
Fermetures de lits, sous-effectifs… Face à la crise du système de santé en Tarn-et-Garonne, et plus globalement en France, les communistes appellent à une mobilisation massive pour exiger des moyens à la hauteur des besoins.
« Une situation inacceptable ». Le 10 février dernier, le service des urgences de l’hôpital de Montauban a dû fermer temporairement ses portes, faute de moyens pour faire face à l’épidémie de grippe. Seules les urgences vitales, pédiatriques et obstétricales ont pu être assurées.
Depuis dimanche soir, les 18 box des urgences sont pleins et une douzaine de patients attendent sur des brancards dans les couloirs », indiquait la cheffe du Samu de Tarn-et-Garonne Hélène Pizzut, au micro de radio Totem.
Pour le PCF, cette situation « témoigne de l’état de délabrement de notre système de santé publique, conséquence directe des politiques d’austérité menées par les gouvernements successifs ».
« Cette politique de casse du service public de santé doit cesser! »
En Tarn-et-Garonne, les personnels hospitaliers sont en sous-effectif chronique, confrontés à des conditions de travail toujours plus dégradées. L’été dernier, un service d’accueil aux soins (SAS) avait de nouveau été mis en place pour réguler l’afflux aux urgences.
Au secteur 3, qui inclut Lauzerte, Montaigu et Castelsarrasin, les Tilleuls, unité d’admission de 20 lits, est passée à dix lits, laissant seulement 20 lits aux Platanes et dix lits aux Tilleuls pour l’ensemble du secteur.
Le personnel y est en effectif critique : alors qu’un requis de neuf infirmiers diplômés d’État (IDE) était prévu, ils sont passés à quatre. Dans l’équipe de jour, ils devraient être 13 en comptant les aides-soignants, mais il n’en reste que deux », indique le PCF.
Le service ne fonctionne qu’avec des renforts temporaires. En résumé, le malaise de l’hôpital et le mal-être des soignants (grosse fatigue, stress récurrent…) sont devenus une évidence dans le département.
Par ailleurs, « à Valence d’Agen, le centre médico-psychologique s’étoffe et revient progressivement à la normale, après plusieurs années sans psychiatre », souligne la section PCF de Castelsarrasin.
Dénonçant « avec force » les politiques gouvernementales qui, « depuis des années, organisent sciemment l’asphyxie de l’hôpital public », les communistes appellent à une « mobilisation massive pour exiger des moyens à la hauteur des besoins ».
Nous nous tenons aux côtés des syndicats et des collectifs de soignants qui préparent des actions pour défendre l’hôpital public et garantir à toutes et tous un accès à des soins de qualité », insistent les militants.
Avant d’ajouter : « Il est urgent de mettre fin à l’austérité et d’investir massivement dans la santé publique ! Le PCF continuera à se battre pour un hôpital fort, des soignants respectés et un service de santé accessible à tous ».
Le texte de la communication:
NDLR de MAC, A lire pour compléter cet article :



Entre 2005 et 2025, le nombre d’enfants en situation de handicap scolarisé dans un établissement scolaire a quadruplé : il est passé de 100 000 en 2006 à plus de 400 000 en 2022. La loi de 2005 stipule que « tout enfant ou adolescent en situation de handicap doit être inscrit dans l’école ou l’établissement le plus proche de son domicile, lequel constitue son établissement de référence » avec un dispositif d’accompagnement si nécessaire, pour lui permettre de suivre sa scolarité dans les meilleures conditions. Les AESH sont devenus le deuxième métier de l’Éducation nationale, avec 78 816 agents (en équivalents temps plein) en 2023, en hausse de 90 % depuis 2013. Les défis et difficultés comme les souffrances restent nombreuses dans l’école. Un état des lieux.



L’EPS « assure l’inclusion, dans la classe, des élèves à besoins éducatifs particuliers ou en situation de handicap », si l’on en croit les programmes scolaires du cycle 4. C’est la seule discipline qui y est mentionnée pour un bénéfice n’allant pas de soi. Il passe notamment par des actions conjuguant une attention à construire du commun entre les élèves et à prendre en compte leurs singularités. Avant d’aborder le rapport entre ces deux aspects dans une perspective inclusive, quelques mots sur des références guidant la réflexion.

