Travailleurs, paysans, unissons-nous !

Hausse du tarif de l’électricité, hausse des franchises médicales, fin des aides aux agriculteurs sur le carburant de leur outil de travail.
Voici les trois premières mesures du gouvernement de Gabriel Attal.
Ce projet politique est sans légitimité.

Les Françaises et les Français n’ont exprimé à aucun moment une telle volonté souveraine quant à des choix décisifs pour leur vie quotidienne et pour leur avenir.

Ce projet politique est injuste et dangereux.

Il va contre les intérêts du plus grand nombre, fragilisé par les effets de l’inflation et de la vie chère, contre l’intérêt des familles, contre l’intérêt des travailleurs, contre l’intérêt des agriculteurs, contre l’intérêt des retraités, contre l’intérêt même de nos PME et entreprises qui aspirent à retrouver des marges de manœuvre productives.

Les Françaises et les Français souhaitent être entendus dans leurs préoccupations, respectés dans leur dignité.
Le projet politique du gouvernement Attal va contre la cohésion de la Nation. Il sème le chaos.
Il doit donc être arrêté.

En conséquence et en responsabilité, j’en appelle solennellement à faire tomber le gouvernement, à l’occasion du discours de politique générale ou du vote de la motion de censure.
Chaque député devra prendre ses responsabilités. Face à l’injustice, les élus du peuple doivent se tenir aux côtés des Français.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

Paris, le 23 janvier 2024.


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PAC, accords de libre-échange, marges… ce qui doit changer pour le monde paysan

Reçus lundi 22 janvier au soir à Matignon, les syndicats attendent désormais des mesures pour apaiser la colère des exploitants qui multiplient les barrages en Occitanie. Voici quelques solutions dont le gouvernement pourrait s’inspirer.

À Carbonne, au sud de Toulouse, le 22 janvier 2024, des agriculteurs bloquent l’autoroute A64.
© Valentine CHAPUIS / AFP

Le mal-être des paysans s’était déjà exprimé ces dernières semaines par des panneaux retournés à l’entrée des villages et ce slogan des Jeunes agriculteurs : « On marche sur la tête ». Les barrages sur les autoroutes de Haute-Garonne, installés ces derniers jours, ont donné le top départ à de nouvelles mobilisations : défilé de tracteurs à Agen, action escargot à Perpignan, déversement de lisier sur les voies ferroviaires près de Bordeaux…

Débordée par sa droite par la Coordination rurale, la FNSEA a annoncé entrer ce mardi 22 janvier dans l’action. Fissa, Gabriel Attal a convié le syndicat majoritaire à Matignon, afin d’éviter un mouvement de type gilets jaunes ou bonnets rouges. Rien de tangible n’est sorti de ce rendez-vous sans organisation progressiste, si ce n’est de la câlinothérapie et la fin réassurée des tracasseries administratives. Le monde paysan mérite pourtant mieux.

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Natalité : Emmanuel Macron s’en prend aux corps des femmes

En faisant de l’utérus des femmes un outil au service du redressement de la France, Emmanuel Macron s’est attiré les louanges de l’extrême droite et les foudres des féministes et des progressistes.

Emmanuel Macron s’est contenté d’évoquer la création d’un « congé de naissance » pour remplacer le congé parental actuel et qui durerait six mois pour chaque parent. © Eliot Blondet / ABACAPRESS.COM

Imaginez une société totalitaire où la natalité serait au plus bas et où certaines femmes ne seraient utilisées que pour une chose : la reproduction. Mardi 16 janvier, alors qu’Emmanuel Macron donnait l’orientation on ne peut plus conservatrice de la suite de son quinquennat, beaucoup ont fait le rapprochement entre le roman de Margaret Atwood, « La Servante écarlate », adapté dans une série au gros succès d’audience, et le « réarmement démographique » brandi par le Président de la République face à la baisse de la natalité. Continuer la lecture de Natalité : Emmanuel Macron s’en prend aux corps des femmes

Vœux 2024 de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

 

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Bilan d’une centenaire et souveraineté alimentaire

Elles furent crées en 1924, dans le but de contribuer au développement de la production alimentaire alors que la seconde guerre mondiale avait tué beaucoup de paysans. Un siècle plus tard, les « Chambres d’agriculture », qui rayonnent sur les départements, disent vouloir privilégier notre souveraineté alimentaire tout en contribuant à freiner le réchauffement climatique en cours.

 

Il y avait foule mercredi soir dans les locaux du siège parisien des Chambres d’Agriculture pour les vœux du président Sébastien Windsor en cette année 2024. Car il s’agissait aussi du centième anniversaire de la création de cette structure de conseils aux agriculteurs. Elle fut mise en place en 1924, suites aux privations alimentaires qui se prolongèrent après la première guerre mondiale, laquelle fit mourir beaucoup de paysans dans les tranchées tandis que les épouses tentaient de survivre sur l’exploitation. Continuer la lecture de Bilan d’une centenaire et souveraineté alimentaire

Élections européennes : Léon Deffontaines (PCF) veut « reprendre la main » sur l’UE

L’ancien dirigeant des Jeunes communistes Léon Deffontaines a présenté plusieurs des membres de la liste qu’il conduira en juin prochain. Y figureront les syndicalistes Sigrid Gérardin et Marylène Faure, les élus Emmanuel Maurel pour GRS, Samia Jaber pour l’Engagement, Hélène Bidard, Fabien Roussel et André Chassaigne pour le PCF.

L’enfant de la Somme, Léon Deffontaines, part en campagne pour les élections européennes. Il a présenté certains de ses colistiers, mercredi, au siège du PCF. « Mon département est le deuxième à avoir le plus voté contre le traité constitutionnel européen en 2005, à 67 %, a rappelé l’ex-dirigeant des Jeunes communistes. C’est un département qui, peut-être avant tout le monde, savait les conséquences de la construction libérale de l’Union européenne (UE) sur l’emploi, l’industrie… » Léon Deffontaines, 27 ans, « fait partie de cette génération de moins de 35 ans qui n’a jamais eu son mot à dire sur la construction européenne », faute de consultation sur le sujet.

Il propose à ceux qui n’ont jamais été consultés, à « ceux qui ont voté contre le traité constitutionnel européen » et aux 52 % de Français qui n’ont plus confiance dans l’UE de « reprendre la main ». Un slogan qu’il décline. Il souhaite « reprendre la main sur notre alimentation » par une réorientation de la politique agricole commune (PAC) qui permette de restaurer une souveraineté alimentaire. Il fustige le marché européen de l’énergie qui indexe les prix de l’électricité sur ceux du gaz allemand. Il prône, là aussi, une reprise en main et une réindustrialisation. Autant de manières de recouvrer la souveraineté populaire. Continuer la lecture de Élections européennes : Léon Deffontaines (PCF) veut « reprendre la main » sur l’UE

Remaniement : Gabriel Attal nommé premier ministre, un « clone d’Emmanuel Macron » à Matignon

Le ministre sortant de l’Éducation nationale devient le plus jeune chef de gouvernement de la cinquième République. La gauche le qualifie de « clone » d’Emmanuel Macron, de « dauphin » du président, et dénonce un simple « changement de casting ».

À 34 ans, Gabriel Attal devient le plus jeune premier ministre de la Ve République.
© Joël SAGET/AFP

Emmanuel Macron a nommé Gabriel Attal premier ministre ce mardi 9 janvier. Le nouveau chef du gouvernement était ministre de l’Éducation nationale dans l’exécutif dirigé par Élisabeth Borne, qui a présenté sa démission le 8 janvier. « Je sais pouvoir compter sur votre énergie et votre engagement pour mettre en œuvre le projet de réarmement et de régénération que j’ai annoncé », a justifié sur X (ex-Twitter) le président de la République, dans une formulation énigmatique qu’il avait déjà utilisée dans ses vœux aux Français pour 2024.

Âgé de 34 ans, Gabriel Attal devient donc le plus jeune premier ministre de la cinquième République. Il est aussi le plus populaire d’après les sondages, ce qui aura pesé dans le choix d’Emmanuel Macron. Il prend la suite d’Élisabeth Borne après les vingt premiers mois difficiles du quinquennat, durant lesquels l’exécutif aura fait usage du 49-3 à 23 reprises pour imposer les textes budgétaires de l’État et de la Sécurité sociale et une réforme des retraites rejetée par 80 % des Français, avant de faire voter une loi immigration inspirée du programme du RN. Continuer la lecture de Remaniement : Gabriel Attal nommé premier ministre, un « clone d’Emmanuel Macron » à Matignon

Pour 2024, des vœux très clivés entre gauche et droite + Vidéo Vœux F. Roussel

De nombreuses personnalités ont adressé leurs vœux aux Français, avant ceux du président de la République. Des messages aux tons différents voire opposés, de l’extrême droite jouant sur les peurs au dirigeant communiste Fabien Roussel appelant à retrouver «confiance en l’humanité».

Vidéo: Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, lors de la présentation de ses vœux pour 2024,

 

En matière de vœux des personnalités politiques aux Français, il y a deux écoles : ceux qui choisissent de devancer le 1er janvier, et les autres. Dans la première catégorie, cette année, on compte le secrétaire national du Parti communiste français Fabien Roussel, la présidente « Les Républicains » de la région Île-de-France Valérie Pécresse, le chef de file des députés Renaissance Sylvain Maillard, la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, ou encore la présidente du groupe du Rassemblement national à l’Assemblée Marine Le Pen, et le président en titre du parti d’extrême droite Jordan Bardella. Continuer la lecture de Pour 2024, des vœux très clivés entre gauche et droite + Vidéo Vœux F. Roussel

Fabien Roussel en visite à la centrale de Golfech

Tarn et garonne - Fabien Roussel en visite à la centrale de Golfech

Par Julien Sueres, le 17 Décembre 2023

Le secrétaire national du parti communiste, Fabien Roussel, a passé deux jours en Tarn et Garonne. Accompagné de Léon Deffontaines, chef de file des communistes aux élections européennes, il a pu visiter la centrale nucléaire de Golfech où il a été accueilli par le directeur général. A midi, une fois la visite terminée, il a partagé un moment de convivialité avec les salariés et leurs représentants syndicaux de la CGT FNME 82.

« La question énergétique est centrale si nous voulons relever le défi climatique. On en parle beaucoup en ce moment en raison de la COP 28, il va falloir sortir des énergies fossiles, c’est une nécessité. Pour cela, il faut d’un côté réduire notre consommation d’énergie et de l’autre compenser le pétrole, le charbon par de l’énergie décarbonée, donc du nucléaire et des énergies renouvelables », s’est expliquer le député du Nord devant la centrale.Tarn et garonne - Fabien Roussel en visite à la centrale de Golfech

« Il faut investir dans ce secteur car c’est le seul moyen pour nous de réduire la facture par deux pour les particuliers, les entreprises et les collectivités. C’est possible ! C’est le projet que je porte pour la France, c’est le combat que nous voulons mener avec Léon Deffontaines aux prochaines élections européennes ».

Plusieurs représentants du PCF ont également participé à la visite : Parmi eux, Catherine Philippe, secrétaire départementale, Rodolphe Portolès et Pierre Lacaze, conseillers régionaux. « Cela a été une matinée très enrichissante, le directeur nous a vraiment fait faire un tour complet, jusqu’aux bassins d’entreposage de combustible nucléaire irradié. On a pu se rendre compte à quel point la sécurité et la sureté sont les premières priorités », s’est enthousiasmé Rodolphe Portolès au sortir de la visite.

Envoyer des salariés de l’énergie au parlement européen

« Il était vraiment important que Léon et Fabien puissent avoir ce temps aux côtés des salariés de la centrale après la visite, notamment pour apporter leur soutien aux camarades syndiqués de la CGT, et ceux qui sont poursuivis aujourd’hui pour avoir défendu leur outil de travail et le droit à une retraite digne au moment des mobilisations contre la réforme des retraites », détaille Maximilien Reynès Dupleix de la section locale du PCF, chargée de la rencontre à la salle des fêtes de Golfech. Une quarantaine de salariés, de syndicalistes et de militants communistes y ont déjeuner avec les dirigeants nationaux ainsi que M. Benoit, maire de la commune.

« Les communistes auront une singularité durant la campagne pour les élections européennes. Pas uniquement parce que nous soutenons un mix énergétique et un service public de l’énergie, mais parce que notre objectif est de permettre à des salariés d’entrer au parlement européen », a détaillé Léon Deffontaines à l’occasion de sa prise de parole.

« Je serai évidemment votre porte-voix dans cette campagne, mais au de-là, je vous annonce d’ores et déjà que la liste du PCF sera composée d’hommes et de femmes issus du mode du travail, et notamment du secteur de l’énergie pour justement porter vos revendications jusqu’à Bruxelles au Parlement Européen », a-t-il conclu avant de repartir pour Paris avec Fabien Roussel.

Loi des finances 2024. Pour Olivier Morin ( Modef) : « Les paysans sont les victimes de ce nouveau 49.3 » + N° 1 & 2 de TerreMer

La Première Ministre a de nouveau dégainé l’article 49.3 de la Constitution, ce jeudi 14 décembre, faisant ainsi passer sans vote la partie recettes du projet de loi de finances (PLF) 2024. Ce texte législatif ne répond pas aux attentes des petits exploitants agricoles, déplore Olivier Morin, secrétaire national du Modef et agriculteur biologique dans l’Indre.

« Le paysan doit pouvoir disposer d’un temps libre des paysans plus ou moins calqué sur celui des salariés »
GAIZKA IROZ / AFP

 

Champagne pour la FNSEA, soupe à la grimace pour l’agriculture paysanne. En faisant adopter en force la partie recettes du projet de loi du budget de l’Etat (PLF) 2024, via une vingt-et-unième utilisation du 49.3, Elisabeth Borne a fait une heureuse jeudi dernier. La fédération patronale a obtenu un amendement de dernière minute revenant sur une hausse de taxes destinées à limiter l’usage des pesticides et les prélèvements d’eau.

Pas de quoi cependant ravir tout le monde paysan. « Ce budget est néfaste pour l’agriculture familiale », a dénoncé le Modef qui a manifesté contre jeudi dernier. Et ce n’est pas le « projet de loi d’orientation et d’avenir » censée assurer la souveraineté alimentaire, que le ministre Marc Fesneau dévoile par petits bouts ces derniers jours avant un éventuel examen au Parlement au premier trimestre, qui rassure le syndicat revendiquant une « agriculture rémunératrice, solidaire, durable et responsable »

Vous avez organisé un rassemblement ce jeudi 14 décembre devant l’Assemblée nationale pour dénoncer les faiblesses du PLF 2024 concernant les agriculteurs. En quoi ce texte ne répond-il pas aux attentes du monde paysan ? Continuer la lecture de Loi des finances 2024. Pour Olivier Morin ( Modef) : « Les paysans sont les victimes de ce nouveau 49.3 » + N° 1 & 2 de TerreMer