Alors que certaines écoles et certains établissements expérimentent le port de l’uniforme, sur proposition du Ministre, Claude Lelièvre s’étonne que cela ne concerne pas encore les enseignants et enseignantes. Car en effet, dans le passé, l’uniforme a été imposé aux professeurs du second degré. L’historien revient sur les différents moments de l’Histoire où ce fut le cas et où ils leur a été imposé aussi de raser leur barbe. Est-ce qu’après l’obligation du port de l’uniforme par les élèves tant voulue par la droite, cette obligation concernera leurs enseignants ?
L’urgence est là. Planifier ou subir le changement climatique, voilà le carrefour auquel est arrivé l’humanité.
L’immense travail du GIEC, valorisant l’apport inestimable de scientifiques du monde entier, nous alerte sur la gravité des conséquences de ce changement. Et il nous permet aussi d’affirmer qu’une transformation radicale peut préserver l’habitabilité de la Terre et être bénéfique à toutes et tous.
Une conviction est au cœur de notre démarche : ce grand défi qu’est la lutte contre le changement climatique ne pourra être relevé que dans la justice sociale et la coopération internationale.
L’importance de la surveillance et de l’encadrement des élèves durant le temps scolaire a été mis en exergue dans l’actualité en lien avec l’assassinat de Dominique Bernard, professeur de lettres à Arras.
Les assistants d’éducation méritent une revalorisation tant sur le plan de la formation et des conditions d’exercice que de la rémunération
Sébastien Laborde, Conseiller départemental de la Gironde et responsable de la commission éducation du PCF
Depuis quinze ans, la part d’éducation par élève constitue une part du PIB en baisse régulière. La dépense publique, particulièrement la dépense de l’État pour l’éducation nationale, diminue. Cela coïncide avec la baisse du temps d’enseignement en classe pour tous les élèves.
Plus d’une année sur le temps de la scolarité obligatoire, plus de deux ans pour les élèves de lycée professionnel. Sans compter les heures d’absence non remplacées, en particulier dans les établissements et sur les territoires populaires. L’école aujourd’hui manque de tout. Continuer la lecture de Pourquoi faut-il plus d’assistants d’éducation ?
Samedi 4 novembre, le sénateur Stéphane Ravier, passé du Rassemblement national à Reconquête, celui-là même qui souhaitait éradiquer les « métastases rouges des quartiers », conviait des représentants des « parents vigilants » et de SOS éducation à une petite sauterie au sénat, conclue par Marion Maréchal et Eric Zemmour. Humblement qualifiée de « colloque », ce meeting d’extrême-droite au sein même d’une institution de la République permet à cette association de franchir un cap de plus dans son entreprise de légitimation. Laurence De Cock, chercheuse, revient sur l’évènement qui, loin d’être anodin, est symptomatique de l’entrisme de l’extrême-droite dans l’école.
Alors que le ministère des Solidarités a confirmé le lancement de deux enquêtes à l’encontre du mastodonte des maisons de retraite, aujourd’hui en difficulté financière, les salariés dénoncent depuis des mois la dégradation hors normes de l’accueil des résidents et des conditions de travail.
L’activité du secteur est en chute libre, sous la pression conjuguée du scandale provoqué par le livre les Fossoyeurs, sur Orpea, de la crise du Covid et de l’inflation. Partout, le système se fissure. Chez Medicharme, le taux d’occupation des lits est tombé aux environs de 82 %.
« J’ai cru que les fonds d’investissement permettraient de se développer plus rapidement, je me suis trompé. » Patrick Boulard, ancien président du groupe d’Ehpad Medicharme, a choisi une conférence de presse au siège de la CGT, à Montreuil, jeudi 26 octobre, pour tenter de faire son mea culpa.
Débarqué en 2022 de la société qu’il avait fondée en 2015 car « en désaccord profond avec sa politique », l’ancien haut dirigeant avait pourtant lui-même misé sur ce modèle économique ultrafinanciarisé. En 2018, il accepte le rachat par le fonds d’investissement britannique G Square.
Non à la haine, à la violence. Oui à la paix et à la liberté
Discours de Fabien Roussel, 22 octobre 2023 (extraits)
Le 22 octobre 1941, il y a 82 ans, dans cette même clairière où nous nous trouvons, par une journée claire et sous un ciel pur, 27 hommes, pour certains à peine sortis de l’adolescence, tombaient sous les balles allemandes. 27 otages, prisonniers de l’occupant nazi et de ses exécutants vichyssois. 27 patriotes, pourtant. Amoureux de la France à en mourir. Tous épris d’un idéal de paix, de justice et de liberté qu’aucun d’entre eux – face à la mort – n’abjura.
Ils sont les 27 martyres de la France combattante. Les glorieux héros d’un pays souterrain qui, trahi par nombre de ses élites, écrasé par le talon de fer de la botte nazie, refusa de s’avouer jamais vaincu. 27 noms inscrits à jamais au Panthéon de la mémoire nationale. 27 vies volées, confisquées par la barbarie qui donnèrent à la Résistance française une irrésistible force populaire. Continuer la lecture de Hommage aux 27 fusillés de Châteaubriant (Vidéo)
Des bâtiments ont été détruits dans la ville de Gaza après des frappes aériennes israéliennes. Photo : EPA via The Conversation / Mohammed Saber
Chaque jour nous tentons de partager avec nos lecteurs une idée force. Celle d’aujourd’hui revient à mettre en lumière la contradiction entre forces productives et rapports de production et en quoi cet ébranlement irréversible rend impossible le maintien en l’état de nos sociétés sur le plan économique, social, politique, une crise profonde de civilisation dans laquelle institutions, valeurs perdent leur pertinence intérieure dans les rapports de production et la majeure partie des relations sociales, aucune solution ne peut être envisagée sur ces bases là, le statu quo devient lui même impossible… Nous en sommes aux possibilités inconnues d’un ordinateur quantique tandis que les sociétés dont on pouvait estimer qu’elles atteignaient le plus haut niveau de développement s’empêtrent dans des contradictions de plus en plus insolubles et on se dit que même avec l’aide de n’importe quelle machine tout dépendra encore de ce avec quoi on la nourrira. Telle cette mobilisation d’une armée appuyée de surcroit par un porte avion nucléaire pour tenter d’en finir avec une idée celle de la justice pour tous comme base de la paix. Tandis que les Etats-Unis incapables de résoudre leurs problèmes internes portent l’asphyxie du dollar jusqu’à un niveau insoutenable tout en ne sachant plus comment gérer leurs frontières. Ils continuent partout la même folie et l’érection de murs. il est clair que la solution ne peut pas naître dans un tel mode de production, le capitalisme au stade impérialiste a fait son temps même si les dépenses militaires deviennent encore et toujours son seul investissement dans l’économie réelle, la base de son essor scientifique et technique. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Même si Israël peut éliminer complètement le Hamas, a-t-il un plan crédible à long terme pour Gaza ?
Sans compter les escarmouches transfrontalières périodiques, Israël a mené trois guerres majeures contre le Hamas depuis le retrait de ses forces de Gaza en 2005 – en 2008, 2014 et 2021. Chacune d’entre elles impliquait des incursions terrestres limitées, avec des soldats israéliens à Gaza pendant une quinzaine de jours.
93 artistes lancent un vibrant plaidoyer en faveur de la paix au Proche-Orient au nom de « notre humanité commune ». Après des décennies d’occupation qui hypothèquent la vie et la sécurité des peuples – israélien et palestinien-, les signataires en appellent à la raison et plaident pour « un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, la libération de tous les otages détenus à Gaza, et le respect du droit international ».
POUR UN CESSEZ-LE-FEU IMMÉDIAT À GAZA
Nous nous rassemblons en tant qu’artistes face à la tragédie en cours. Nous sommes choqués par la perte de toutes ces vies, si précieuses, en Israël/Palestine. Et nous en sommes témoins.
Nous avons été horrifiés par les massacres du 7 octobre.
Le président devrait demander au Congrès 100 milliards de dollars pour l’Ukraine, Israël, Taïwan et le financement de la frontière
par Dave DeCamp
Publié le 1
Jeudi soir, le président Biden a prononcé un discours depuis le Bureau ovale dans lequel il plaide en faveur de la poursuite par les États-Unis du financement de la guerre par procuration en Ukraine et de l’attaque d’Israël contre Gaza.
Biden a déclaré qu’il demanderait vendredi au Congrès d’autoriser davantage de dépenses pour la guerre en Ukraine et une aide militaire « sans précédent » pour Israël. Selon les médias, la demande portera sur environ 100 milliards de dollars et comprendra également une aide à Taïwan, que la Chine considérera comme hautement provocatrice, et un financement pour la sécurité des frontières.
Environ 60 milliards de dollars devraient être destinés à l’Ukraine, car la Maison Blanche veut adopter un paquet de dépenses sur la guerre qui durera jusqu’aux élections de 2024. Israël devrait recevoir environ 10 milliards de dollars d’aide militaire, et le reste ira à la frontière, à Taïwan et potentiellement à d’autres régions de l’Asie-Pacifique.
Dans son discours, le président Biden a tenté d’établir des comparaisons entre le Hamas et le président russe Vladimir Poutine. « Le Hamas et Poutine représentent des menaces différentes, mais ils partagent ceci en commun : ils veulent tous les deux anéantir complètement une démocratie voisine, l’anéantir complètement », a-t-il déclaré.
Le président a affirmé qu’il était du devoir de l’Amérique de s’impliquer dans ces guerres étrangères et que cela assurerait la sécurité des Américains, même si la guerre par procuration en Ukraine rend la guerre nucléaire beaucoup plus probable, et que le soutien des États-Unis au bombardement de Gaza par Israël attise le sentiment anti-américain dans le monde entier.
« Le leadership américain est ce qui maintient le monde ensemble. Les alliances américaines sont ce qui nous maintient en sécurité en Amérique. Les valeurs américaines sont ce qui fait de nous un pays partenaire avec lequel vous voulez travailler. Mettre tout cela en péril – nous nous éloignons de l’Ukraine, nous tournons le dos à Israël – cela n’en vaut tout simplement pas la peine. C’est pourquoi demain, j’enverrai au Congrès une demande de budget urgente pour financer les besoins de sécurité nationale de l’Amérique – les besoins de soutien à nos partenaires essentiels, y compris Israël et l’Ukraine », a déclaré Biden.
De Tel-Aviv où il vit et enseigne à l’université, l’historien, ardent défenseur de la paix et de la fin de l’occupation, livre en exclusivité à l’Humanité son analyse lucide de la tragédie en cours au Proche-Orient, qui était selon lui, hélas, prévisible.
Historien engagé et volontiers polémiste, Shlomo Sand ne s’est jamais senti aussi mal depuis le 7 octobre. Soldat en 1967, il n’a cessé de militer pour la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple palestinien et pour son droit à un État indépendant aux côtés de l’État d’Israël.
Mais il persiste dans son rêve que ses enfants et petits-enfants puissent un jour vivre dans « un État démocratique qui accorde les mêmes droits à tous ses citoyens. Il explique pourquoi dans l’entretien qu’il nous a accordé et dans son ouvrage, Deux peuples, un Etat? Relire l’histoire du sionisme, à paraître en janvier 2024 au Seuil.