération du renouvellement ne sera pas gâchée comme bien d’autres.


Article rédigé par Léo Couffin, Journaliste à L’Indépendant

Élue depuis six ans à la tête de la fédération audoise du Parti communiste français (PCF), Sylvie Vilas a cédé sa place à Nicolas Clary, 39 ans, qui s’est fixé plusieurs objectifs, notamment celui de renouveler la force militante du parti.

Le Parti communiste français (PCF) change de chef de file dans l’Aude. Après avoir passé six années à la tête de la fédération audoise, l’élue régionale Sylvie Vilas est remplacée par Nicolas Clary. Âgé de 39 ans, celui qui a adhéré au parti il y a douze ans, d’abord dans les Pyrénées-Orientales avant de rejoindre l’Aude, s’est fixé plusieurs objectifs pour son premier mandat qui dure trois ans. Continuer la lecture de La fédération audoise du Parti communiste français change de secrétaire départemental avec la volonté de « renouveler ses forces militantes » + Adhesion

Comment se reproduisent les inégalités ? (Débat)

Cinquante-six ans après la publication de « la Reproduction » par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, le maintien de l’ordre social et le rôle de l’école font l’objet de nouveaux travaux de recherche.

« La Reproduction est un ouvrage de synthèse et un programme de travail théorique », estime Bertrand Geay. © Loic VENANCE / AFP

Comment naissent les inégalités ? Comment se reproduit l’ordre social ? Quel rôle joue l’école ? Ces questions étaient au cœur d’une émission réalisée par l’humanite.fr qui a réuni les sociologues Bertrand Geay et Monique Pinçon-Charlot et l’ancienne ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, autour de la Reproduction au XXIe siècle, ouvrage collectif sur l’actualité de la sociologie de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron.

La publication de la Reproduction en 1970 marque-t-elle une rupture dans l’étude de la genèse des inégalités ? Continuer la lecture de Comment se reproduisent les inégalités ? (Débat)

Guerre d’Espagne : 90 ans après le coup d’État franquiste, la bataille pour la mémoire continue

Neuf décennies après le coup de force du 17 juillet 1936, le pays de Garcia Lorca refuse toujours de regarder son passé en face. Et de s’acquitter de sa dette historique envers les républicains.

La guerre d’Espagne continue de hanter la mémoire de nombreuses familles, près de quatre-vingt-dix ans après le soulèvement militaire de juillet 1936.
© Droit réservéSéville, Madrid (Espagne), envoyé spécial. 

« Nous venons pour voir la vierge, ce n’est pas un cours d’histoire. » Pour échapper au soleil qui irradie la capitale andalouse, l’enseignante presse le pas en entraînant son groupe à travers le parvis. Non, elle n’a pas emmené ses collégiens jusqu’à la basilique de la Macarena pour leur parler de Gonzalo Queipo de Llano. Dommage.

Sa trentaine d’élèves n’apprendra rien, ici, sur celui qui fut le général en chef de l’armée du Sud. Ni les milliers de touristes qui viennent chaque année admirer le somptueux maître-autel néobaroque. Ici, rien n’indique que c’est à sa base qu’a reposé, jusqu’en 2022, le corps de celui qu’on appelait aussi le « boucher de Séville », responsable d’une répression impitoyable à l’origine de quelque 45 000 morts. Continuer la lecture de Guerre d’Espagne : 90 ans après le coup d’État franquiste, la bataille pour la mémoire continue

Ne laissons pas nos forêts se transformer en brasier

 

Notre forêt brûle. D’après le Système européen d’information sur les feux de forêt (Effis), 40 000 hectares sont déjà partis en fumée depuis le début de l’année.  L’heure n’est pas à la consternation, mais bien à l’action. Les effets du dérèglement climatique sont là, d’où l’urgence d’œuvrer dès à présent à la réduction des émissions ainsi qu’à l’adaptation des populations.

Pour le Parti communiste français, la nécessaire atténuation du dérèglement climatique passe notamment par la mise en œuvre des mesures proposées dans son Plan Empreinte 2050 visant la neutralité carbone d’ici vingt-cinq ans. Toutefois, ces projections ne se fondent pas uniquement sur la seule réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elles visent également à maintenir les puits de carbone que sont les prairies permanentes et les forêts. Or, d’après les rapports Secten du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), la capacité de stockage de carbone du puits forestier a été quasiment divisée par 2,5 en dix ans du fait des maladies, sécheresses et incendies.

Outre l’impératif climatique de protéger nos forêts, ces feux sont également un traumatisme pour les riverains et professionnels du tourisme voyant leur habitation ou leur camping dévasté, mais aussi pour l’ensemble des professionnels de la filière forêt bois, impuissants face à la destruction d’une ressource si précieuse. Continuer la lecture de Ne laissons pas nos forêts se transformer en brasier