Être prof en France : travailler plus pour gagner moins

Logement : construction en berne, expulsions en hausse, qui répondra à la crise ? + PETITION CNL

Baisse de la construction, des ventes, hausse des expulsions, du nombre d’enfants à la rue… Alors que tous les signaux sont au rouge, associations, promoteurs, etc., pressent l’exécutif de trouver des solutions à une crise profonde.

L’espoir est limité, mais ça n’empêche pas d’interpeller. Depuis l’annonce de l’arrivée à Matignon de Michel Barnier, les acteurs du logement, des associations soutenant les mal-logés aux promoteurs, ont exprimé leur souhait de voir le nouveau premier ministre s’intéresser enfin à ce secteur, essentiel mais maltraité depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. « Nous l’appelons à prendre la mesure de la crise du logement que la France traverse. (…) C’est la crise de tout un secteur économique. Elle pèse sur l’emploi, mais contribue également à la dégradation du climat social, privant des centaines de milliers de familles d’un logement digne à un coût soutenable. Elle creuse aussi la dette de l’État qui se prive ainsi de recettes importantes », a rappelé, dès le 5 septembre, l’Union sociale pour l’habitat (USH), qui fédère l’ensemble du logement social.

PÉTITION CNL

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Michel Barnier Premier ministre : le RN prêt à trahir son électorat pour s’acoquiner avec Emmanuel Macron

En s’accordant avec le camp présidentiel pour ne pas censurer le nouveau premier ministre Michel Barnier et son futur gouvernement, le Rassemblement national se place en allié du pouvoir. Trahissant au passage son électorat contestataire et son image de parti antisystème.

 

Il se disait futur dynamiteur d’un pouvoir à bout de souffle, le Rassemblement national (RN) se révèle finalement être sa planche de salut. En permettant la nomination de Michel Barnier au poste de premier ministre via sa promesse de ne pas le censurer, le parti de Marine Le Pen sauve la peau d’un chef de l’État dont elle disait pourtant jusqu’ici tout combattre : sa politique d’austérité, sa « soumission à Bruxelles », son pouvoir vertical, ou son « mépris » des classes populaires.

Qu’importe, voici désormais le RN acoquiné à un ancien commissaire européen ultralibéral et chantre de la rigueur au sein d’une alliance baroque autour de la Macronie. Le but ? Barrer la route au Nouveau Front populaire (NFP) et à ses mesures. Hausse du smic, rétablissement de l’ISF, abrogation de la réforme des retraites, investissements massifs dans les services publics, etc. « Nous sommes un parti antisystème, clamait pourtant Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, au mois de février dernier. Le système, qu’est-ce que c’est ? C’est le dévoiement des institutions pour faire prévaloir d’autres intérêts que l’intérêt général. » Sept mois et deux élections plus tard, il n’est plus que son supplétif. Continuer la lecture de Michel Barnier Premier ministre : le RN prêt à trahir son électorat pour s’acoquiner avec Emmanuel Macron

Matignon : Michel Barnier nommé premier ministre, le vieux monde se perpétue + Manif + communiqué

Michel Barnier, 73 ans, ancien commissaire européen et ministre sous Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, a été nommé Premier ministre par Emmanuel Macron. À gauche, on fustige un « déni démocratique ».

 

Après des semaines d’attente et plusieurs cycles de consultations, Emmanuel Macron a nommé Michel Barnier premier ministre. Le président de la République a demandé au nouvel occupant de Matignon de « constituer un gouvernement de rassemblement au service du pays », selon un communiqué de l’Élysée.

« Cette nomination intervient après un cycle inédit de consultations au cours duquel, conformément à son devoir constitutionnel, s’est assuré que le Premier ministre et le gouvernement à venir réunissent les conditions pour être les plus stables possibles et se donner les chances de rassembler le plus largement », indique l’Élysée dans un communiqué.

Vieux monde

Michel Barnier a été ministre de l’Environnement en 1993, puis trois fois sous les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy (ministre délégué aux Affaires européennes en 1995, ministre des Affaires étrangères en 2004 et ministre de l’Agriculture en 2007). Continuer la lecture de Matignon : Michel Barnier nommé premier ministre, le vieux monde se perpétue + Manif + communiqué

Fabien Roussel: Le responsable du chaos dans le pays, c’est Emmanuel Macron

 


Le Président doit accepter le changement !

Publié le 31 août 2024

Désormais, il faudrait ensemble se mobiliser pour qu’ils ne soient pas, de nouveau, les grands absents d’un futur gouvernement. L’appel à manifester du 7 septembre prochain comme celui du 1er octobre, sera l’occasion de se faire entendre.

Nous en serons.

Nous en serons car nous ne serons jamais dans le camp du chaos et du désespoir.

Nous en serons pour combattre toute résignation individuelle, terreau de l’extrême-droite. Nous en serons car les politiques que nous entendons défendre au Parlement sont partagées par une majorité de Français au-delà de nos propres électeurs.

Voilà tous les leviers possibles, toutes les actions, les lieux de discussions envisageables pour faire respecter les messages issus des urnes, réparer notre pays en pesant sur les choix politiques de la France.

Les communistes, les élus communistes dans les collectivités comme au Parlement, seront plus que jamais combatifs et toujours constructifs.

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF
André Chassaigne, Député du Puy de Dôme, co-président de groupe GDR de l’Assemblée nationale
Cécile Cukierman, Sénatrice de la Loire, conseillère régionale, présidente de groupe CRCE-K du Sénat


Je veux être utile, je rejoins le PCF

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Guerre commerciale ou coopération ? In l’Humanité

On doit saluer cet article de Robert Kissous, paru dans l’Humanité, un article qui tranche positivement sur l’ordinaire de l’international sous la férule et l’enfumage permanent de Kamenka et son adhésion aux thèses de l’OTAN. Mais cela nous paraît refléter l’exigence qui s’est manifestée dans l’université d’été et dont nous avons rendu compte. Malicieusement on se dit qu’on pourrait faire lire cet article à l’incroyable Clémentine Fauconnier qui s’est permis 45 minutes sur le thème Où va la Russie? en ignorant ce qu’étaient les BRICS… et n’ayant jamais entendu parler de la campagne du KPRF contre la réforme des retraites, comme elle ignorait le rôle de l’OTAN après la fin du pacte de Varsovie, et son avancée malgré les promesses de n’en rien faire. Si l’Humanité pouvait enfin être une aide pour recycler les conférenciers proposés par le secteur international du PCF ce serait une avancée incontestable pour les militants et ce serait plus “sérieux” que tout ce qui existe aujourd’hui dans le domaine politico-médiatique … (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)



Par Robert Kissous, économiste, militant associatif. Publié le 28 août 2024

Selon les projections d’institutions économico-financières d’ici 2050 sept pays émergents représenteraient 50 % du PIB mondial contre 20 % pour les pays du G7.

Les cinq pays du BRICS ont vu leur poids dans l’économie mondiale croître sans cesse et leur PIB dépasser, en parité de pouvoir d’achat (PPA), celle du G7 : 20 % en 2003 à 32 % en 2023 tandis que la part du G7 a reculé sur la même période de 42 % à 30 %. La part des BRICS + (élargis à dix Etats membres au 1er janvier 2024) dans le PIB (PPA) mondial est de 35 % contre 30 % pour le G7. En 2023, le G7 représentait 43,7 % du PIB (nominal) mondial contre 75 % à la fin des années 1990. En une trentaine d’années le recul du poids du G7 dans l’économie mondiale est considérable.

Plus généralement les pays du Sud global sont devenus le lieu où se créent de plus en plus les richesses, développant leur propre dynamique, leur poids dans l’économie mondiale croissant sans cesse. Les pays émergents sont les moteurs du développement économique mondial. Continuer la lecture de Guerre commerciale ou coopération ? In l’Humanité

Éducation : l’étrange rentrée de Nicole Belloubet

Au titre de la « continuité de l’État », la ministre démissionnaire de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, a présenté la rentrée 2024 avec une forme de détachement assez incongrue. Les syndicats ont annoncé, eux, un premier préavis de grève pour le 10 septembre.

 

La différence entre la rentrée scolaire et la guerre de Troie, c’est que la première aura bien lieu, même avec une ministre démissionnaire et un gouvernement censé se contenter d’expédier les « affaires courantes ». « Les sonneries des salles de classe ne se calent pas sur celles du Palais-Bourbon » a ainsi lancé Nicole Belloubet pour ouvrir la traditionnelle conférence de presse de rentrée, rappelant que les 12 millions d’élèves, leurs familles, et les 1,2 million de personnels, seront quoiqu’il arrive au rendez-vous du 2 septembre. Malgré tout on a senti, à certaines nuances de son discours, que son temps rue de Grenelle touchait probablement à sa fin. Continuer la lecture de Éducation : l’étrange rentrée de Nicole Belloubet

Le racisme de classe, socle idéologique du macronisme … Olivier Barbarant

Ce diagnostic paru dans la revue Commune sous la signature d’Olivier Barbarant met en évidence la “nature” du pouvoir de Macron, on pense irrésistiblement à l’anarchiste couronné Heliogabale d’Artaud détruisant l’empire romain dont il est l’incarnation de la toute puissance illusoire de la décadence… Il y a la France, mais Macron et le défi lancé aujourd’hui à la raison “étatique”, celle de la bourgeoisie, est un des avatars de la crise politique de cette classe dominante occidentale… La bourgeoisie pouvoir de classe limite de l’exercice citoyen devient un racisme de classe pour tenter de survivre … La pièce centrale du dispositif en est les USA avec l’élection présidentielle, l’impossible régulation de la crise multiforme du capitalisme, aucune “démocratie” n’y échappe. C’est la chute d’une hégémonie, faut-il pour autant affirmer que la Ve République est morte ? Que l’impérialisme US n’est plus qu’un tigre de papier ? Au contraire, l’exigence “théorique”, celle de savoir où l’on va et sur quelle base on se rassemble, devient plus que jamais nécessaire. Il est suicidaire de passer du constat de l’anarchie dynamitant les institutions de l’Etat capitaliste à l’idée que l’appareil d’Etat est détruit par cet anarchiste couronné. C’est la tentation de ceux qui partagent le “spontanéisme” du capital à son stade ultime impérialiste. C’est la crainte de cette illusion qui mène aux massacres qui a poussé à l’Université d’été un certain nombre d’entre nous à mettre en cause l’opération derrière Lucie Castets, dans sa confusion idéologique en particulier en ce qui concerne la guerre et nous battre pour que le parti communiste opère un véritable travail théorique sur la reconquête d’un parti de classe en particulier sur la question de la paix et de la guerre, qui n’est que la volonté d’élargir le régime d’exploitation à l’intérieur comme à l’extérieur… et qui pour cela a besoin du fascisme… (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Il arrive encore qu’on s’interroge sur ce que peut être le macronisme, qui partage avec la droite la totalité de son libéralisme économique, et tente de voler à la gauche sociétale l’essentiel de ses slogans pour l’égalité sexuelle ou le droit de certaines minorités – certaines et non pas toutes, en effet. Malgré les évidents démentis de l’expérience, on a même pu prendre pour du keynésianisme le moment désormais passé à la postérité sous le nom de « quoi qu’il en coûte ». Or ce considérable déversement de fonds publics n’a donné lieu à aucune contrepartie, aucune régulation étatique : il s’est agi, sous couvert d’intervention de l’Etat en matière économique, d’un pas supplémentaire dans son suicide programmé : affaiblir encore davantage les finances publiques, pour que le privé continue de tourner. Continuer la lecture de Le racisme de classe, socle idéologique du macronisme … Olivier Barbarant

Premier ministre : après le refus d’Emmanuel Macron de nommer Lucie Castets, la gauche appelle à la mobilisation (video)

Le président de la République a annoncé lundi 26 août dans la soirée refuser de nommer Lucie Castets à Matignon. Depuis, la gauche est vent debout contre ce « déni de démocratie » et appelle à la mobilisation. La France insoumise et plusieurs organisations syndicales étudiantes ont d’ores et déjà appelé à « une grande manifestation contre le coup de force » d’Emmanuel Macron le 7 septembre prochain.

Les quatre formations du Nouveau Front Populaire ont d’autre part refusé de participer, mardi 27 août, aux nouvelles consultations lancées par Emmanuel Macron.

Lire aussi: communiqué PCF

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Éducation Nationale: A qui profite le pacte ?