Mort de Madeleine Riffaud, sentinelle d’un siècle de tempêtes

La résistante, poétesse et journaliste, qui couvrit pour l’Humanité les guerres d’Algérie et du Vietnam, s’est éteinte à l’âge de 100 ans.

 

Une héroïne s’en est allée. Son legs : tout un siècle de combats. Madeleine Riffaud, poétesse, résistante, ancienne journaliste à l’Humanité, est décédée ce mercredi 6 novembre. Elle était un personnage de roman, à l’existence tramée par la lutte, l’écriture, trois guerres et un amour. Une vie d’une folle intensité, après l’enfance dans les décombres de la Grande guerre, depuis ses premiers pas dans la résistance jusqu’aux maquis du Sud-Vietnam.

Dans son appartement parisien, la vieille dame, front plissé, traits durs, regard perçant malgré la cécité, dépliait d’elle-même un récit sûr, précis, ponctué du pépiement des oiseaux qui l’entouraient, dans leurs grandes volières. Vêtue de noir, ses longs cheveux toujours nattés de côté, elle fumait, en se remémorant l’intime et l’histoire, et jusqu’à la première blessure, longtemps enfouie dans l’oubli, un viol enduré alors qu’adolescente, elle devait passer la ligne de démarcation pour rejoindre le sanatorium. La tuberculose était tombée sur elle comme un malheur de plus, dans l’exode, alors que sa famille fuyait Paris occupé. Continuer la lecture de Mort de Madeleine Riffaud, sentinelle d’un siècle de tempêtes

Le PCF hausse le ton sur l’industrie et dénonce le « diktat des actionnaires »

 

Nous empruntons à Libertéactus le site du Pas de Calais cet article qui dit les raisons du choix d’histoireetsociete non pas, comme le dit un malade à l’esprit bloqué qui périodiquement expose ses délires groupusculaires, “en s’alignant sur Roussel” qu’il hait d’une manière pathétique, mais bien en considérant que c’est en défendant des positions de classe, en particulier “le produisons français” que l’on pourra reconstruire une autre conception internationaliste, antiguerre et pas dans des “idéologies” qui divisent la classe ouvrière et les couches populaires et finissent par faire un tapis rouge à des Trump. Oui ! cette déclaration du PCF et la ligne qu’elle trace est la seule base d’une reconquête face au déclin français, face au fascisme c’est-à-dire la manière dont l’impérialisme choisit le conservatisme et la répression des droits des individus, seul le parti communiste est un rempart malgré sa faiblesse numérique et surtout politique. Mais il est le seul à demeurer progressiste et internationaliste sur des bases de classe. Tout reste à faire, si vu l’état de l’opinion publique en France comme dans le reste de “l’occident” la tâche sera difficile. Parce que le produisons français ne peut pas être celui que proclamait Marchais mais bien une réflexion sur les coopérations, le refus de la guerre et sur les formations d’une classe ouvrière aujourd’hui… (note de Danielle Bleitrach histoireetsociete)


par Esteban Evrard

Alors que Michelin annonce aujourd’hui la fermeture d’ici à 2026 de deux usines en France et qu’Auchan annonce un plan social concernant 2 389 salariés, le Parti communiste français a immédiatement réagi, accusant le « diktat des actionnaires ». Continuer la lecture de Le PCF hausse le ton sur l’industrie et dénonce le « diktat des actionnaires »

Quand l’ignorance rejoint l’infamie : M. Onfray et la résistance cheminote

Publié le 05 novembre 2024

Le 2 novembre dernier, sur un plateau de télévision de la chaîne CNews, sans que quiconque, au nom des faits eux-mêmes, ait eu l’idée de lui porter la contradiction, Michel Onfray vient de tenir des propos aussi gravement injurieux qu’absolument infondés à l’égard du Parti Communiste Français et de la CGT : les syndicalistes cheminots et la « gauche de la SNCF » auraient été d’une passivité servile devant les injonctions de l’Occupant et des collaborateurs, exécutant tranquillement les ordres de mort qui leur étaient donnés.

M. Onfray a-t-il pris la peine de se renseigner quelques minutes avant de parler ? Il aurait appris que Pierre Semard, ancien secrétaire général du PCF et dirigeant, en 1939, de la fédération CGT des cheminots, a été fusillé en 1942 à la demande des nazis et élevé en 1949, malgré la guerre froide, au rang de lieutenant-colonel de la Résistance. Loin d’être un cas isolé, Semard est au contraire le symbole d’une profession qui, bien plus que toutes les autres, s’est engagée dans la Résistance. Les cheminots ont payé de leur sang leur engagement. Près de 9 000 ont péri dans des actes de résistance, 16 000 ont été blessés. 2 500 ont été déportés, dont 1 300 dans les camps nazis. 244 sont « morts au combat ». 112 d’entre eux ont été tués durant la Libération, ainsi que 87 cheminots résistants engagés à la Libération dans la nouvelle armée républicaine.

Les historiens ont montré que la Résistance cheminote a en effet été si large qu’elle a débordé le cadre des seuls cheminots syndiqués et communistes, mais c’est là où la CGT et le PCF étaient les plus forts que la Résistance fut la plus marquée. La seule démonstration que fait Michel Onfray en tenant de pareils propos, c’est sa volonté de réécrire l’Histoire.

Nous ne tolérerons jamais que soient ainsi effacés et niés ces hommes et ces femmes qui prirent tous les risques pour notre liberté, non sans en payer le prix le plus terrible. La liberté d’expression n’implique pas celle de diffamer.

Parti communiste français & Fédération CGT des cheminots

Le 4 novembre 2024.

Solidarité avec l’Espagne frappée par les inondations

Publié le 02 novembre 2024

Le bilan des inondations dans la région de Valence est effroyable : plus de 200 morts.

Le PCF exprime sa profonde solidarité avec le peuple espagnol qui traverse une épreuve tragique. Nos pensées vont avant tout aux victimes et à leurs familles.

Nous tenons à saluer le travail des services mobilisés, de la protection civile, qui agissent sans relâche pour porter secours et protéger les personnes touchées par cette catastrophe.

Nous saluons également la mobilisation citoyenne solidaire qui s’est organisée rapidement pour apporter une aide concrète et soutenir les actions des services publics.

Pour les dons d’urgence SPF

Le bilan tragique de ces inondations rappelle l’ampleur du changement climatique, et la necessité de mener des politiques ambitieuses pour en limiter son intensité par une diminution drastique de nos émissions de gaz à effet de serre. Ce bilan est la conséquence directe d’une politique d’urbanisme incontrôlé et de la suppression des services publics d’aide d’urgence et de système de prévention inefficace. Les responsabilités devront être clairement établies dans une région où le gouverneur affiche ouvertement son climatoscepticisme.

La protection des habitantes et des habitants doit impérativement passer par un renforcement des services publics, une gestion efficace et une meilleure connaissance scientifique des risques.

Il est crucial d’investir dans de nouvelles infrastructures de protection et de savoir, remettre en cause certains choix passés d’occupation des sols quand cela est rendu nécessaire. Ce drame doit être un signal d’alerte pour toute l’Europe afin qu’elle engage une politique ambitieuse d’adaptation au changement climatique.

Il est possible de faire un don au Parti Communiste d’Espagne pour soutenir les brigades d’aide d’urgence dans les zones touchées *

Paris, le 2 novembre 2024,

Parti Communiste Français.

* https://x.com/elpce/status/1852340574373789697
IBAN : ES92 2103 0235 0000 3001 0716
Titulaire : Partido comuniste de Espana
Obj : Solidaridad PV, Nom, Prénom, DNI

Débunkage : derrière le prétendu « absentéisme » des fonctionnaires, une énième attaque contre les services publics

Fabien Roussel invité de « Dimanche en politique » sur France3

Fabien Roussel invité de « Dimanche en politique » sur France3

Lire aussi Renforcer le Parti pour reconquérir le monde du travail : une priorité organisationnelle et politique

Services publics : les communistes veulent les inscrire dans la Constitution

Les sénateurs CRCE-K souhaitent inscrire dans la Constitution une Charte des services publics. Pour Cécile Cukierman, présidente du groupe communiste, la proposition de loi qui sera débattue ce mercredi 30 octobre est essentielle pour améliorer la vie des Français. Entretien.

 

Pourquoi inscrire dans la Constitution une Charte des services publics ?

Face aux fractures territoriales et sociales qui s’accentuent dans notre pays, il est essentiel de protéger les services publics. Mais ces derniers se dégradent. Tous les week-ends, des sénateurs du groupe communiste sont interpellés par les concitoyens mais aussi par les agents qui peinent parfois à fournir un service public de qualité. En première ligne, certains subissent des agressions verbales et physiques. Continuer la lecture de Services publics : les communistes veulent les inscrire dans la Constitution

Le salaire net, c’est pour le mois, le salaire brut, c’est pour la vie

Par Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT.

 

Comme dit dans une précédente tribune de l’Humanité, seul le travail produit de la richesse. Au-delà de Marx, même le site du ministère de l’Économie indique que « la valeur ajoutée traduit le supplément de valeur donné par l’entreprise par son activité (le travail) ». Le travail est donc central, « la valeur ajoutée est répartie entre les revenus du travail et du capital ». Cette répartition de la richesse produite par le travail se fait entre les profits pour quelques-uns et les salaires pour tous les autres, car 88 % des 30 millions d’actifs de ce pays sont des salarié·es. Continuer la lecture de Le salaire net, c’est pour le mois, le salaire brut, c’est pour la vie

Apporter un soutien efficace à Cuba… Voici comment…

 

Oui, Cuba a besoin de nous, de notre solidarité matérielle immédiate pour l’aider à remplacer un matériel vétuste en bout de course. Tout ce que l’on pourra faire en France, en matière de collecte sera essentiel. Nous savons que cette collecte a débuté dans de nombreux pays européens et nous en recevons les échos, il n’y a pas de petite somme. Nous savons que des pays amis comme le Venezuela, le Mexique, la Russie parmi d’autres sont en train de se coordonner. Cette solidarité matérielle, urgente et sans laquelle tout n’est que parole, va de pair avec la solidarité politique. Le contexte de la réunion des BRICS, la naissance d’un monde nouveau pour lequel Cuba a tant œuvré nous dit à quel point l’île de la liberté aura été cette étoile vers laquelle les peuples libres et souverains finiront par se rassembler, en finir avec le néo-colonialisme, les blocus, le terrorisme contre les populations civiles.

Donc il est possible que vous ayez déjà vos circuits puisque nous assistons peu à peu à un réveil planétaire d’un monde traumatisé, épuisé mais en marche, digne et combatif, comme Cuba. Continuer la lecture de Apporter un soutien efficace à Cuba… Voici comment…

Fabien Roussel : « Il faut arrêter la spirale de la guerre et faire respecter le droit international au Proche-Orient »

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

Alerté par des organisations humanitaires, par des militants, des élus de forces progressistes palestiniennes, israéliennes, libanaises, iraniennes, avec qui le PCF entretient des relations historiques, je prends une nouvelle fois à témoin l’opinion française.

Le risque de guerre généralisée au Proche et au Moyen-Orient est sérieux.

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou se comporte comme un incendiaire fou au Moyen-Orient, tandis que les États-Unis et les pays de l’Union européenne continuent de le couvrir, de le soutenir et de l’armer jusqu’aux dents. Rien ne justifie un tel déversement de feu. Car le gouvernement israélien fait le choix d’envahir le Liban. Il viole sa frontière après avoir usé de pratiques dignes d’organisations terroristes et avoir procédé à des assassinats ciblés à Téhéran et au Liban : déjà plus de 2 000 personnes sont mortes dans ce dernier.

L’offensive terrestre et aérienne en cours a déjà poussé plus d’un million de Libanais à fuir leurs villages, dont beaucoup sont maintenant détruits et réduits à néant, et pourtant, les bombardements massifs se poursuivent. Aucun Libanais, exposé au risque de mort, croit qu’il ne s’agit que d’une guerre contre le Hezbollah. « Ils se moquent de nos vies », explique un responsable d’une organisation humanitaire.

« Le droit d’Israël à se défendre » revient à bombarder des civils, dont des enfants innocents. Ces derniers jours à Jabaliya, dans la bande de Gaza, 400 000 personnes sont assiégées, selon les Nations unies. Depuis plus d’une semaine, il n’y a plus d’eau et plus de moyens de subsistance. Au moins 140 personnes y auraient été tuées en quelques jours. À Gaza, le « risque de génocide » dénoncé par la Cour internationale de justice (CIJ), se déroule sous nos yeux.

Un affrontement entre Israël et l’Iran n’est plus à exclure et, au-delà, c’est un conflit entre grandes puissances que pourrait déclencher cette guerre dans une région à tous points de vue stratégique.

Et pourtant, les pays qui pourraient intervenir, au premier rang desquels les États-Unis et ceux de l’Union européenne, refusent d’agir pour arrêter le massacre. Aucun n’a le courage de prendre les décisions qui s’imposent.

Les Français et le monde sont horrifiés et, aujourd’hui, ont peur des conséquences des guerres menées par le premier ministre israélien et son gouvernement. Il faut arrêter cette spirale de la guerre par tous les moyens que nous permet le droit international.

Et, en l’occurrence, il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures en matière de droit international.

Avec les partis communistes de cette région du monde, nous appelons au retrait immédiat de toutes les forces militaires israéliennes du territoire souverain du Liban et réaffirmons notre solidarité avec la lutte des peuples libanais et palestinien, ainsi que notre soutien à leur droit fondamental et inaliénable, reconnu par le droit international, à se défendre. La France s’honorerait d’être à leurs côtés.

Nous appelons également à la fin des bombardements et des frappes militaires sur des sites au Liban, en Syrie, en Iran, au Yémen et au-delà. Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat au Liban et à Gaza.

L’Europe, et singulièrement la France, doit décider de sanctions politiques et économiques à l’encontre du gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou tant qu’il violera délibérément le droit international. L’Union européenne en particulier doit suspendre ses accords d’association avec Israël, qui n’en respecte pas le chapitre II, à savoir le respect des droits humains.

Toute livraison d’armes à destination d’Israël doit être interdite et sanctionnée.

La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, doit demander que le gouvernement israélien respecte les résolutions de l’ONU, appelle à un cessez-le-feu, à la libération des prisonniers palestiniens et des otages israéliens, à mettre fin à l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie et de Gaza. La France doit agir pour garantir la mise en œuvre de la résolution 1701 de l’ONU permettant à la Finul d’exercer sa mission dans le Liban du Sud, dont celle de garantir le respect de l’intégrité territoriale du Liban dans son espace terrestre comme aérien.

Il faut que la Cour pénale internationale émette enfin les mandats d’arrêt demandés par le procureur général Karim Khan à l’encontre de Benyamin Netanyahou et de son ministre de la Défense, Yoav Gallant, ainsi que des dirigeants du Hamas encore en vie.

La politique du gouvernement de Netanyahou est aussi une menace pour le peuple israélien qui, avec courage et par dizaine de milliers, manifeste dans tout le pays depuis des mois pour réclamer la cessation des hostilités et la libération des otages. Il a tout notre soutien.
Dénoncer la politique du gouvernement d’Israël, ce n’est pas de l’antisémitisme, c’est défendre et protéger le droit international. C’est défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à vivre libres et en sécurité, que ce soit le peuple palestinien comme le peuple israélien.

C’est pourquoi la France doit reconnaître l’État de Palestine, aux côtés de celui d’Israël, comme l’ont déjà fait l’Espagne, l’Irlande et plus d’une centaine de pays dans le monde. La reconnaissance de l’État de Palestine est un enjeu mondial pour parvenir à la paix.