Publié mardi 15 avril, le baromètre annuel des droits des personnes malades réalisé par France Assos Santé atteste d’une augmentation des pénuries de médicaments, des difficultés d’accès aux soins et des dépassements d’honoraires.
Voici à titre d’information ce qu’en l’état de ce qu’a déjà réussi à imposer au monde l’impérialisme en faillite et ses brillants « alliés » de l’OTAN, dont notre propre président et gouvernement, l’UE, et qu’il parait difficile d’éviter. Ce qui nous devrait nous conduire si nous avions le moindre bon sens à deux attitudes politique, la première d’imposer que cela s’arrête et la seconde de voir qui va déjà payer la note de ces folies bellicistes (sans parler de celle de ceux qui ont tout fait pour nous conduire là en contribuant activement à diffuser la propagande de l’OTAN y compris au sein du PCF, de l’Humanité, de la CGT comme dans toute la gauche) . Ces deux urgences politiques nous conduisent à ce qu’a compris Pedro Sanchez à savoir qu’il n’y a pas le choix entre le monde multipolaire et une troisième voie mais bien entre le monde multipolaire et le fascisme, la guerre et celle-ci est déjà là. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
par Ionès Jaoulane, Directeur investissements
Le Fonds monétaire international a publié ce mardi 14 avril ses nouvelles prévisions de croissance mondiale, et le tableau est alarmant : le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran a définitivement enterré les espoirs d’une année 2026 synonyme de reprise, où la croissance mondiale aurait pu atteindre 3,4 %. À la place, le chef économiste du FMI Pierre-Olivier Gourinchas présente trois scénarios — tous mauvais — qui dépendent essentiellement de la durée des hostilités et de leurs répercussions sur le détroit d’Ormuz.
Dans le meilleur cas, un conflit court limiterait la casse à une croissance de 3,1 % et une inflation à 4,4 % ; dans un scénario intermédiaire, le baril grimpant à 100 dollars ferait chuter la croissance à 2,5 % et forcerait les banques centrales à remonter leurs taux ; dans le pire des cas enfin, avec un pétrole à 125 dollars en 2027 et des prix du gaz bondissant de 200 % en Europe et en Asie, la croissance mondiale tomberait à 2,2 % — frôlant le seuil de récession que le FMI fixe à 2 %, un phénomène rarissime qui ne s’est produit que quatre fois depuis 1980.
Et malgré l’annonce d’une trêve temporaire, Gourinchas est catégorique : « Le mal est déjà fait. »
La paix, si elle advient, ne suffira pas à effacer les cicatrices économiques d’un conflit qui a déjà changé la donne pour des millions de ménages et d’entreprises à travers le monde.
Photographie Wikipédia / Yayasurwikiblg
La disparition de Roger Establet, le 8 avril 2026, marque d’abord la perte d’une figure majeure de la sociologie de l’éducation. Avec lui disparaît le chercheur qui a su poser une manière d’interroger l’école, non pas perçue comme une institution isolée mais comme profondément inscrite dans les rapports sociaux.
Né en 1938, ancien élève de l’École normale supérieure et agrégé de philosophie, Roger Establet s’oriente très tôt vers la sociologie. Il fera l’essentiel de sa carrière à l’Aix-Marseille Université où il est professeur et participe à structurer durablement les sciences sociales dans le paysage universitaire français. Continuer la lecture de Roger Establet : penser l’école dans la société capitaliste
A travers la crise déclenchée par les Etats-Unis et Israël il y incontestablement une nouvelle étape dans la construction du monde multipolaire dont nous esquissons aujourd’hui les contours. Parallelement si la Russie paraît plus audacieuse sur le plan du défi c’est que vu le régime de sanctions auquel elle est soumise et sa capacité à jouer sur ses ressources autant que sur ses proximités elle peut avancer. paradoxalement comme elle conservé la diplomatie la plus crédible elle peut également se poser en arbitre. Son partenariat avec la Chine et même avec des nations comme l’Inde, ce qu’elle conserve de l’URSS lui accordent un rôle tout a fait original qui fait avancer les BRICS vers un mode d’intégration dans le respect des priorités nationales. Comme ici où elle ne se pose pas seulement en pays producteur d’énergie mais de sécurité alimentaire. (note et traduction de danielle Bleitrach)
La Russie a appelé les pays BRICS à constituer des réserves alimentaires face à la crise mondiale provoquée par la guerre au Moyen-Orient. (Photo AFP)
Moscou. Alexandre Maslennikov, secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe, a affirmé que la Russie, premier exportateur mondial de blé, devrait constituer des réserves alimentaires communes avec les autres membres des BRICS et les voisins de l’ancienne Union soviétique afin de contrer les risques pesant sur la sécurité alimentaire mondiale du fait du conflit au Moyen-Orient. Continuer la lecture de La Russie appelle les BRICS à constituer des réserves alimentaires face à la crise au Moyen-Orient.
Effectivement et pour appuyer les recommandations de Jakline Boyer voici le genre d’information assortie sur facebook de la stigmatisation suivante « média contrôlé par le gouvernement chinois », sous entendu la presse serait plus libre sous le régime des investisseurs capitalistes type Bolloré ou Bouygues. Celle-ci selon cette « doxa » ne peut l’être puisque émanant du gouvernement chinois. Qui est communiste de surcroit, ce que n’est plus l’Humanité. Celle-ci a choisi « l’objectivité » supposée de ses journalistes qui étaient de moins en moins encartée en relayant grâce à Kaminka la propagande de l’OTAN selon le consensus imposé au reste des médias. Aujourd’hui la dite Humanité a choisi de refléter les empoignades et coups de poignards du prurit électoraliste qui est sensé être la politique en faisant la campagne du sieur Melenchon c’est-à-dire la destruction de tout ce qui n’est pas lui et ses adeptes survoltés. Ce qui aboutit logiquement à l’interdiction du courant communiste élu au dernier congrès… et son secrétaire… Continuer la lecture de S’informer à Pékin ? Quand même l’Humanité en est à interdire les communistes au profit des étripages électoralistes…
Sortir de la dépendance au pétrole et au gaz est une nécessité pour contenir le réchauffement climatique mais c’est aussi indispensable pour assurer l’indépendance de l’Europe et empêcher l’appauvrissement de la population. À l’heure du conflit au Moyen-Orient, cet enjeu se pose avec acuité.
La guerre en Iran a provoqué une crise énergétique qui ne cesse de s’aggraver. La flambée des prix du pétrole et du gaz alimente celle des carburants mais aussi celle des produits agricoles au point de menacer la sécurité alimentaire. L’industrie vacille dangereusement. Des secousses aux nombreuses répliques, au-delà du fragile cessez-le-feu conclu mercredi 8 avril entre l’Iran et les Etats-Unis1. Sortir de la dépendance au pétrole et au gaz est plus que jamais d’actualité.
NDLR de Démocrite: Une analyse pertinente en temps réel d’une crise du capitalisme à son seul profit… Avec des conséquences à venir catastrophiques!
Il faut être logique: vous ne voulez pas remettre en cause le capitalisme alors acceptez en la logique . Dans la logique inaugurée dans les années 70 mais qui a pris toute son ampleur dans les années 80(le tournant de la rigueur en France et la manière de céder aux marchés) et 1990 (la contrevolution en URSS) , Michel Edouard leclerc a raison le PDG de total a eu un « coup de génie » dont peuvent le féliciter ses actionnaires… Faut-il expliquer que Total n’est plus une société française mais un groupe détenu en partie par des investisseurs internationaux. Poursuivre dans cette voie est la seule proposition des capitalistes mais qui défend réellement le socialisme, s’interroge sur le contexte international qui cherche à échapper à cette logique? Le débat doit porter sur autre chose et faire monter la haine entre gens qui n’ont rien à proposer qui soit concret et à mettre en oeuvre, nous sommes dans l’incantatoire!
Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique E.Leclerc et porte-parole du mouvement, a loué la stratégie de TotalEnergies dans le contexte des tensions au Moyen-Orient, évoquant un «coup de génie» de Patrick Pouyanné, reposant sur des achats de pétrole réalisés en amont de la crise.
Excellent texte de Gabriel Rockhill qui décrit en fait le socialisme ce moment paradoxal où le parti révolutionnaire construit le communisme avec les ruines du capitalisme. Alors qu’une certaine gauche occidentale pense que si le socialisme n’est pas idéal il ne peut pas mener au communisme, ils nient l’expérimentation, la critique et l’art de profiter de ses erreurs voire de celle des autres. Et il retrouve ce qui est effectivement essentiel dans l’impérialisme la lutte pour la souveraineté et dans ce cas l’aspect « autoritaire » n’est pas imposé par le pouvoir socialiste mais par l’impérialisme. Il ne s’agit pas seulement de « comprendre », il s’agit d’une conscience théorique pratique, tout ce que j’ai tenté à partir de l’expérience cubaine et de ce qu’elle m’a permis de comprendre de la Chine, de partager avec mes contemporains et qui se heurte à l’abandon de tout ce que nous avions acquis collectivement et qui a été liquidé par l’eurocommunisme.Je joins à ce texte un petit film sur Lénine à Paris, ne pas oublier qu’il a voulu être enseveli dans le drapeau de la Commune de Paris, tant cet échec terrible français avait apporté plus que certains acquis, il avait apporté à Marx, la nécessité de la dictature du prolétariat dans le socialisme. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Lénine a décrit un jour une scène où un alpiniste, cherchant à atteindre un sommet encore vierge, fut « contraint de rebrousser chemin, de redescendre, de chercher un autre itinéraire, peut-être plus long, mais qui lui permettrait d’atteindre le sommet ». À distance respectable, des personnes en contrebas observaient ses mouvements à la longue-vue et se moquaient cruellement de lui pour son échec. Continuer la lecture de Lénine et la dialectique du socialisme
La guerre déclenchée par Washington et Tel-Aviv contre l’Iran n’est pas « là-bas ». Elle est déjà dans le porte-monnaie des Français.es. Elle vient s’ajouter au conflit en cours en Ukraine avec ses conséquences sur les peuples, bien au-delà des champs de bataille.
Même si la perspective d’un cessez-le-feu se concrétise, c’est déjà un tsunami budgétaire pour les ménages, mais aussi pour nos entreprises, nos collectivités et nos services publics. Notre pays fait face à un choc économique mondial.