Sortir de la dépendance au pétrole et au gaz est une nécessité pour contenir le réchauffement climatique mais c’est aussi indispensable pour assurer l’indépendance de l’Europe et empêcher l’appauvrissement de la population. À l’heure du conflit au Moyen-Orient, cet enjeu se pose avec acuité.
La guerre en Iran a provoqué une crise énergétique qui ne cesse de s’aggraver. La flambée des prix du pétrole et du gaz alimente celle des carburants mais aussi celle des produits agricoles au point de menacer la sécurité alimentaire. L’industrie vacille dangereusement. Des secousses aux nombreuses répliques, au-delà du fragile cessez-le-feu conclu mercredi 8 avril entre l’Iran et les Etats-Unis1. Sortir de la dépendance au pétrole et au gaz est plus que jamais d’actualité.
La guerre, c’est l’horreur absolue, l’anti-humanisme incarné avec ses bombes qui ne laissent au sol que des cratères de sang et de larmes, de souffrances et d’amputations, de destruction et de saccage de la nature.
Les critiques s’indignent car le budget de Trump augmenterait les dépenses militaires totales de plus de 40 % par rapport à l’exercice fiscal en cours. Mais est-ce qu’on mesure bien nous en France le coût de cette action de la planche à billet de la monnaie universelle qui peut engendrer une crise type celle des subprimes qui a été purement spéculative et dans laquelle la Chine a joué les amortisseurs, plus une crise pétrolière réelle type celle de 1973, et celle encore ouverte sur d’autres ressources y compris les engrais, l’hélium, l’helium lié au choc gazier. Demain nous insisterons sur cette dimension et le caractère léger des mesures envisagées qui n’osent pas s »attaquer à la réalité de ce qu’est la situation géopolitique (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, était l’invité de En toute franchise sur LCI.
Au programme de cette émission :
guerre au Moyen-Orient, tensions avec l’Iran,
rôle des États-Unis, choc pétrolier, hausse des carburants, pouvoir d’achat, énergie,
salaires, nationalisation de Total,
présidentielle 2027 et stratégie de la gauche.
Dans cet échange, Fabien Roussel défend une diplomatie française et européenne indépendante, alerte sur les conséquences de la guerre pour les peuples et pour les Français, et avance des propositions concrètes pour protéger le pouvoir d’achat :
blocage des prix de l’énergie
baisse des taxes sur les carburants
baisse du prix de l’électricité
création d’un pôle public de l’énergie
indexation des salaires et des retraites sur l’inflation
Il revient aussi sur l’avenir de la gauche, les débats autour de 2027 et la nécessité de remettre le projet au centre.
Je voulais tout simplement vous dire quelques mots d’introduction pour saluer et remercier, en notre nom à tous, l’ensemble des militantes et des militants du Parti communiste français qui, depuis des mois, ont mené une bataille politique formidable sur le terrain, au plus près des habitants, pour présenter des projets, convaincre et argumenter. C’est leur mobilisation, partout sur le territoire, dans toutes les fédérations, dans nos petits villages comme dans nos grandes villes, qui a permis de donner de la force et de l’énergie à nos campagnes municipales. Et c’est aussi grâce à eux, grâce à elles, que les listes de large rassemblement ont pu gagner dans toute la France.
Bien sûr, nous avons subi quelques revers difficiles à avaler. Mais partout, nos camarades se sont battus avec sincérité et honnêteté pour défendre des programmes au service des habitants, de l’être humain, du pouvoir d’achat, des services publics et du climat, au service des belles valeurs de la République.
Je vous propose que, tous ensemble, nous les remercions et que nous applaudissions chaleureusement et fraternellement toutes les belles, et très belles, victoires de nos camarades à Nîmes, mais aussi à Martigues, Échirolles, en Île-de-France, à Montreuil, Vitry, Bagneux, Villejuif, Gennevilliers, Noisy, Mitry, et dans plus de 400 communes de France métropolitaine. On peut les applaudir chaleureusement.
Ces centaines de maires communistes et apparentés, à travers tout le pays, constituent un point d’appui fondamental, direct et concret pour l’avenir de notre pays. Grâce aux milliers d’élus de notre sensibilité qui siègent désormais sur les bancs des majorités comme de l’opposition, dans des centaines de conseils municipaux, le Parti communiste français demeure la seconde force à gauche, riche et fier de son implantation.
Alors, mes camarades, bravo à toutes et à tous, et tous nos encouragements et nos meilleurs vœux pour votre mandat.
Intervention du secrétaire national en ouverture du CN
Le Grand Entretien sur France Inter
Je rejoins le PCF, je veux prendre ma place dans les combats d’aujourd’hui et de demain…
« Monsieur le président, je vous fais une lettre que vous lirez peut-être… » Quelle école voulons-nous : l’école doit-elle devenir un instrument de défense nationale ?
Enseigner la citoyenneté et la cohésion ne pourrait-il pas se faire dans une Ecole où tous les élèves apprennent ensemble, dès lors ne faudrait-il pas s’acharner à lutter contre le tri social, la ségrégation subie comme choisie et le phénomène de séparatisme croissant à l’œuvre aujourd’hui dans nos écoles ? Continuer la lecture de De l’école à la caserne : la jeunesse en uniforme ? In Caf. Péda.
Depuis trois semaines, le Moyen-Orient s’embrase. Face à l’escalade militaire et aux violations du droit international, Cécile Cukierman interpelle le gouvernement au Sénat.
➡️ Condamnation de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran
➡️ Refus de la logique de guerre et de la “guerre préventive”
➡️ Défense du droit international, de la paix et de la souveraineté des peuples
➡️ Alerte sur les conséquences économiques pour les Français
➡️ Appel à des mesures concrètes : cessez-le-feu, embargo sur les armes, sanctions
🟥 “On n’impose pas la démocratie par la guerre. On ne construit jamais la liberté sur la destruction.”
📢 Une intervention forte pour une voix indépendante de la France sur la scène internationale.
Mercredi 25 mars 2026. Ce qui commence à grandir en Amérique latine c’est la perception que dans sa formidable résistance Cuba n’est pas seulement un exemple, c’est une question de politique intérieure de la manière dont les peuples soumis au diktat impérialiste jusqu’à l’asphyxie vont répondre. Et c’est la question que l’on peut se poser en France dans le congrès du PCF. Il ne s’agit pas seulement d’une solidarité charitable à un peuple injustement traité il s’agit de la souveraineté du peuple français et de ce que cette asphyxie impérialiste signifie pour la classe ouvrière, les couches populaires, la jeunesse. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Cette aventure malheureuse ne fait qu’attiser l’opposition intérieure de Trump. L’image des États-Unis dans le monde s’est considérablement dégradée. (Photo AP)
L’île, son histoire et ses habitants forment un pays magnifique. Trump, en revanche, est un individu qui n’aurait jamais dû devenir président de notre voisin du nord. Mais tous deux sont, presque inévitablement, au cœur de la politique intérieure américaine. Ils suscitent, sans aucun doute, la plus vive et la plus profonde préoccupation de notre nation. L’homme et la situation désastreuse qu’il impose aujourd’hui aux Cubains sont devenus le centre de l’attention, des préoccupations et des sentiments des Mexicains.
D’un côté, le président, figure incontournable de la sécurité sous toutes ses formes. Cuba, aujourd’hui soumise aux traitements les plus brutaux, les plus flagrants et les plus inhumains, cherche à éviter cette situation indésirable, désormais inévitable. Entre ces deux extrêmes, la présidente du Mexique s’est positionnée, guidée par le devoir et la passion. Et c’est entre ces deux figures qu’elle a consacré une part importante de son temps et de son énergie.
Et, à en juger par les apparences, cela va perdurer. En réalité, ces deux forces qui façonnent le présent en disent long sur l’état actuel du pays et la nature de son gouvernement. L’une lui permet de se défendre habilement contre les pressions quotidiennes, tandis que l’autre met à l’épreuve notre résilience face aux épreuves que traverse ce peuple courageux. Ce qui ne saurait être réduit à un simple malentendu ou à une mauvaise interprétation de l’intérêt personnel est exigé par Cuba car, véritablement et par choix, elle est vitale pour les Mexicains.
Que cette catégorie soit obstinément niée, affirmée ou fermement acceptée, les alternatives à concevoir doivent partir de ce constat. L’exécution même des plans et des projets est incontestable. Plusieurs d’entre eux sont élaborés avec soin au fil des jours. La triste et maladroite volonté de certains médias de rejeter la faute sur les dirigeants cubains successifs contribue à la situation désastreuse actuelle. Ces cris et ces accusations ne sont, en réalité, que le reflet de peurs, de haine et de mépris de classe.
On ne saurait porter aucun jugement sur ceux qui, délibérément et perversement, minimisent les effets d’un dessein impérial sauvage, abusif et criminel. Tenter de minimiser le siège – ou le blocus, si vous préférez – que subissent les Cubains est non seulement d’une stupidité sans nom, mais aussi honteux et totalement dépourvu d’empathie. L’élite américaine, de concert avec les exilés cubains, est allée jusqu’à fabriquer et exporter des nuisibles, et même à faire exploser des avions en vol pour parvenir à ses fins infâmes. Le refus persistant d’accès à certains traitements et médicaments complète à lui seul un tableau impardonnable.
Elles blessent les individus au plus profond d’eux-mêmes et entravent les efforts en matière de santé. Mais nous ne devons pas non plus oublier le gel des avoirs, le sabotage, les crimes et l’utilisation illégale des systèmes de contrôle monétaire et bancaire. Nous ne pouvons pas non plus ignorer ou minimiser les milliers d’autres méthodes utilisées presque quotidiennement pour entraver le développement sain de leur économie et leur bien-être. Cela est particulièrement vrai lorsqu’on considère une structure financière dépourvue des mécanismes nécessaires pour mettre en œuvre efficacement des contre-mesures qui lui permettraient de remédier à ces carences imposées et d’atteindre l’équilibre.
Le dernier outrage de cet esprit impérialiste, dénué de toute humanité, est le blocus énergétique imposé. Interdire à un pays d’envoyer aux Cubains les produits de première nécessité – même en quantité minimale – revient à s’engager dans une confrontation dangereuse. Si une telle confrontation n’a pas eu lieu, c’est grâce aux calculs prudents d’autrui. Trump, dans ses fanfaronnades, semble tout risquer. Peu importe qu’il se rétracte souvent, pris au piège de mensonges et de promesses, dans de nombreuses autres situations conflictuelles.
Cette aventure malheureuse attise de plus en plus l’opposition intérieure de Trump. L’image des États-Unis dans le monde s’est dégradée à un niveau préoccupant. L’opposition locale – qu’elle soit partisane, médiatique ou économique – exacerbée par les risques multiples et variés que représente ce conflit, continue de tirer la sonnette d’alarme. Les catastrophes annoncées s’accumulent rapidement et menacent la tranquillité et le dynamisme des citoyens.
Le gouvernement Morena reste déterminé à améliorer les conditions économiques afin de garantir la justice distributive promise. Les préparatifs des prochaines élections se poursuivent, non sans précautions et défis. Les perspectives semblent favorables à la poursuite de la Quatrième Transformation, sous une forme améliorée.
La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires occupés palestiniens a dévoilé, lundi, un rapport consacré aux tortures commises par Israël. Elle y documente les rouages d’une « vengeance collective » dont sont victimes plus de 18 500 détenus palestiniens.
Le président des États-Unis est prêt à l’escalade militaire avec l’Iran malgré les risques sécuritaires et économiques mondiaux. Le site Axios indique le milliardaire pourrait envisager une opération contre l’île stratégique de Kharg. Une fuite en avant inquiétante.