Délocalisations, mise en concurrence… En France comme en Allemagne, les syndicats redoutent que les constructeurs poursuivent la même politique délétère, malgré une nouvelle pluie d’aides publiques.
«À ce rythme-là, autant les nationaliser : ça ira plus vite ! » Entre colère et ironie, ce trait d’humour d’un syndicaliste reflète bien l’état d’esprit qui prévaut sur le terrain, à l’heure où l’État s’apprête à signer un énième chèque aux constructeurs français. Le 12 octobre, Emmanuel Macron annonce face caméras son intention de lancer la France sur la voie de l’avenir. 30 milliards d’euros vont ruisseler sur différents secteurs ciblés pour leur caractère décisif dans la transition énergétique (hydrogène, aérien, automobile, etc.). Les constructeurs tricolores espèrent capter un gros morceau des 4 milliards d’euros mis sur la table pour les transports.











L’amendement 366 de la loi « portant diverses dispositions de vigilance sanitaire » a t-il un avenir ? S’il en avait un il faudrait s’interroger sur des motivations cachées. Car à l’évidence ceux qui sont susceptibles de l’utiliser n’en veulent pas.