Santé, services publics, transports, emplois, vie sociale, écoles…
Avec Yann Berhault, maire de Jarcieu (38) • Kim Delmotte, maire de Cheptainville (91) • Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne
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Santé, services publics, transports, emplois, vie sociale, écoles…
Avec Yann Berhault, maire de Jarcieu (38) • Kim Delmotte, maire de Cheptainville (91) • Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne
Professeur agrégé au département de sociologie et d’anthropologie de l’université Paris-VIII, Fabien Truong est connu pour ses enquêtes au long cours sur la jeunesse de banlieue. Il est aussi réalisateur et écrivain, auteur de récits littéraires et d’un roman noir aux accents de polar social, Routines. Ce week-end, il a arpenté pour l’Humanité les allées de la Fête.

Le RER D est lancé. Il quitte la capitale : cap vers le sud, au cœur de l’Essonne. Le wagon est animé, empli de ces trajectoires à l’air aléatoire mais pourtant si déterminées. Je dénombre : 33 personnes, toutes d’apparence non blanche, à l’exception d’un jeune homme à l’air pirate, avec de longs cheveux tirant vers le roux, enserrés dans un bandana noir à flammes orange. Je prends les paris : sûr que lui aussi, il y va. À la Fête. Continuer la lecture de « Si la Fête reste imparfaite, il s’y transmet toujours un esprit de luttes » : une socio-analyse poétique de la Fête par le sociologue Fabien Truong

Le 13 septembre dernier, Julien Sueres, candidat déclaré à l’élection municipale de 2026 a officialisé l’arrivée d’un renfort de poids sur sa liste « Castelsarrasin en commun » : Christian Garcia, policier à la retraite et syndicaliste. Continuer la lecture de Municipales 2026 à Castelsarrasin : Julien Sueres accueille Christian Garcia sur sa liste (Opinion.com)
Après la première salve de mobilisations du 10 septembre, et à quelques jours de l’appel à la grève du 18 par l’intersyndicale, la secrétaire générale de la CGT était l’invitée de l’Agora de la Fête de l’Humanité, ce samedi 13 septembre. « Tous en grève dans votre boîte le 18 septembre car il faut enterrer le budget dans le musée des horreurs », a lancé la syndicaliste.

C’est sous les applaudissements que la secrétaire générale de la CGT a débarqué sur la scène de l’Agora de la Fête de l’Humanité, samedi 13 septembre. Et Sophie Binet n’a pas perdu une minute. Elle a attaqué bille en tête sur la question du moment, celle de la nomination par Emmanuel Macron d’un autre de ses fidèles à Matignon alors même que sa politique est décriée à l’Assemblée mais aussi dans la rue.
Fabien Roussel a fixé des lignes rouges – dont l’abandon du budget Bayrou, l’abrogation de la réforme des retraites, la hausse des salaires – à l’intention du premier ministre, sous peine de censure. Le secrétaire national du PCF a aussi affirmé ne pas vouloir renouveler l’accord scellé par le Nouveau Front populaire en l’état, en cas de dissolution de l’Assemblée nationale, au profit d’un nouvel accord qu’il appelle de ses vœux.

Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a profité de cette première journée à la Fête de l’Humanité 2025, pour inviter à la mobilisation sociale en cette rentrée, à l’occasion d’un déjeuner de presse. Actualité oblige, le maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) a confirmé que le PCF « ne censure pas a priori » le prochain gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu, nommé Premier ministre mardi 9 septembre. Et de préciser immédiatement : « Il doit envoyer des signaux rapides aux Français : augmentation des salaires, abrogation de la réforme des retraites, taxes sur les plus riches, débattre des aides aux entreprises, estime Fabien Roussel. Mais si c’est pour passer de 44 milliards à 39 milliards d’économies, ce n’est même pas la peine de nous appeler. Nous n’avons pas peur ni de censurer ni d’une dissolution. »
Lire aussi: Un discours de classe
La Fête de l’Humanité qui s’ouvre ce vendredi, au Plessis-Pâté (Essonne), dans un contexte politique explosif, offrira un point de ralliement à tous ceux qui cherchent à inventer un avenir de progrès.

Traditionnellement, c’est un de ces rendez-vous qui comptent dans une rentrée sociale parfois maussade, un long week-end passé à refaire le monde que l’on attend avec une fébrilité joyeuse. Et cette année, peut-être un peu plus que d’habitude.
« Pour tout militant syndical, la Fête de l’Huma, c’est le lieu où il faut être, résume Baptiste Talbot, membre du bureau confédéral de la CGT, qui s’y rendra comme tous les ans. Mais en cette période, on a plus que jamais besoin que les forces de progrès travaillent à faire émerger une alternative pour changer la donne dans ce pays. Il faut ouvrir les voies du possible. » Continuer la lecture de La Fête de l’Humanité, au diapason des luttes de la rentrée sociale
La cure d’austérité proposée par François Bayrou ciblait les patients chroniques. Les remboursements à 100 % sont ainsi dénoncés comme abusifs et devraient, selon le pouvoir macroniste, être plus strictement encadrés.

Olivier Cussenot, Chirurgien urologue, président de l’Association nationale des patients malades du cancer de la prostate
Alors que l’assurance-maladie réfléchit à une sortie du dispositif ALD (affection de longue durée et remboursement à 100 %) des « cancers en phase de rémission », il faut rappeler qu’adapter notre système de santé au contexte socio-économique, ce n’est pas rogner les remboursements des maladies graves : c’est repenser en profondeur comment assurer la protection sociale pour les maladies de longue durée, comme le cancer.
Depuis plus de vingt ans, le remboursement des soins repose sur la tarification à l’acte (T2A) : chaque consultation, examen ou intervention correspond à un paiement par l’assurance-maladie directement au fournisseur de soins ou au patient pour le rembourser. Pensée à l’origine comme un outil vertueux, elle est maintenant touchée par la malédiction d’Erysichthon (qui se mange lui-même). Continuer la lecture de Affection de longue durée : les malades sont-ils trop remboursés ? (2/2)
« Près de 4 enseignants sur 10 ont plus de 50 ans en France ». Dans un contexte de pénurie et crise du recrutement, que dit le rapport de l’OCDE sur le métier enseignant : vieillissement, manque d’attractivité du métier, salaires inférieurs. Quelles sont les spécificités françaises ? des professeurs plus âgés avec plus d’élèves, moins bien payés, avec un milieu de carrière oublié, plus de contractuels dans le second degré. Tour d’horizon sur la question du métier de professeur. Continuer la lecture de Que dit le rapport de l’OCDE sur le métier enseignant ? Réponses : vieillissement, manque d’attractivité du métier, salaires inférieurs

L’usine verrière de Vayres (Gironde) a été construite après les 30 glorieuses, pour répondre aux besoins locaux de la région vinicole la plus importante de France. En 2023, un investissement a permis la rénovation d’un four permettant au site de baisser de 20% sa consommation énergétique.
Près de 75 % de la production est livrée aux clients dans un rayon de 100 km aux alentours de l’usine, ce qui permet d’optimiser l’empreinte carbone en termes de transport et de se trouver au cœur des besoins. Continuer la lecture de La désindustrialisation (presque) silencieuse, compte rendu du rassemblement de la CGT devant la verrerie de Vayres (Video: le discours de Sophie Binet) par Franck Marsal

À l’attention de M. Bruno RETAILLEAU
Ministre de l’Intérieur
11 place Beauvau
75800 Paris Cedex 08
Paris, le 08 septembre 2025
Monsieur le ministre,
J’ai pris connaissance avec stupéfaction du décret portant répartition de l’aide publique aux partis politiques, publié le 6 septembre dernier.
En effet, si ce décret vise à appliquer l’article 9-1 de la loi de 1988 sur la transparence de la vie financière, article modifié par la loi 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, il tourne, dans les faits, résolument le dos à l’esprit de cette dernière qui visait à renforcer la représentation des femmes au sein de nos institutions.
Ainsi le Parti communiste Français voit sa part d’aide publique annuelle amputée de plus de 68.000 euros, non parce qu’il a renoncé à l’égalité entre les femmes et les hommes mais parce qu’il a eu le courage de présenter plus de femmes que d’hommes, dans une élection qui se traduit globalement par une sous-représentation des femmes sur les bancs de l’Assemblée nationale.
Cette sanction financière appliquée à la seule force politique qui a présenté plus de femmes que d’hommes aux élections législatives de 2024 relève de l’absurdité la plus totale alors même que de grands partis préfèrent, eux, être pénalisés financièrement plutôt que de satisfaire à la loi et participer à l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.
Je vous demande donc de revenir à l’esprit de la loi de 2014, en renonçant à cette pénalité financière parfaitement ubuesque, à contre-courant de l’histoire.
Le Parti Communiste Français, ainsi sanctionné pour sa contribution à l’égalité réelle, ne renoncera pas à son combat historique pour les droits des femmes, pour leur juste représentation dans nos institutions et au partage de tous les pouvoirs dans notre société.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le ministre, l’expression de ma considération distinguée.
Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF